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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 10:15


DEGAGE-TOI SUR UN CHEMIN

 

 

 

 

 

 

 


Dégage-toi !

Va sur le terreau sombre

Sur lequel vaque le ciel qui se dénoue

Lentement de la nuit

 

 

 

 

 


Arpente le vide

Fertile est le temps volé

À la ville qui se lève

 

 

 

 

 


Dépoussière tes yeux du rêve

Qui les hante

 

 

 

 

 


Oui – longtemps – je me suis levé tard

Et ne pouvais voir l’or arpenter l’horizon

Ni le dédale des marches

Le rencontrer

La nuit est solide

Dans son entrave

Fixant le sommeil

Et je ne m’en défaisais pas

 

 

 

 

 


Regarde – maintenant tu es l’indien

Passeur de l’éveil

L’aurore est ton ambassade

Auprès de ses indigènes

Laborieux

 

 

 

 

 


Mais où sont mes rêves ?

Envolés – évanouis – enfouis ?

Ils me deviennent étrangers …

 

 

 

 

 


Oui – tu es toi-même l’étranger

Au milieu d’autres

En ce petit matin

Qui cherche le jour

Tu cherches la distance

Or l’exil est là

Il prend graine dans ta ville

 

 

 

 

 


Je ne cherche pas – je veux prendre ma part

À l’ordinaire levée qui court

Entre les murs

A l’extraordinaire éveil qui y sourd

Sans promesse

Je veux accomplir le geste

Du guetteur

 

 

 

 

 


Tu es encore dans la vacance

Certes singulière

Mais très répandue

Parmi ceux – nombreux –

Qui se veulent messagers

Mais tu n’es pas encore rentré

Dans le vide dont se remplissent

Ardemment les passeurs

 

 

 

 

 


Certes – alors que devient

Le secret des villes

Si l’on ne cultive pas

L’instant – solitairement ?

Je souffle sur les braises qui tombent

Du ciel sur ma place –

Braises de lumière

Qui incendient

La charpente

Du travail

 

 

 

 

 


Et bien – dis-toi que tu es avec elle

Et maintiens la distance

Qui te manquait

Dans ta quête

Solitaire

Et ouvre – ouvre le sens

A ce peu de non-sens

Qui accompagne

Les ruées chaotiques

Dans la ville

 

 

 

 

 


Je me dégage donc – j’élague le futur

Dans ma proximité

Avec ce qui vient :

Ce transport dans

La présence …

 

 

 

 

 


Attention ! Même la présence conquise

Ne te fera indien et passeur

Il y manque le chemin

Et sa césure

Ses ruptures …

 

 

 

 

 


Oui – mais tant a été grande

La catastrophe

Que ce chemin

Opère dans le rien …

 

 

 

 

 


Non – il faut peut-être affirmer

Que sans direction

A tes mots

Et sans compagnie

Le chemin

Collapse …

Mais …

Interrompons là

Notre vide est sans aucune mesure

Avec le rien

Et il est initial

Au chemin

 

 

 

 

 


Je suis d’accord :

Il s’agit de remonter le vide

En creusant le sol de la présence

Et de ressurgir Ici

Au croisement de l’habitat

Et de l’exil

En laissant libre

Le territoire des villes

 

 

 

 

 


Libre – tu dis libre

Pour passer avec le monde Ici -

Sans qu’aucun privilège

Ne soit donné

A son sens ?…

 

 

 

 

 


Oui et si je te comprends :

Un chemin entre

Présence et absence

Entre vide et non-sens –

Sachant remplir la direction

Prise dans l’instant -

Par moi-même

Et donc dans la distance

De l’instant ?

 

 

 

 

 


Oui – si tu veux

Mais n’oublie pas l’approche – l’avec –

Bref : la compagnie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Alain Minod.

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Published by ANANDA.
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