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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 12:02

SAUTER LES CLOTURES DU QU’EN DIRA T-ON.

 

 

 


 

 

Le terre à terre dans l’errance

Nous amène à forclore l’horizon

Il n’a même pas les couleurs

De l’exil

Comprendre l’étranger

Lorsqu’il rêve de ne plus se terrer

Dans la gueule de la misère

Ni dans les griffes

De la tyrannie

 

 


 

Le comprendre et se dresser

Dans une parole non muette

Contre tous les murs

De l’indifférence

Se dresser

Entre chaque maillon

De ce qui enchaîne

 

 


 

Entendre

Les voix de l’inconnu

Quand elles soufflent – anonymes

Sur les voiles d’un bateau en détresse

Dans une mer étale parce que sans vent

Pour toutes ces traversées

Du mystère vers

Un lointain défait

Nous tendons

Nos mains

Vers

Ceux qui ouvrent par éclairs

Des chemins au creux

De l’obscur

 

 


 

Tant d’azurs n’attendent pas

Qu’on les porte à

Nos fenêtres

Ce sont ceux

De l’exil relevé

En plein cœur de

La citadelle oublieuse

 

 


 

Et si nous nous barricadons

Derrière notre propre

Misère

Si nous ne l’écoutons pas

Quand elle nous lance

Ce chant vers

L’arbre aux

Oiseaux

Quand nous nous croyons libres

Comme sur une île

Sans départ

Ni arrivée

Quand nous ne déployons pas

Nos propres chants

Pour de véritables

Printemps fertiles

A venir après

Les tourbillons

Des feuilles

D’automne

Après le repos glacé

De la nature…

Nous en viendrions à trahir

Nos propres rêves

Issus de notre

Jeunesse et

De sa soif de

Nouveautés

 

 


 

Ah, que le vent se lève

Au cœur sans cœur

De nos vies sans

Rêves

Qu’il accompagne

Le bruit léger

Des seuls errants

Ceux-là mêmes

Des impossibles mais réels

Voyages vers nos villes

Et jusque dans leur sein

 

 


 

Et si des jeunesses n’accourent pas

Au tintamarre des promesses

Qu’on leur fait

Si leur musique peut faire orchestre

Jusqu’au lieu le plus retiré

De notre pays à la chair

Blessée

Ne saurions-nous faire en

Faire écho pour toute

La sueur et le sang

Qui traverse

Notre propre terre

De prétendue cocagne

Où insiste aujourd’hui

La triste glu de

La misère

 

 


 

Ils parlent – parlent encore

Et en corps serrés

Les aficionados

De la vertu

Ensanglantée

Au mur des arènes

Or il n’est pas de scène

Administrée du partage

Et de la compagnie

Il y a ce champ clos

Où se pavanent toujours

Les mêmes monstres

Froids

 

 


 

Ah, n’écouter que nos propres rêves

Pour de nouveaux pas en avant

Pas non comptables

Mais lancés

Comme se lance un cheval

Pour qu’il saute

Les clôture du

Qu’en dira-t-on

Elles sont érigées

Comme des murs derrière

Lesquels ne causent

Que les Hérauts dévots

Nous ne sommes pas dans ces couloirs

Où tout se parle sans nous

Où tout se décide

Hors de tous

Nos horizons

 

 


 

Où vous vous voyez

De fécondes ouvertures

Où vous ouvrez les portes

De la nouveauté

Ne les appelez pas

Ceux qui courent

Aux plus offrants

Car ils sont sans autre but

Ni chemin que

Celui de leurs

Sièges et

Prébendes

 

 


 

Si vous vous offrez vos

Propres durées

Si –infatigables –

Vous volez le temps vertical

Où ne hurle pas

Votre silence

Peut-être

Qu’en passant un accord

Avec le vent –

Les rives d’océan

Les neiges éternelles

Entendront vos voix

Partageuses

Et le pays

Des frères humains

Brisera les murs

Qui enchâssent

Misère et exil

 

 


 

 

Ô qu’il ne reste plus

De rives étroites

De chemins sans issue

De frontières sans partage

Qu’il revienne le printemps

Où l’errance sera relevée

Encore une fois

Par la fougue

De la justice

Et de la vertu

 

 


 

Sonnez ! Sonnez ! Cors de la jouvence

Au loin : pas de barbares

Si ce ne sont les complices

De la terreur et

De la confusion

Au loin est peut-être

Proche le chant

Qui répondra

A la nouveauté

Jusqu’au centre même

De nos cités percluses

 

 


 

Sonnez ! Ô sonnez 

Cors de la jouvence !

 

 

 

 

 


 

 

 

Alain Minod.

 

 

 

 

 

 

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