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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:41

En un certain sens, l’évolution est une sorte de réponse à la mort ; une façon de durer, de feinter, de contourner l’obstacle que l’usure, la dégradation dressent sans cesse devant la Vie.

 

 

 

S’entêter dans une opinion par amour-propre, par obsession de l’affirmation de soi n’est pas réfléchir.

 

 

 

Notre cerveau ne peut pas être intelligent sans sa MEMOIRE.

Oublier les erreurs, les torts, voire les crimes du passé n’est pas vraiment une solution si l’on ne désire pas qu’ils se reproduisent.

Pour progresser, l’Homme, l’humanité doivent absolument assumer leur histoire (en tirant les leçons des erreurs commises). « Aller de l’avant » n’implique pas la « table rase », l’amnésie. Méfions-nous de ceux – nombreux – qui prônent un culte du présent sensé soi-disant « libérer l’esprit ». Sans le moins du monde s’emprisonner dans un passé qu’on laisserait peser à tort, il est toutefois bon de garder à l’esprit certaines de ses vérités anciennes.

Car le passé a construit le présent et, en un sens, il guide l’avenir.

Le Temps n’est pas discontinu.

 

 

 

Pas plus qu’il ne faut se crisper sur le passé, il ne faut se crisper sur le présent, ni l’avenir. C’est une question d’équilibre.

 

 

 

L’univers de la culture devrait être reconnaissant à l’ensemble de la société.

Mais c’est tout le contraire…il se drape dans sa morgue, dans son prestige, dans sa tour d’ivoire, ce qui est un réflexe typique de dominant, de privilégié. Si le peuple se méfie de la culture, c’est en bonne partie aussi pour cela.

Il n’y a donc de salut que dans l’accession de tout un chacun à la culture.

 

 

 

La culture ne devrait pas être le jouet des élites, mais appartenir à l’humanité toute entière, ce même si ce sont actuellement encore les élites qui, grâce à leurs privilèges, ont seules la possibilité de la créer et de l’entretenir.

Car on oublie trop souvent que, sans le travail « basique » des peuples, il n’y aurait pas de culture. Qu’avant toute culture, il faut d’abord pouvoir manger, survivre et assurer la satisfaction de tous les besoins les plus immédiats.

 

 

 

Changer ? Cela fait peur aux gens. Ils sont si rivés à leurs habitudes mentales, à leurs automatismes de réactions et de pensées !

Une fois que des bourrages de crâne ont réussi à convertir en eux des idées en convictions ancrées, il est fort difficile d’extirper ces dernières de leur esprit, quand bien même vont-elles à l’encontre de leurs propres intérêts. Ainsi des réactions, des attitudes peuvent-elles nous paraître foncièrement aberrantes…

La paresse mentale, l’ignorance mêlée d’orgueil, l’entêtement buté, la crainte viscérale de l’inconnu et l’attachement au consensus sont du pain béni pour le prêt-à-penser.

 

 

 

Dans un monde où les gens passent leur temps à se caresser le nombril (ce qui les rend de plus en plus indifférents aux autres), le « besoin de reconnaissance » devient aigu et le nombrilisme s’entretient donc de lui-même. Cercle vicieux.

 

 

 

La gentillesse et la douceur sont dévaluées, dévalorisées parce que liées à l’enfance.

On trouve plus adulte de leur substituer le cynisme, la dureté.

 

 

 

L’amour…il n’y a pas au-dessus…jusqu’à ce que cela passe !

 

 

 

Si je critique tant les poètes (lesquels se plaignent si souvent que la poésie, par les temps qui courent, intéresse si peu de gens), c’est parce qu’on porte toujours une certaine part de responsabilité dans ce qui vous arrive.

Se remettre en cause de temps en temps n’est pas un déshonneur.

 

 

 

Il n’est que d’étudier le comportement des gens qui constituent la foule parisienne pour se rendre compte que le Français n’a pas beaucoup de sens de la vie collective et qu’il vit l’Autre comme un gêneur, une menace, un empiètement sur son espace vital. A la concentration de gens dans les transports en commun et dans les lieux publics, il oppose à toute force son individualisme rageur et entêté. Il va jusqu’à « divorcer de la réalité » en ne tenant pas compte de la présence physique des autres, qui le révulse , et de ce fait, quitte à les bousculer, les heurter, à marcher sur eux comme s’ils n’étaient tout au plus que des ombres transparentes. S'écarter devant eux ? Il n'en est pas le moins du monde question ! Ce serait là déchoir.

Cette étrange attitude n’est pas sans donner parfois aux Parisiens l’allure surréaliste de cyborgs.

L’indifférence, voire l’incivilité, semblent être la règle, ce qui a, d’ailleurs, le don de choquer bon nombre de visiteurs étrangers.

Désagréable, l’habitant de la capitale française se moque de l’être, puisque qu’il se vit comme le Centre du Monde, et qu’il n’a que des DROITS.

Est-ce donc cela, l’aboutissement de sa culture de la révolte, dont il est si fier ?

 

 

 

150 personnes maximum ! C’est là la taille du réseau social qu’en moyenne, un cerveau humain est, aux dires des scientifiques, à même de gérer.

Rien d’étonnant, donc, à ce que le sentiment d’appartenir à l’humanité entière, la « fraternité universelle » transcendant les relations habituelles et électives soient si difficiles à établir sans efforts soutenus !

 

 

P. Laranco.

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Published by ANANDA.
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