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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:31

Je ne crois pas à la vie des mots. Je crois à leur hésitation.

 

 

 

Jamais les objets ne semblent aussi absents que quand ils compactent, durcissent leur présence.

 

 

 

Il n’y a jamais de présence digne de ce nom sans une aura d’absence pour l’accompagner.

 

 

 

Parfois le loin peut être très près et le proche fabuleusement loin.

 

 

 

L’éthique est, à la base, issue du comportement des animaux SOCIAUX et des contraintes que la vie sociale impose. Elle régule le rapport entre l’individu, l’élément qui est, forcément, porteur d’une certaine dose d’égoïsme et le groupe, l’ensemble d’individus auquel il appartient, et auquel il doit sa survie.

Elle vise à souder le groupe.

L’éthique est, fondamentalement, un produit de la vie en SOCIETE, laquelle repose sur le partage, l’échange réciproque, la coopération et l’empathie.

 

 

 

La Vie table sur des milliards de formes dans l’espoir de durer.

Sa diversité porte témoignage de sa capacité d’adaptation.

Elle est tout à la fois changeante et intraitablement pérenne.

A l’entropie, elle oppose son indomptable ruse créative.

 

 

 

Le mysticisme, c’est un cri de l’incomplet vers le Complet.

 

 

 

Tous, êtres, choses, évènements, confusément, savons que nous ne faisons que participer à une réalité plus vaste, telles les menues pièces d’un immense puzzle.

Tous, nous nous savons reliés par le jeu de nos manques, de nos béances respectives.

Chaque objet, chaque être, chaque plan du réel  est marqué au sceau de l’incomplétude et, sans doute, par ce fait même, travaillé plus ou moins sourdement, plus ou moins secrètement par l’aspiration à se compléter.

 

 

 

Passé et présent sont toujours à la poursuite du futur.

La marche du Temps, elle aussi, est une course à la complétude.

 

 

 

Et si le monde avait créé l'Homme pour se comprendre lui-même ?

 

 

 

Terre vierge et sauvage : demain.

 

 

 

Le rêve d’expansion, d’infini traverse l’Univers entier.

Les cosmologistes l’ont prouvé : l’Univers fonce, s’étend, se dilate.

L’Univers ne s’attarde jamais et regarde toujours devant lui. Comme si l’expansion était un gigantesque calice qui s’ouvre. Un immense cratère de béance, de manque qui appelle la complétude.

 

 

 

Le Temps pourrait bien être l’épine dorsale mouvante, dynamique de l’Univers.

 

 

 

Le vouloir-être et le vouloir-continuer-à-être semblent impérieux, inépuisables. Comme si le dynamisme expansionniste était la seule forme de réponse, de résistance à l’usure.

L’Univers repose souvent sur ce genre d’équilibre de forces antagonistes.

 

 

 

La complexification du monde (notamment à l’œuvre dans la Vie) pourrait être elle aussi une forme de fuite en avant du vouloir-être.

 

 

 

Les mots sont fréquemment des sources de pièges, de malentendus.

 

 

P.Laranco.

 

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