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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 11:22

Accroche-toi à ce que tu as plutôt que de penser à ce que tu n’as plus ou à ce que tu pourrais avoir !

 

 

 

La peinture, c’est une histoire de mouvement et de couleurs. C’est un mouvement (ou plusieurs) qui ramasse(nt), rafle(nt) des couleurs sur son (leur) passage.

C’est une tentative de contrer leur tendance naturelle à l’émiettement. Un essai de les ramener au bercail d’une (secrète) géométrie.

 

 

 

Tout poème est l’esquisse, l’étude (au sens où l’entend un peintre) du Poème. Celui qu’on n’écrira peut-être jamais.

 

 

 

Une perception, une opinion, ça peut toujours se mettre en doute. Rien, au fond, n’est jamais que, pour une bonne part, le reflet de nos évaluations, de nos réactions, de nos impressions.

Les choses ne nous sont jamais données que par le truchement, le tamis, par le prisme déformant de nos humeurs. Seules, les équations reposant sur la pure logique s’avèrent aptes à décrire le monde au plus près de sa justesse. Encore éprouvons-nous, Hommes que nous sommes, le besoin d’interpréter à notre façon (c'est-à-dire avec nos concepts, nos mots et en fonction de nos préoccupations, de nos rêves, de nos questions) ce qu’elles décrivent. Nous ne nous fions jamais, en dernier ressort, qu’à notre instinct…mais est-il dans le vrai ?

 

 

 

Il faut douter. Douter toujours. Mais c’est une chose inconfortable.

 

 

 

Dans l’acquisition de la connaissance, si apprendre est important, l’essentiel ne réside-t-il pas, en dernier ressort, dans deux types d’attitude fondamentaux : observer et réfléchir ensuite à ce que l’on observe ?

 

 

 

La vraie connaissance nécessite de se débarrasser des formatages. Sans cela, on n’a aucune possibilité de se reconstruire un œil neuf, non parasité par présupposés et préjugés.

Celui qui veut connaitre se doit d’abord d’observer la tête vide ou, du moins, aussi vide que possible.

 

 

 

L’empathie, la compréhension sont le début de l’acceptation.

 

 

 

En prônant et en favorisant l’individualisme outrancier, la civilisation occidentale coupe dramatiquement l’être humain de ses capacités d’empathie, de dialogue avec l’altérité.

 

 

 

Pour instaurer une communication, il faut avoir la capacité de s'extraire de son ego pour écouter correctement et entendre pleinement  le point de vue de l’autre. Si lointain, si différent qu’il soit.

 

 

 

Rien ne bouge jamais ; tout change.

 

 

 

Que ce soit en matière d’ethnie, de sexe ou d’âge, il y encore bien des plafonds de verre difficiles à crever.

 

 

 

Qu’on le veuille ou non, l’Histoire est ce qui nous fabrique et nous détermine. L’ignorer ou vouloir l’oublier exposent à de profondes incompréhensions.

 

 

 

Nos ancêtres sont notre origine.

Nous sommes leur continuation.

Et pourtant, à tout prendre, nous ne leur ressemblons que très peu : l’oubli, les différences de mode de vie et même les mutations et les incessants renouvellements génétiques nous en séparent. Tous sont le fruit d’un seul et unique facteur : la dérive temporelle…

Ainsi, en un certain sens, notre lien à nos ancêtres s’avère ténu. Peu de gens connaissent (de fait ou de réputation) les personnes dont ils sont issus au-delà de la quatrième génération d’ascendants. Certains de nos aïeux – les plus lointains – parlaient une autre langue que nous. Car les cultures, les façons de vivre, les modes de pensée, les langues, les affiliations et appartenances, sur le long terme, se modifient au gré des aléas de l’Histoire. Les gènes eux-mêmes passent leur temps à se recombiner, à muter, à se mélanger avec de nouveaux gènes.

A maints égards, la référence à l’ancestralité est factice.

Mais nous en avons besoin : c’est sans doute lié à notre crainte de la mort et à notre sens aigu du lien, de même qu’à notre attachement viscéral à une continuité doublé d’un désir impératif de comprendre nos origines.

Toutes les populations humaines anciennes pratiquaient le culte des ancêtres. Un culte étroitement lié à la croyance en la vie après la mort et à la survie de l’esprit, de même qu’à la territorialité. Et aujourd’hui notre prédilection pour le devoir de mémoire et pour la généalogie pourrait être perçu comme une forme de résistance au règne tout puissant de « l’individu seul pour l’individu seul », de la monade humaine.

 

 

 

La différence est une sorte de défi lancé à l’empathie. Car, au fond, quelques soient les efforts, les tentatives que je fais pour me rapprocher de lui, pour me mettre à sa place, je ne serai jamais l’autre, jamais DANS LA PEAU de l’autre. La bonne volonté, pas plus que le désir, l’acharnement n’y feront rien.

Plus l’autre est différent (ou nous apparait comme tel), plus notre faculté, notre capacité d’empathie tend à se briser contre le roc de son altérité.

La différence, par certains côtés, peut être vue comme un rappel à l’ordre, à l’ordre de la limite. Par certains côtés aussi, de par son caractère irréductible, elle nous confronte à ce qui, ma foi, ressemble passablement à un échec.

C’est l’une des raisons pour lesquelles l’altérité met autant mal à l’aise et irrite tant.

Chacun de nous est seul avec son être qui ne ressemble à personne.

 

 

 

Il faut accepter qu’il y ait, en chaque être, une part d’incompréhensible, un noyau absolument opaque. Sans cela, pas moyen d’accepter de quelque façon que ce soit l’altérité. Admettre l’altérité, c’est admettre en même temps nos limites.

 

 

 

L’absence possède la musicalité du vide. Pareille à toutes les choses qui existent en creux,, à toutes les déchirures pratiquées au cœur d’un tissu homogène, elle grossit à vue d’œil, s’emplit d’elle-même en quelque sorte, et finalement son hiatus, par delà ce qu’il peut avoir d’obscène, devient une poche de vide pur, une alvéole de vacuité aussi fascinante qu’un œil d’or ou qu’un œil d’une couleur changeante et indéfinissable.

Et la poche de non-présence se met à étinceler de sa propre lumière, de sa propre luminosité qui, à force, se transmue en une lueur poudroyante et foudroyante, pour tout dire omniprésente, plus présente que la présence elle-même. C’est en ce sens que l’absence pourrait être qualifiée de plus-que-présence, voire de surprésence. Car, à ce stade, elle dépasse la présence en force, assurément. A la présence, elle est ce que le non-dit est à l’exprimé…ce que l’invisible est au visible. Elle est LE MANQUE qui, semblable à la densité d’un trou noir, attire tout à lui.

 

 

 

 

 

 

P. Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by ANANDA.
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