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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 11:02

 

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Il est minuit. J’effectue le bilan de la première journée. On dira qu’elle fut mi-figue-mi catastrophe. Dans un premier temps cela s’est plutôt bien passé. Je me suis longuement chatouillé la plante des pieds. J’ai utilisé à cet effet un plumeau, qui s’est révélé être d’une grande efficacité. J’ai ri comme un fou, de majestueux HAHOUHAHOU suivi de stupéfiants HOHOHOUHOHOHOU, que mon corps s’est exercé graduellement à dompter. Et je crois que je suis sur la bonne voie. En effet, mon cinquième fou rire matinal s’est rapidement apaisé. Cette méthode qui est fondée sur la maîtrise de soi porte déjà ses fruits.

Je dois reconnaître, cependant, que cet exercice n’est pas sans inconvénients. Il réclame une certaine dextérité. Il faut déjà trouver la bonne position car s’il est vrai que mes pieds se trouvent à distance raisonnable de mes mains il faut parvenir à les chatouiller sans se livrer à des voltiges dignes d’un acrobate de haut niveau (de préférence Russe). Mais j’y suis parvenu et c’est le plus important. Personne ne pourra témoigner avoir vu un homme tout à fait raisonnable, un citoyen respectable se transformer en une créature mi-folle, mi-hystérique.

Puis j’ai longuement médité les choses sérieuses. Et ce sont des choses si éminemment sérieuses que j’ai du mal à en parler maintenant. Je risque de sombrer dans la déprime. Réfléchir ainsi à la question des embouteillages à Maurice m’a bousillé plusieurs neurones. Et ne parlons pas de la question du chou, autrement plus fondamentale.

J’étais franchement content. J’étais parvenu, en moins d’une demi-journée, à vaincre mon fou rire. Cela laissait présager beaucoup de bonnes choses. Mais survint un événement qui allait changer toutes les données (désolé d’avoir recours au vocabulaire de l’informatique mais je suis à bout de neurones).

Vers cinq heures de l’après-midi puisque je commençais à m’ennuyer, j’ai décidé de regarder la télévision. Je considère, en général, que la télévision est plutôt intéressante mais c’est loin d’être une passion. Le malheur a voulu que je tombe sur un film de Tabu.

Je dois maintenant ouvrir une nouvelle parenthèse pour évoquer Tabu. Il est bon de savoir que je suis un fan inconditionnel de Tabu.  Je ne le crie pas sur les toits mais je ne m’en cache pas non plus. Etant donne que je ne souhaite pas faire un cours sur Tabu, qui risque dans le meilleur des cas de durer trois bonnes heures, je vous invite à vous rendre sur le site wikipédia afin d’en savoir plus :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu

 

Fin de la parenthèse car j’étais littéralement scotché à l’écran. C’était loin d’être le meilleur film de Tabu mais ses beaux yeux me suffisaient. J’oubliais pendant une longue heure mes déboires quand soudain, apparut à l’écran un étrange personnage qui ressemblait curieusement à mon directeur, monsieur le Point, et qui se déhanchait comme un beau diable. Je n’en croyais pas mes yeux. La ressemblance était stupéfiante. Ce même visage rond et bouffi, cette même tète de guignol qui croit être nobélisable, ce même corps dont les proportions bien grasses s’étendent jusqu’aux confins de l’espace connu ( and beyond ). Mon directeur s’était invité chez moi, et de façon  fort insidieuse. Il est aisé ensuite de comprendre ma réaction. Se produisit dans mes entrailles un tremblement de rire et le tsunami se mit à déferler. Un rire, comme je l’ai expliqué plus haut, carrément gargantuesque. Et j’ai essayé, de toutes mes forces, de le vaincre selon ma méthode anti chatouillement mais en vain. J’ai articulé tant bien que mal le mot ‘police’ mais en vain. Le rire était le plus fort. Et il prenait de plus en en plus d’ampleur. Je gisais par terre et ne cessais de rire. Mon directeur, le Point, à la télévision, dans un film ! Mon directeur le Point qui se déhanche ! Le guignol, le minable, mon dieu, quelle horreur ! Et je riais, et je riais, encore et encore. Comme un fou.

HAHOUHAHOU

HOHOHOUHOHOHOU

Plus fort, toujours plus fort. Le fou rire m’avait vaincu. Il avait suffi d’un rien. D’un moins que rien. D’un Point et voilà que tout s’est écroulé ! Mais je ne compte pas abandonner pour autant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Umar Timol

(à suivre)

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Published by ANANDA.
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