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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 10:50


Au jeu de dupes qu’est l’amour, tu vendrais ton âme pour un instant sublime ? Tes yeux embués ne verraient rien des récifs, ni du naufrage.

 

 

 


Mon pays ne sait plus où boire, assouvir sa soif, se réveille faim au ventre d’autres fenêtres, horizons, de vacances ne sait que faire, en territoire du manque.

 

 

 


L'essentiel ? Il est si loin et si proche ! Un doux vent dans les feuillages, un lit de feuilles sèches et la tête d'un enfant qui se pose au creux d'une épaule... Voix divines jaillies du plus profond pour faire concurrence aux orages. Une fois liquidé toute volonté de possession et de conservation, n'est plus alors qu'à vivre, libre de toutes attaches en quelque territoire que ce soit.

 

 

 


Vacillant sous les coups de boutoir du vent, nuées lourdes au loin, et par-delà le vol des canadairs, te voilà, l’esprit errant en pays de Sorgues, poème aux lèvres entre deux sommes.

 

 

 


Sur l'aile des notes, nous partirons, avec ce qui reste de bagages une fois la maison vidée. Sans attaches nous irons en des lieux plus solitaires où abreuver notre soif de vrai, dans la vigueur d'un torrent et la beauté des cimes. Plus près du ciel, le silence nous sera remède aux tourments que ce monde répand comme jamais.

 

 

 


Mes mots sont canots à la surface de sauvages pays, douce monture pour en parcourir plaines et vallons secrets, y chercher la source d’apaisement contre la morsure de tous les jougs.

 

 

 


Me reste à souquer ferme, pour aller contre le courant, qui serait de ne rien voir du tout, sinon, ce petit moi qui n’est que bouchon sur l’océan de la vie.

 

 

 


Bien sûr petites fumées d’amitié glissées entre les doigts des étoiles, dans ciel serein et place désertée. Mon pays s’étire en longues plaintes et me voilà rêveur.

 

 

 


Il faut tant monter pour atteindre les lieux d'où l'âme peut prendre son envol. J'en connais un ou deux, ainsi, qui ne me laissent jamais indifférent. Me voilà, moi, le mécréant total, en proie à cet allègement de l'être qui ne se produit que rarement. Voix ou pas, il est alors quelque force tellurique et universelle pour me remplir, faire le pas plus léger sur le chemin du retour. Ces lieux sont rares et secrets. On n'y vient qu'au bon moment, juste pour s'écouter respirer et regarder voyager ses pensées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Xavier Lainé.

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Published by ANANDA.
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