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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:41
jeudi 30 juin ·  
de 18h 30 à   21h 30

à la Villa des Arts de Rabat
Rabat, Maroc.

PRESENTATION DU RECUEIL
de Mohamed EL-JERROUDI

COEURS ABSENTS


Rencontre dirigée par le poète et critique
Abderrahmane Tenkoul.

 Écrire un poème/ c’est rendre les choses obscures /
pour qu’elles donnent de la lumière . Mohamed
El Jerroudi ne pouvait mieux exprimer le mystère
de la création poétique. Cette définition, il la doit
sans doute aussi à sa passion pour la peinture,
car ce poète marocain est également critique d'art.
Son écriture ne fonctionne-t-elle pas comme
des pinceaux brossant des surfaces de nuit avec
une matière dense, composée de mots simples
et lumineux qui sculptent le ciel et dévoilent
les étoiles ?
L’encre de Mohamed El Jerroudi est brûlante,
elle dessine les mots, fait danser l’âme, raconte
comment  le temps nous dévore et nous déshabille
devant la mort , mais aussi, avant l’inéluctable,
célèbre la vie et la beauté.

Livre de silence et de recueillement, Cœurs Absents
évoque dans un langage fluide comme un sang
vivant, une spiritualité berbère étrange,
émouvante, proche de la terre et du ciel.

Jean Botquin

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:24

Sarah aime bien raconter des histoires. Elle en invente souvent, sans trop réfléchir. Ça lui vient comme ça, spontanément, et ce sont des histoires abracadabrantes. Il y a l’histoire de l’oiseau rose, du chien volant, du requin sous-marin ou encore celle du chat maléfique. Elle adore les raconter à son neveu et à sa nièce, quand ils viennent lui rendre visite. Elle adore leur faire peur et ils adorent qu’elle leur fasse peur. Ainsi elle leur raconte les aventures du chat maléfique plus connu sous le nom du chat malé, malé, malé, fique ! ce chat qui était un chat comme les autres et qui, après avoir mangé un champignon maléfique était devenu un chat maléfique dont l’objectif premier était de dévorer le cœur des vieilles personnes et le chat malé, malé, malé, fique ! puisqu’il était gros, bon et poilu parvenait à se faire adopter par d’innocentes vieilles personnes qu’il  finissait éventuellement par dévorer, après évidemment il se léchait les poils et les babines. Le suspense était vraiment intenable car parfois Sarah s’arrêtait au beau milieu de l’histoire, alors que le chat malé, malé, malé, fique ! était sur le point de dévorer une grand-mère, et leur posait une question.

 

Et là, qu’est-ce qui va se passer à votre avis ?

 

Et les enfants la suppliaient de continuer, ils n’en pouvaient plus  d’attendre.

 

Et c’était là que les choses devenaient merveilleuses car leurs yeux, les yeux des enfants scintillaient, brillaient très fort et Sarah se disait alors qu’il n’y a rien de plus beau au monde, que rien ne peut s’y comparer, que cette perfection dépasse tout, que celui qui a vu une telle chose et qui est parvenu à comprendre ce qu’elle signifie n’a guère plus besoin d’être comme les autres, de prétendre, de paraitre, il a vu une chose d’une force inouïe, il a vu la beauté qui réside dans les yeux des enfants.

 

Comment peut-on prétendre vivre comme avant, quand on a vu ça ?

 

Comment ?

 

Sarah ne comprend pas les adultes, elle ne comprend pas leurs soucis, peut-être qu’ils se prennent trop au sérieux, enfin elle ne sait pas. Tout ce qu’elle sait c’est qu’il suffit de raconter une histoire, l’histoire du chat malé, malé, malé, fique ! à des enfants pour que le monde change, pour qu’il change complètement.

 

Et elle les invite souvent chez elle pour leur raconter des histoires pour susciter l’étincelle magique dans leurs yeux, pour susciter la beauté, beauté qui nous débarrasse de tout désir inutile, de toute peur.

 

Et le comble c’est que le chat maléfique n’arrêtait pas de dévorer les vieilles personnes mais comme les enfants en réclamaient toujours plus elle ne pouvait quand même pas s’arrêter en si bon chemin.

 

Pauvre chat, chat, malé, malé, malé, fique !  condamné à toujours tuer pour perpétuer les étincelles de la beauté.

 

Sans doute il n’est de plus beau destin que de vivre dans l’imaginaire des enfants.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:16
La mi-septembre.wmv

Chant, paroles et musique José Le Moigne

 

Photographies :  Christine Le Moigne-Simonis

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=VlKHmYAWfdM&feature=share

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 11:50

impass-014.JPG

 

 

 

L’impasse et ses squames bleutés,

ses trainées

de mélancolie

qui ont des teintes d’argent sourd

 

L’impasse étouffée par ses murs

aveugles et nus qui la vouent

à l’ombre flétrie, chuchotée

au mystère des clairs-obscurs

 

L’impasse ruisseau de pavés

comme autant de croûtes durcies

d’écailles humidifiées

faufilées

entre les parois

 

L’impasse…qui cherche à fuir

et à soustraire à tout regard

son désert, cette transgression


L’impasse et sa géométrie

droite de flèche décochée

 

l’impasse

aux espoirs fauchés net

par le coup d’arrêt de ce mur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et texte : Patricia LARANCO.

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:47

Là rougeoie le feu dans la nuit des puits sous terre dans le roc dans la nuit du roc menaçant où s’enfoncent les ascenseurs.

Les ascenseurs forent la nuit et forent l’épaisseur du roc l’épaisseur du roc fait nuit l’épaisseur des nuits faites roc.

Les ascenseurs veulent se rapprocher du centre de la terre. Obscur. Ils veulent se rapprocher du centre obscur et rougeoyant.

Ils veulent se rapprocher des fours chtoniens et du silence compact. Du silence compact et noir qui n’a que menace à nous dire.

Nous discutons. Dans l’ascenseur qui veut nous remonter au sol. Il nous déposera, nous crachera aux frontières du crépuscule. Au seuil d’un lieu où, pour entrer, il nous faudra montrer patte blanche.

 

Au fur et à mesure que l’ascenseur monte, il y a des paliers. Comme autant de seuils qui n’ouvrent que sur le mystère noir, opaque.

Sur le silence accumulé par poches entières dans les roches. Sur le silence accumulé dans les roches masse de nuit brillante.

On voudrait pénétrer profond dans ce lourd giron terrien noir…dans ce lourd giron charbonneux et opaque qui cependant ressemble, avec ses reflets, ses veines de brillance, à une voûte céleste.

Les blocs de roche agglutinés, étouffants, étincèlent autour.

Porteurs de milliards de voies lactées vitrifiées et suspendues.

Et l’on voudrait cheminer, se frayer un chemin dans leur épaisseur. Qui sait, pour rejoindre les esprits chtoniens enkystés en-dedans.

Pour rejoindre les dieux centraux, les dieux du centre de la Terre.

Les mêmes que révéraient les hommes d’Altamira ou de Lascaux.

Derrière chaque roc brillant et informe, je le sais, se cache un esprit

Chaque pli de nuit rocheuse abrite une respiration ténue, secrète.

Les anfractuosités électriques, orageuses du roc appellent.

Mais le ballet absurde, imperturbable des ascenseurs va. Il continue ; de haut en bas – de bas en haut ; morne routine. Morne routine que sont seuls à rythmer les grincements de poulies.

Les bonds d’antilope des esprits de la roche se poursuivent…

Chaque anfractuosité me fait l’effet d’une paupière soulevée.

Soulevée par la menace d’un coup de grisou imminent.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:09

Lauréate de plusieurs prix de poésie de 1983 à 2010, Maggie FAURE-VIDOT est directrice de la revue  littéraire seychelloise Sipay et présidente du Club Maupassant, cercle de lecture né en juillet 2010 aux Seychelles, autour de l’œuvre du grand écrivain normand.

Elle a en outre publié deux recueils de poèmes, Un grand cœur triste (La Pensée Universelle , Paris, 1983) et L’âme errante (Printec Press Holding, Seychelles, 2003), ainsi que des poèmes en revues (Carnavalesques, N° 5 - spécial Océan Indien en 2010 ; Espaces de parole, UDIR, La Réunion).

De plus, elle a participé, en février dernier, à la Journée Internationale de la poésie à Salazie (La Réunion). C’est dans ce cadre qu’elle a eu l’occasion d’animer un atelier intitulé « L’écriture poétique dans l’Océan Indien » au Collège Lacaussade de Mare-à –Citrons.

Elle projette de publier son troisième recueil de poésies au cours de l’année 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

A POLYMNIE.

 

 

Dans le sable de ma baie,

Une genèse rêvée,

Des myriades d’abeilles

Sont revenues goûter à leur miel

 

J’ai accédé à des hauteurs

Où les mots s’offrent au sculpteur

Au sommet, tout là-haut

Sur chaque ligne de mon coco

 

Enfin voilà arrivée la brise

Qui a libéré en longue frise

Le cours de mon inspiration

Les plus exquises des évocations

 

D’un engagement sans frontière

J’ai fossilisé ses poussières

Pour que ce latin

Reste éclairé par le lampe d’Aladin

 

J’ai amarré mon paquebot

Et suis allée par radeau

Pour mieux aborder

Ce monde quasiment démantelé

 

Avec l’aide de mon pinceau

Fabriqué avec les fils de mon coco

Et la grâce établie

De ma très chère Polymnie

 

Satisfaite de mes pas en plus

Voilà la réapparition de Vénus

Vêtue en robe de soie

Pour faire ressentir son émoi

 

S’ouvre un rideau

Réverbéré sur mon îlot

M’indiquant subitement le retour

Vers ma précieuse cour

 

En bon matelot

J’ai traversé les eaux

Pour savourer son goût salin

Au creux de mon admirable jardin

 

Le lendemain

Matin

Revoici mes abeilles

A la recherche de leur miel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

in SIPAY N°6

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:00

DANS LA MATRICE DU MONDE.

 

 

 

Ton corps lesté par tous les songes de la nuit

Devient chaque jour matière

Plus inerte et pesante

Même si le coeur s'éprend d'espace

A chaque aube nouvelle

 

Ton souffle semble rétrécir

L'essor de la lumière sur ton visage

Dès que tu prononces un mot

Qui n'est plus familier à ta langue

 

Toujours cette chute à l'aplomb du vide

Qui s'accélère dans ta tête

Le poids de l'air démembre ton corps

Soumis à l'oubli du temps

 

Tu éprouves ce vertige incessant de l'oeil

Déjà ébloui par toutes les couleurs

Que répandront les saisons futures

Dans la nue déserte et sur la page blanche

 

Ton corps gravit l'ombre

Qui fuse d'entre les rochers

Et se réduit à la grosseur d'une pierre

Que des mains lancent vers le soleil

 

Tes os sont si fragiles

Et si friables que tu as peur

Qu'ils se brisent comme du verre

A chaque pas à chaque souffle

 

Tu sais que la mort volage

N'est déjà plus qu'un squelette

Qui s'émiette entre tes doigts

Tu cherches dès le seuil franchi

Un lieu d'exil qui soit plus humain

Que ce désert de sable et de mots

Un ailleurs qui soit étranger à ton pas

Et qui devienne dans ta chair

L'âme de tous les feux à naître

 

Et toujours cette chute à l'abîme

Qui s'ouvre sous tes pieds nus

Et qui t'allège de ton poids

Jusqu'à ce que ce vide

Qui se creuse à l'intérieur de toi

Prenne la forme de ton corps

 

Corps que tu voudrais double au miroir

Mais qui reste unique dans ton regard

Depuis ta mise au monde

Par une nuit de lune noire

 

Le corps rebelle à la souffrance

T'obsède bien plus que l'âme

Mortel enfin dans ta chair

Cette chair nue à vif que racle

Une autre chair jusqu'à l'os

 

Voilà qu'elle s'ouvre comme une blessure

Profonde au coeur de l'éclair

Qui te foudroie pour que gicle de tes cris

L'inexorable sarabande du sang

 

Brèves étreintes sans passion

Dans la moiteur des nuits

Privées de songes et de désirs

Tu lacérerais de tes ongles ton visage

S'il n'était le tien

 

Mais tu préfères rudoyer ce corps déjeté

Qui n'a plus apparence humaine

Même les miroirs refusent ton visage

Trop retors et sournois pour eux

 

Combien l'âme est étroite

Et ladre en amour

La douleur des os dessèche le coeur

Coeur déjà rongé par les vers

Vers en liesse qui s'empiffrent au festin de la mort

 

Sois cruel et féroce avec toi-même

Que personne ne t'accompagne

Dans ta chute à l'abîme

Tu veux être seul pour franchir le gué

Qui t'escorte vers des terres plus lointaines

Mais la vie finit toujours dans un trou sans fond

Dans un trou qui n'a pas de nom

Et qui n'appartient plus à ce lieu pareillement obscur

 

Déserte le labyrinthe du langage

Les mots qui se détachent de ta langue

Ne sont que lambeaux de chair morte

 

Assez de ce tintamarre de phrases absurdes

Qui ricochent sur les parois du crâne

Tu ne peux combattre avec tes mots

Cette dérisoire mascarade de l'esprit

 

Ton visage est trop lisse sans vie

Il manque d'angles et d'aspérités

Il faudrait dis-tu que les êtres

Soient tout en arêtes et saillies

Tu ne veux écouter que les voix qui griffent

Les visages multiples de l'ombre

Et rongent patiemment la pierre de l'oubli

 

Abjure chaque jour cette rouerie verbale

Qui est froide et coupante

Comme la lame d'un couteau

La douleur écartèle tes membres

Ton ventre n'héberge qu'un cadavre

Qui tombe en poussière dans la matrice du monde

 

Muré en toi comme dans un tombeau

Tu n'es qu'un bloc de ténèbres

Qui scelle l'éclat du songe

Au rire cruel de la mort

 

Pas un rai de lumière ne traverse l'oeil

Ne se referme sur ton visage

Tu rejettes ce corps difforme

Qui se recroqueville en toi

Jusqu'à ne plus être qu'un invisible

Gisant de pierre dans ta poitrine

 

Aimer aimer à la folie

Mordre goulûment la chair de l'autre

La triturer entre ses dents comme un fruit mûr

Mais toute chair étrangère paraît

Encore trop fade sur ta langue

Tu préfères te nourrir de ta propre chair

Aimer jusqu'au sang

Aimer jusqu'à l'os

 

Le sang est l'origine de l'homme

Il est aussi sa mémoire future

Née au coeur du silex et de l'argile

Qui brûlera ta chair comme le feu

Qui couve sous la cendre

 

Un caillot obstrue soudain ta bouche

Bouche qui n'est plus sonore

Privée de mots

Enfonce-toi dans cet oeil qui s'ouvre

Et se referme dans les ténèbres

Pour un long voyage parmi les songes à venir

 

Corps dépecé par l'amour

Réduit à l'épure d'une pensée

Qui n'est plus charnelle

Douleur de n'être qu'un foetus de l'esprit

 

Tu tombes dans ce trou sans fond

L'ongle de la mort racle les parois de la matrice

Bouche grande ouverte

Tu avales tous ces cris humains

Qui n'ont en partage que charniers

Et ruines de notre monde

 

Respire coeur félon respire

Et cogne dans ta poitrine

Chair flétrie dès avant la naissance

Tu ne seras plus demain ici-bas

Hors de la matière et du temps

Qu'un tas de cendres grises

Sur la langue roide des morts

 

Jour de douleur dans ta chair

Cette brève percée de l'ombre

Dans la mémoire des siècles

Arrache cet oeil qui te regarde dans la nuit

Sois aveugle et parjure

Que ton pas ignore tous ces chemins

Qui ne sont plus à hauteur d'homme

 

La vie s'amenuise et rétrécit ta marche

D'un bond tu as traversé ce lieu

Que tes mots ne peuvent plus nommer

Pour rejoindre des fleuves inconnus

Des mondes nouveaux

Obscurs et indéchiffrables

 

Un autre souffle hante déjà ton souffle

Tes lèvres sont cousues d'épines

Tu saignes et répands ton sang

Sur le froid linceul des jours

 

Chair rompue passion sacrilège

Il te faudra combattre la mort

D'une rive à l'autre sans relâche

Bien que tu n'aies plus ni armes ni feu

Pour tailler à vif dans sa chair

Jusqu'à ce qu'elle te fende

En deux par le travers

 

Qui t'a fait sortir par cette fente

Qui s'ouvre à ton flanc

Et se referme au flanc des pierres

Qui t'a jeté sans pitié dans le chaos

Et la noire folie des hommes

 

C'est ta bouche d'ombre qui parle

Par la bouche des vivants

Tu défies brasiers et temples de l'esprit

Toujours observant toujours observé

L'oeil est un judas

 

A poitrine osseuse maigre passion

Brandis ton poing vers le soleil

Et brise les miroirs mensongers

Te voilà à présent livré tout entier

Aux flèches de la souffrance

Harcelé de tous côtés faudra-t-il que tu avances toujours

Dans la vie masqué

 

Plus de blasphèmes ni de crachats

Lancés à la face des dieux impies

Demande seulement à la lumière

Qui naîtra de tes mots de tes cris

Qu'elle accorde à des mains inconnues

Le droit de venir poser chaque nuit

Une pierre blanche sur ton front

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 12:42

COMPTINE

 

Sur le tranchant du jour

l'équilibre se fait

nuage balancier

plastique du cœur fou

 

Sur le mitan des nuits

la rumeur se défait

rêves en nuancier

froissements d'amour doux

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:30

souche-008.JPG

 

 

souche-009.JPG

 

souche-010.JPG

 

Photos : P. Laranco.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:15

Elle rampe doucement

Comme une grosse coccinelle transparente

Et s’arrête pour s’essouffler à mes pommettes

Un instant elle reprend son trajet

Elle glisse rapidement

Descend la rondeur de ma joue

Laissant une trace de khôl

Jusqu’au menton

Là elle s’arrête, elle a peur de sauter dans le vide

Seule

Elle attend

Une deuxième et une troisième la rejoignent

Groupées rien ne les effraie

Elles vont s’écraser sur le sol

D’un battement de paupières

Suspendus au bord des yeux

Mes rêves brisés

Déferlent.

 

 

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  • : Le blog de Patrimages
  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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