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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 12:13

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Tableau (gouache sur papier) et photos : P. Laranco.

 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 11:56

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 11:43

Corps piégé par les ruses sournoises de l'esprit.

 

 

 

 

 

 

Tous ces feux de haute langue qui brûlent dans les mots, et ne déposent plus que cendre d'étoiles sur les pierres.

 

 

 

 

 

 

 

Serpent froid du langage qui te guide dans le labyrinthe des mots.

 

 

 

 

 

 

 

La silhouette oblique d'un homme passe devant la lune, et mesure dans l'espace la marche régulière et silencieuse des astres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Strates du temps qui se déposent comme rouille des mots dans la mémoire palimpseste.

 

 

 

 

 

 

 

Villes itinérantes bâties sur les rivages du vent.

 

 

 

 

 

 

 

Corps altier qui mime la danse du feu.

 

 

 

 

 

 

La ville n'est pas encore sortie de la mer, tes pas ne montent plus jusqu'au soir.

 

 

 

 

 

 

 

La nuit pénètre en toi comme l'eau qui creuse la pierre.

 

 

 

 

 

 

 

 


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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 11:16

Le 

7 juin


à

19h

 


Présentation du livre de


Sadri Khiari


 SAINTE CAROLINE CONTRE TARIQ RAMADAN


Editions LaRevanche.

 

http://la-revanche.fr/

 

 

Au "Lieu-dit"

6, rue Sorbier

75020 Paris

Métro Ménilmontant (ligne 2)

 

 

 

 

 

Caroline Fourest vient de publier un bouquin consacré à Marine Le Pen. On peut parier qu’elle dénoncera entre autres choses les positions racistes et islamophobes de la candidate du FN aux prochaines présidentielles alors qu’elle a joué elle-même un rôle majeur dans la propagation médiatique de l’islamophobie, en lui donnant notamment une respectabilité "de gauche". C’est l’occasion de lire ou de relire le dernier essai de Sadri Khiari qui propose une critique féroce et rigoureuse des thèses défendues par la journaliste Caroline Fourest depuis sa percée médiatique il y a quelques années. Il démonte en particulier les subterfuges rhétoriques qu’elle emploie dans les polémiques qu’elle a engagé contre Tariq Ramadan pour montrer comment à travers sa défense de la laïcité elle déploie un argumentaire islamophobe, profondément enraciné dans une idéologie européocentriste, destiné à rendre audible par un public de gauche et républicain les thèses du « choc des civilisations » prônées par les néo-conservateurs américains, dont elle prétend cependant se démarquer. A travers Caroline Fourest, l’auteur révèle plus largement l’arrière-plan idéologique du racisme décomplexé qui s’exprime dans les propos d’une frange de plus en plus large de la sphère intellectuelle et médiatique en France.

 

 

 

 

 

 

 

Source : site des INDIGENES DE LA REPUBLIQUE.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:42

Pourquoi cette impression que l'instant n'est pas vraiment réel ?

Est-ce à cause de l'interférence du passé et du futur ?

Est-ce parce que sa fluidité nous semble infiniment légère ?

Est-ce parce que, tandis que nous le vivons, notre pensée vagabonde ailleurs ?

Est-ce parce qu'au fond, il nous apparait comme un fil fragile et tout diaphane, tendu entre avant et après, sur lequel nous funambulons ?

L'instant manque sans doute quelque peu de force de gravité.

Je le comparerai volontiers à un ballon gonflé à l'hélium.

Il lévite, il poudroie, il mue, sans pesanteur, presque illusoire.

Inapte à nous retenir en lui, autant que nous le sommes à le retenir.

Nous vivons dans des instants volatils, mobiles, toujours prêts à se dissoudre.

Le Temps meurt sans répit à lui-même pour renaître de ses propres cendres. Et, partant, il ne se passe pas de microseconde sans que nous ne changions de visage. Chaque instant EST, avec sa propre texture, sa propre identité.

Grain de temps dévoré, évacué sans cesse par un  Temps nouveau.

Métamorphose infime et mystérieuse qui sculpte notre propre métamorphose.

Comment pouvons-nous ÊTRE, portés par pareille instabilité ?

Et comment pouvons-nous être, tout en la portant en nous ?

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:18

Elle ne sait toujours pas quoi faire.

 

Il est bizarre ce mur. Il est comme un monstre. Elle se demande si la nuit il se réveille et se met à dévorer les insectes et les enfants.

 

Arrête ou sinon tu vas pouffer de rire.

 

Et là elle se dit qu’elle doit absolument savoir pourquoi on a construit ce mur. Elle va y réfléchir très fort et elle saura la réponse. C’est ce qu’elle fait parfois, elle se met à se concentrer, très très fort, et soudain la réponse apparaît, ça fait un gros bing dans sa tête et elle a tout compris.

 

Pourquoi est-ce qu’ils ont donc construit ce mur ?

 

Elle se dit que si l’ont construit c’est qu’ils veulent pas que les gens se parlent, car quand les gens se parlent ils se disent toujours des choses, pas toujours gentilles c’est vrai, mais cela crée quelque chose, c’est une force qui les réunit, elle se dit que les Autres, ceux qui l’ont construit, ont peur des mots, parce que les mots on ne peut pas les contenir, ils vont dans toutes les directions, ils se mêlent à d’autres mots et inventent des mots nouveaux, elle se dit qu’ils ont peur que les gens s’aiment car c’est comme ça que cela se passe, les gens s’aiment sans raison, ils se rencontrent et paf, abracadabra, ils s’aiment et alors il se passe toujours des choses bizarres, tout devient électrique, il y a de la lumière partout, une lumière que rien, ni personne ne peut arrêter.

 

Et elle se dit que ceux qui ont construit l’ont construit pour cette raison.

 

Maintenant elle peut pouffer de rire.

 

Pouffer. Mais quel est donc ce mot ?

 

Car elle a des idées vraiment rigolotes. 

 

C’est ce que maman lui dit tout le temps, il faut que tu arrêtes de penser. Tu penses trop.

 

 

Elle observe le soldat. C’est vrai qu’il est un peu effrayant. Moins effrayant que le mur parce qu’il ne dévore surement pas les insectes et les enfants. Mais effrayant quand même. Il semble si sérieux. Il ne sourit jamais. Et ses yeux sont très rouges.

 

Elle aime bien observer les gens. Ils sont si différents. Les grands, les petits, les beaux, les pas si beaux, les maigrichons, les musclés.

 

Et elle sait si elle les observe longtemps elle parviendra à entendre leurs pensées. Et elle entend tout.

 

Tant de choses.

 

Il y a ceux qui ont des soucis, ils n’ont pas d’argent, ils ont des dettes, il y a ceux qui sont encore tristes, d’autres qui sont joyeux, d’autres qui sont méchants, d’autres encore qui ont peur qu’on les oublie. Ils sont les plus nombreux ceux qui ne veulent pas qu’on les oublie, qu’on ne les voie plus. Ils ont peur de disparaitre et ils inventent des choses pour qu’on les voie tout le temps, pour qu’on se souvienne d’eux.

 

Et dans les pensées des autres il y a des choses vraiment effrayantes.

 

C’est pour cette raison qu’elle se terre parfois dans sa chambre. Elle ne veut pas entendre les pensées des autres.

 

Elle en a peur.

 

Et elle se demande aussi pourquoi les gens ont tellement peur. Ils ont peur de tout et de rien. Ils ont parfois peur sans raison.

 

Au fond, elle se dit, qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent et c’est pour cette raison qu’ils ont peur.

 

Peut-être qu’ils veulent qu’on les aime.

 

Qui sait ?

 

Mais ce qu’elle aime le plus ce sont les yeux des autres.

 

Les yeux sont très beaux. Sarah se dit que c’est comme un miroir et elle aime se regarder dans ce miroir. Elle aime les grands yeux de sa mère. Tout y est si paisible. Elle aime les beaux yeux de son meilleur ami Kabir. Ils sont un comme un miroir sans fin, un bel océan.

 

Mais elle n’aime pas les yeux de ceux qui ont faim.

 

Et il y en a tellement. Trop. Elle en a peur.

 

Elle n’aime pas cette faim qui les ronge, qui les empêche de respirer, cette faim, si tenace, comme une bouche énorme, insatiable, qui veut tout ravager. Elle a envie de leur parler, de leur dire qu’il faut cesser d’avoir faim, qu’il suffit de s’arrêter, de parler aux autres, de se parler, de prendre le temps de penser, d’arrêter mais elle sait que cela ne servira à rien, ils ont trop faim et ils vont mourir ainsi. Rien, ni personne n’y pourra rien.

 

Yeux de ceux qui ont faim, comme ceux du soldat.

 

Mais les yeux de Kabir sont rieurs car il adore rire. Il éclate de rire pour un rien. Comme ça, tout à coup, c’est comme une explosion, tellement c’est fort. Et alors l’univers tout entier s’arrête de tourner, tout s’arrête, même les oiseaux cessent de chanter et son rire se met à voler, de plus en plus haut, toujours plus haut, il s’envole toujours plus haut vers de nouveaux horizons et alors l’univers tout entier devient un rire, un grand fracas de rire.

 

Mais Kabir sait aussi être sérieux. Alors ses yeux sont très tendres, très doux, comme ceux d’une biche. Et là pour le taquiner Sarah lui dit qu’il est son bébé et qu’il a des yeux de biche. Tu es mon bébé aux yeux de biche. Kabir n’aime pas quand Sarah le taquine surtout quand il est sérieux comme tout.

Et quand il est sérieux il se met à dire des choses compliquées. Sarah ne comprend pas toujours ce qu’il dit. Il se met à parler des gens pauvres, de la beauté de la pauvreté, il se met à parler de la guerre, des autres, des autres qui veulent nous exclure, des autres qui veulent qu’on cesse de parler, d’être. Mais Sarah lui dit de se taire car elle n’aime pas les mots compliqués, elle n’aime pas les pensées compliquées, elle n’aime pas tout ce qui obstrue son esprit, tout ce qui le rend plus lourd, comme un fardeau, qui l’empêche de bouger. Mais Kabir ne s’arrête pas, il est intarissable, il veut parler, il doit parler, il dit à Sarah qu’il ne peut pas se taire sinon il risque de devenir fou, il y a trop de choses en lui, trop de colères, il ne peut pas.

 

Alors Sarah s’enfuit, elle s’en va là-bas, très loin, là où tout est calme, paisible.

 

Et elle attend, que les yeux de Kabir se mettent à scintiller une fois de plus, à rire.

 

Et Sarah a envie de le voir, la, maintenant, tout de suite, lui parler.

 

Que son rire envahisse l’univers tout entier.

 

 

Elle observe toujours le soldat. Il est vraiment curieux ce bonhomme. Il ne bouge pas. Pas d’un pouce, pas d’un centimètre, pas d’un millimètre. Il ressemble à une statue. Sarah se demande comment il arrive à faire ça. Est-ce qu’il a une machine à la place du cerveau ? Est-ce qu’il est un robot ?

 

Mais arrête, arrête donc car tu risques de pouffer de rire.

 

Et les gentilles filles ne pouffent pas de rire.

 

Elles se taisent et écoutent ce que les grands ont à dire.

 

Mais bon il y a une chose qui est sûre, le monsieur là c’est un Autre. C’est comme ca qu’on les appelle dans son village, les Autres. Sauf qu’il y a un petit problème car les Autres ne sont pas différents de Nous. Sarah n’arrive pas à comprendre. Car les Autres elle les connait depuis toujours, c’est parfois un voisin, un ami ou le boutiquier du coin ou l’enseignant. D’ailleurs ce n’est que récemment qu’elle a appris qu’ils sont des Autres, qu’ils sont différents de Nous.

 

C’est décidément très compliqué.

 

Puis elle a tenté de comprendre. Elle a pensé très, très fort mais elle n’est pas parvenue à comprendre. Ensuite elle est carrément entrée dans l’esprit de tout le monde, des Nous et des Autres. Et elle a entendu des choses pour le moins bizarres. Ainsi il y a ceux qui ne comprennent rien mais qui se méfient parce qu’on leur a dit qu’il faut se méfier, puis il y a ceux qui ne se méfient pas vraiment mais puisqu’ils aiment ces choses bizarres qu’on appelle l’argent et les terres ils tentent de convaincre ceux qui ne se méfient pas de se méfier.

 

Si c’est pas compliqué tout ça !

 

Mais Sarah ne veut pas comprendre. Le plus elle comprend le moins elle comprend.

 

C’est sans doute pour cela qu’ils ont construit ce mur. C’est le mur de la méfiance.

 

Sarah se demande à quoi peut bien penser le bonhomme là-bas. Est-ce qu’il est marié, a des enfants ? Est-ce qu’il lui arrive de rire quand il regarde les nuages ? Est-ce qu’il lui arrive de penser des pensées idiotes ? Est-ce qu’il aime son travail ?

 

Sarah pourrait entrer dans sa tête mais elle ne veut pas. Regarder ses yeux suffit, il n’est sûrement pas méchant mais il fait un gros effort pour le paraître.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:40

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:03

Sarah aime bien le mur. Il est grand, impressionnant et complètement gris. Comme les nuages quand ils sont en colère. Mais elle le trouve, en même temps, effrayant. Il ressemble à un monstre. Un monstre qui a très faim et qui peut à tout moment tout dévorer. Et elle se demande à quoi il peut servir. Il lui arrive parfois de demander à sa mère.

 

Maman, dis-moi, pourquoi est-ce qu’ils ont construit un mur et pourquoi est-ce qu’il ressemble à un monstre.

 

Ils l’ont construit pour se protéger.

 

Elle hoche la tête pour indiquer qu’elle a compris mais elle n’a rien compris. Qu’est-ce que protéger veut dire ? Ils sont compliqués les adultes avec leurs mots compliqués. Parfois elle les observe, les écoute avec attention mais elle n’arrive pas à comprendre quoi que ce soit.

 

De toute façon elle a mieux à faire.

 

Il y a ses amis, qu’elle aime beaucoup.

 

Il y la mer, qu’elle aime encore plus.

 

Et il y a ses livres, qu’elle aime plus que tout.

 

Mais aujourd’hui elle n’a pas le temps de penser à tout ça car sa maman lui a confié une mission, se rendre de l’autre côté  du mur. 

 

Sarah a un petit peu peur. Elle est très timide. Sa mère lui a dit que c’est simple, tu n’as qu’à remettre la lettre au soldat et il te laissera passer, tu es grande maintenant.

 

Oui maman. Mais elle n’a pas envie d’aller voir grand-père. Il est trop grognon. Et il aime radoter les mêmes vieilles histoires. Lui parler du bon vieux temps. Mais elle n’en a rien à faire du bon vieux temps.

 

Elle veut jouer avec son meilleur ami Kabir ou lire un livre.

 

Mais pourquoi est-ce que j’ai dit oui à maman.

 

Pour lui montrer que je suis une gentille fille, une gentille fille obéissante.

 

Elle doit cesser de dire que je me comporte comme un bébé. Je suis grande maintenant.

 

Trop tard maintenant. Tu ne pourras retourner à la maison. Maman risque de te punir.

 

Et elle se met à regarder le mur une nouvelle fois. C’est vrai qu’il est grand, c’est vrai qu’il ressemble à un monstre, il ressemble à un personnage de BD, a l’ennemi public numéro Un, celui qui ne rit jamais et qui détruit tout sur son passage. Il est comme ça le mur.

 

Mais le plus bizarre c’est qu’avant il n’y avait pas du mur. On était libre de circuler. Et elle se rendait souvent chez grand-père. C’est vrai qu’il est grognon mais il est aussi gentil, il lui donne du chocolat. Et elle aime ça, en manger, c’est trop bon.

 

Mais le plus bizarre de tous les bizarres c’est qu’ils l’ont construit en moins de quelques semaines. C’était comme un tour de magie. Pas de mur et soudain un mur. Et paf, voilà un mur pour vous.

 

Sarah se dit qu’elle ne comprendra décidément jamais les adultes.

 

Tant pis pour eux !

 

Mais qu’est-ce qu’elle va faire. Aller chez grand-père ou jouer avec Kabir ?

 


 

Sarah s’assied et se met à réfléchir. Elle aime bien réfléchir Sarah.

 

Y aller ou pas ? Elle sait qu’elle doit obéir à sa maman. C’est ce que l’enseignante a dit à l'école. Il faut tout le temps obéir à ses parents.

 

Obéir à maman et à papa. C’est très important tout ça.

 

Mais elle ne veut pas y aller. Elle est timide Sarah. Elle a peur du soldat. C’est un gros monsieur avec de gros yeux rouges.

 

Sarah s’assied donc et se met à réfléchir. Elle se dit que si elle réfléchit très très fort elle parviendra alors à savoir ce qu’il faut faire.

 

Elle se met donc à réfléchir très très fort mais elle n’arrive pas à se concentrer. Au lieu de penser à ce qu’elle doit faire ou pas elle pense aux petites choses qu’elle aime bien.

 

Elle pense à la mer. C’est beau la mer.

 

Elle aime ses couleurs, qui sont toujours si différentes.

 

Parfois, et elle ne se l’explique pas, la mer semble l’appeler, la mer lui dit de venir, c’est quelque chose de très fort, c’est comme une lumière qui vient de la mer, une lumière intense et belle, limpide, une lumière qui traverse tout, que rien ne peut arrêter, une lumière qui l’appelle, qui lui dit de venir. C’est comme un cri aussi. Elle a alors envie de courir vite, très vite, d’aller à la mer, de se laisser emporter par la lumière.

 

Elle aime cette lumière mais d’où vient-elle, d’où vient cette lumière qui parfois entre dans son corps, son cœur et qui se met à pulser dans ses veines.

 

D’où vient-elle ?

 

Parfois elle est en classe et soudain elle entend le cri de la mer. Elle ne sait plus quoi faire alors, elle a envie de pleurer tellement c’est fort, ce désir qui est en elle, cette lumière qui est en elle, elle a besoin de la mer, elle doit y aller, tout de suite. Et parfois, tôt le matin, alors que maman et papa dorment, elle se rend à la mer, elle se met à courir, très vite et puis quand elle y est elle s’arrête et elle contemple la mer.

 

Elle fait les yeux doux à la mer.

 

Et elle reste comme ça longtemps.

 

Immobile.

 

Elle ne bouge pas. Elle ne dit pas un mot. Et elle aimerait pouvoir sortir de son corps. D’un coup comme ça, s’envoler et puis se mêler à la mer.

 

N’être plus qu’un avec la mer.

 

Mais mer ou pas, elle n’a toujours pas pris une décision. Et elle se dit que c’est sa mère et non pas la mer qui risque de se mettre en colère.

 

Elle a failli éclater de rire. Elle a parfois des idées rigolotes. Et alors elle rit mais elle rit comme une dingue. Mais elle a décidé désormais d’être polie, une gentille fille. Il faut que tu arrêtes avec tes bêtises. Il faut que tu arrêtes de pouffer de rire. C’est ce que l’enseignante a dit.

 

Pouffer. Quel mot bizarre. Pouffer. Mais arrête donc sinon tu vas pouffer de rire.

 

Tu es une grande fille maintenant.

 

( à suivre )

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 11:55

EPAVES.

 

 

 

J’associe à ma voix

la violence des jours

pulsion des ferrements

dans la folie des entretoises

océan mémoriel

où la corde se noue

à l'aplomb des épaves

 

José LE MOIGNE

Plourarc'h

31 mai 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orage des marées

 des mascarets de mer

  torrents interstitiels

  aux scories excoriées

 dans la spoliation

  qui déposa

 ses cendres

 Tant de gueules écumantes

 et fumantes

 crient-broient  !

 

 

 

Patricia LARANCO.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:34

Laper le silence de miel
et le dérober à
la lune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du bonheur sur Paris :
la lumière est fluide.
De très gros nuages blancs bouffis sont suspendus dans le bleu du ciel
comme autant de balles de coton lumineux.
Le vent fait voleter les ombrages qui clignent
et maintient les lignes aigues de la clarté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le retour de la belle saison : les couleurs piaillent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Temps arrêté dans

une brise d'été

caressant l'extrémité du champ de vision,

tempérant, fluidifiant

la lumière sèche,

apportant sur vous

des flammèches de fraîcheur

et le bonheur de temps très anciens

vous revient

en réminiscence du plus profond des Suds

 

 

 

 

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  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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