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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:40


Un temple zoroastrien, encore aujourd’hui, en Iran : nous y voyons le FEU SACRE de bois de santal, entretenu par un prêtre qui porte un masque pour éviter de « souiller la flamme », laquelle représente « la pureté, la sérénité et l’absence de substance », autant de qualités étroitement liées à la notion même de dieu, cette entité inconnaissable.

Oui, le monde où nous vivons baigne dans la croyance humaine en « un vide » situé « au centre de l’univers », vide qui « dépasse la vie » et qu’il faut à tout prix « combler ». D’où la notion de dieu, qui habite l’Homme.

Reste à savoir : « pourquoi l’Homme a-t-il commencé à croire en dieu ? »

Pour le Professeur britannique Robert WINSTON, ça ne fait pas de doute : l’Homme a en lui « le désir de se fondre dans quelque chose de plus grand que lui » qui serait aussi « l’ultime réalité », et « raconter l’histoire de Dieu, c’est raconter aussi celle des hommes » et ainsi « comprendre mieux ce que c’est qu’être humain ».

Et, du temple zoroastrien, nous passons au sud de la France et à ses fameuses grottes ornées du paléolithique supérieur.

Winston continue : « la vie, l’univers, le grand Tout ; les êtres humains sont fascinés par le divin ».

C’est un fait, « l’existence de Dieu commence au plus obscur des grottes », dans « les profondeurs de GARGAS » dont Jean CLOTTES nous dit que « c’est là que vivaient les dieux, les esprits des morts et les puissances surnaturelles ».

Pour le spécialiste, « ces dessins [les dessins rupestres] sont autant de façons de communiquer avec l’au-delà ».

Dans la cavité de Gargas, nous trouvons « des centaines d’empreintes de mains » vieilles d’environ 28 000 ans. Les préhistoriens sont de plus en plus persuadés qu’elles sont le témoignage d’une volonté de se connecter avec l’univers surnaturel, un univers surnaturel qui, sans doute, pour les chasseurs-cueilleurs du paléolithique, se trouvait tout bonnement à l’intérieur de la roche même. Poser sa main était une façon de se rapprocher des « puissances ».

D’après la vision animiste (première forme de religiosité à voir le jour chez l’Homo Sapiens), « chaque chose, chaque être possède une âme reliée au Grand Tout ». On sait maintenant expliquer la raison de telles croyances ; il faut la voir dans le propre de l’Homme, dans la nature humaine : la conscience humaine est profondément séparatrice et, de tout temps, l’Homme s’est perçu comme séparé, à part du monde qui l’entoure. Une « séparation » qu’il vit comme un manque, d’une manière assez douloureuse.

Mais revenons à la grotte de Gargas : tout en montrant à Robert Winston, parmi les innombrables mains murales, « une empreinte particulièrement nette » », Jean Clotte explique comment procédaient les hommes préhistoriques. « Ils posaient leurs mains, et prenaient de la peinture, qu’ils soufflaient », sans doute en référence au « souffle de vie » (cela devait faire partie du rituel). Alors, « la main se fondait dans le mur et acquerrait un pouvoir surnaturel ».

A signaler, cependant, dans le cas qui nous occupe, un fait étrange : « il manque à certaines mains un ou plusieurs bouts de doigts ». Tout se passe comme si les doigts avaient été pliés, peut-être en rapport avec un « langage des signes » lui-même lié à des codes de chasse.

Les chasseurs adressaient-ils leurs prières à l’esprit de l’animal qu’ils chassaient ou comptaient chasser ?

Il ne fait pas de doute que « de nombreuses requêtes étaient adressées aux esprits par nos ancêtres ».

Cependant, au point de départ de la religion, il y aussi la MORT.

« La mort est au centre des préoccupations humaines depuis la nuit des temps », c’est avéré. Ne trouve-ton pas dans une très vieille grotte d’Espagne les premiers témoignages (à ce jour) d’un culte rendu aux défunts, voici 300 000 ans ?

Les Pr Winston poursuit : « la conscience de la mort est étroitement liée à la conscience de la vie » et l’instinct de soin aux morts (obsèques) caractérise l’être humain. Là-dessus on s’est interrogé, et l’on suppose maintenant qu’un tel « instinct » découlerait, au départ, du « dégoût instinctif pour la charogne ».

Assez inattendue, l’explication, pourtant, se tient : l’Homme est dans l’incapacité de « consommer de la viande pourrie », laquelle serait tout à fait préjudiciable à son organisme. Dans les tout premiers temps, on redoutait probablement que les dépouilles de défunts soient vouées à être dévorées par les charognards. Les premiers enfouissements de cadavres humains auraient découlé de cette crainte.

Source d’angoisse liée à la rupture de lien avec les proches et à la dissolution de l’être même, la mort provoque de nombreuses questions, dont la principale est, bien sûr, « que se passe-t-il après ? »

Les Pr Winston se pose, ensuite, un autre type de question : « comment l’idée d’UNE puissance divine a-t-elle vu le jour ? »

Quand il s’agit de répondre à cette interrogation, nos connaissances actuelles nous ramènent toutes à une période bien précise et cruciale dans l’histoire de l’humanité, celle du néolithique où, voici 10 000 ans, a émergée dans le mode de vie une toute nouvelle donne, l’agriculture. Très tributaire des cycles saisonniers et météorologiques, cette dernière exigeait que l’on se conciliât les conditions météo et le reste ( « pluie abondante, soleil radieux, préservation du bétail de la maladie, préservation des outils et des habitations ») au moyen de « religions organisées ».

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le chasseur ne prie que pour la chasse ; en revanche, l’agriculteur doit penser davantage à long terme, son activité nécessite une organisation accrue et se met donc à impliquer un « contrat avec la Nature ». La vie est beaucoup plus réglée, avec des « jours de prières à part » (pouvant se concilier avec l’activité agricole, très prenante), des gens spécialisés dans l’organisation des rituels : c’est le moment où apparaissent « calendriers, prêtres et temples ».

Nous suivons le Pr Winston au Mexique, sur le site de « la Pyramide de la Lune », dans les ruines de Teotihuacán. La civilisation précolombienne méso-américaine de Teotihuacán demeure très mystérieuse. Si l’on sait que la cité fut fondée il y a 2 000 ans, « la langue, la culture de ce peuple disparurent ensuite à jamais ». Elle ne nous fut connue que par l’entremise des AZTEQUES MEXICA, qui furent les premiers à redécouvrir ses ruines, et qui en furent fort impressionnés.

Les Aztèques eux-mêmes, en pratiquant le sacrifice humain à très grande échelle (il s’agissait tout de même de la mise à mort rituelle de « milliers d’êtres humains »), livrèrent un « vibrant message » : « vous avez reçu des dons des dieux, vous devez leur donner en retour ce qui vous est le plus précieux » (innocence des enfants, chasteté des vierges et/ou force des guerriers ) ».

Voilà qui était clair, et les Aztèques n’y allèrent pas de main morte : leurs sacrifices visaient, d’abord, « l’arrachement du cœur d’un vivant », ce qui les intéressait étant « le cœur en train de battre ». Pour ce faire « ils utilisaient une obsidienne recourbée », avec laquelle ils incisaient le thorax au niveau de la côte gauche, alors que le corps du sacrifié était plié en arrière sur une pierre. Un vase de pierre appelé CAUXICALI recueillait ensuite le cœur encore chaud, palpitant. Ces pratiques avaient cours « à une échelle quasi industrielle ». Elles furent les sinistres témoins d’une « soif unique et terrifiante ».

Les temples de l’Antiquité proche-orientale, sans atteindre à une pareille démesure sacrificielle, étaient, ne nous leurrons pas, « autant des abattoirs que des lieux de prière ». Fait de toute première importance, ils employaient des scribes, de sorte que « l’écriture révolutionna la religion ».

Le Pr Winston se rend au BRITISH MUSEUM où il nous présente Erwin FINGLE, lequel, à son tour, nous présente des exemples de l’écriture cunéiforme de l’ancienne BABYLONE.

Ils contiennent, au tout début, de « simples listes d’offrandes » puis ensuite « les listes des dieux eux-mêmes ».

Très grand spécialiste, Fingle tient à souligner que cette période-là constitue « une période particulièrement intéressante de l’histoire des religions ». Pourquoi ? Parce que les dieux y sont, pour la première fois, « classifiés, regroupés par catégories ».

Les premiers mythes de la création, les premiers récits mythiques émergent aussi à cette époque et dans ce même lieu, l’Irak antique. : « il s’agissait d’expliquer comment la création a jailli du chaos aquatique ».

La classification dénote un formidable effort de synthèse et de simplification religieuses : « les dieux [pullulants] ne sont [désormais] plus que les différentes facettes de MARDUK », le dieu suprême. La notion d’avatar voit le jour. Quant à l’Homme, il « fait partie d’un système, et son rôle est de servir les dieux ». Il s’y emploie avec une « ferveur mystique » bien sentie.

Si l’on veut comprendre cette ferveur mystique et, en quelque sorte, la « retrouver intacte » de nos jours, c’est vers l’INDE qu’il y lieu de nous tourner.

L’HINDOUISME propose « un Homme fait à l’image des dieux ».

Nous voici à présent, pour illustrer le propos, à MADURAÏ, en pleine célébration rituelle du mariage de SHIVA avec MINAKSHI. Nous voyons le char de VISHNOU, « qui est toujours en retard à la cérémonie, et rebrousse chemin à chaque fois ». « 500 000 pèlerins » sont amassés dans les rues pour saluer le cortège des fiancés divins.

On voit aussi défiler des visages remplis d’émotion spirituelle, qui sont extrêmement émouvants. Le spectacle donne une image de l’Hindouisme toute en « couleurs chatoyantes » et en « tumulte ».

Il n’en reste pas moins que l’Hindouisme est une religion « complexe », subtile, et ce même si elle exprime des opinions très « radicales ».

Les origines exactes de la pensée hindoue restent obscures. Elles remonteraient selon toute probabilité à la fusion, voici 5000 ans, des croyances de « tribus nomades » d’envahisseurs, les Aryens (qui avaient apporté les VEDAS) et des croyances tout à fait autochtones des « fermiers » indiens qui, eux, étaient viscéralement attachés aux Déesses (un reste de « matriarcat » ?) et croyaient en la réincarnation. L’Hindouisme serait donc – et c’est heureux – le résultat d’un métissage…ou de plusieurs, ce qui expliquerait son caractère complexe, fabuleusement riche. En effet, cette religion a en fait « un nombre impressionnant de manifestations différentes ».

Un spécialiste indien interrogé par le Pr Winston nous affirme même qu’ « il y  autant de manières d’être hindou que d’Hindous », ce qu’il traduit par l’heureux vocable de « démocratie spirituelle » !

Le « pluralisme » semble être une tradition à laquelle les Hindous tiennent. Elle se traduit par « une extrême variété de croyances ».

Quelles sont les voies pour « ne faire qu’un avec Dieu » qui s’offrent à l’Homme, selon l’Hindouisme ?

Parmi elles, il est une voie de choix : « les icônes sacrées » qui sont installées soit dans les temples, soit sur des sanctuaires individuels (autels).

En Inde, on lave, on nourrit les statues des dieux, « on les comble d’amour ». Particulièrement présentes et prisées, celles de GANESH, dieu de la sagesse qui a aussi « goût prononcé pour les pâtisseries »

Chaque jour de prière est, pour l’Hindou, jour de joie, jour de la « joie de revoir les icônes », qui est on ne peut plus réelle.

« Chaque icône est considérée comme une porte vers l’infini » et donc, le DARSHAN (vision du dieu) vous « submerge » automatiquement de spiritualité. En Inde, la dévotion est partout, et nul ne peut s’y soustraire. On peut sans risquer de se tromper le moins du monde voir en ce pays un pays qui « vibre pour Dieu ».

La BAKHTI (amour divin) mobilise une « réflexion très profonde » : en se focalisant exclusivement sur la prière et sur son objet, Dieu, on doit apprendre à « mettre de côté les désirs ». Toucher Dieu implique de « se libérer de la prison de la conscience humaine » par ce que l’on nomme la MOKSHA.

Le Pr Winston met le doigt sur le « fascinant paradoxe de l’Hindouisme » : « plus une religion compte de dieux, moins grande est la valeur de chaque dieu ».

Conséquence : si l’Hindouisme compte pas moins de « 330 millions de dieux », BRAHMA est lui seul « l’ultime réalité ». Il est « infini, éternel, imperceptible », et pourtant présent en chaque être, à la racine du monde, en sorte que « nous sommes tous Dieu » (même si nous l’ignorons).

L’idéal de l’Hindouisme est donc que l’humain se libère de l’humain. Au rebours du christianisme, qui fait de Dieu un homme, l’Hindouisme veut faire de l’Homme un dieu, en l’expurgeant du désir, de l’ego, de la conscience, en bref de tous ses attributs typiquement humains qui sont autant de faiblesses, de limites, d’illusions, et donc de fardeaux. Il tend à grandir l’Homme spirituellement.

Issu de l’Hindouisme, voici maintenant le BOUDDHISME.

BOUDDHA (l’Illuminé) ne contesta jamais l’existence des dieux hindous ; pour lui, simplement, ces derniers ne jouaient aucun rôle dans le « fardeau de l’humanité ».

Pour lui, la souffrance inhérente à l’incarnation pouvait prendre fin en se « débarrassant de l’attachement » (et notamment de ses objets, à savoir les biens de ce monde).

Le Pr Winston nous entraîne sur l’île de SRI-LANKA restée encore à majorité bouddhiste, très exactement à la « cité sacrée » de PONNUWARANUWWA qui fut fondée il y a 1000 ans.

Nous apprenons, par lui et de la bouche d’une moine bouddhiste cinghalais que « le Bouddha n’est en fait jamais mort, il a atteint le Nirvâna », que dans l’optique bouddhiste, « la foi est une confiance basée sur le savoir » et que « tout le monde peut accéder à l’illumination ».

A retenir aussi : le Bouddha (Siddhârta GAUTAMA, prince indien à l’origine) n’a jamais renié son humanité ; il ne voulait pas qu’on le considère comme un dieu, ni même un avatar.

Le Bouddhisme est « l’une des croyances les plus pragmatiques du monde ». Sa dimension presque athée attire vers lui de nombreux occidentaux.

Le Bouddha a réussi à « réduire à néant les dieux de l’Hindouisme ». N’en apparait-il pas pour autant comme une espèce de variante de ce dernier ?

Après le cas du Bouddhisme, revoici celui du ZOROASTRISME d’IRAN. Il est intéressant, ici, de découvrir une religion peu connue, qui régna cependant sur toute la Perse antique.

Pour celui qui fut son prophète, ZARATHOUSTRA, AHURA-MAZDA est le dieu. Dieu engagé dans un « affrontement moral et cosmique entre le Bien et le Mal ».

Tradition « plusieurs fois millénaire », le Zoroastrisme a pour « essence », pour « profession de foi » « de bonnes pensées, de bonnes paroles, de bonnes actions » pour faire croître le Bien.

Le prophète Zarathoustra n’était autre qu’un « Aryen brahmane » qui vivait au centre de l’Iran il y a plusieurs millénaires. Au départ, il partageait la foi des siens en « les dieux du feu, de l’orage, du tonnerre ». Puis, touché par une soudaine « illumination », il prit conscience que la panthéon aryen n’était qu’une pure « méprise », et qu’en fait, seul existait Ahura-Mazda, le « seigneur sage ».

Un peu de la même façon que, dans l’Hindouisme, Shiva terrasse le nain de l’ignorance par sa danse cosmique, Ahura-Mazda mène une « lutte titanesque » contre ARIMAN qui représente le Mal, l’ignorance.

Les Zoroastriens sont persuadés que « les forces du Mal sont vouées à disparaitre » ; ils disent : « nous travaillons main dans la mains avec Dieu pour faire du monde un endroit meilleur ».

Pour eux, pas de réincarnation, « ceux qui ont choisi le Bien vont [ après la mort] dans la Maison du Bonheur ».

Les morts zoroastriens étaient autrefois déposés dans les TOURS DU SILENCE, édifices ouverts où leurs dépouilles étaient exposées aux vautours. A présent, l’Islam ne tolère plus de semblables pratiques et leur impose l’ensevelissement en bonne et due forme.

Les Zoroastriens non plus ne manquent pas de subtilité : « Dieu est constitué de toutes les infimes parties que nous sommes », et « il est impossible de le définir ». En conséquence il est logique de penser que « toutes les religions sont utiles » et qu’on ne devrait en laisser aucune disparaître.

Hélas pour lui, le Zoroastrisme, même s’il a profondément marqué l’âme du peuple perse, n’est plus que l’ombre de lui-même.

« La vie n’est que l’antichambre de la mort », enseignait Zarathoustra.

 

 

P.Laranco.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:04

Au stand des Editions L'Harmattan (dédicace de POETES POUR HAÏTI)



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De gauche à droite : Patricia LARANCO et Dana SHISHMANIAN

(Photo : Sabine PEGLION).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le Marché, un premier jour...



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Au stand du "NOUVEL ATHANOR"

 

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Jean-Luc MAXENCE (au centre) parle poésie avec un groupe de collégiens.

 

 

 

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A droite : DANNY-MARC en pleine forme.

 

 

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DANNY-MARC remet son exemplaire de l'Anthologie L'ATHANOR DES POETES à Patricia Laranco.

 

 

 

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Une discussion très animée sur le stand.

 

 

 


Photos : P.Laranco.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 09:48
Bonjour, Salama, Bom Dia, Hello

ANGANO....ANGANO... NOUVELLES DE MADAGASCAR



Lundi 30 Mai
à 20:30 près de Lyon
Centre Social 69630 Chaponost
Tél : 0478452538 www.ventsdumonde-chaponost.fr/

projection du film suivie d'une rencontre-débat avec Marie-Clémence Paes


Jeudi 16 Juin
à 20:30 à Argenteuil

cinéma Jean Gabin
12/14 boulevard Léon-Feix 95100 Argenteuil (près de l'Hotel de Ville)


projection du film suivie d'un débat avec Cesar Paes, Jean-Claude Rabeherifara et le comité AFASPA (Association française d’amitié et de solidarité avec Madagascar) d’Argenteuil




B comme... BOUTIQUE
où vous trouverez le CD Zoma Zoma de Charles Kely et d'autres nouveautés

comme un très beau livre de photos de Gilles Elie-Dit-Cosaque, Ma Grena' et moi

La grena' est le surnom que l'on a donné aux Antilles à la mythique Mobylette.

Elle y a eu un tel impact, qu'à une époque on a pu dire qu'elle faisait office de baromètre social.
Gilles Elie-Dit-Cosaque a photographié en 6x6 des portraits de gens devant leur mobylette.
Le projet photographique est devenu un film documentaire, dont le DVD accompagne le livre.

















... Brazilian Music Band

Agathe Iracema sera en concert au Satellit Café dans le cadre du festival Onze Bouge
Mercredi 8 Juin
à 21h00 à Paris
Satellit Café
44 rue de la Folie Méricourt - 75011 Paris













C comme... Charles Kely
Merci à tous ceux qui sont venus assister aux concerts, un grand moment de musique. Et pour ceux qui n'étaient pas là, vous pouvez découvrir un album de photos sur le site www.charleskely.com et un premier extrait video sur Youtube, en HD comme si vous y étiez...


Charles Kely était en concert les 19 & 20 Mai au Zèbre à Paris pour présenter son nouvel album "Zoma Zoma" .

auteur-compositeur, guitare & voix : Charles Kely
basse : Julio Rakotonanahary
batterie : Emile Biayenda
saxophone : Alain Debiossat

plus d'info http://www.charleskely.com
album Zoma Zoma disponible ici
http://www.boutique.laterit.fr/product.php?id_product=132

prise de son et mixage : Matthieu Rousseau
réalisation : Cesar Paes
production : Laterit productions

P comme... Paysans
Samedi 28 Juin Bekoto du groupe Mahaleo fera un concert en brousse à BETAFO. PAF 500 Ar.
continuez à suivre son blog sur le monde rural, toujours passionnant

http://bekotopaysans.blogspot.com/



S comme...


SAUDADE DO FUTURO

Vendredi 3 Juin à 20h30 à Paris
MJC Mercoeur
4 rue Mercoeur 75011 Paris
dans le cadre du Ciné Léon

entrée libre ouverte à tous (oui, oui c'est gratuit) !

projection du film suivie d'une rencontre-débat avec Marie-Clémence & Cesar Paes
puis d'une auberge espagnole : apportez à manger et à boire pour partager vos impressions autour d'un repas
clôture festive
pour célébrer la fin du cycle des projections du Ciné Léon...









Soa Iombonana
Concert inédit avec Fenoamby, Olombelo Ricky et Edgard Ravahatra


Vendredi 28 mai 2011 à partir de 19h30 près de Tours
Centre Socio-Culturel
Avenue des Courvoyeurs 37530 Nazelles-Negron

contact : 06 26 78 66 64

Ambiance 100% garantie par l'association des étudiants malgaches de Tours qui l'organisent









et Z comme...


ZA de Raharimanana
Dimanche 29 mai à 19h à Paris

Maison de la Poésie Passage Molière, 157, rue Saint Martin, Paris 3e
dans le cadre du Festival Poésie Sonore


d'après Za (éditions Philippe Rey)
mise en voix : Thierry Bedard avec Rodolphe Blanchet et mis en musique par Tao Ravao
production : notoire / de l'étranger(s) (Paris), Bonlieu scène nationale d'Annecy




Cordialement,
l'équipe de Laterit



 


Hello everyone,
sorry, most of the events happen in France but
ANGANO... ANGANO... Tales from Madagascar and SAUDADE DO FUTURO are available in our shop, with English subtitles, NTSC
encoding,
and free zone.

You can also check out a first extract of Charles Kely's concert, a great moment of music... an acoustic music from Madagascar, with a touch of bossa, jazz, blues and funk!


Charles Kely was in concert on May 19 & 20 at the Zèbre in Paris to introduce his new album "Zoma Zoma" .

author-composer, guitar & voice : Charles Kely
bass : Julio Rakotonanahary
drums : Emile Biayenda
saxophone : Alain Debiossat

more info http://www.charleskely.com
album Zoma Zoma available here
http://www.boutique.laterit.fr/product.php?id_product=132

sound : Matthieu Rousseau
direction : Cesar Paes
production : Laterit productions

Best regards,
the Laterit team

  Laterit productions
9 rue de terre-Neuve
75020 Paris
Tel : +33 (0)1 43 72 74 72
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:51

Les soleils font la roue

dans la fenêtre, au bout,

à l’autre bout de la

perspective des murs

le plancher s’incline tout doucement vers eux

comme en une révérence qui reconnait

la beauté de leurs grands éventails frémissants.

 

Les soleils se pavanent

ainsi que des tétras

ils se tournent autour dans le tulle bruissant

parmi la gaze et la bruine

des forêts

rengorgés, faisant des moulinets

de leurs bras

et l’on ne peut détacher notre regard d’eux

cependant qu’ils aimantent le pâle plancher

à force d’aligner leur pas de l’oie dément,

d’entre-heurter leurs poitrails dans un bruit de fer

et de rouille, de ferraille qui grince, crisse.

 

Des soleils

en forme de boucliers martiaux

et ce plancher qui fait glisser le lit vers eux

avec, à son bord, vos yeux émerveillés

charbon noir transfiguré par l’éclat du manque

 

 

Patricia Laranco.

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:37
En ce temps-là où s’alentit le temps, si, à chaque pas, butent ses sabots sûrs, ce n’est pas qu’il hésite entre avoine et breuvage, c’est pour mieux préparer sa ruée. Non pas un coup de pied frappant quelque vieux lion : elle forge l’étincelle qui met en feu les euphorbes dans l’âtre et la mère des souvenirs.
Il est allé paissant de be...aux chardons, a brouté touffes d’herbe, de toison, dormi debout quelquefois sous les palmes ; on l’a chargé de bâts, de paniers d’aubergine, attelé à des meules. On a hurlé haro sur le baudet. Il a tiré des charrettes, porté le Lumineux sur l’échine. Son nom ? Nullement Martin ! Mais, tel celui partageant son manteau, il a pu marcher longtemps sans lassitude. Il ne s’appelle pas Rucio, fût-il ici ou là petit et rondelet.
Pourtant, il a connu des jambes décidées qui s’écartaient dans l’ombre de son ombre pour lui livrer passage, à lui qui n’avait pas l’insolence de la parole super me sensim residens ac crebra subsiliens lubricisque gestibus mobilem spinam quatiens pendulæ Veneris fructu me satiavit*. Bienheureux jardinier (ainsi l’appelle Apulée, le Berbère), il s’occupait des roses. Il a plané septième ciel et le voilà bleu roi. Rouge, il aurait surgi terreur des morts sous Pharaon.
Mais où, l’âge de l’Âne d’or en métamorphose ? Penicillum folia fricat. Comment faire entendre qu’avec une discrétion raffinée, cela te, me, nous regarde ? S’offrent ici, à toi, à moi, à nous voûtés d’un grand silence, les caresses du pinceau, leur tendresse parfois violente, la texture de ce qui a été choyé, palpé, bouchonné, peau à peau, chair ou papier, sa délicatesse – c’est dire les difficultés, le risque assumé, la nature picturale exposée, le fragile des parts de monde, le vent les sables leur mouvance. Le tout toujours recommencé, revisité, caresse encore, encore réitérée, lignes, couleurs et tons sans relâche se recomposant parce que sans cesse émus. L’univers : à toute heure divers.



* Approximativement : « s’asseyant peu à peu sur moi, tressautant rapidement, agitant de doux mouvements ma pine enfoncée en elle, ses pommes de Vénus [ses fesses] oscillant, elle m’a satisfait ».
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:32
Bonjour,

Pour consulter les textes de Stéphane Zéphir et Stéphane Dutertry, faisant suite à la conférence-débat autour de la laïcité qui s'est tenue le Jeudi 13 janvier 2011 à l’Institut Français de Maurice (IFM) à 18h, cliquez sur http://www.upim.info/  puis allez sur les articles dans la page de garde.

Pour consulter les grandes lignes des conférences-débats de Joseph Cardella sur les philosophes libertins, cliquez sur http://www.upim.info/intervenants/joseph-cardella/

Bonne lecture !


--
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
email : upmaurice@gmail.com
site web : http://www.upim.info
Tél. : Annick au (00.230) 701 3587
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:29
Bonsoir,
 
J'organise, avec le soutien de la bibliothèque de Sarrebourg (57), une exposition
d'art postal (mail-art) qui a pour thème : "LA FIN DU MONDE".
Je serais heureux de votre participation.
L'expo est prévue en juillet-août 2012. La date limite des envois est fixée
au 31 mars 2012.
Techniques et formats libres.
Dans un premier temps toute personne désireuse de participer est priée de
me contacter en indiquant son adresse postale.
Un courrier sera envoyé par la bibliothèque de Sarrebourg début octobre.
D'ici là, ne pas envoyer de travaux.
Vous pouvez diffuser cet appel à conribution le plus largement possible.
(travaux d'enfants également acceptés)
 
Bien cordialement,
 
Alain Helissen
 
 
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 18:36
samedi 11 juin
de  20h à  23h
L'INSTITUT FRANCAIS DE MAURICE vous convie à
SAKIFO  FESTIVAL MAURICE 2011
Musiques actuelles / World Électro Folk

avec
KARTICK & GOTAM FEAT.
MENWAR
  MO'DJ
au
Centre Équilibre
Lite Bar
Trianon, Mauritius
KARTICK & GOTAM
KARTICK & GOTAM, c'est un projet collaboratif et global qui ne s'arrête jamais. Le duo parcourt le monde et mixe l'électronique aux musiques traditionnelles et folk des quatre coins de la planète. Les deux DJ israéliens ont fait de Chennai, et de l'Inde du Sud, leur lieu de création. Fortement imprégné de musique indienne, le duo s'approprie un monde hybride. Sur leurs chansons, cithares et tablas côtoient trombones et accordéons, et s'imprègnent de chants tadjiks sur "Boye Boye" !

Le titre de leur dernier album, KARTICK & GOTAM le tiennent d'une expérience. Dans l'attente de leur visa pour l'Indonésie, le duo se trouve coincé dans un lounge Business Class de l'aéroport de Singapour. Ils sortent leurs laptops, et se mettent au travail. En sort un album aux titres intrigants. "Business Class Refugees" est né.

Music producer > Kartick (Patrick Sebag)
Sound designer > Gotam (Yotam Agam)
MENWAR
Son séga est nourri d’un sentiment de blues et alimenté par un moteur à percussions. Il saute, tourne sur lui-même, les bras écartés, son corps longiligne à la limite du déséquilibre. MENWAR a la ferme intention de rejouer la célèbre fable de La Fontaine et montrer que la tortue peut toujours dépasser le(s) lièvre(s), 29 ans après avoir pris le départ. Connu sous le pseudonyme de MENWAR, Stephano Honoré est auteur, compositeur et chanteur de l'île Maurice. Avec sa formation, et toujours fidèle à ses convictions artistiques, MENWAR sillonne le monde en griot avec son longuement recherché Sagaï pour raconter sa vie, son pays et ses idéaux.



MO'DJ / AFTERPARTY . BIG WILLY'S . TAMARIN
Le roi des nuits de Bamako, inventeur du djembéni, ce style mêlant électronique et musiques maliennes, vient faire le show derrière les platines du SAKIFO Maurice. Le maître-ambianceur a déjà remixé Amadou & Mariam, M ou Franz Ferdinand. Vendeur de cassette sur la gare routière de Bamako, le jour, et DJ dans les clubs de la capitale malienne la nuit, MO'DJ est l’un des premiers à remixer la musique malienne et africaine en général, avec les moyens du bord. MO'DJ va révolutionner le dance floor occidental.


Producteurs : SAKIFO / Silent Partners
Partenaires : Fête de la Musique / IFM
Stag / Radio 1 / La Sentinelle Ltd / Caractères / Concorde / Bureau Culture et Avenir / Hôtel Tamarin / ôtayô / HABIT

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Concert
SAKIFO Festival Maurice 2011
Samedi 11 juin 2011 - 20h

Centre Équilibre . Trianon
Tout public

Billets en vente sur le réseau ôtayô
Tarif spécial membres IFM (prévente uniquement) :
Avec la carte Médiathèque IFM
Prévente 1 soirée : Rs 500
Pass 2 soirées : Rs 800

Tarif général
Prévente 1 soirée : Rs 600 / Sur place : Rs 800
Pass 2 soirées : Rs 1000

T : 466 99 99
www.otayo.com
www.ifmaurice.org
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 11:16

Peut-être que l’Homme se sent moins exister que les animaux. Chez lui, conscience, pensée, mots, rêves s’interposent sans cesse entre lui et la densité de l’instant présent, qui est pure existence.

D’où le problème du sentiment d’irréalité qu’a si fréquemment évoqué la philosophie (les penseurs indiens, Platon, Descartes avec son doute, Wittgenstein…).

L’Homme est une créature distanciée du monde, une créature qui regarde le monde.

Ses mots (peut-être même déjà sa verticalité) l’ont « exilé » du reste de la Nature.

C’est peut-être la raison pour laquelle il ressent un tel besoin d’expliquer ce qui l’entoure et/ou de s’en émerveiller.

 

 

 

 

 

L’insoutenable, plumeuse légèreté de l’instant !

 

 

 

 

Nous survolons l’instant…à moins que ce ne soit lui qui nous survole !

 

 

 

 

Tout être humain est une île d’intériorité.

 

 

 

 

 

Toute existence, toute vie est une déperdition de vie.

 

 

 

 

 

La Vie est, à tous les niveaux et à tous les instants, un combat contre la dégradation qui abîme, altère, ronge. En ce sens, on peut dire que c’est une force d’opposition.

Mais pourquoi cette lutte contre les forces d’entropie ? Y a-t-il une signification à lui donner ?

 

 

P.Laranco.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 11:08

TEXTE.

 

 

ce sang vient de tous les terroirs, il irrigue la pleine mémoire des lendemains, ces étendues de sable qui attendent de nouer les connivences, ce sang est l’assemblage de toutes ces petites mains qui tissent les verbes qui vagabondent l’innocence, ce sang est ce fleuve nocturne où se déversent toutes les traces de nos traversées, ce sang réunit les songes de plus d’hommes, de femmes et d’enfants qu’on ne peut en espérer, ce sang est si limpide qu’il brasse tous les astres de tous les univers, il est si violent qu’il enchaine les frontières a l’armature des déclins, ce sang est si pur qu’il affaisse le gravat de nos rêves alourdis par la haine, ce sang vient de partout et rien de pourra l’arrêter, ni les conventions du mal, ni les doctrines de la différence, ni les tranchées vétustes de l’or et de l’argent, ce sang fragmente le bleu de tes yeux et le dissipe dans toutes les mers, ce sang façonne avec les dentelles de ta peau des flammes qui consument nos dérisoires, ce sang est si fluide qu’il engorge toutes les terres, il imbibe toutes les sèves, il gonfle les corps, il étend les âmes, il éblouit la lumière, il est là, forcené, impérieux, il danse quand nos corps deviennent cendres, il exulte quand le crépuscule se disloque dans la nuit, il exulte quand nos mains sont soudées et que rien ne parvient à les disloquer, ce sang est baume pour nos cicatrices, il scelle toutes les viscosités de l’histoire, il suggère les ténacités de l’absolu, les forces de l’alliage, ce sang foulera la terre amère, et ce sang assoiffera les mers tumultueuses, ce sang détruira les cloisons qui nous contraignent aux fictions de l’appartenance, ce sang sera la cavalcade de tant de mélanges, de tant d'osmoses, ce sang juxtapose les inflexions de toutes les langues, sais-tu parfois qu'un rien nous sépare de l'abîme, sais-tu qu'il suffirait d'un souffle pour tout détruire, sais-tu qu'il est tant de folie, le sais-tu, sais-tu que l'homme reste à inventer et que ce sang moissonnera toutes les vertus de nos illusions pour en faire un recueil de nos possibles, le sais-tu ?

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