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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 11:08

 

 

 

 

 

Quand tout se réduit

à minéralité

quand l'espace mué

devient peau blanchie

d'os

 

 

 

 

 

Tout, confit dans une brume de chaleur mauve...

 

 

Le désert, comme un avant-goût

de l'Infini

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Anjanita MAHADOO.

Texte: P. Laranco.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 11:00

ZAGIKANODONTOUTAKAMONFITIFI.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Ses yeux bleus. Sa peau orange et transparente. Ses dents vertes. Sa chevelure rouge. Ses oreilles mauves. Ses petites antennes jaunes. Ses nombreux nombrils. Ses deux cent quarante doigts. Ses ongles à base de silicone. Son cerveau gigantesque. Ses neurones noirs qui cogitent des formules à la vitesse de la lumière. Ses jambes, pardon ses pattes, squelettiques et roses.

 

 

 

Il est Zagikanodontoutakamonfitifi. Tu es Zagikanodontoutakamonfitifi.

 

 

 

Mon Zagikanodontoutakamonfitifi.

 

 

 

Et je t’aime.

 

 

 

Galaxie de couleurs. Corps magnifique et fantasque. Charme si intense qu’il parvient à soumettre les cœurs les plus stoïques. Intelligence si sublime qu’il est parvenu à résoudre toutes les énigmes de l’univers.

 

 

 

Tu échappes aux mailles du temps et de l’espace.

 

 

 

Tu es d’ici et d’ailleurs. Et de nulle part.

 

 

 

Et le plus souvent tu demeures dans mon cœur.

 

 

 

Tu es Zagikanodontoutakamonfitifi.

 

 

 

Mon Zagikanodontoutakamonfitifi.

 

 

 

Et je t’aime.

 

 

 

J’aime quand tu me récites tes poèmes. Je n’arrive pas toujours à tout comprendre mais j’aime ces mélodies qui émanent de ta bouche. Mais s’agit-il d’une bouche, d’un tuyau d’évacuation ou d’un orifice, je ne sais trop mais qu’importe, qu’importe la science, qu’importe la sotte raison car je t’aime.

 

 

 

Et oui je t’aime.

 

 

 

Et je conserve dans les replis de mon âme un de tes poèmes, court et fulgurant, qui se lit ainsi.

 

 

 

Gapou dou ga do go namo toutankton

 

 

 

Gapou dou ga go

 

 

 

Peut-on traduire la beauté ? Peut-on cerner la beauté ? Je n’ai malheureusement pas les réponses mais ce poème est BEAU, il dit en trente syllabes toute la féerie de l’amour.

 

 

 

Pardonnez-moi ce lyrisme beat, pardonnez-moi de poétiser mais c’est la vigueur ancienne de l’amour, j’aime et je suis aimé.

 

 

 

Oh mon Zagikanodontoutakamonfitifi !

 

 

 

Et je t’aime. Je me souviens encore de notre première rencontre, sous les aléas d’un ciel bleu, un après-midi, ta tasse volante qui soudain surgit dans ma chambre et ce regard, ton regard qui me fusille. Et me tue.

 

 

 

Pourquoi toi, pourquoi moi ?

 

 

 

Et je t’aime. Je me souviens encore de nos premières rencontres dans l’espace intersidéral, à l’abri des regards, les yeux dans les yeux et tes antennes dans mes oreilles.

 

 

 

Et je t’aime. Et je me souviens encore de la découverte de ta planète, la planète Zagigododododododo. Rien à voir évidemment avec le Dodo, précision utile pour ceux parmi vous qui estiment être perspicaces ou futés. Planète merveilleuse car il est le fruit de vos rêves, il n’existe que si vous en rêvez. Autrement il se dissipe. Ainsi Zagigododododododo est un lieu de tous les possibles, on peut voyager dans le temps, inventer tout ce qu’on veut, on y rencontre les personnages les plus étranges, comme ce ver de terre qui croit être Zeus ou encore cette tasse volante qui se métamorphose en navette spatiale.

 

 

 

Et je t’aime. Et je me souviens encore de ton premier présent. Une mallette magique ! Mais est-ce que je peux en parler, je ne veux pas faire des jaloux.

 

 

 

Qu’en dis-tu mon Zagikanodontoutakamonfitifi ?

 

 

 

Et il me répond OUI.

 

 

 

Une mallette magique donc qui a permis ma métamorphose, qui a modifié mon ADN et qui m’a transformée en un Zagi, semblable à tous les habitants de ta planète. Evidemment on n’y voit que des planètes pardon du feu car mes parents, mes amis croient toujours que je suis un être humain mais je ne le suis plus. Je suis désormais un Zagi.

 

 

 

Oui, oui l’amour triomphera de tout car c’est au nom de l’amour que je me suis converti ou que j’ai plutôt converti mon ADN. Et croyez-moi, modestes petits terriens, c’est un véritable privilège mais il n’y a pas lieu de se vanter, d’exacerber la vanité, je suis ce que je suis, I am who I am, un hybride, un métis mi humain, mi Zagi, un être remarquable, tout comme toi mon Zagikanodontoutakamonfitifi.

 

 

 

Et nos projets sont nombreux. Nous ne sommes de ceux qui peuvent se contenter de la routine du mariage, qui s’abandonnent à l’ennui, nous ne sommes pas de ceux qui obéissent aux règles de la société, humaine ou Zaginesque, nous ne sommes pas de ceux qui obéissent aux contraintes du travail, de la mécanisation des cœurs, nous ne sommes pas de ceux dont l’ambition primaire est la pseudo stabilité des bourgeois, nous, c'est-à-dire toi et moi, mon Zagikanodontoutakamonfitifi, nous possèderons l’univers.

 

 

Oui l’univers tout entier nous appartiendra !

 

 

 

Et maintenant je vais vous lire un autre poème de mon amoureux.

 

 

 

Veuillez me pardonner de frissonner.

 

 

 

Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Grrrrrrrrrrrr ( bis ).

 

 

 

Je me lance, ce poème risque, je vous en préviens, de changer à tout jamais votre vie.

 

 

 

Gadinodoi Ganidonosi

 

 

 

Pomido domido go GA fi Gazi.

 

 

 

Et je traduis, traduction certes imparfaite mais je veux bien essayer car la beauté exige des témoins.

 

 

 

Le soleil est

 

 

 

Une orange qui est plus rose qu’on ne le croit.

 

 

 

Et voilà, en moins de deux lignes tu as résumé tout la vanité de l’être, tu as dit l’essentiel sur notre humaine et Zaginesque condition. Et surtout tu as su trouver une parfaite métaphore pour célébrer ma beauté.

 

 

 

Merci mon Zagikanodontoutakamonfitifi.

 

 

 

Faut-il maintenant que j’évoque ton talent de psychopathe ?

 

 

 

Le faut-il mon Zagikanodontoutakamonfitifi ?

 

 

 

Faut-il dire que tu arrives à décrypter les méandres de l’esprit d’un animal en analysant ses pattes, que tu arrives à tout savoir à propos de lui en moins de deux secondes ?

 

 

 

Faut-il dire aussi que tu as un Cassefat ?

 

 

 

Que tu es doté d’un organe, le Cassefat, situé dans les entrailles de ton poumon grenat, qui te permet, en moins d’une seconde de détecter les imbéciles ?

 

 

 

Faut-il aussi dire que tu es le plus merveilleux des amants ?

 

 

 

Attendez. Je crois qu’il vient de me transmettre sa réponse.

 

 

 

Go pa do KO NO ste

 

 

 

Go zi Ko kon dopo !

 

 

 

Attendez je rebranche mon traducteur ADN. Et la traduction est : tu m’emmerdes avec tes conneries, bientôt tu vas te mettre à parler de mon anatomie.

 

 

 

Pardonne-moi mon Zagikanodontoutakamonfitifi, oh pardonne moi il n’était dans mes intentions de t’offenser, loin de là mon ange…

 

 

 

Et, et tu me pardonnes !

 

 

 

Quelle compassion, quel amour !

 

 

 

Oh merci mon Zagikanodontoutakamonfitifi tu es trop gentil. Tu es un Zagi mais tu comprends si bien les femmes. Tu es sans doute le seul être dans l’univers à comprendre les femmes.

 

 

 

Et maintenant je vais dormir, je n’en peux plus de t’aimer, c’est réjouissant et épuisant en même temps.

 

 

 

Mais c’est l’amour.

 

 

 

Est-ce que tu viendras tout à l’heure dans mes rêves m’insuffler le rêve de tes rêves mon doux Zagikanodontoutakamonfitifi ?

 

 

 

Est-ce que tu viendras mon doux Zagikanodontoutakamonfitifi ?

 

 

 

Je t’attends.

 

 

 

Mais il semble qu’un message me parvient de l’espace intersidéral et sidérant.

 

 

 

Con ne Gro sse Do do Gro.

 

 

 

Sans doute un chef d’œuvre poétique. Je le lirai à l’aube. Je t’aime !

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 13:35
 Cher(e)s ami(e)s Une occasion de rencontrer les poètes des 
éditions PHI. L'Ambassade du Luxembourg à Paris vous invite
à une réception le vendredi 27 mai à 17 heures
devant le stand luxembourgeois no 517, Place
St-Sulpice .
Au plaisir de vous y rencontrer. Amitiés Jean Portante
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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:44

« Ils furent parmi les derniers grands bâtisseurs de pyramides ; ils n’avaient qu’une seule idée en tête : construire des pyramides ».

« Violence et bains de sang se succédèrent et, pour finir, c’est toute une culture qui tomba dans l’oubli ».

Cette culture, c’est celle des LAMBAYEQUES, qui tirent leur nom de la « vallée perdue de Lambayeque, située au nord du Pérou, dans les contreforts de Andes, « à l’ombre de la Cordillère ».

LAMBAYEQUE est un lieu à part, « encore hanté par son passé ». Là furent bâties des foules de pyramides qui constituaient de « véritables chef d’œuvres d’architecture », par un peuple encore très « mystérieux » aux yeux duquel, précisément, « la survie dépendait » de semblables constructions.

Aujourd’hui, le temps aidant, ces pyramides ont pris l’aspect assez méconnaissable des étranges « monticules fondus dans le paysage » et « largement entamés par l’érosion » que la documentaire nous donne à voir.

C’est à TUCUME, le « complexe le plus vaste » de cette civilisation( il compte 26 pyramides) que se remarquent encore le plus ces bizarroïdes « collines », Tucume qui, par ailleurs, vit l’effondrement de cette culture.

Mais, fort heureusement, « depuis plusieurs années, archéologues, climatologues et experts en médecine légale » unissent leurs efforts pour percer enfin les secrets de ce « monde perdu ».

Tout d’abord, fut mené un relevé précis de « l’emplacement des pyramides », qui lui-même permit d’identifier et de distinguer « trois grands sites », bâtis à des dates différentes : PAMPA GRANDE (qui est, en fait, « une seule grande pyramide de 150 m de haut sur 200 m de large »), BATAN GRANDE, et TUCUME, le lieu aux 26 pyramides mentionné plus haut, qui fut aussi le lieu de «la folie » finale.

Le commentateur précise que les Lambayeque « ne connaissaient pas l’écriture ».

En dépit de cela, « vers 700 après Jésus-Christ, ils commencèrent à prospérer.

Question majeure : quelle était la fonction de leurs pyramides ?

Pour y répondre, il faut, en premier lieu, se rappeler le fait que « toute société qui dresse des pyramides le fait dans un but précis ».

L’humanité, à ce que l’on sait, a connu une douzaine de civilisations « à pyramides », parmi lesquelles les plus connues sont celles des ANCIENS  EGYPTIENS pour qui elles étaient des tombeaux, et celles des AZTEQUES et des MAYA de Mésoamérique pour qui elles étaient à la fois tombeaux et lieux de « rituel ».

On ne saurait pourtant faire le parallèle entre ces cultures et Tucume, où la « conception » pyramidale se révèle « toute autre ».

Les 26 édifices, « de tailles très différentes », s’étendent sur un « site de plus de 1 500m2, disposé « autour d’une montagne ».

Les plus remarquables sont sans doute « une gigantesque plate-forme rectangulaire de 700 m de long sur plus de 20m de haut » encastrée dans le flanc de la montagne et « une terrasse grande comme sept terrains de football ».

L’intérieur des pyramides de Tucume est « dépourvu de salles ». Ces constructions sont équipées d’une « rampe de 120 m de long entrecoupée de plateformes pour régler la circulation » ; elles comportent également un « lacis d’arches et de couloirs rapprochés ». Ce sont donc des édifices complexes, dont des modélisations par ordinateur nous restituent au passage l’aspect pour le moins impressionnant.

Bâtir de telles structures impliquait une mobilisation de masse non moins impressionnante de « centaines d’ouvriers », appuyés pour leur ravitaillement d’innombrables agriculteurs, tous « prêts à donner tout ce qu’ils avaient » pour mener à bien la construction des édifices.

Ces derniers étaient faits de « briques de boue séchée cuites au soleil » et il en fallait un très grand nombre. Sur chacune de ces briques figurait la « marque » de son fabriquant (en quelque sorte, son « logo » sous la forme d’un signe). Les fabricants étaient regroupés en « des centaines de fabriques dispersées dans la vallée ».

La toute première pyramide produite par cette culture a été datée : « 1 100 après Jésus-Christ ».

« Une vieille maquette d’architecte » a même « été retrouvée à Tucume ».

Tout nous indique que la construction de ces ensembles architecturaux grandioses répondait à un « besoin irrépressible ».

Vers les sommet de l’édifice pyramidal se trouvait « un ensemble de salles », dont certaines étaient « richement décorées ». Dans certaines de ces salles se sont signalés « des restes de nourriture : os de lamas et arêtes de gros poissons » ainsi que des « fours, graines et fragments de porteries ». Aucun doute n’est permis au vu de ces découvertes archéologiques : « plusieurs générations d’hommes aisés ont vécu et mangé ici » ; « les pyramides ont été des lieux d’habitation dans le plein sens du terme ; elles abritaient les « palais des seigneurs qui gouvernaient ».

On a d’ailleurs trouvé « les restes d’un homme de trente cinq ans qui avait du vivre là » : le fait qu’ils arboraient encore « bijoux et coiffure de plumes » révèle son « rang important », ce qui ne fait que conforter la thèse.

« Des générations de seigneurs ont vécu au sommet des pyramides de Tucume ».

« 26 seigneurs logeant dans 26 pyramides, les plus puissants au sommet des plus grandes ».

Les sommets aplatis des édifices étaient « précédés de séries de rampes ». Au niveau de leur centre, les salles-lieux de vie. A l’arrière, de « vastes cuisines » qui exploitaient pour une large part lamas et poissons, ainsi que des « ateliers » et des « remises ».

Le devant de la pyramide était, lui, « réservé aux cérémonies publiques ».

Les pyramides de Tucume se trouvent, il faut y revenir, rassemblées en cercle autour d’une montagne. A cela, une explication : on attribuait, dans l’ancien Pérou, aux montagnes « des pouvoirs magiques ». « Elles abritaient les dieux » et étaient la source (vitale) des eaux qui descendaient dans la vallée pour venir irriguer les récoltes.

Les pyramides, quant à elles,  étaient des « montagnes miniatures », qui symbolisaient le pouvoir.

Ainsi que nous l’avons déjà vu, « les habitants se tuaient à la tâche » pour les construire, car leur érection représentait « un travail de titan ».

« Les seigneurs vivaient au sommet des pyramides pour protéger les gens contre leur plus grande crainte ».

Qu’est-ce à dire ? « Qu’est-ce qui les effrayait tant ? ».

La réponse nous est donnée par les trois grandes villes de la vallée : « Pampa Grande fut la première à sortir de terre », après quoi on l’abandonna complètement et définitivement pour aller s’installer à Batan Grande où l’on repartit de zéro, entamant de nouvelles constructions de pyramides ; peu de temps après que ces dernières eussent été érigées à leur tour, il en alla de même pour elles : elles furent désertées au profit d’un tout nouveau site, celui de Tucume où l’on repartit encore de zéro. Et, encore plus étrange, à chaque fois, il y eut « incendie répété du sommet des pyramides », juste avant que la population ne fuie. Le feu, « très intense », a laissé une trace rougeâtre toujours bien présente de nos jours sur les ruines, ainsi que nous pouvons le constater au vue des images que le film nous présente. Pourtant, « aucune trace de bataille ni d’invasion » n’a jamais été détectée sur les lieux par les archéologues. L’un d’entre eux dresse ce stupéfiant constat : « ils ont mis cent ans à construire le site, puis boum, ils l’ont abandonné ! ».

Reste à se demander pourquoi et, aussitôt, « le côté sinistre des choses apparait » : le feu avait une fonction bien précise dans la culture des Lambayeque ; il « purifiait les endroit touchés par le mal », chassait le « mauvaise énergie ».

Ainsi, la force surnaturelle que redoutait ce peuple le contraignait à purifier radicalement puis à abandonner des sites dans l’édification desquels il avait pourtant mis toute son énergie.

Grâce aux archéologues, nous savons à présent quelle était cette force : il s’agissait en fait d’une force qui, quoique puissante, était naturelle, d’une « force météorologique » : les strates de Batan Grande sont formelles, elles révèlent que « la ville a été frappée par un véritable mur d’eau », et « le site voisin de Moche » a quant à lui subi l’assaut d’une « violente tempête de sable ». Ces phénomènes apocalyptiques sont l’œuvre du redoutable EL NINO, qui, chacun le sait, est très actif dans la région.

Mais les malheureux Lambayeque, bien entendu, ne le savaient pas, et interprétaient leurs mécomptes comme « l’expression de la colère des dieux » et de l’échec de leurs souverains à protéger la communauté.

Lorsque « torrents de pluie, maladies et famines » s’installaient, les grandioses pyramides devenaient « maudites » et on n’avait alors qu’une hâte : les incendier puis les fuir pour en construire d’autres ailleurs dans la vallée.

Une seule exception à un tel cycle infernal, toutefois : Tucume où « aucune trace de catastrophe naturelle » n’est décelable mais où cepndant il y a quand même eu action du feu.

Grâce à la mise au jour d’ « une ruelle labyrinthique » débouchant sur un temple qui n’était autre que « l’ancien centre religieux de Tucume, théâtre d’offrandes en période de crise », les patients archéologues ont pu lever le voile sur les mystérieux « derniers jours » de l’ancienne cité.

On a pu déterminer, nous révèlent-ils, que « la pierre au centre du temple symbolise la montagne et ses puissants dieux ». On lui déposait de multiples offrandes courantes et le film nous fait « assister » à l’une de ces scènes sous la forme d’une reconstitution. Si les offrandes courantes liées à la routine de la vie religieuse n’étaient guère susceptibles de provoquer l’effroi, celles qui eurent lieu « dans les derniers jours » furent en revanche « bien plus sombres ».

A l’été 2005, on procéda à l’examen d’ « ossement humains que l’on avait découverts à l’extérieur du temple ». Le documentaire zoome sur un squelette très révélateur, puisque, comme commente sur le terrain de fouille même, son examinatrice, « la tête et les deux premières vertèbres du cou ont été rompues et détachées de la colonne vertébrale », cependant que les « marques très nettes de coupure sur les vertèbres » prouvent de façon éclatante que « la tête a été tranchée ». Il est temps de faire « brrr », puisqu’il s’avère que « la plupart des 119 corps –dont quelques uns de femmes et d’enfants – ont été décapités, ce qui nous met ici en présence d’ « un des plus grands  sites sacrificiels des Andes » précolombiennes.

Or, il semble que dans la logique de beaucoup de ces cultures amérindiennes, les sacrifices soient « inévitables en cas de crise ». Aucun doute : la « fin de Tucume » est liée à ce type de processus ; « il a du s’y passer des choses si terribles que le nombre de sacrifices n’a cessé d’augmenter pendant les derniers temps ».

Alors, on se demande de quel genre de choses « si terribles » il peut bien s’agir…et la réponse s’impose d’elle-même, pour ainsi dire, par recoupement. »En 1532, les CONQUISTADORES arrivent au Pérou, bien loin de Lambayeque ». »Pris pour des dieux mythologiques », ils donnent lieu à toutes sortes de « rumeurs » qui elles-mêmes génèrent une « grande peur » dans tout le Pérou, y compris à Tucume.

Or, ce qu’il faut savoir (et qu’on ne nous a pas encore dit), c’est que « les INCAS avaient déjà pris le contrôle de la vallée », qu’ils avaient donc intégrée à leur brillant empire. Un an après l’arrivée des envahisseurs européens, Tucume apprend la capture et la mort du dernier Inca. Choc. « Vague de peur » aussitôt traduite par des sacrifices humains visant à apaiser les dieux.

On sait maintenant beaucoup de choses sur le déroulement de ces sacrifices :

1. « le grand prêtre parlait au dieu de la montagne ».

2. « un autre prêtre au dieu du tonnerre »

3. « un autre encore au dieu des éclairs ».

Le rituel était d’une précision qui le rendait « très strict » : « l’élite lambayeque et le gouverneur inca se rassemblaient autour du temple, le grand-prêtre soufflait des poudres colorées sur la pierre centrale, il se parait d’un masque afin d’endosser le rôle d’un dieu ». L’exécution rituelle, quant à elle, se pratiquait « devant le temple ».

Sur les squelettes d’exécutés auxquels on a fait allusion, « aucune marque de lutte ni de trauma péri-mortel » n’est à noter ; les incisions sont « lisses », et « les bras, allongés le long du corps, sans traces de ligatures ». D’autre part, « des graines d’amala aux vertus paralysantes ont été trouvées à l’extérieur du lieu de culte ». On sait pourquoi : les sacrifiés étaient, au préalable, forcés à ingérer une grande quantité de ces graines, dont l’effet les laissait parfaitement conscients, tout en paralysant de manière tout aussi parfaite leurs muscles. On imagine bien qu’il devait s’agir là d’une « mort atroce ».

« 90% des corps découverts sur le site portaient des marques à la gorge et au cou ». Finalité des blessures ? « La perte d’une grande quantité de sang ». On a pu même établir que « la gorge était tranchée de gauche à droite, sur des victimes agenouillées face contre terre », sur lesquelles s’acharnait un bourreau qui, de crainte de s’éclabousser de sang, demeurait soigneusement « derrière elles ». Ensuite, « on ouvrait la cage thoracique de haut en bas, dans le but d’en extraire le cœur de la victime à peine morte, au moyen d’un couteau sacrificiel », un peu comme chez les Aztèques. La motivation était la « recherche de sang », qui « nourrissait les dieux » !

Toutefois, à mesure que le temps passait, les Lambayeque s’apercevaient, à leur grande déception, que « les sacrifices ne stoppaient pas l’avancée des Espagnols », bien au contraire. Conséquence : motivés par une peur grandissante, ils les augmentaient de plus belle et, vision effrayante, « les corps s’empilaient » littéralement devant le temple.

Puis, inévitablement, vint le moment où l’on jugea que « les pyramides avaient perdu leur pouvoir surnaturel » de protection. Il s’ensuivit, comme pour les fois précédentes, « l’embrasement des palais » qui trônaient à leur sommet puis celui du temple lui-même.

Une fois l’abandon de Tucume consommé, « ç’en est fini », et ce « définitivement », des pyramides de la vallée et, avec elles, d’une tradition « vieille de plus de 3 000 ans » !

Mais « où sont allé tous ces gens » qui, fort nombreux, peuplaient le lieu, dorénavant voué à l’oubli ?

Là, « cela reste un grand mystère ».

 

 

P. Laranco.

 

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:34

...ELLE SAIT...

 

 

 

 

 

 

Mon esprit est au genou,

A son mouvement de pendule,

Qui m'offre tes jambes

Et des pages avec...

     ****

Mon regard se pose presque,

Sur tes doigts en chair aimée,

Dont la chaleur suffit,

A ouvrir mon coffre...

     *****

Mes mains sur ton front,

Bombé,intelligent,

Débordant de rayons,

De féminité choisie...

     *****

Mon corps réitère

La cérémonie du thé;

Et le tien,samovar,

Aux délices fruités...

     *****

Intimité assouvie,

Essences entremêlées;

Elle sait être belle la Vie,

Quand elle te ressemble...

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:43

Le soleil m’ouvre ses bras chauds

et les referme autour de moi,

autour de mon torse, de mes

bras, qu’il enserre, ligotant

mon corps tel un anaconda

aux anneaux lourds aux muscles épais.

Le soleil serre son étau

pour m’étreindre du mieux

qu’il peut

je sens

son poids se resserrer

sa substance

épouser mon corps

je sens sa chaleur me draper

me contenir comme un fourreau

je savoure

l’instant présent

le froid

est chassé de mes veines !

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:38

 

PAR UNE AILE INVISIBLE...

 

 

 

 

 

 

Brèves éclaboussures

De silex et de chair

Qui cinglent la peau

Souple et fragile

De la terre et du ciel

 

Brisures de la matière

Friable du monde

Que l'éclair recouvre d'un bleu de cendres

Et qui se déchirent

Comme des nerfs à vif

 

Tendus d'un astre à l'autre

Par une aile invisible

Pour que l'univers

Voyage à l'infini

Dans cet amoncellement

D'images et de couleurs naissantes

 

Poème écrit sur une encre de Martine Aruna Le Cam

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : M.N. MARSON.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:36

Lire, c'est un peu comme parler. Ne dit-on pas qu'il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche ? Eh bien, je crois qu'il ne faut jamais, non plus, se contenter de ne lire qu'une fois un assemblage de mots. La lecture n' a pas été, me semble-t-il, conçue pour les impulsifs.

 

 

 

 

 

 

 

Le plus grand ennemi de la femme n'est autre que...la femme elle-même. Embourbée qu'elle est dans son fonds de rivalité mesquine, stérile et inextricable avec l'autre femme.

 

 

 

 

 

 

Le besoin d'éblouir fausse souvent l'authenticité des rencontres. Celui de ramener tout à sa petite personne et d'établir, d'emblée, une "hiérarchie" entre les êtres, aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'espèce humaine n'est pas dissociable du reste des êtres vivants, et par conséquent de la planète Terre.

 

 

 

 

 

 

 

 


La philosophie se doit d'être une pratique qui secoue les consciences.

 

 

 

 

 

 

 

 


Le monde est un fouillis de plans, de superpositions de plans, de recoins et de labyrinthes.

 

 

 

 

 

 

 

 

La ville est un arrière-monde.

 

 

 

 

 

 

 



Les gens aiment s'illusionner...et aiment illusionner les autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que les gens vous pardonnent le moins, c'est de les mettre devant leur propre vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'aime l'aigle à l'oeil acéré,
au regard
descendu des cimes
image de lucidité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La papangue et l'aigle voient mieux
en se retranchant haut
et loin
dans les tourbillons du ciel calme

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 


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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:10
Pour assumer l’altérité entre l’océan et les roses de mon jardin, la falaise se dresse ; fière sur sa selle de sable ; « Etretat c’est moi ! » dit-elle aux vents qui veulent bien l’entendre ; Etretat c’est elle, digne d’échos, de digues et de longues laisses écumeuses ; souveraine, elle trace à la sueur de sa craie, de grands traits ...blancs comme sa signature, des liserés d’ivoire comme une raie dans les cheveux des rives, dentelles pour la côte, afin de garantir le retrait, que mes roses survivent.

S’il y a flux à ras bord, ce n’est pas dans la nature des eaux de fondre sur l’homme en des raz de marée, mais c’est la faute à l’homme de se déverser là
comme un gros rat de mares !

À propos de falaise, dans le creux de mes propres os, mon calcaire qui à lui-même l’âge du crétacé, dit l’histoire des silex porteurs de souvenirs en strates de mémoires, comme des disques durs ; torsades d’A.D.N., les galets roulent sur la plage, sans ricochet, rien que pour faire beau.

Etretat, dehors il bruine, c’est bien ma Normandie qui pleure ! L’huile s’étend sous le pinceau ou la palette de Courbet et de Monet, ça sent la térébenthine !

Comme érodée par les encres sous la plume de Flaubert ; entre les fils de la toile et les mots de Maupassant; j’ai vu ainsi, dans le chat de l'Aiguille Creuse, de grands horizons nouveaux pour une Terre nouvelle, une nouvelle Renaissance en ce siècle nouveau.

Alors, ce matin même, pour marquer le coup, j’ai remis les pendules à leurre dans leur boîte de Pandore, car il est dorénavant temps d’évider les évidences, de vivre dans la transparence, sans mensonge, ni manipulation, il est enfin temps de franchir l’échappé, de faire le grand écart en de grands espaces symboliques (…)

Extrait de "L'altérité" (2011).
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