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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:14

BAYA

 

Te voilà femme tronc d’arbre

avec ta main de poulpe posée sur ta cuisse

tu touches terre à nouveau

au risque

nouveau bateau- bus

nouvelle route fleuve

tu as touché la mort

lippe écorce

me râpe la joue

je te soutiens

sans te mouiller

mes larmes- mains

sont cristaux ou fossiles

après l’attente

après ces longs mois allongée

les yeux au plafond

le souffle fort

tu inventes un langage nouveau

des mots nouveaux

Tamaman Kamaman Tekamaman

Trois mystères soufflés pour tout dire

Joie attente colère

Témoin

Je suis témoin

Tu es témoin

Le monde est témoin

Tout est problème

Le lit, le vent, la pluie

Tamaman Kamaman Tekamaman

Les secondes étonnées s’essoufflent

s’arrêtent

cherchent sens à tout cela

femme tronc

jambes racines

mortes à moitié

tressautant parfois

incongrue danse sans musique

et ces ongles qui n’en finissent pas de pousser

as-tu voulu gratter la porte de paradis ?

équerre de ce coude angle géométrie

imparfaite du corps

laver

laver le corps

mousse malodorante

où remonte le temps

la mère lave l’enfant

puis l’enfant lave la mère

une fois devenue mère elle aussi

ici on a sauté un maillon

l’enfant lave la femme tronc

le bras à poulpe

l’angle obtus

le chagrin courbe

en boucle

Te voilà femme- tronc

Tamaman Kamaman Tekamaman

Tu ne connais même plus le prénom

Le prénom de l’enfant

Ton nouveau bras

Ton instrument

Tes jambes par procuration

Enfant branche

Debout

Raidi

Présent

Dont la sève fulmine

Et cherche un voyage intérieur

Une vie vertigineuse

Un ailleurs

 


in Océan Indien, Les Xérographes, 2006

 

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 09:54

Parler de fleurs et détourner le profit

Parler de toi et enjamber les barricades lémuriennes

Du non dit

 

Assis au chevet du mort dans l’immanence du brasier

Assis au sépulcral chevet

Je suis celui qui fait l’amour avant d’écrire

Quand d’autres

Je suis le dieu d’un monde de pacotille

Quoi d’autre

 

La lumière sur Bruxelles et sur ta fesse

Se mêle au fiel se mêle de vent

Et le soufre lent s’écoule de tes ailes

Trop lâches

 

Je suis le dieu d’un univers que j’aimerais croire parallèle

Je suis deus ex machina à l’ensimage vaginal

Quand je fais l’amour j’invertis son nom

Et retroussant ma chair j’enserre en moi son séant

J’entrouvre la faille qui me mène au cœur

 

Je suis celui qui écrit mots

Celui qui crache vers sur la page grêle du manque

Du mépris

Juste pour la beauté du geste

Et l’inutilité

 

J’aime errer sur le papier

Et de tes ailes d’ange délinéer les contours

Avec un filet de salive

J’aime brasser ton corps comme une mer de véhémences

Errer sur le cierge des convoitises

Et m’enfoncer dans l’or

Vierge

 

Soleil au bout des doigts

Soleil grevé de solipsistes ivraies

Grave nudité d’un torse

D’un membre

Aux décalages tectoniques

 

Devenu seul en moi j’ouvre les yeux

Je vous observe de l’intérieur

Avec la tempérance de la terre

Des éléments

Avec autour de moi vos velléités vos ombrages

Je me couche

J’entrouvre la faille qui me mène

Au cœur de vous

 

 

 12.12.2010

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 12:58

 

D’après les études de scientifiques appartenant à diverses disciplines, les femmes seraient bien plus observatrices, plus empathiques , plus intuitives et plus douées pour les relations que les hommes.

Ceux-ci, marqués par l’action hormonale de la testostérone, seraient, au contraire, plus « obsessionnels » et plus « autistes », bien plus doués pour l’hyper-concentration.

On peut peut-être se risquer à se demander si cet « autisme » n’expliquerait pas – du moins en partie – la plus forte créativité masculine.

Pour créer, en effet, il faut être « obsédé », habité par ce que l’on crée, ou veut créer. Des réflexions (telles celles de P. Brenot sur « Le génie et la folie » *) et même certaines recherches scientifiques semblent pointer un lien entre l’hyper-créativité du génie et des formes de dérangement mental. Gödel, Nietzsche, Artaud, Kafka, Camille Claudel, Van Gogh, John Nash ou Virginia Woolf en sont de bonnes illustrations.

D’autre part, on connait maintenant la « fragilité » émotionnelle et psychique des surdoués et l’on sait qu’il y a (du moins dans l’état actuel de nos connaissances), parmi ceux-ci, une proportion d’individus de sexe masculin supérieure à celle des individus de sexe féminin.

Tout cela laisse à réfléchir…

Evidemment, cela ne dispense pas, pour autant, de s’attarder sur l’oppression et le rabaissement que subissent les femmes du fait de l’ordre social (misogynie) ou que pendant longtemps elles ont subi du fait de l’ordre « naturel » lui-même, qui voulait que la femme soit accaparée, voire « handicapée » par des servitudes telles que la grossesse, la fonction maternelle.

Cependant, l’on peut dire aussi, maintenant, avec certitude (voit le livre de Louann Brizendine intitulé « Les secrets du cerveau féminin » *) que la femme est la base et le ciment de toute structure sociale humaine. Elle trouve dans le rapport aux autres et dans la vie sociale un vrai épanouissement, même en l’absence de toute contrainte. Elle fonctionne dans le LIEN.

Sa réceptivité basique la tourne, tout naturellement, vers l’amour, et c’est, d’ailleurs, ce qui, pendant longtemps, a incité les hommes à une fascination qui les a amenés à la relier à la sphère du sacré (les Grandes Déesses).

La femme n’est pas seulement maternante, elle soutient le tissu social. On ne devrait pas l’appeler la « deuxième moitié du ciel », mais la « première ».

Comme l’expriment bien les vieux mythes (dans le style « La Belle et la Bête »), c’est elle qui « civilise » l’homme. Elle est, depuis les origines, celle qui désamorce les tensions, apaise les conflits potentiellement destructeurs dus à la violence masculine innée. Toutes les cultures reconnaissent peu ou prou que « le poids du monde repose sur elle »…ce qui lui vaut tout ensemble beaucoup de souffrances et beaucoup de « respect ».

Mais la créativité, elle, implique une sorte d’ « asociabilité ».

Le vrai créatif est libre et seul.

 

 

P.Laranco.

 

 

* Philippe BRENOT : Le génie et la folie, Odile Jacob, 2007 (article sur ce blog).

* Dr Louann BRIZENDINE : Les secrets du cerveau féminin, Le Livre de Poche, 2006 (article sur ce blog).

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 11:19

ÎLE.

 

 

 

 

J’aime

le goût du silence

dans le balan des cannes

 

ce rien

qui flagellé

torture l’orchidée

 

la peau sombre du soir

sur l’écale des mornes

 

l’écorce de la pluie

sur la poussière des dalots

 

                                                                      

 

 

 

 

 

17 septembre 2008

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:46

Voyage des corps

Tous les hommes de la ville sont passés par là

Ils comptent les cailloux de la rue

Apprennent par cœur les graffitis des enfants        

C’est avec le charbon que les enfants ont gravé

Les visages  de ceux qui sont passés par là

Tous  les hommes de la ville ont  aimé   

Les femmes  nues       

Ont aimé  les marchandes du plaisir

Ruelle dans une ruelle dans une ruelle 

C’est comme cela que la ville a assiégé les ruelles     

Tous les hommes

De la ruelle  « EL HILILI » est venue une  conquête  claire     

Mais quelle  est cette conquête dans les corps

Qui verse un vin le meilleur des vins

Et la maîtresse du lieu de sa voix  laide

Hurle à ce que le plaisir soit donné en détail

Chaque soir les jeunes filles se font  belles

Vient la maîtresse et  leur prend leurs  cœurs   

Qu’elle met dans des  sacs à mains troués

 

C’est sans cœurs que les filles  achèvent

Le partage les baisers et les sarcasmes

C’est le voyage du corps vers le corps

Tous les hommes de la ville sont passés par là

Ils ramassent du plaisir

Un plaisir sans sel

Son écho se perd dans les dédales des ruelles

Les hommes de la ville tous les hommes

Sont passés par là

Les tonneaux de vin font la cour aux corps   

Les crânes des filles sont inondés d’eau de vie

Une eau qui chante   au  plaisir

Un plaisir sans sel

 

 

 

 

Traduction de Mohamed EL JERROUDI

 le 11/02/11

-----------------------------------------

 

 

 

سفر الأجساد

 

 

رجالات المدينة كل رجالها مروا من هناك

يعدون حصى الزقاق

يحفظون نقوش الأطفال

بالفحم نقش الأطفال على الجدران

وجوه كل الذين مروا من هناك

كل رجال المدينة عشقوا النساء العاريات

عشقوا بائعات الهوى

زقاق في زقاق في زقاق

هكذا استدارت المدينة على الأزقة

بزقاق المدينة الموسوم :الهلالي

كان الفتح المبين

أي فتح هذا في الأجساد

يوزع النبيذ المعتق

و سيدة المكان بصوتها الخشن

تصيح أن وزعن الهوى بالتقسيط

كل مساء تتزين الصبابا

تأخذ السيدة قلوبهن

تضع القلوب بحقائب مثقوية

يعشقن بلا قلب

و بلا قلب ينهبن

توزع القبلات

فالقهقهات

فالسفر من الجسد إلى الجسد

كل رجالات المدينة مروا من هناك

يجمعون الهوى

هوى بلا ملح

يضيع صداه في ردهات الأزقة

رجالات المدينة كل رجالها مروا من هناك

براميل الخمر تغازل الأجساد

في جماجم الصبايا ماء الحياة

يغني للهوى الذي بلا ملح 

 

 

 ZOUGUI Habiba

 

 

25/01/2011

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 18:08

Le 14 janvier, la révolution tunisienne chassait le prédateur Ben Ali du pouvoir. Aujourd’hui, après des jours et des nuits d’intenses mobilisations populaires, la révolution égyptienne a jeté dehors Moubarak. Notre joie est immense. L’espoir est enfin à l’ordre du jour. Après des années de sommeil contraint, la Révolution arabe est de retour. Elle n’est plus une utopie, un rêve nostalgique, un souvenir qu’on évoque avec mélancolie, mais une perspective concrète, une dynamique en œuvre, une réalité qui fait vaciller tous les dictateurs du monde arabe, un mouvement qui bouscule toutes les entreprises impérialistes et notamment américaines, un tremblement de terre qui terrorise l’Etat d’Israël.

 

 

 

 


 

Lisez la suite :

 

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1242

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Indigènes de la République.


 


 

 


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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:51

TERRE DE FEVRIER

 

 

 

 

 

Là je marche vers les arbres souvent

 

Ces vieux roseaux des talus froids

m'aiguisent une envie de vert acide

de flâneries à la lumière neuve des bois

 

Que le noir s'efface des fossés humides

que la perce-neige force sa voie

Février jamais ne me vient les mains vides

 

Ici m'invite la terre au bleu du printemps

 

 

 

 

 

 

 

8 février 2011

 

Texte et photo : Joëlle Cazé.
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 16:53


Ce film est l’histoire des habitants de la commune rurale de Tranovaho, dans la région de l’ Androy à Madagascar, la où manque le plus élémentaire des besoins : l’eau.


Bien avant tout le monde, Hery Rasolo dénonçait la situation d'urgence du Sud malgache.

A l'extrême Sud de Madagascar, dans la région de l'Androy, les "raketa mena", sortes de figues de barbarie, envahissent les terres cultivables.
Les habitants de Tranovaho nous racontent leur survie au quotidien, sans eau, sans poisson, sans autre nourriture que le fruit de ce cactus rouge qui répond au nom scientifique tout à fait charmant d’Opuntia stricta. Le "raketa mena" est une plante hautement invasive introduite au XXème siècle, qui a profondément modifié leur environnement. Les dunes s'étendent, le «raketa mena» envahit les terres arables et assèche les puits. Une histoire de changement climatique au présent racontée par ceux qui le vivent.

Ce film a reçu la Mention de l’Urgence au festival Plein Sud de Cozes.


voir la bande-annonce >

Jeudi 17 Février 2011 à 18h30
Centre International de Culture Populaire
21ter rue Voltaire 75011 Paris
Projection organisée en solidarité avec les populations en détresse de l'Androy
suivie d'une rencontre débat avec par le Collectif famine à Madagascar et Marie-Clémence Paes


Deux articles de référence publiés en décembre sur le sujet :
-
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/10/720-000-personnes-menacees-de-famine-a-madagascar_1451947_3244.html
- http://www.midi-madagasikara.mg/index.php?option=com_content&view=article&id=7487:degradation-de-la-situation-alimentaire--double-inquietude-de-sem-jean-marc-chataigner-&catid=2:economie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thursday, February 17, 2011 at 6:30pm
screening of the film RAKETA MENA by Hery A. Rasolo  
in Paris

Before everyone, Hery Rasolo wanted to draw attention on the situation in the South of Madagascar.

On the coast of Androy, region most in the South of Madagascar, the raketa mena, a species of cactus introduced in this century affected the native flora and has invaded the fields used for food production . People are facing a serious famine, especially because the Raketa Mena has also dried the wells.
The climatic conditions and foreign boats dragging large net prevent the fishermen from fishing. And who cares ?
A story about climate change told by those who already face it, in silence, far from media.

The film was awarded the Emergency Mention de l’Urgence at festival Plein Sud de Cozes.


see the trailer >

screening followed by a Q&A with the Collectif Famine & Marie-Clémence Paes
Centre International de Culture Populaire
21ter rue Voltaire 75011 Paris


Read more:

-
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/10/720-000-personnes-menacees-de-famine-a-madagascar_1451947_3244.html
- http://www.midi-madagasikara.mg/index.php?option=com_content&view=article&id=7487:degradation-de-la-situation-alimentaire--double-inquietude-de-sem-jean-marc-chataigner-&catid=2:economie



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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:36

I WANT A DRESS.

 

 

 

I want a dress as blue as the sky
With large coloured flowers
Red lilies, blooming sunflowers,
Blossoming magnolias, budding roses
Multicolored tulips and orchids
Flaming orange marigolds
And some magnificent birds of paradise
Laced with leaves as green as the lush grass
At the mountain top
Brushing against my feet at the hem
A sleeveless dress to feel the warmth
Of the blazing sun on my bare arms
Thus dressed I frolic in the meadows
My every movement
Creating waves in the dress
Like the ripples of the faraway blue-green sea
Feeling the softness of leaves and petals
With my fingers
Similar to the softness of the fabric on my skin
Which marries my curves
The breeze playing with my hair
It whistles mildly
My hair caresses my round-face
And draws back like the ebb
And it whistles again
And again the streaks strokes my face
And thus lost in all this splendor
Raising my naked arms
To the dazzling sun,
Adorning my lush red lips
With the most radiant smile
I thank God…
For my blue dress.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



JE VEUX UNE ROBE.

 

 


Je veux une robe aussi bleue que le ciel
Avec de grandes fleurs colorées
Des lis rouges, des tournesols en floraison,
Des magnolias bourgeonnants, des boutons de roses
Des tulipes et des orchidées multicolores
Des soucis orange, flamboyants
Et quelques magnifiques oiseaux de paradis
Enlacés à des feuilles vertes comme l'herbe luxuriante
Au sommet de la montagne;

Une robe

Dont l'ourlet m’effleure les pieds,
Une robe sans manches pour que je sente la chaleur
Du soleil rayonnant sur mes bras nus..

Ainsi vêtue, dans les prés, je gambade,,

Chaque mouvement
Créant mille vagues dans la robe
Comme les ondulations bleu-vert de la mer lointaine
  Je sens la douceur des feuilles et des pétales
  Sous mes doigts
Comme sur ma peau la douceur du tissu
Qui épouse mes courbes;;

Le vent joue avec mes cheveux,,

Il siffle légèrement
Dans ma chevelure, caresse mon visage rond
Et recule comme le reflux
Et il siffle à nouveau
Et les mèches me caressent le visage encore
Et ainsi perdue dans toute cette splendeur
Levant les bras
Au soleil éblouissant,
Ornant mes lèvres rouge-charnu
De mon sourire le plus radieux
Je rends grâce à Dieu ...
Pour ma robe bleue !

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:26

 

 

dans tes yeux / les cavales d’une trace /

sans doute / celle de la /

gangrène qui / s'est répandue en nous /

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


cette chair / si finement /

drapée / de noir /

est le lieu / de tous les obscurantismes /

du désir / et de ses grandes messes /

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la poésie enchevêtre / les sangs mêlés /

 

l’intuition de la beauté /  aux / archives de l'absence /


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  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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