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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:04

 

 

Vous pouvez aller le découvrir en  cliquant sur le lien :

 

www.umartimol.netfirms.com

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:42

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Photos : P.Laranco.

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:10

L'INNOCENT

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand les cancres lassent les cancrelats

Tu mens

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Quand les chants crevassent les chancres vastes

Tu mens

 

 

 

 

 


 

 


Quand les amants trépassent les mantes éparses

Tu mens

 

 

 

 


 

 

 

 

Quand les vents ressassent les ventres sas

Tu mens

 

 

 

 

 

 

 


 

Quand le temps tracera les tantras

Tu m’embrasseras

 

 

 

 


 

 

 


 

Quand dans l’entrelacs des antres las

Monte le ressac

 

 

 

 

 

 


 

 

Quand de part en part des remparts

Montera le sac

 

 

 

 

 


 

 

 

Quand dare-dare dans le dard blême

Remontera le

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Tu mens

 

 

 

 

 

 

 


 

Tu mens

 

 

 

 

 

 

 


 

Tu m’aimeras

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une pensée pour ma mère, qui chevaucha ces tortues quand elle était enfant...

 

 

 

Photos : Anjanita MAHADOO.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:52

Il n'y a rien...
qu'une échancrure de solitude.
C'est elle qui permet au monde de s'engouffrer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si nue
à attendre l'avenir
oeil d'effroi
chair de poule
...
...s'engouffre-t-il à reculons ?

Juste avant l'aube
dans le silence muqueux
bloc bombement de résistance opaque et gourd
traversé d'un circulaire et chuintant soupir
de pneu

insomnie aux odeurs de vase
qui reflue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais n'étes-vous pas, aussi, sensible aux beautés neigeuses de la page blanche ?
Belle, comme le commencement du monde, comme le vide où tout peut naitre, prendre forme, elle est potentiellement, virtuellement rich e de tous les possibles.
Elle est la vacuité hors souillure, l'espace vierge à l'état pur.
Il m'arrive quelquefois de lui trouver un pouvoir hypnotique.

Et, dans ces moments-là, j'aime qu'elle demeure en cet état.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à François Teyssandier

 

 

 

 

Mots d'orage
mots d'énergie
quand l'orage éclate, veineux
l'hématome du mot
bleuit
...le temps qui va
siffle son vent
qui arrache tout à la terre

Patricia Laranco.



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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 09:49

 

De gauche à droite, Umar TIMOL, Yusuf KADELet le professeur Benjamin BENIAMINO

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Yusuf KADEL (à gauche) et Olivier LAGE .

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 10:43

Patricia Laranco vit dans son poème repliée sur elle-même comme cette boule de silence qui se tient tapie au fond de sa gorge dans une somnolence repue mais provisoire.

Certes, on voit qu’elle résiste mal à la tentation de s’étaler sur la page, d’y prendre ses quartiers – rêves et plus encore cauchemars – mais c’est quand son vers devient mince et tranchant, qu’il oublie les articulations trop visibles de la prose, ses accumulations, ses redites insistantes, qu’il avance sur un rythme plus ou moins syncopé, toujours accablant, que sa poésie prend tout son sens.

Qu’on ne s’y trompe pas : ce désir d’abondance, ces impressions qui s’accumulent volontiers jusqu’à l’excès sont à la fois une façon de partir à la recherche de soi-même, de mesurer ses contours, d’éprouver aussi bien la réalité du monde que sa propre existence, et le signe indiscutable d’un manque, d’une solitude.

Patricia Laranco se définit elle-même comme une épine de chair . Son destin la voue à l’enfermement. Comment y échapper si l’individu est cette île posée sur l’océan (cf. poème A l’Île Maurice), gonflée comme un sein plein de fausses promesses, et voué à la cruauté de l’exil ? Il me semble justement que les mots sont pour elle un moyen de conquérir un espace qui lui appartienne enfin, d’où elle ne se sente pas exclue – à l’écart dit-elle sobrement. Mots qui vont se déployer sur la page en sombres caravanes, en noirs essaims, avec une tranquille obstination d’insecte.

Cette conquête est douloureuse. D’étranges lueurs circulent dans ces vers en dépit de la venue possible d’une douceur caressante : forêt sanglante de néons qui investissent l’espace d’un brouillard tremblant comme une peur ; brasseries rutilantes dont les violentes rousseurs vous piègent avec le puits sans fond de leurs miroirs vertigineux ; reflets cramoisis du vitrail où un oiseau offre aux regards ses ailes pourprées et son poitrail ensanglanté. A la fois  stridence d’incendie (rouges klaxons) et opacité des nuits dans un univers poisseux où le vent se tord, où le silence étire ses minutes moites. Etrangeté des objets. Murs.

Où s’ouvrira pour elle la porte d’un espoir ?

 

 

 

Jean-Paul GIRAUX.

(Préface à un manuscrit encore inédit, intitulé  L’Heure du Guet)

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:40

The hole thing is a cosmic joke

 

Lal Baba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un sacré en forme de silence, de rien, au goût imprononçable, en forme d'air ou de vent, de pluie parfois, un sacré en forme de lumière, de cinquième élément à la force des terres. Le silence des bouches et des poussières n'empêchera pas la syllabe de prononcer son refrain de lumière. Vivons-nous pour atteindre cette lumière , à moins qu'elle ne soit tellement en nous que nous ne savons plus où la chercher pour la faire jaillir ? 


Marien Guillé

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Toutes les îles sont poèmes

 

José Le Moigne .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai attendu que l'aube diaphane dessine le détail des branches nues. Levant les yeux, je ne savais point que dire du ciel: gris ou bleu, quelle importance? Celui du dedans rayonnait encore d'une autre chaleur.

Xavier Lainé

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 12:33

Quoi ? Le poète ne devrait-il pas être l’être du plein,

l’Heureux comblé de l’ambroisie,

du nectar

de l’intemporel ?

Ses facultés de contempler,

d’arraisonner le cours du temps,

de se nicher dans l’épaisseur

creusée, profonde du présent,

de régresser vers l’éternel,

vers l’immobile intensité

qui se referme tel un œuf,

une anse d’émerveillement

devraient lui suffire,

et ses mots !

Ses mots, leur luminosité

qu’il vole, en un prométhéen

élan qui le porte aux confins,

aux lisières de l’Ailleurs

ne lui sont-ils pas

un motif

d’être pleinement satisfait ?

 

Maudit sort qui veut que dans sa

bulle d’absence mordorée

qui le porte parfois si loin

si souvent, il soit assailli

d’une irruption, d’une effraction :

le besoin de reconnaissance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Patricia Laranco.

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 09:30

 

 

L'ARGILE ET LE SILEX.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'éclatement

Sonore des couleurs

Qui tombent d'on ne sait quel ciel

 

 

 

 

 

 

Et qui se heurtent

Et s'unissent

En un seul feu terrestre

 

 

 

 

 

 

Un signe d'espace

Gravé sur la paroi du vide

Se dédouble soudain

 

 

 

 

 

 

Pour faire jaillir

A l'écart de ce brasillement

Ténu de lumière

 

 

 

 

 

 

Qui crépite dans l'obscur

Enclos du silence

Et de la mort

 

 

 

 

 

 

Le nouveau souffle

D'un jour de brumes et de voix

En attente d'un premier mot

 

 

 

 

 

 

D'un premier feu

Qui naitront au plus clair du langage

De l'argile et du silex 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mémoire, miroir et mirage du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pierres qui s'amassent dans le ventre vorace du vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'obscurité et le froid suintent des os de la pierre.

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