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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 19:22

A propos de

 

 

"Les nations obscures, une histoire populaire du tiers monde", un livre de Vijay PRASHAD

 

 

 

LIEN :

 

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1043

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:06

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Photos : P.Laranco.

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 15:02

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Photos : P.Laranco

 

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 12:00

 

-Qu’est-ce que tu fais ici ?

-J’attends.

-Tu attends…mais tu attends quoi ?

-Eh bien…j’attends que le temps passe !...Ou, plutôt, je le regarde passer – comme les vaches regardent passer les trains…C’est une occupation comme une autre. Et puis, elle ne fait de mal à personne.

Comme ça, il ne passe pas trop vite. Tu sais, le temps, il est comme ça : dès que tu ne le surveilles plus, il s'affole, il s’accélère ! Un petit peu comme les enfants : turbulent, si pas surveillé. Il faut donc que je reste là, à le surveiller, à le regarder. Il faut l’avoir toujours à l’œil ! On ne peut pas lui faire confiance.

-Ah bon ? Mais enfin…en restant là, planté, tu ne crois pas que tu perds plutôt ton temps ?

-Non,  c’est tout le contraire : j’en gagne. Regardes-moi un peu ce temps : il passe sous mes yeux, magnifique. Avec la majesté, la lenteur lourde, épaisse, huileuse d’un grand fleuve aux dimensions de bras de mer !

Je le sens : à certains moments, il a presque la consistance d’une pâte, d’une coulée de lave.

J’aime le sentir s’égrener…le regarder prendre son temps.

Je me concentre sur lui, je fais attention à lui…et ça le flatte !

-Alors, tu restes comme ça  à le guetter, sans rien faire d’autre ?

-Oui, mais c’est une façon d’allonger ma vie…car ça le ralentit !

-Mais, bon dieu, pendant ce temps-là, ta vie, elle passe, et tu n’en fais rien !

(sourire malicieux)-Certes …mais rien, c’est déjà quelque chose ! Surtout quand c’est un rien de cette sorte !

 

 

 

 

 

 

 

L’essentiel est d’être.

Et encore…Je me demande.

 

L’essentiel est d’être et d’avoir conscience qu’on est.

Et encore…Je me demande.

 

Oups ! Je me demande si l’essentiel n’est pas de se demander si l’essentiel est oui ou non d’être  et d’en avoir conscience

 

si l’essentiel n’est pas plutôt d’être étonné d’être, sachant qu’être est avoir manqué (de peu) n’être pas

 

si l’essentiel n’est pas plutôt de faire le constat de l’étrangeté d’être.

 

Pourquoi être et être ce qu’on est sont-ils à ce point indissociables ?

 

Quel est le rapport entre être et la sensation, la conscience que l’on a d’être ?

 

Pourrait-il exister une sensation, une conscience de n’être pas ?

 

Et puis…où réside le plus grand mystère…dans l’être ou le non-être ?

 

Et puis…le non-être…serait-ce une résistance à la tentation d’être ?

 

Et puis…si l’être était seulement une sorte de refus de n’être pas ?

 

Il y a toujours un préalable à n’être pas…c’est ne pas naître.

Alors, pourquoi  ne nait-on pas, pourquoi nait-on ? Ce n’est pas net.

Pour être honnête, n’est pas né encore celui qui connaîtra, qui vous dira ce qu’il en est, n’est-on pas là dans le brouillard ?

 

 

L’essentiel ? Être.

Aussi est-on. Même à tâtons.

Il faut qu’on soit.

Que la soif soit. L’assoiffement d’être.

Alors, je souhaites que je soies. Que les vers à soie soient aussi. De même que les vers de terre. Les vers luisants. Les vers à pied.

Les vers solides et solitaires.

Les vers à six pieds (de nez) sous terre. Les versets et les verres à taire.

Les verres et la verroterie

Le verre blanc et de couleur.

Soyons, en ce monde !

Soyons, dans ce putain de monde…soyons, dans ce grand con de monde !

Soyons. De plein fouet. De plain-pied. Les pieds bien plantés dans la terre (ou – variante – dans le plat).

Soyons…et, surtout, fossoyons !

 

L’essentiel n’est-il pas…

Mais encore ? Je me demande…

 

Je me demande si ce n’est pas « n’est-il pas » qui serait l’essentiel.

 

 

P.Laranco.

 

 

 

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:12

Pour ceux qui  connaissent déjà et apprécient le "chantre de la créolité réunionnaise"  ainsi que pour ceux qui désireraient le découvrir :

 

 

http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9605

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 16:56

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Photos : P.Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 10:17

L’égotisme conduit les êtres à ne plus être aptes à se remettre en cause.

Or qui est incapable de se remettre en cause se prive d’évoluer. Se fige.

C’est pourquoi je persiste dans ma  propension à penser qu’un monde qui pousse à l’individualisme outrancier, au narcissisme, ce n’est pas bon, cela ne fait que puériliser, infantiliser l’Homme.

Quant aux (nombreux dans ce pays) chantres de l’individualisme, je les laisse chanter !

 

 

 

 

 

 

Il y a toujours une force qui nous empêche de nous juger nous-mêmes (et surtout, de nous condamner). Ce qui veut dire qu’il y a toujours une force qui nous empêche de nous connaître…

Cette force, c’est une force bête, sans doute basique, mais au combien vigoureuse, puissante !

 

 

 

 

 

 

Quand vous me parlez, vous ignorez que vous parlez à plusieurs personnes.

Je suis plusieurs.

Voilà quelle est la très amusante vérité.

 

 

 

 

 

 

Ce qui rend les femmes souvent si désespérément passives, conservatrices, dénuées d’audace, c’est, sans doute, au premier chef, leur fonctionnement hormonal. Nous savons maintenant (cf. l’ouvrage Les secrets du cerveau féminin ,  de la neuropsychiatre américaine Louann BRIZENDINE (*)) qu’il semble exister chez elles, une sorte de « programmation » d’ordre biologique qui induit un comportement  très marqué de renforcement des liens sociaux et d’évitement des conflits. Ce fut, sans nul doute, bénéfique au fonctionnement des groupes humains.

La sagesse orientale ne se trompe pas : tout est question de yin et de yang. Fonctionnement masculin et fonctionnement féminin se complètent.

Reste, cependant, que le mâle  humain est fortement sexué et, donc, que son cerveau est fortement imprégné par l’action de la testostérone (cf. Les secrets du cerveau féminin, toujours) et que, par conséquent, ses tendances dominatrices et agressives sont extrêmement développées.

Depuis le Néolithique, l’homme est particulièrement porté aux conflits territoriaux et, plus, dirait-on, il croît en nombre, plus ces derniers se développent, de la même façon que plus se développe son ingéniosité technique, plus croît la dangerosité des armes et autres moyens d’anéantir ses adversaires qu’il utilise. Une culture de la violence, de la soif de pouvoir s’est largement développée, dont furent – et sont encore victimes – les soi-disant « plus faibles », femmes et enfants.

Comment en finir avec ce règne de la testostérone devenue folle ?

Si l’on compte, pour ce faire, sur les femmes, le moins qu’on puisse dire est qu’elles n’apparaissent pas – ou, plutôt, qu’elles n’apparaissent PLUS- dans ce domaine, très bien armées.

Que dire de leur dépendance au lien, au regard des autres, de leur attachement au statu quo (par souci de stabilité) ?

On les célèbre, mais ne sont-ils pas, à présent, devenus obsolètes, inadaptés à la « nouvelle » donne des bouleversements humains ?

En écrasant la femme, les sociétés issues de la « révolution néolithique » n’ont-elles pas dangereusement rompu un équilibre de la nature humaine ?

La femme pourrait redevenir un remède à la folie des hommes. Mais pour cela, vu l’état où en sont arrivées les choses, c’est une certaine « violence » qu’il lui faudrait assumer.

Il lui faudrait, en somme, apprendre à perdre, ou, du moins, à atténuer bon nombre de ses « vieux réflexes ». Est-elle en mesure de le faire ?

Analysée ainsi, la situation n’est-elle pas un cercle vicieux, ne « bloque »-t- elle pas ?

 

(*) Dr Louann BRIZENDINE : les secrets du cerveau féminin, Le Livre de Poche, 2008.

 

 

 

 

 

Tout dominant n’a-t-il pas l’impression que sa domination fait partie de son identité même ?

Ne pense-t-il pas plus ou moins consciemment que, sans elle, son ego prendrait un grand coup ?

Au fond de lui, n’y a –t-il pas, qu’on le veuille ou non, l’idée que «  ne pas dominer, c’est n’être rien » ou encore que « ne plus dominer, c’est ne plus rien être » ?

 

 

 

 

 

Personne ne peut entrer dans la peau d’un émigré/immigré sans comprendre qu’il a PERDU quelque chose, une part de lui-même, en perdant le pays de ses origines.

Il peut, certes, s’adapter, voire s’ « intégrer », voire s’ « assimiler ».

Pourtant, il y aura en lui, toujours, ce sentiment de manque, de perte qu’il sera tout à fait susceptible de transmettre à la génération suivante.

Se déraciner, subir le déracinement, n’est jamais anodin.

(signé : un être qui s’y connait bien en déracinement et en pluralité de racines).

 

 

 

 

 

Eh oui . Même chez les humains, qui se croient pourtant si peu Bêtes, les mâles sont « programmés » pour déployer des parades amoureuses, des comportements qui visent à attirer à tout prix l’attention du sexe opposé, à l’impressionner !

 

 

 

 

 

 

Les gens peuvent ne pas supporter mon côté « redresseur de torts » et par trop « intello », ainsi que mon peu de sensibilité aux valeurs hédonistes.

Exactement comme moi, de mon côté, j’ai beaucoup de mal à comprendre leur façon de vivre comme si tout commençait et se terminait avec eux, leur façon ( à mon sens plutôt douteuse) d’ériger en idéal leur subordination à l’affectif et à la subjectivité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les mots, les mots…

oui mais tout ne dépend –t-il pas du sens qu’on leur confère ?

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui rend l’Homme si dur, si souvent agressif ?

Sans doute, pour une bonne part, sa fragilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’on lit certains auteurs occidentaux, que lit-on ?

Que l’Occident, au XVIe siècle, a développé l’ « ouverture aux autres », « l’esprit d’aventure » en allant audacieusement à la rencontre d’autres continents et en les colonisant.

Lorsqu’on lit d’autres auteurs, ceux-là appartenant à d’autres aires culturelles, on lit, en revanche, souvent, que, bien plutôt que de « s’ouvrir à l’autre », l’Occident imposa à ce dernier son contact.

Ceci nous montre à quel point les interprétations, les points de vue peuvent diverger, selon les ressentis intimes et les positions que l’on occupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut-être faut-il être un peu fou pour regarder le monde autrement.

Peut-être que regarder autrement,  c’est voir des choses inédites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En l’Homme, il y a quand même quelque chose qui s’interroge. Qui accole sur tout, y compris sur lui-même( et c’est peut-être là que les choses se corsent) un point d’interrogation.

Est-il dans la nature des choses que ce « noyau » interrogateur (autrement appelé la conscience) entre en conflit avec l’animal social aux instincts mal encadrés qu’est l’être humain ?

Bien astucieux qui saurait le dire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le racisme, maintenant, en France, s’alimente à la culpabilité.

Car, à présent, il s’agit de justifier l’agression colonisatrice que d’aucuns, ces temps-ci, renvoient à la figure de la Patrie des Droits de l’Homme (et l’immense bourde que celle-ci représente ?). Pour évacuer le « sanglot de l’homme blanc », on nous ressort le « fardeau de l’homme blanc » (« ils ne nous aimaient/ne nous aiment pas, nous menaçaient/menacent », ou « ils étaient vraiment trop crasse »).

La vérité est que c’est la loi du plus fort qui prime et qu’au fond d’eux-mêmes, tous les dominants, les privilégiés trouvent ça « normal ». Les mêmes qui nous abreuvent de grandes envolées sur « Droits de l’Homme » et démocratie feignent d’ignorer que leur vie entière repose sur la loi du plus fort, sur la domination la plus écrasante qui a jamais été à la surface de cette planète.

L’existence des autres ethnies renvoie le Blanc à ce qui, hélas, depuis cinq siècles, est l’une des essences de sa culture : l’expansionnisme.

 

 

P.L

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 13:34

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Photos : P.Laranco

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 13:08

 « RENCONTRE POETIQUE », La Jointée Editeur,2010.

 

 

Quatre langues : par ordre de succession dans le volume de 305 pages, le Chinois, l’Anglais, l’Espagnol et le Français.

Sept poètes « de réputation internationale » représentant à eux sept trois continents, l’Asie, l’Amérique et l’Europe.

A l’origine de cette initiative éditoriale anthologique et poétique, le « Sommet d’Envol de la Grue » qui, en 2007, réunit à Taïpei, sous la présidence du Dr YU Hsi, écrivain et éditeur, l es « experts du Forum du XXIe siècle », à savoir les poètes susnommés, dans un esprit de « promotion de la compréhension mutuelle et des échanges culturels entre les peuples, pour parvenir à la fraternité mondiale et à la paix grâce à la poésie, la littérature, la musique et la religion ».

Ces poètes sont tous des êtres de grande culture et de grande valeur humaine.

Tous, poursuivent une « élévation de la littérature », qui serait aussi une élévation de l’humain.

Tous cultivent une certaine inter culturalité, qui fait d’eux des citoyens du monde. Au nom de l’intelligence.

Tous croient que l’avenir de l’Homme, qu’ils veulent pacifique, passe obligatoirement par l’ouverture culturelle, l’ouverture à l’autre.

Familier des cultures orientales, le belge Germain DROOGENBROODT est éminemment conscient que « La vie » n’est qu’ « une fleur éphémère » et que « le mot » (du poème) ne peut que rechercher « l’insaisissable […] tout comme l’eau du fleuve / s’échappe de la main / mais dans la cruche / connait sa limite ».

Le Français Georges FRIEDENKRAFT, poète mais également chercheur en biologie et remarquable philosophe, s’adresse de façon touchante à son enfant métis eurasien en lui affirmant avec force qu’ « Il n’est rien de plus chatoyant […]/ que deux horizons / deux peaux deux sangs qui se mélangent ».

Ernesto KAHAN, cosmopolite lui aussi puisqu’il est simultanément argentin et israélien (fondateur des « Médecins pour la paix » en Israël) évoque sa lassitude profonde de la violence (« la même guerre », toujours, que ce soit dans le temps ou dans l’espace !) et le sentiment d’absurdité que le monde lui inspire et, avec « Ombre et néant », nous offre un bouleversant poème dont le sujet est la maladie d’Alzheimer.

Le brillant intellectuel Indien du Tamil Nadu Justice S.MOHAN voit, pour sa part, en « Dieu est amour » la « doctrine universelle. / Le noyau de toutes les religions », cependant qu’il nous avertit qu’ « Enfin réduit en cendre et sans trace laisser », il retournera « poussière, et sans rien regretter » et qu’il aspire à être un arbre afin de « sucrer les cœurs » avec ses « fruits doux » (tout cela, ma foi, est très indien).

Le linguiste slovaque Milan RICHTER développe une poésie qui frappe par sa profondeur (« CE QUE TU AS ECRIT / est partie indissoluble de toi […] et parmi les gens / se développe à sa façon / et aussi à la leur »), son caractère visionnaire (« tu regardais Dieu dans les yeux semblables aux trous noirs / Redressé au milieu de l’Europe qui approche irrésistiblement / les rives africaines »), en un mot comme en cent son charme (« le soleil peigne les cheveux de l’enfant »).

Maurus YOUNG, écrivain, historien et journaliste, traducteur, entre autres, en chinois, du Dr Abdul Kalam, poète, scientifique et onzième président de l’Inde, chante le multiculturalisme, l’harmonie, la puissance du lien familial (Poème « Mon petit-fils dans mes bras » : « Dans ses yeux / Je vois mon fils / Dans mes yeux / Il voit son père ») et nous donne la pleine mesure de son sens de la métaphore dans le texte « La montagne et l’eau ».

Enfin, pour terminer, YU Hsi, romancier, photographe et philosophe taïwanais, attire notre attention par son très beau texte de prose poétique de 12 pages, où il est question de plénitude (« Les enfants, heureux d’eux-mêmes »), d’espace et d’Infini, de temps, de quête de l’harmonie suprême où tout s’équivaut, hors de « l’absurdité » des « myriades d’illusions » qui constituent le monde, le tout étant présenté sous la forme d’une étonnante oscillation, d’une manière de pulsation entre visions quotidiennes simples et nues  et visions de nature spirituelle, nettement plus cosmiques.

De ce livre, on pourrait penser que c’est une sorte de « livre de sagesse ». D’une certaine façon, il nous porte à nous tourner vers les textes les plus profonds de l’univers sacré et philosophique.

« Les cinq tons – ne peuvent pas représenter complètement l’univers dans sa totalité ».

« mes yeux de sagesse peuvent me voir moi-même ».

« Ah…un cocon grand ouvert…Ah…divisé en la myriade des illusions de l’univers… »

« les traces du présent sont des fondations pour le passé ».

Alors, retrouver le sacré pour que le monde recommence (commence ?) à tourner rond ? Oui, mais pas n’importe quel sacré : celui d’une recherche intérieure qui rejoindrait la quête externe de l’infini. S’ouvrir aux autres en plongeant au profond de soi, du Soi ; le contraire de l’égocentrisme…

Oui, l’Asie a énormément de choses à apporter à l’Europe, au monde.

Plus généralement, toutes les cultures ont (ou devraient avoir) pour vocation de s’entre-offrir leurs propres richesses, sans nulle arrogance.

Comme le postule le bouddhisme, l’univers est un tissu d’interconnections. Nous en sommes arrivés à un stade où la modernité n’est plus un apanage – ni davantage une propriété – de l’occident, et où ce dernier (du moins, dans ce qu’il a de meilleur) cherche des solutions aux problèmes que représentent son vide spirituel et son « progrès » grandement destructeur pour l’environnement en se tournant vers des doctrines, des modes de pensée élaborés en Asie du sud et de l’est.

Je ressens cet ouvrage comme un vibrant appel au métissage. Parce que le métissage est une des manifestations de la conscience du Tout.

Saluons donc la concision, le lyrisme de ces poètes,  de ces poèmes d’aube !

 

 

P.Laranco.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 11:40

 

On vient d’apprendre que le Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO a ajouté la zone du Parc National de La Réunion (qui comprend les cirques de Mafatte, Cilaos et Salazie, et le Piton de la Fournaise) à sa liste de sites protégés (catégorie sites naturels).

Cette décision a été prise à Brasilia (Brésil), lors de sa 34e session.

Le Parc National de La Réunion occupe une superficie d’une centaine de milliers d’hectares soit 40% du territoire réunionnais, dans la région centrale de l’île.

Il a été retenu en raison de son caractère grandiose (gorges vertigineuses, volcans appelés « pitons ») mais surtout grâce à son extraordinaire patchwork de « forêts ombrophiles subtropicales », de « forêts de brouillard » et de landes, le tout abritant et protégeant une flore très diversifiée et très riche en espèces rares purement locales.

Le classement au Patrimoine Mondial constitue un bienfait pour qui en est bénéficiaire, non seulement en termes de protection d’un site, mais aussi (ce qui est loin d’être négligeable, surtout quand le pays est pauvre) en termes d’afflux touristique et de subventions internationales pour l’entretien.

Et puis la magnificence sauvage de « l’île-sœur » ne le mérite-t-elle pas ?

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