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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 12:19

 

LE MENSONGE DE L’ARTISTE OU…

L’ŒUVRE DE VÉRITÉ ?

 

            Guilhem, depuis plusieurs jours déjà, planchait studieusement sur une réflexion de Jean COCTEAU qui aurait écrit :

            « Je suis un mensonge qui dit la vérité »

Pareille formulation intriguait le poète qui ne parvenait pas à cerner avec clarté ni certitude ce qu’elle signifiait. Aussi relut-il pour la ixième fois ce que cette phrase, pas aussi simple qu’il paraissait, lui avait inspiré.

            «  A chacun sa vérité »,

prétend un dicton populaire. Cette formule lapidaire, dans son énoncé péremptoire, n’admet apparemment aucune contradiction. Cependant, malgré sa brièveté, elle implique de multiples interprétations et, notamment, une variation infinie sur la notion de vérité entraînant de facto celle de son contraire, le mensonge.

Parmi les diverses possibilités, plusieurs viennent à l’esprit mais une des plus significatives peut se résumer ainsi : la vérité décrétée par un individu ne correspond pas nécessairement à celle d’un autre pouvant dès lors la qualifier de mensonge. Certes, c’est aller vite en besogne et trancher peut-être un peu trop vivement mais le résultat s’impose au terme de l’analyse. Vouloir inculquer SA vérité comme la seule et unique valable relève à la fois de l’utopie et de l’intolérance mère de tous les extrémismes. Par un raccourci osé, il pourrait être conclu que transformer une vérité individuelle en vérité universelle revient à ouvrir la porte à tous les abus de pouvoir. Dès lors, celui qui endosse une telle responsabilité s’expose automatiquement à la contradiction qu’il décrétera mensonge. Ce fut et demeure, depuis les temps les plus reculés, les arguments employés par les puissants interprétant des idées philosophiques pour asservir les peuples sous prétexte de vouloir faire leur bonheur malgré eux Ils les appliquent en définissant des intérêts sociaux, politiques ou religieux souvent sous formes dictatoriales et dans le sang des contradicteurs déclarés vivre dans le mensonge. Ces… menteurs, les victimes, n’ont pas obligatoirement tort sauf celui de n’avoir pas la même vérité que celle imposée. Ce sont celles dictant les lois et la morale. Il en existe pourtant d’autres naissant d’évidences et qui s’y opposent. Elles sont autrement appelées « lois de la nature ».

Indéniablement, il n’y a pas une seule vérité mais une multitude. Par voie de conséquence, le mensonge relève du même processus. Donc, si l’une et l’autre sont à la fois identiques et antinomiques, ils restent tributaires d’un ensemble de fonctions constituant un individu. Son environnement va influencer son esprit.

Pousser le raisonnement plus avant permet également de démontrer que deux personnes appartenant à un même groupe social, ayant reçu une éducation identique et vivant de façons à peu près similaires, auront malgré tout de la vérité une vision sensiblement différente. Pour autant, l’une ne mentira pas par rapport à l’autre. L’une interprétera seulement autrement une même chose par rapport à l’autre. Affirmer qu’une se trompe et donc que d’une certaine manière elle ment, s’apparente à une hérésie. Par contre, considérer sa version revient à ouvrir son esprit à d’autres possibilités d’interprétation. Accepter d’écouter veut simplement dire s’enrichir et, pourquoi pas, remettre éventuellement l’acquis en question. Problème de choix : ou bien vivre selon sa propre vérité ou bien, comme une majorité réputée silencieuse, selon les mensonges conventionnels ou institutionnels. De là à conclure que vérité et mensonge n’existent pas réellement n’est pas dénué de sens puisqu’il s’agit de notions qui, en tant que telles, restent sujettes à caution. En effet, selon les époques et les lieux, elles acquièrent des significations variables

Dans l’absolu, toute idée rassemblant un minimum d’individus autour d’elle peut se transformer d’utopie en une certaine vérité puisqu’elle unit des gens ayant certaines convergences d’intérêt. Ainsi sont apparus les partis politiques, les religions et tout ce qui agglomère une masse. Mais si en aparté quelqu’un interroge séparément les membres d’une même communauté, il apparaîtra très vite, à des détails infimes, qu’émergent des différences d’interprétation du dogme général. Il s’agit là seulement d’une question de compréhension et non de trahison. Par définition, chaque être humain est unique. Le résultat des confrontations est donc conforme à cette logique qui se traduit le plus souvent par l’expression

- D’accord oui mais…

si chère aux parlementaires se prévalant de démocratie.

 

            Guilhem en était là de ses cogitations sur le thème du mensonge et de la vérité lorsqu’il se dit être sans doute hors sujet. Après tout, COCTEAU avait été un artiste et peut-être avait-il voulu définir au moyen de ces quelques mots, son rôle d’homme au travers de cette condition. Cette question fondamentale taraudait beaucoup de créateurs et Guilhem se la posait aussi sans parvenir encore à trouver de réponse satisfaisante.

 

Vivait-il, en tant que poète, dans le mensonge ou la vérité ?

Le public parfois, les journalistes souvent lui demandaient la même chose mais autrement :

- Vos œuvres sont-elles autobiographiques ou purement fictives ?

Voilà qui revenait à vouloir savoir s’il racontait sa vie ou l’inventait.

Peu enclin à se dévoiler, il répondait généralement par une pirouette. Ce n’était pas réellement refus de divulguer son intimité créatrice ou même pudeur. Il s’agissait beaucoup plus simplement d’une incapacité à répondre qu’il ne pouvait surmonter. Après quarante ans de carrière, il ne savait toujours pas.

- Mais c’est aberrant,

lui rétorquaient certains curieux impénitents croyant que tout auteur devait obligatoirement savoir faire la part des choses. A vrai dire, Guilhem se moquait de définir si ces œuvres étaient autobiographiques, donc imprégnées d’une certaine vérité, ou bien issue de son imagination, ce qui les teintait a priori d’une forme de mensonge, de mystification plus précisément.

Pourquoi fallait-il que le public veuille connaître les dessous d’une œuvre et, au travers de détails sans importance, tenter de découvrir l’homme caché derrière les mots ? Pour Guilhem, ces interrogations existentielles n’avaient aucune utilité et surtout, aucun sens. Le pourquoi, le comment et surtout le pour qui il créait ne signifiaient rien de très révélateur. Il n’attribuait pas plus de valeur à ces questionnements qu’il n’en accordait à ceux tendant à savoir si c’était sa vie qu’il transposait ou celle de personnages imaginaires. Lui-même, en tant qu’individu, ne représentait rien dans cette société mercantile friande d’un voyeurisme auquel il refusait

de se prêter.

Il n’était qu’un ciseleur de mots et de phrases, un artisan qui, à tort ou à raison, estimait que l’essentiel de son travail résidait dans ce qu’il essayait de transmettre et de partager. C’était là son credo. Tout le reste, ce qui entourait l’œuvre de sa naissance à sa parution, s’avérait totalement subsidiaire. Il délivrait un message, pas une vérité. Il appartenait au lecteur de cheminer de mot en mot pour forger la sienne selon qu’il trouvait ou non de quoi nourrir son imaginaire.

Guilhem avouait presque naïvement mais il tenait à cette idée qu’il exposait volontiers, qu’écrire symbolisait avant tout, selon sa conception, un acte purement égoïste. Pour d’autres, il pouvait être thérapeutique, ludique ou émotionnel. Il le reconnaissait auprès de ceux qui lui en faisaient la remarque mais pour lui, il restait viscéralement égocentrique. A l’en croire, il serait resté un grand enfant se racontant des histoires. Peu importait de savoir si c’était pour s’amuser, pour passer le temps, pour gagner sa pitance ou pour n’importe quelle autre raison plus ou moins avouable. Seul le résultat comptait. Si un œuvre, une fois théoriquement achevée, ne lui avait pas procuré le plaisir qu’il escomptait, il devenait quasiment inutile de la livrer en pâture au public. Dans ce cas, elle ne lui transmettrait rien d’autre qu’un profond ennui. Pour Guilhem, il était inconcevable de parvenir à un autre objectif que celui recherché. Par contre, s’il avait éprouvé une certaine jouissance, il pouvait espérer communiquer une part de sa douleur créatrice mais aussi de la joie qu’il avait eue à se sacrifier. Tout ce travail d’introspection ne devait évidemment pas apparaître clairement mais seulement transpirer au travers de l’intrigue. Ainsi, après le plaisir égoïste de la création pure, Guilhem souhaitait partager celui de l’échange parfois surprenant. Ainsi découvrait-il d’autres dimensions à ses œuvres. Les gens les recevaient selon leurs propres critères et certains y ajoutaient autre chose que ce qu’il avait cru seulement y mettre. Ils les enrichissaient, les transformant alors en prétextes au dialogue devenant d’autant plus fructueux que les critiques, négatives ou positives, étaient fondées. Dès lors, Guilhem admettait sans sourciller que son œuvre ne lui appartint plus complètement. Elle vivait une autre existence, indépendante, qu’il ne maîtriserait plus jamais. Il s’enorgueillissait de ces mille autres facettes qu’elle acquerrait malgré lui, y voyant la preuve qu’elle avait touché le public.

 

            Dès lors, toutes les raisons, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, tendant à justifier la création ne peuvent, selon Guilhem, qu’intervenir a posteriori pour tenter d’expliquer une démarche inexplicable et irrationnelle. Ainsi naquit une certaine défiance envers les biographies et plus encore envers les autobiographies.

Les biographes interprètent une œuvre en fonction de leurs propres critères et seulement à partir d’événements séquentiels jalonnant la vie d’un auteur. Ils livrent donc une vérité tronquée au travers d’une histoire partisane parce qu’aucun ne peut prétendre avoir suffisamment connu le créateur pour saisir tous les subtils méandres de sa pensée ou de son quotidien. Même l’être le plus proche, celui le côtoyant jour après jour, ne peut affirmer savoir ce qui se passe réellement dans son esprit.

Ceci  semble  d’autant  plus  vrai  à  Guilhem  que  partant  de  son

expérience, il lui arrive de ne plus se souvenir des circonstances ayant concouru à l’élaboration de certaines œuvres, notamment parmi les plus anciennes.

Vérité ou mensonge ? Désir de dissimuler une banale réalité ? Qui d’autre pourrait le dire hormis l’auteur se racontant dans une autobiographie ?

Cependant, qui accepterait humainement de se donner le mauvais rôle ? Le créateur, si sincère soit-il, n’en péchera pas moins par omission ne serait-ce que pour protéger une partie de son jardin secret.

Ainsi apparaît-il à Guilhem absolument aléatoire de raconter sa vie pour que des écrivains frustrés décryptent son œuvre. Le public doit se contenter du peu qu’il lui offre sans essayer d’en apprendre davantage. A ses yeux, l’important réside dans ce qu’il transmet, pas dans ce qu’il est ou est censé représenter. Certes, il s’inspire parfois de sa vie, de personnages rencontrés, de situations connues, de pensées ou d’idées qu’il nourrit ou encore de décors dans lesquels il a évolué mais de là à en déduire que les transcriptions qu’il en fait immortalisent son existence personnelle, il y a un pas important à ne pas franchir. Même s’il s’est approprié cette réflexion de MAURIAC selon laquelle un écrivain ne peut être crédible que s’il parle de ce qu’il connaît bien, il tient à conserver une part de lui dans l’ombre pour protéger les siens et surtout se protéger lui.

S’agit-il alors de sa part de… mensonges ? Est-il possible qu’il ait honte de certains épisodes de son existence au point de vouloir les dissimuler ? Ce brouillard planant sur l’homme permet toutes les hypothèses en entourant l’œuvre de l’écrivain d’un certain mystère. Ce jeu amuse Guilhem. Il a la conviction qu’après sa mort, des biographes bien intentionnés fouilleront dans les décombres de son passé pour découvrir cette vérité sur laquelle ils bâtiront leur thèse afin de l’inculquer plus tard à des étudiants avides ou à des amateurs éclairés. Peut-être en trouveront-ils une mais ce sera uniquement la leur, pas celle de Guilhem. La sienne, la seule, la vraie, l’unique à multiples facettes, il l’emportera avec lui sans rien en révéler à personne. Eventuellement, seuls ses intimes pourront partiellement lever un coin du voile au travers de ses écrits, réminiscences de leurs souvenirs, sous réserve le plus souvent de bien les déchiffrer mais s’y intéresseront-ils ? Rien n’est moins sûr puisqu’ils le connaissent sous d’autres aspects. Ils côtoient l’homme, le père, le mari ou l’ami. Habitués aux fantasmes de l’écrivain, ils les considèrent comme des évidences sans grand intérêt. Cette aptitude à brouiller les cartes constitue l’essentiel du métier de Guilhem. D’ailleurs, il prend parfois un soin tout particulier à prévenir ceux qui exigent d’en savoir toujours plus.

- Le travail du poète, du romancier que je suis, consiste à faire vivre des personnages et des situations qui n’existent pas nécessairement mais qui pourraient éventuellement se matérialiser dans la réalité. Une histoire reste une histoire et ne découle pas obligatoirement de la vérité, du vécu. Lorsqu’elle se déroule dans un roman, elle doit être concentrée, débarrassée de tous les détails inutiles. Elle va à l’essentiel. Ceci implique que les personnages doivent également être outranciers, friser la caricature tout en demeurant crédibles. Je les fais naître et vivre, parler aussi, mourir parfois. Je dois pour cela créer des situations antagonistes, conflictuelles quelquefois.

Il faut par conséquent se garder de prendre la lecture au premier degré en l’assimilant à une autobiographie. Il convient de conserver assez de recul pour ne pas oublier qu’un roman reste seulement de la fiction. Je crée. Imaginer signifie que mes personnages ne sont pas moi et ne disent pas nécessairement ce que je pense en vivant des événements que j’aurais obligatoirement vécus. Je leur distribue des rôles, comme au théâtre, et je les vis simultanément avec eux. Le romancier existe pour et par son roman le temps de son élaboration. Quant à l’homme qui exerce ce métier, impossible de savoir. Le romancier se réalise au travers de plusieurs destins qui ne sont pas pourtant ni nécessairement les siens puisque l’homme n’en a qu’un. Alors oui cette attitude peut vous apparaître comme un mensonge expliquant que l’homme vit dans l’illusion par l’intermédiaire du romancier. De votre point de vue cartésien, sans doute avez-vous raison. Cependant, s’agissant pour moi de ma condition, vous ne pourrez rien changer à mes vérités. Vous pourrez me menacer de tous les bûchers de l’Inquisition que vous ne parviendrez pas à transformer mon passé et mon présent. Vous ne pourrez pas davantage m’obliger à avouer que j’évolue dans le mensonge pour adopter votre vérité. Je ne la perçois pas autrement que comme une idée différente des miennes donc discutable.

L’histoire, la vraie, celle de mon pays languedocien m’a appris la tolérance. Alors, qu’importe le mensonge ou la vérité à partir du moment où personne n’en souffre ? Chacun possède son jardin secret et le protège comme il peut…

Ainsi Guilhem conclut-il son discours, se disant qu’au fond, COCTEAU avait eu à la fois tort et raison de se décrire mensonge disant la vérité. Peut-être songeait-il à l’homme qui n’est qu’illusion et à l’œuvre qui lui survit ? L’un serait mensonge et l’autre vérité ? Guilhem veut bien en accepter l’augure mais seul COCTEAU savait ce qu’il avait voulu exprimer en transcrivant ce mystère sorti de son contexte et il n’était plus là pour répondre aux questions en suspens alors…

 

 

Texte tiré du recueil Nouvelles artistiques

MARQUÈS Gilbert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 12:59

MASSUE DE LA CHALEUR.

 

L’été, c’est comme une innocence retrouvée.

Une immense liberté, dont les ailes s’ouvrent.

Au centre, votre éberluement d’être vivant. Votre étonnement de cette jouissance, qui vous transperce.

On s’effiloche, dans l’air granuleux de l’été.

Dans le souffle chaud, sec, qui monte de l’Afrique.

Le vide peut vous éparpiller en tous sens. Jamais ubiquité n’a été aussi franche.

Le vide a tombé le masque et poursuit son effort. Il dispose les miettes aigues de votre être. Comme s’il voulait les balancer aux pigeons…

Le corps essaie de suivre les sensations, leurs bonds et ceux des idées hors de la chair qu’ils renient ; le soleil copule avec les murs qu’il grignote.

Ça pourrait sentir le sable errant bien trop pâle, la résine visqueuse qui s’accumule avec lenteur dans les petits pots épais chargés de la recueillir, impassiblement fixes au bas des entailles rouges qui descendent le long des troncs de pins aux noires écailles, dans une forêt lointaine, jamais entremêlée, prisonnière du silence, des essaims gris de moustiques.

Pour un peu…en fermant les yeux…oui, pour un peu.

Pour un peu ça pourrait…L’été, c’est comme ça. Sa texture de grain de sable brille en vous. Qui perfore. Son souffle de pain chaud, de peau chaude, rabote.

Vous naviguez dans les rues minéralisées. Où la lumière abat d’énormes coups de gong. Vous passez à la lisière entre la ferraille oblique du ciel et l’ombre rétrécie glissée , ratatinée aux abois au pied des murs qui se carapatent. Juste là se trouve la massue de la chaleur, prête à s’abattre et à l’affût de votre tempe.

 

 

Patricia Laranco.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 12:52

L’individualisme à haute dose, ça rend bête !

 

 

 

 

A des degrés divers et selon différents codes, on est tous formatés.

Progresser, ce n’est jamais que se déformater un peu.

 

 

 

 

Bobos :

 

1.

Avec les Bobos, la bourgeoisie a changé : elle s’entretient dans l’illusion qu’elle est humaine !

 

 

2.

(Clin d’œil à la mémoire du regretté Jean Yanne)

Le monde est bobo

Tout le monde il est gentil…

 

 

 

 

 

3.

L’opinion publique française, actuellement, semble ne plus supporter qu’on critique la France et qu’on ne soit plus « fier d’être français ».

Mais n’est-elle pas elle-même la championne de l’auto-flagellation ?

La principale force « anti-française » n’est-elle pas, n’a-elle pas été longtemps une certaine intelligentsia de gauche qui faisait la pluie et le beau temps dans certains médias ?

Quant au libertarisme forcené mâtiné d’individualisme – non moins acharné – qui finit par éroder si fort le respect, la civilité, l’idée que « ma liberté finit là où commence celle de l’autre » et se traduit si bien dans les formules « après moi le déluge » et « où il y a de la gène y a pas de plaisir », en particulier chez les jeunes, n’est-il pas la conséquence d’un certain idéal « soixante-huitard » notamment porté aux nues par les conseils éducatifs de la psy Françoise Dolto et, par-dessus tout ça, d’un hédonisme promu par la société de consommation ?

Et maintenant c’est aux immigrés, à l’islam qu’on fait porter le chapeau ?

 

 

 

 

 

 

 

4.

Si le monde entier venait à s’embourgeoiser joyeusement comme l’ont fait les pays de civilisation occidentale, la planète Terre (à moins de trouver des parades jusqu’alors inédites) ne pourrait pas le supporter. Ça, c’est la réalité sur laquelle on n’insiste pas, celle qui fait mal.

La société capitaliste de consommation a pour logique de créer sans cesse artificiellement de nouveaux besoins et désirs, donc d’attiser sans cesse l’insatisfaction. Elle prétend qu’un jour, elle pourra satisfaire les besoins, et même les désirs, de tout le monde.

Mais il faut être le dernier des cons pour ne pas se rendre compte que c’est faux. Que non seulement c’est faux, mais qu’au surplus, c’est la pire des énormités.

Aucun brave Bobo d’Europe ou d’Amérique du Nord n’arrêtera jamais les pollutions, pas plus que les famines, dans le cadre de la société, de l’économie qui sont les siennes. Aucun gentil « humanitaire » bien suintant de compassion chrétienne ne soulagera sa (plus ou moins sourde) mauvaise conscience en parvenant à jeter ne serait-ce que quelques gouttes d’eau sur l’avidité et la frustration qu’ont suscité l’étalage de sa propre richesse.

Le fossé est trop grand et seriner aux miséreux de la planète qu’eux aussi, « un jour », auront accès à toutes les merveilles de technologie ainsi qu’à l’insouciance hédoniste dans laquelle l’Occident se complait est soit escroquerie pure, soit dernier degré de l’inconscience.

 

 

 

 

 

 

 

 

5.

Deux caractéristiques du Bobo : compassion (christiano-bouddhisante) et charité bien ordonnée.

 

 

 

 

 

 

Le sens des choses ne s’inscrit-il pas tout bêtement dans le fait même qu’elles s’inscrivent ?

N’est-il pas à rechercher dans la densité de leur inscription même ?

 

 

 

 

 

 

Ce que je remarque, c’est que les animaux sont comportementalement « contrôlés » de façon étroite, rigide, par une « programmation » d’ordre biologique, que nous appelons couramment « l’instinct ».

L’Homme, lui, semble échapper pour une large part à ce carcan. Il réfléchit et il se croit plus ou moins libre à cause de ça.

Est-ce vrai cependant ? Certainement pas pour ce qui est de ses comportements basiques.

Comme les autres bêtes, l’Homme obéit. Ses instincts de survie, de reproduction, de domination, d’agressivité, de peur, de rivalité, de territorialité et d’agrégation sociale ne sont pas moins développés que ceux d’autres espèces. Et si sa plus grande souplesse comportementale (apparente) n’était, en fait, qu’une résultante de son extraordinaire sociabilité (attestée par l’existence des neurones-miroirs) ?

 

 

 

 

L’addiction à MOÂ, voilà, peut-être, la pire drogue …

N’abrutit-elle pas autant que cocaïne, ou alcool ?

Ne rétrécit-elle pas dangereusement le champ de la perception et de la  pensée ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi les gens délirent ?

Sans doute, en un certain sens, parce que ça leur complique moins la vie.

 

 

 

 

 

 

 

La plus grande part de la vie d’un être humain se passe sans doute à décoder la pensée, le jugement, les réactions des autres individus. Tâche épuisante !

 

 

 

 

 

 

 

On cherche ce qu’est le propre de l’Homme et il apparaît de plus en plus que le propre de l’Homme, ce serait (c’est ?) de chercher du sens, de se poser des questions (comme si rien n’allait de soi).

J’en retiens une conclusion : si vous voulez pleinement être Homme, posez-vous des questions un max.

S’en poser, et douter, est bien. Alors, allez, en avant toutes !

 

 

 

 

 

 

L’artiste n’est souvent pas autre chose qu’un bourgeois qui se veut marginal.

Alors même que le vrai marginal, lui (le pauvre), n’aspire qu’à s’embourgeoiser.

Conclusion : l’artiste ne peut qu’en venir à mépriser le pauvre et à se retrancher dans son « élite ».

Il le méprise doublement : de ne pas être assez bourgeois pour avoir des « aspirations élevées », de la « culture » et, d’autre part, de désirer si violemment s’embourgeoiser.

La « condition » d’artiste…ne condamne-t-elle pas à la mauvaise foi ?

 

 

 

 

 

L’analyse a des pouvoirs précis, réducteurs.

La synthèse, quant à elle, a des pouvoirs magiques.

 

 

 

 

 

L’Homme veut dialoguer avec tout.

 

 

 

 

 

Il en est de la pensée humaine comme de la vision des mouches ou des chats, comme de la perception sonar des dauphins et des chauves-souris. En observant le réel, elle le fait sien, elle l’enferme dans ses cadres. Exactement comme en physique quantique, l’observateur trouble l’observation…

Toute interrogation sur la nature du réel nous ramène toujours , obligatoirement, à une interrogation portant sur notre propre perception ainsi que sur  la question de l’organisation de notre pensée.

Mieux connaître et changer sa façon de penser…n’est-ce pas la même chose ?

 

 

 

 

 

 

L’être humain est complexe. Comment peut-on se permettre de le juger ?

 

 

 

 

 

Qui trop embrasse

Embarrasse.

 

 

 

 

 

La mort fait peur aux vivants, voilà pourquoi ceux-ci ne peuvent imaginer que les morts soient vraiment des morts…alors, ils inventent des fantômes, qu’ils imaginent malheureux.

C’est une façon de maintenir le lien.

 

 

 

 

 

Aucun patriarcat ne pourra jamais contrecarrer le lien profond, le lien basique, ombilical, abyssal qui unit un enfant à sa mère, au ventre.

 

 

 

 

 

On cherche trop souvent LA cause de tel ou de tel autre état de fait.

Il s’avère que bien des états de fait, bien des phénomènes résultent de causes multifactorielles, enchevêtrées. A nos questions qui se voudraient simples et directes répondent la complexité, le problème de l’angle d’approche, le lacis d’interactions, d’interconnections.

Cela n’induirait-il pas le doute quant à l’idée de « cause première » (en tout cas, telle que nous avons l’habitude de l’entendre) ?

 

 

P.Laranco.

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 13:14

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Photos : P.Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 09:52

SIPAY

 

Revue seychelloise de poésie

 

(Poèmes en Français, Créole & Anglais)

 

Vous invite à lui adresser des poèmes

Sur le thème de

L’île (lil)

Pour son prochain numéro de

Juillet, août, septembre, octobre 2010 (sipay 5)

Proposer vos poèmes avant le 31 août

A cette adresse :

 

mvijayku@intelvision.net

 

 

 

 

 

Merci d’avance.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 11:29

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Photos : P.Laranco.

 

 

 

 

 

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 10:18
Festival Estival du Scribe Cosmopolite 2010
Vendredi 30 juillet 2010 à 20h
2ème Fête Poétique et Musicale
 
France   Egypte   Turquie   Iran   Palestine
Haïti   Roumanie   Syrie   Tunisie   Algérie
 
 
Mohammad Amer-Toussi   Mahmoud Darwich
Marius Chelaru   Maggy de Coster   Marilena Lica-Mashala
Khaled Roumo   Nassim Al Dugom   Osama Khalil
 
 
Ghais Jasser interprète au piano ses nouvelles compositions,
Daniela Rada, soprano lyrique,
Nadia et Souad, chanteuses,
Yvan Navaï, piano et Meher Melki, luth
 
 
Paf : 5 €                     
 Possibilité de dîner traditionnel égyptien : 8 €
 
 
 
 


--
Osama Khalil
0699428765
0981620638
Site :
www.20six.fr/scribecosmopolite06

 


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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 17:49


La jungle d’Amérique Centrale.

Un monolithe vieux d’au moins trente siècles.

En fait, il s’agit là d’une tête colossale, coiffée d’un casque et affichant un visage plat, aux lèvres lippues, au nez épaté, aux grands yeux. C’est l’un des rares vestiges qu’ait légué la civilisation précolombienne des Olmèques qui, soupçonne-t-on, fut la toute première de Méso-Amérique.

Ainsi, les Olmèques émergèrent de la forêt tropicale au temps où le célèbre pharaon Ramsès II régnait sur l’Egypte. Ils furent le premier peuple centroaméricain à « régner sur la jungle ».

Leurs « têtes colossales, étranges, sans corps, sont  [à ce jour] au nombre de dix sept ».

Nombre de ces têtes sont conservées au musée de Xalapa, dans le sud du Mexique.

Les plus imposantes des têtes olmèques ont plus de vingt mètres de hauteur.

Elles furent, on le sait à présent, façonnées uniquement « pierre contre pierre », pour la bonne raison que les Olmèques ignoraient totalement l’usage du métal (de même, par ailleurs, que celui de la roue).

Le plus remarquable – outre la dimension de ces monuments – est sans doute que chaque visage inscrit dans le basalte a été doté d’une expression unique, n’appartenant qu’à lui, ce qui trahit une grande volonté de personnalisation et, peut-être aussi, de fidélité au modèle.

Il faut reconnaître qu’à part cela, ce peuple reste difficile à cerner. La rareté des vestiges qu’il a laissé et qui ont pu tomber dans nos mains y est sans nul doute pour beaucoup.

Toutefois, les recherches, inlassablement, se poursuivent, concentrées essentiellement sur le site de San Lorenzo, que l’on a tout de même réussi à identifier comme étant la « première capitale olmèque » et donc, probablement, la première ville à s’être constituée en Amérique Centrale.

On soupçonne les Olmèques d’avoir été d’excellents bâtisseurs, à l’instar des Mayas, puis des Aztèques. La grande différence entre eux et ces derniers est, selon toute vraisemblance, simplement que leurs réalisations architecturales se sont trouvées « englouties dans le sol de la forêt ». Pas de chance !

Le site de San Lorenzo est le « domaine » de l’archéologue Anne Siffers. Il consiste en une sorte de « plateau » très étendu. On sait qu’il regroupait à l’époque une population olmèque de 5500 habitants. Il n’est encore, à ce stade, que très partiellement exploré.

C’est sur ce site de San Lorenzo que, vers 1800, l’on déterra (non sans mal) une dizaine de têtes colossales, qui provoquèrent aussitôt chez les chercheurs une vive perplexité : qui étaient ces personnages ? Les héritiers d’Atlantis ? Des colons venus de la lointaine Afrique Noire ?

L’une des têtes – la huitième, nous signale t- on – a été retrouvée à l’intérieur d’un trou où « on l’avait enterrée intentionnellement et recouverte d’une plate-forme de terre ». Elle constitue « une œuvre hautement symbolique », orientée vers l’est (serait-ce une indication de la lointaine provenance du peuple qui les façonna ?). Alors que les autres têtes du site avaient été laissées « exposées aux intempéries », elle fut, au contraire, « volontairement enfouie, avec cérémonie ».

Quelle idée peut-on se faire de la vie de ce très ancien peuple ?

A défaut de vestiges nombreux et précis, les scientifiques disposent d’ « éléments de présomption » qui les guident un petit peu dans le brouillard préhistorique : parmi ceux-ci, le fait que la région de San Lorenzo regorge de gisements de pétrole brut, lequel « suinte » sous forme de lacs de goudron avec bulles à la surface. On a désormais la conviction que les anciens Olmèques ont profité abondamment de cette « ressource particulière », dont ils se servirent en tant que colorant pour décorer des figurines et également en tant que substance adhésive (autrement dit, colle). Comment le sait-on ? Grâce à la découverte de fragments d’asphalte utilisés par les Olmèques et contenant des traces révélatrices. Hautement précieux parce qu’ils témoignent quand même, de tout un mode de vie, ces objets révèlent souvent qu’ils « ont parcouru des centaines voire des milliers de kilomètres », ce qui plaide en faveur de tout un réseau « de commerce, d’échanges, d’interactions ».

Et cependant, les Olmèques n’étaient qu’un petit nombre d’individus. Il y a gros à parier qu’ils devaient être entreprenants, actifs.

On en arrive à se demander à quoi ressemblait la cité olmèque de San Lorenzo. Afin d’en savoir un peu plus, Anne Siffers fait procéder, sur les quelques 140 km2 du site, à des prélèvements de « carottes » dans le sol, qui s’avèrent éclairants : les archéologues parviennent de la sorte à extirper des éléments directement issus des sols d’habitation olmèques. S’ensuit la détection de ruines, à un niveau de 20 mètres de profondeur.

Au sud de l’actuelle Vera Cruz se situent les Monts TUXLA, véritables « gisements de basalte », et c’est là que les Olmèques allaient sélectionner la matière première de leurs fameuses têtes géantes. Si j’emploie le mot « sélectionner », c’est parce qu’ils ne choisissaient d’utiliser qu’un basalte particulier, particulièrement solide, le « basalte vésiculaire » ainsi que l’appelle le Pr Richard Dean.

Les Monts Tuxla recèlent encore quelques grosses pierres abandonnées sur place par les anciens Olmèques.

Une question se pose : pourquoi ce choix – somme toute original – d’une pierre basaltique ?

Vraisemblablement, seule une raison d’ordre religieux peut l’expliquer : « ces cailloux sont nés du feu » et furent, par voie de conséquence, associés au volcan, à sa puissance chtonienne, à son énergie d’essence divine. La pierre volcanique devait être créditée de pouvoirs sacrés, de valeur spirituelle forte.

En ce qui concerne l’aspect plus matérialiste de la question, bien des indices indiquent aux chercheurs que le travail de la pierre par les Olmèques se faisait en deux temps : premièrement, l’ébauche du visage, réalisée sur le site basaltique, puis, dans un second temps, le transport du gros bloc vers San Lorenzo, où était alors achevée l’œuvre.

A ce que l’on pense, les Olmèques « travaillaient en petits groupes ».

Reste à savoir, maintenant, de quelle façon ils s’y prenaient (compte tenu de leurs moyens techniques encore extrêmement limités) pour  arriver à déplacer les blocs-têtes sur des kilomètres.

Il ne faut pas perdre de vue que, juste avant leur émergence, l’Amérique Centrale était peuplée de « petits groupes éparpillés de chasseurs-cueilleurs sans chefs pour les gouverner ». En 1200 avant J.C, sans qu’on sache pourquoi, les Olmèques sortirent de la jungle et, sans transition (du moins à notre connaissance) se mirent à construire une ville, qui devint « le premier centre politique de Mésoamérique ».

Tout porte à croire qu’un labeur tel que celui du transport de ces blocs-pierres impliquait la nécessité et l’emploi d’une nombreuse main d’œuvre. Pour le reste, il faut compter avec le muscle, avec « une bonne dose de détermination »…et avec beaucoup d’ingéniosité, en l’absence d’outils en métal. C’est que les plus « petites » des têtes ne pesaient tout de même pas moins de 70 à 80 tonnes ! Tout nous incline à croire que cordes et leviers furent aussi de la partie. Hélas ! Aucun vestige de cordes et de leviers de provenance olmèque n’est disponible. On en est réduit à déduire, d’après ce qu’on sait des pratiques, plus récentes et plus documentées, d’autres peuples .

On sait maintenant qu’ « un homme pouvait déplacer un peu plus de vingt kilos », et que, par conséquent, il fallait « plus de 1000 hommes pour  [déplacer] une pierre de quarante tonnes », ce qui nous donnait une moyenne de « 17 hommes pour chaque pierre ». Il va de soi que ces déplacements s’effectuèrent « en plusieurs étapes ».

Les Olmèques devaient se heurter au problème du frottement, que faute de roues, ils devaient s’appliquer à réduire au moyen de luges disposées sur des rondins de bois.

On ne sait évidemment rien sur leur manière d’organiser leur main d’œuvre. Ce que l’on déduit juste, c’est qu’ils devaient nécessairement être contraints de l’organiser avec une certaine rigueur durant le transport, ne serait-ce que pour gérer les multiples obstacles naturels qui, sans l’ombre d’un doute, s’opposaient à leur progression vers leur cité de San Lorenzo : jungles, marécages, « rivières à traverser ».

Les spécialistes savent que les Olmèques se consacraient à l’artisanat (notamment, à une forme de pêche particulière que les locaux pratiquent toujours à l’heure actuelle : la pêche au lancer de filet dans les rivières, fort abondantes en cette partie du Mexique), qu’ils tiraient leur nourriture des « plantes locales » (le commentateur, qui, d’ailleurs, parle un peu trop vite ne nous précise pas lesquelles, ce que je trouve assez dommage) et qu’ils produisaient même des surplus agricoles. Peut-être est-ce la raison (augmentation de la densité de population) pour laquelle ils furent en mesure de se lancer dans de grands travaux d’aménagement, allant jusqu’à déplacer, sur des siècles, des milliers de mètres cube de terre de façon à créer, tout à fait artificiellement, l’immense plateau de San Lorenzo. Une telle entreprise de « travaux publics », d’aménagement du territoire ne peut être menée à bien sans que l’on ne puisse disposer d’un nombre important d’ ouvriers, ce qui implique une indiscutable division du travail. Qui dit division du travail dit embryon de « système de castes », sinon système de caste franc. Qui dit hiérarchisation dit (le processus est connu) présence de chefs. De toute façon, de pareilles actions doivent impérativement être coordonnées.

La population augmentait. La société se complexifiait. Plus elle s’organisait, plus elle sophistiquait son organisation, plus elle avait besoin d’organisation, de sophistication, de cadres stricts.

Le monde des Olmèques était certainement un monde de chefferies et, dans ce contexte, l’importance des têtes géantes s’éclaire d’un nouveau jour.

D’après déductions et recherches, « chaque tête représenterait un roi » et symboliserait « le pouvoir dirigeant ». Les têtes constituaient, d’ailleurs, la partie supérieure de trônes, ce qui donnerait l’explication du caractère plat des visages et, décidément astucieux, les Olmèques pratiquaient, en sus, le recyclage des grosses pierres, en fonction de leurs besoins (par exemple, passage du trône à un monument funéraire).

Abstraction faite de tout ce qui précède, les Olmèques conservent toute leur part de mystère. Dresser leur histoire, c’est, encore, évoluer dans le monde des soupçons et des spéculations.

Mais, parmi ces soupçons, il en est un, tenace : celui qu’ils construisaient nécessairement des embarcations. Leur contrée, fort riche en rivière et en marécages, s’y prêtait, et leur astuce, leur esprit d’entreprise, ne s’y prêtait pas moins.

Les archéologues ont la certitude qu’ils fabriquaient de l’asphalte. D’où la tiennent-ils ? De vestiges de peaux trouvés, imbibés de résidus de cette substance. « Peu de différence entre l’asphalte qu’ils fabriquaient et notre asphalte moderne », constatent les chercheurs, non sans surprise.

De même, a-t-on trouvé des morceaux d’asphalte qui portent l’empreinte du palmier royal. Le faisceau de présomptions se resserre…

On peut parfaitement penser que ce peuple se servait de ce goudron pour enduire la coque de ses bateaux (dont il ne reste, hélas, plus trace) et de cette façon, les rendre étanches.

Construisaient-ils des canoës ? Ces embarcations étaient-elles assez solides pour accueillir les pierres géantes ?

On a avancé, à propos de leur taille, « 15m pour les trajets les plus longs ».

Il est envisageable qu’ils aient réussi à convoyer les énormes pierres en reliant et recouvrant plusieurs canoës à l’aide d’une plate-forme de bois, sur laquelle on posait les blocs.

Trois canoës reliés auraient suffi pour une pierre d’une demi - tonne.

Pour les géantes, les Olmèques avaient donc besoin de 14 bateaux.

Peut-être (ce serait fort souhaitable) l’avenir nous permettra-t-il d’étendre nos connaissances sur ce peuple, dans lequel on voit la « civilisation-mère » de la Mésoamérique précolombienne (en effet, les Olmèques, à coup sûr, « influencèrent les Mayas »)

Mais, en attendant, « ces rois de pierre sont presque la seule chose que l’on connait [d’eux]. Ce sont les ambassadeurs de leur civilisation ».

 

 

P.Laranco.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 11:32

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Photos : P.Laranco.

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:16

La Semaine culturelle béninoise

et africaine au Québec - Canada


du 26 juillet au 1er août 2010

IMAFA-AFRIC
et
L’ASSOCIATION BÉNINO-QUÉBÉCOISE

présentent

SEMAINE CULTURELLE
BÉNINOISE ET AFRICAINE AU QUÉBEC

« 50 ans d’indépendance »

« Quand l’Afrique fait vibrer le monde

par sa diversité culturelle»

Du 26 juillet au 1er août 2010


Montréal et Québec


La Semaine culturelle béninoise et

africaine au Québec se tiendra du 26

juillet au 1er août 2010 à Montréal et

à Québec. Le Québec passe à l’heure

béninoise et africaine pour la première

fois dans l’histoire du Bénin.

Cette grande rencontre sera tournée

vers la littérature, la musique,

le cinéma et les arts. Il s’agira

également de rendre accessible au

plus grand nombre la culture et l’art

du Bénin.

L’association bénino-québécoise

et IMAFA-AFRIC d’Amine Laourou,

son ambassadrice Claudine Bertrand

et Nora atalla, présidente d’Écritout,

proposent une véritable immersion

dans le Bénin moderne et traditionnel

à travers des concerts, des films,

du théâtre, de la poésie et des

expositions. C’est une occasion pour

rendre hommage à quelques dirigeants

africains et de la diaspora :

Nelson Mandela, Thomas Sankara,

Kouami Krouma,

Martin Luther King, Malcom X,

Patrice Émery Lumumba, Aimé Césaire,

Léopold Sédar Senghor,

sans oublier les rois béninois :

Béhanzin, Bio Guèra, Samori,

El-Adj Omar, Chaka Zoulou.

Tous les acteurs des lieux

culturels municipaux emblématiques

se mobiliseront pour cette semaine

dont l’objectif est de permettre

des échanges entre les peuples.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


PROGRAMME – VILLE DE MONTRÉAL

Lundi 26 juillet – 17 h
Maison de l’Afrique
4400, boulevard La Salle
OUVERTURE DE LA SEMAINE
CINÉMA
Nadia, un film de Modeste HOUGBEDJI;

durée : 30 min
Nadia décide d'apprendre sa langue

maternelle, mais les ragots des

villageois au sujet de ses relations

avec Rufin l'enseignant obligent

Mesmin, son mari, à lui interdire

les cours. Nadia négocie des cours

de maison, mais Mesmin, sur les

conseils de sa mère venue du

village, y met fin. Quand Tine,

une jeune fille du village,

arrive avec une lettre, Mesmin

demande à Nadia de la lui lire.

Nadia découvre alors que Tine

est sa coépouse. Que fera Mesmin?
Entrée libre

 

 

 

 

 

 

 



Lundi 26 juillet – 20 h
Maison de l’Afrique
4400, boulevard La Salle
SPECTACLE LITTÉRAIRE
50 ANS D'ACCOUCHEMENT POÉTIQUE

PRODUIT PAR LA VIOLENCE DU CHOC
ENTRE L'HOMME ET LE LANGAGE
Coordination, logistique

et animation : Claudine ROY
Lecture de textes poétiques par :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Nora ATALLA, Franz BENJAMIN,

Claudine BERTRAND,

Alexandre FAUSTINO,

Nadia GALEM, Louis-Philippe HÉBERT,

Gary KLANG, Louisa LAFABLE,

Amine LAOUROU, Philip LAVAL,

Sergent MARCUS, Stéphane MARTELLY,

Kombert QUENUM, et les artistes

chanteurs invités :

VIVI L’INTERNATIONAL et

Stéphane NÉFIOLOV « chante l’Afrique »
Entrée libre

 

 

 

 

 

 

 



Mardi 27 juillet – 20 h
Chez Le Portugais
4134, rue Saint-Laurent
SPECTACLE DE POÉSIE
Coordination, logistique

et animation : Amine Laourou
En collaboration avec le

Théâtre sans un Sou,

l’Association IMAFA-AFRIC et

l’Association bénino-québécoise

présentent

Nos Âmes noires

de Romain POLLENDER.

Texte créé en mars 2009

en ouverture du 3e SIPoeF à Cotonou.
Avec : Hamidou SAVADOGO;

musique : Salif SANOU, dit Lasso,

mise en scène et production

du spectacle : Romain POLLENDER
En 2e partie : Philippe LAVAL,

Romain POLLENDER et

Anne LAURENCE présentent des

textes de Sophie KAM et

du poète Kabil ARIM ACOUCHE.
Entrée : contribution volontaire

 

 

 

 

 



Mercredi 28 juillet – 20 h
L'Escalier
552, rue Sainte-Catherine Est
MOSAÏQUE CULTURELLE ET POÉSIE
ALLÔ LE MONDE : OUVERTURE

DES FRONTIÈRES
Coordination, logistique

et animation : Claudine Bertrand,

et Éric Roger de SoloVox
Poètes invités :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Nora ATALLA, Claudine BERTRAND,

Alexandre FAUSTINO, JUNE,

Gary KLANG, Amine LAOUROU,

Philip LAVAL, Stéphane NÉFIOLOV
Entrée : contribution volontaire

 

 

 

 

 

 



Jeudi 29 juillet – 20 h
Grün vert Café
2041, rue Saint-Denis
POÉSIE ET CHANSON
AFRICA BY NIGHT :

« SAUVONS LE DARFOUR »
Coordination, logistique

et animation : Claudine ROY
Poètes invités :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Sonia ANGUELOVA, Nora ATALLA,

Franz BENJAMIN,

Claudine BERTRAND,

Alexandre FAUSTINO, Nadia GALEM,

Louis-Philippe HÉBERT,

Gary KLANG, Louisa LAFABLE,

Amine LAOUROU, Philip LAVAL,

Daniel LEBLANC-POIRIER,

Sergent MARCUS, Stéphane MARTELLY,

Kombert QUENUM,

et les artistes chanteurs :

VIVI L’INTERNATIONALE et

Stéphane NÉFIOLOV « chante l’Afrique »
Entrée : 5 $

 

 

 

 




PROGRAMME – VILLE DE QUÉBEC

Vendredi 30 juillet – 20 h 30
La Ninkasi
811, rue Saint-Jean
MUSIQUE ET POÉSIE
OUVERTURE DES FRONTIÈRES
Coordination, logistique

et animation : Nora ATALLA
Avec les poètes et artistes :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Nora ATALLA, Denis BELLEY,

Claudine BERTRAND,

Amine LAOUROU, Philip LAVAL,

André MARCEAU, Sergent MARKUS,

Stéphane NÉFIOLOV,

Kombert QUENUM, Fabienne ROITEL,

Duardo SYLVESTRE
Entrée : 5 $,

contribution volontaire suggérée

 

 

 

 



Samedi 31 juillet – 17 h
Musée de la civilisation de Québec
Auditorium 1
85, rue Dalhousie
CINÉMA
Kondo le requin,

de la compagnie Kaïdara,

du metteur en scène Tola Koukoui;

durée 2 h 45 min
Cette pièce soulève une polémique

autour du personnage du Roi

Béhanzin. L’histoire nous enseigne

que ce roi fut un héros, qui a

combattu les colons venus conquérir

les terres de son royaume.

Elle nous présente l’image d’un

roi intègre, laborieux, courageux et

respectueux des lois sacrées qui

régissent son royaume.

Mais hélas, le roi Béhanzin dont il

a été question dans la pièce de Tola

Koukoui est le contraire du roi

vertueux que les livres d’histoire

enseignent. C’est un roi orgueilleux

qui n’a aucun respect pour

la mémoire des anciens.
Entrée : 5 $;

Amis du Musée et étudiants : 3 $

 

 

 

 


Samedi 31 juillet – 17 h
Fou-Bar
525, rue Saint-Jean
MUSIQUE ET POÉSIE
LES FILLES DE L’AFRIQUE À L’ÉCOLE
Coordination, logistique

et animation : Nora ATALLA
Avec les poètes et artistes :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Claude ANTAR, Nora ATALLA,

Claudine BERTRAND,

Rénouka CHAUDHARY,

Normand GÉNOIS, Amine LAOUROU,

Philip LAVAL, Sergent MARKUS,

Geneviève MORIN,

Stéphane NÉFIOLOV, Kombert QUENUM
Entrée : 5 $,

contribution volontaire suggérée

 

 



Samedi 31 juillet – 20 h
Musée de la civilisation de Québec
Hall du Musée
85, rue Dalhousie
SPECTACLE MUSICAL
UNE RENCONTRE AVEC

LA MUSIQUE AFRICAINE
Concert de musique africaine

et béninoise avec le

groupe « ilê-ologni » et

VIVI L’INTERNATIONALE

plus d’autres artistes en prélude

tels que Stéphane NÉFIOLOV.
Vivi l’International : artiste populaire

de la musique populaire africaine

et béninoise.
NÉFILOLOV se livre à cœur

ouvert dans Confession aux

certitudes, où les influences du

rock et du reggae restent

présentes, mais aussi un blues

jazzy ramené du Québec.

En 2010, il a participé au 4e

Salon international des poètes

francophones au Bénin.
Entrée : 10 $;

Amis du Musée et étudiants : 8 $

 

 



Dimanche 1er août – 15 h 30
Musée de la civilisation de Québec
Cour intérieure
85, rue Dalhousie
MUSIQUE ET POÉSIE
50 ANS D'ACCOUCHEMENT

POÉTIQUE PRODUIT PAR

LA VIOLENCE DU CHOC
ENTRE L'HOMME ET LE LANGAGE
Une rencontre pour célébrer

la paix dans le monde

avec des poètes citoyens du monde

et comme artistes invités,

Ian FOURNIER « chante Nelligan »

et Romain POLLENDERS dans son

spectacle solo : « le souffle »

de Birago DIOP
Poètes invités :

Jasmin AHOSSI GUÉZO,

Nora ATALLA, Claudine BERTRAND,

Amine LAOUROU
Entrée : 5 $,

contribution volontaire suggérée

 

 



Dimanche 1er août – 17 h
Musée de la civilisation de Québec
Auditorium 1
85, rue Dalhousie
CINÉMA
Léopold Sédar Senghor,

un long poème rythmé,

un film de Béatrice SOULÉ;

durée : 50 min
Léopold Sédar SENGHOR,

homme politique phare de l'Afrique,

a choisi de se retirer en pleine

notoriété.

Béatrice Soulé a voulu magnifier

ce chantre de la négritude

et de la francophonie, et confie

la parole de Senghor à un

rappeur sénégalais dont le

naturel et la vitalité illuminent

la traversée des lieux de mémoire

africains. Chantre de la négritude,

le poète Léopold Sédar SENGHOR

fut le premier président de la

République du Sénégal.

Hormis quelques images

d'archives, le Sénégal

d'aujourd'hui fournit, avec

la voix et les écrits de SENGHOR,

toute la matière de ce beau

portrait, sobre et efficace,

d'un grand homme d'État

dont le destin politique fut

inextricablement lié à la poésie.
Entrée libre

 

 



Dimanche 1er août – 20 h
Musée de la civilisation de Québec
Hall du musée
85, rue Dalhousie
SPECTACLE MUSICAL –

Concert hip-hop et SLAM
VIVRE ENSEMBLE

AVEC NOS DIFFÉRENCES
ALLÔ LE MONDE :

SAUVONS LE DARFOUR
Coordination, logistique

et animation : JUNE
Avec les artistes chanteurs

et slameurs – 1re partie :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Annie BEAULAC, Philip LAVAL,

Sergent MARKUS,

Stéphane NÉFIOLOV
2e partie : DALI, Dibi DOBO,

FILON D'ART, JUNE,

Pascal LAROUCHE,

Wilfried MOREIRA,

et d’autres groupes de rap.
Entrée : 10 $;

Amis du Musée et étudiants : 8 $

 

 



Dimanche 1er août – 21 h
Bar Sainte-Angèle
26, rue Sainte-Angèle
MUSIQUE ET POÉSIE
JE T’AIME CONGO RDC
Coordination, logistique

et animation : Nora ATALLA
Avec les poètes et artistes –

1re partie : Nora ATALLA,

Claudine BERTRAND,

Özdemir ERGIN, Ian FOURNIER,

Amine LAOUROU, Hélène MATTE,

Kombert QUENUM, Alix RENAUD
2e partie :

Jasmin AHOSSIN GUÉZO,

Annie BEAULAC, Philip LAVAL,

Sergent MARKUS,

Stéphane NÉFIOLOV
Entrée : 5 $,

contribution volontaire suggérée


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