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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 12:15

 


Je ne suis pas mauricienne d’être née sur l’île, d’avoir foulé son sol (du moins, pour le moment).

Cependant, ma mère m’a inoculé la mauricianité en ce sens qu’elle m’a transmis une fluctuation ( une incertitude ?) de l’identité perpétuelle.

Être mauricien, je crois, c’est se chercher dans toutes les directions.

En ceci, j’ajouterai qu’il n’y a, sans doute, pas mieux placé qu’un Mauricien pour dire l’exil et pour crier haut et fort que « je est un autre ». La phrase est d’Arthur Rimbaud, mais, au fond, ne mériterait-elle pas d’être de Malcolm de Chazal, de J-M.G Le Clézio, d’Edward Maunick, de Khal Torabully ou encore d’un des jeunes poètes qui écrivent dans la revue littéraire mauricienne Point-barre ?

Etre mauricien, c’est pratique.

Ça donne des facilités pour s’insérer dans toutes les cultures tout aussi bien que pour conserver également envers elles toutes un regard distant, qui n’abandonne jamais son extériorité.

Ma mère m’a transmis un sens aigu de la pluralité des cultures ainsi que de leur cohabitation, de leur nécessaire, si ce n’est même indispensable voisinage.

Mélange des sangs, partage d’un même territoire (minuscule) par plusieurs peuples, plusieurs couleurs de peau, plusieurs cultures sans aucune obligation de fusion de ces dernières ne peuvent que prédisposer à l’habitude de l’altérité. A son intériorisation, assortie souvent de la sensation de n’être, somme toute, pas autre chose qu’une sorte de « citoyen du monde ».

L’identité nationale n’intéresse que peu le Mauricien. Son sentiment d’appartenance à son île, à sa culture propre, certes, existe, mais le fait qu’il ne soit que très modérément théorisé, rigidifié (en dépit -ou peut-être à cause - des efforts qu’ont pu déployer les hommes politiques) ne favorise guère les exaltations ni les crispations dans ce domaine.

Habitant d’une toute petite île, le Mauricien, spontanément, regarde vers le large. C’est à la fois une contrainte purement géographique et une tendance liée à l’Histoire (coloniale et très récente) de cette terre. J’irai même jusqu’à dire – et je ne suis pas la seule à parler en ce sens – qu’il faut que le Mauricien ait longtemps regardé le large, puis quitté Maurice (et donc, vécu le véritable exil) pour qu’il se sente enfin vraiment relié à l’île de ses aïeux avant de se sentir relié à sa « communauté ».

Ma mère, ayant quitté Maurice pour Madagascar à l’adolescence, s’était jurée de ne jamais plus y remettre les pieds, et elle tint parole. L’espace de deux générations (comme chez les papillons monarques nord-américains) s’est écoulé et me voici, au terme de très longs tâtonnements et détours, d’une parfois pénible quête, et alors même que, par mon père, je suis d’ascendance espagnole et de culture française, en train de me reconnaître comme plus que fortement mauricienne, et désireuse de refaire le grand voyage, mais dans l’autre sens.

L’île m’appelle. Mère de mon cosmopolitisme foncier, de mon « météquisme ». Origine pointée de mes multiples variantes de caméléon imprévisible, insaisissable. Une île dont l’identité est , lentement, prudemment, pacifiquement dans l'ensemble, en train de se construire. Une île humble, pas « donneuse de leçons » pour un sou, mais qui, mine de rien, a pourtant à nous offrir comme « leçon » sa magnifique, son inimaginable faculté de cultiver l’équilibre ethnique, de désamorcer les conflits, son sens de la complexité, du « vivre ensemble », sa diplomatie, sa souplesse d’âme.

On a souvent évoqué, on évoque d’ailleurs toujours souvent le « miracle mauricien ».

Si ce pays n’est pas parfait, bien loin de là (et bien loin de moi la naïveté et/ou la mauvaise foi, le manque d’esprit critique de le prétendre), je fais partie de ceux qui préfèrent regarder les verres à moitié pleins plutôt que ceux à moitié vides, et je constate que cette terre, nonobstant ses défauts et inconvénients, n’en accomplit pas moins le tour de force de réussir la cohabitation (dans un total respect des diversités et même des tendances dites « communautaires ») de six groupes humains différents et quatre religions, et à se payer au surplus le luxe d’un dynamisme économique et développemental qui lui a valu le surnom de « dragon de l’Océan Indien », tout cela dans le cadre d’un système résolument démocratique (en dépit de certains « accrocs » et d’accrocs certains, mais quel pays n’en a-t-il pas à son passif ?). Excusez-moi, mais il faut (surtout dans une région géographiquement rattachée à l’Afrique) tout de même le faire !

L’île a su tirer avantage de tout ce qui, en elle, eût pu constituer une gêne, voire un handicap. Son pragmatisme, son sens de l’adaptation me rendent admirative. Ça tient !

Ma mère avait gardé le souvenir d’un pays cloisonné, dur, pauvre, sans grand avenir. Tout au contraire d’elle, je « découvre » un pays dont j’ai raisons d’être fière : stable, dynamique, multiculturel, en voie d'enrichissement, ambitieux quoique pacifique et nullement porté aux rêves hégémoniques ni aux arrogances écrasantes.

Pour les Mauriciens, depuis toujours, la paix entre les « races », l’aplanissement des conflits qui peuvent survenir entre elles est une question de survie. On ne se soucie pas du reste : l’ « identité » vient (viendra ?) par elle-même, à son rythme, presque sans qu’on s’en rende compte.

La pluralité identitaire, tout Mauricien la porte en lui, naturellement. Oserai-je hasarder que « l’identité mauricienne, c’est la pluralité identitaire » …ou encore que « l’identité du Mauricien, c’est une certaine absence d’identité » ?

Quoiqu’il en soit de cette étrange « identité inidentitaire », ma mère me l’a léguée, qu’elle l’ait voulu ou non, à son insu – et, pour moi, c’est le plus beau des cadeaux que l’on puisse faire à un être.

Quoique je fasse, intimement, abyssalement, l’Autre m’habite. Un Autre que je côtoie (car j’en ai BESOIN), que j’aurais pu être, que je suis peut-être, qui parfois me hante, qui m’aimante. Un Autre qui, par sa présence intime, rend mes frontières floues, poreuses. Un Autre-Même qui tisse cette incertitude, MON incertitude, dont je me régale…

Voilà ce que je dois à l’île-arc-en-ciel. Et je sais que c’est inexpugnable, non négociable.

Voilà ce qui me rend à présent sûre d’être, avant toute autre chose, mauricienne.

 

 

P.Laranco.

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 09:11


 

Avec l’orgeuil erroné du poète

Je me laisse être tempérée par la mer

Où mon esprit, mon corps s’évadent

Laissant derrière moi une vie mollesse

Pour voir à la lumière du réverbère

Des yeux aveuglés – par les gouttes d’eau –des mères (mer)

Des petits innocents qui plaident

N’ayant plus ni mère, ni père

Que des jeux psychologiques pour la gentillesse

Ils reparlent à la memoire du poète

 

Comme une pierre qui s’enfonce dans une mare

J’avais disparu de leur horizon

M’éloignant ainsi du phare

Pour écouter la mère raconter en images  son roman

J’avais rompu le charme d’un amour parfait

Pour entendre dire avec plus de simplicité

Qu’une chose en sécurité

N’a guère besoin d’être trop usée

Quand une apparition vague vêtue d’un imperméable

Me rappela que tout était convenable

 

Magie Faure-Vidot 

1992

 



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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 12:17

Qui suis-je pour juger mes semblables ?

Pas grand-chose, bien évidemment.

Alors, ai-je le droit de juger ? Au nom de quoi puis-je me le permettre ?

Je m’en tirerai en répondant (sans doute lâchement) : « au nom du fait que mes semblables, eux aussi, me jugent ».

 

 

 

 

 

Il y a toujours une force qui nous empêche de nous juger nous-mêmes (et surtout, de nous condamner).

Cette force, c’est une force bête, sans doute basique, mais au combien vigoureuse : la complaisance envers soi-même, qui entraîne le besoin de se trouver des justifications, quand ce n’est pas le déni. Après tout, nous n’avons pas d’autre assise, pas d’autre « demeure » (« prison » ?) que nous-mêmes. L’être a l’instinct de conservation, et le sens de l’autodéfense, son réflexe chevillé au corps.

Détester les autres, oui, mais avoir à se détester soi-même pour le mal et/ou  la sottise que nous portons en nous, pour les erreurs que nous commettons, voilà qui est une toute autre paire de manches.

 

 

 

 

 

Abstraction faite de l’Homme, l’intelligence est présente dans la nature.

 

 

 

Un  zeste d’aléatoire, une pincée d’ordre…et c’est le monde !

 

 

 

Notre côté fragmentaire.

Le côté  fragmentaire de tout ce qui existe.

 

 

 

 

 

Certain(e)s souffrent  de ne pouvoir aimer, de ne pouvoir s’attacher qu’à des fragments.

Ce à quoi ils/elles voudraient pouvoir s’attacher, c’est à la globalité elle-même. Parce qu’elle réunit, contient l’entièreté des fragments. Et parce qu’elle la dépasse.

 

 

 

 

Voir l’inachèvement des choses…n’est-ce pas entre deviner l’achèvement de dieu ?

 

 

L’inachèvement des choses, ce pourrait être dieu qui se montre en filigrane.

 

 

Et si l’incomplétude qui emplit le monde était une façon de tracer le chemin vers le Complet, la plénitude suprême ?

 

 

 

 

La présence et la conscience de la présence…que sont-elles l’une pour l’autre ?

 

 

 

Existe-ton plus et mieux lorsque l’on n’a pas conscience d’exister ou bien du fait d’un sentiment accru, exacerbé de sa propre présence ?

 

 

 

Se sentir exister…l’existence avait-elle besoin de ça ?

 

 

 

Très paradoxalement, dès lors que l’on prend conscience de sa propre existence, on débouche sur une sorte de mise à distance de soi-même. Ou est-ce seulement une impression ?...

 

 

 

 

 

 

La métaphore comme symptôme de la profonde faillite des mots ?

De leur incomplétude (démontrée par le philosophe Wittgenstein), de leur échec à prendre chair, à se coller au monde ?

 

 

 

 

Nos mots

tout seuls

au milieu

du monde muet…

Nos mots qui se cherchent des échos, des miroirs

Nos mots qui se mordent la queue, tournent

en rond

dans un désert  lisse, circulaire

où ils glissent

Nos mots qui se perdent en les lacis compliqués

d’un réel enclin aux croche-pieds vachards

Nos mots

trébuchants,

titubants,

pâles, harassés

 

Et nos songes, pensées mêmes

qui leur échappent !

 

 

P.Laranco.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 11:25

 

 

 

                                                                                                                                                                 

 

en 1961 à Aubervilliers (93)

 

Habitant à Vitry sur Seine (94)

21 rue Robert Degert 94400 Vitry sur Seine

È 06 08 98 67 02 - Courriel : joel.f.conte@wanadoo.fr

http://contesie.over-blog.fr  -  http://europoesie.centerblog.net

 

 

Recueils de poèmes publiés :

 

La sagesse de l’amour                                   

Les deux petits écureuils                              

Acrostiche en Contésie

Le jardin d’Hélène

Pour ranimer le rêve

L’inaccessible étoile de l’amour       

 

 

 

Président de l’association Rencontres Européennes-Europoésie, et de l’association Poésie du Point du Jour, Trésorier Général - Membre Fondateur de l’Union des Poètes Francophones, Administrateur du Syndicat des Journalistes et Ecrivains, animateur de rencontres poétiques, organisateur de concours, auteur de plusieurs recueils de poèmes, créateur de la Contésie, Sociétaire de l’Association Des Ecrivains de Langue Française, journaliste, il entretient des contacts internationaux très diversifiés, du Maroc au Japon, du Québec à la Chine, de la Roumanie au Sénégal

 

 

 

           

                                                                                                                     

 

LETTRE A UN POETE

 

à Victor Hugo

 

                                                                                                                     

 

J’entends le grondement

Sourd et lointain

De la folie des hommes.

 

L’orage gronde

Au cœur de la terre

Meurtrie du sang des innocents.

Il s’élève de son sol

La rumeur des rêves inassouvis.

 

J’entends le grondement

Sourd et lointain

De la folie des hommes.

 

Le tonnerre roule

Au cœur de la mer

Noircie des moisissures de la honte.

Il monte de ses abysses

La plainte des fantômes oubliés.

 

J’entends le grondement

Sourd et lointain

De la folie des hommes.

 

Les éclairs jaillissent

Au milieu des étoiles

Flétries des nuages de l’irrationnel.

Il tombe du ciel

La pluie des illusions perdues.

 

J’entends le grondement

Sourd et si proche

De la folie des hommes.

 

Nul abri pour se protéger !

Nulle prière pour espérer !

Nul lendemain pour recommencer !

 

Le cycle de la vie va se consumer !

 

 

7 Mai 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SCAPIN PORTE sa FLAMME


     

 

L’homme s’adonnant à la tromperie

Et à la flagornerie,

N’a pas compris

Que son univers fragile tomberait en harpie

A la moindre contrepéterie.

 

Il rit

De sa perfidie,

Et point ne rougit

Du mal qu’il fait à autrui.

 

Son caractère triste et aigri

L’incite sans cesse aux vilénies

Qui répandent la douleur sans merci.

 

Ce triste sire ferait pitié plus qu’envie

S’il n’entretenait pas l’hypocrisie et l’ignominie.

 

Sait-il que la vie n’a pas de prix ?

 

  

 

 le 21 septembre 2002

 

 

 

 

Joël CONTE.

 

 

 

 

haiti-018.JPG

Joël Conte (au centre) à La Maison du Délice, dans le cadre des activités de l'association Rencontres Européennes/Europoésie (2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 11:21

ovnis 021

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ovnis 024

ovnis 025

 

 

Photos : P.Laranco.

 

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:35

efface Cover

 

Richard Taillefer

 

 

Jusqu'à ce que
tout s'efface

 

 

Éditions Dédicaces

Pour tout contact :
Site Web : http://www.dedicaces.ca
Courriel : info@dedicaces.ca
MonAvis : http://monavis.dedicaces.ca
Facebook : http://facebook.dedicaces.ca

 

 

Préface de Michel   MERESSE

Sérigraphie : Dominique MASSE

 

 

 

Dépôt légal :
Bibliothèque et Archives Canada
Bibliothèque et Archives nationales du Québec


Un exemplaire de cet ouvrage a été remis
à la Bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte

 

 

 

Richard TAILLEFER est un poète généreux, tendre, viril et tragique, que j'apprécie.Il sait marier l'humanisme latin de l'homme du Midi de la France à un bon sens qui s'enracine profond dans le contact avec le monde, la simplicité à une forme d'inquiétude existentielle aiguë quoique d'expression très pudique. La vigueur de son verbe n'en atténue jamais la sensibilité, bien au contraire...


P.L

 

 

 

 

 

 

 

DEUX EXTRAITS :

 

 

J'ai rêvé d'un monde
Où nul ne pourrait faire un pas
Sans connaître le pas de l'autre


Un monde
Où l'horreur nauséabonde
Serait édifiée au rang de grand art
Pour mouche à merde

 

 

 

 

 

 

Tu composes Tu me cherches Je me cache
Ton regard est double aléatoire
Comment saisir
Cet instant inaccessible qui me poursuit
Parfois
J'ai l'impression d'être tout à coup
Au dehors de moi Je me retourne et me retrouve
Enseveli sous une avalanche d'images
J'applaudis à tant de douleur extrême
Comme s'il n'y avait plus que les miroirs
Pour crier la solitude inaudible du monde
Les mots s'alignent me taraudent et m'emmurent vivant
Ce soir
Je ne crois plus au poème !

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 17:15

AR Rahman, c'est les musiques du film SLUMDOG MILLIONNAIRE (deux Oscars, deux Granny Awards, un Golden Globe) et celles de la comédie musicale BHARATI.

AR Rahman, c'est l'"icône indienne" N°1 dans le monde.

AR Rahman, c'est un génie musical et un reflet de l'Inde nouvelle, tout à la fois éternelle et tournée vers la modernité, pleine de dynamisme !

 

AR Rahman, ce sera


LE 17 JUILLET 2010, à partir de 20h,

au PARC DES EXPOSITIONS DE LA PORTE DE VERSAILLES ,  

1 Place de la Porte de Versailles, Paris (75015) 

 

Métro Porte de Versailles, Bus 39 et 80 station Porte de Versailles, Tram : lignes T2, T3 station Porte de Versailles/Parc des Expositions.


 

 

 

En attendant, pour une petite "mise en bouche", je vous propose le lien

 

http://www.kewego.fr/video/iLyROoaf8Qxj.html

 

Bonne écoute !

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 12:02

 

Dans la conque de la chaleur

se lovent les spires d’écho

les méandres de sommeil vert

Plaisir d’être absent

qu’on prolonge

 

 

Patricia Laranco

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 11:55

 

Article à lire sur le site Slate.fr :


http://www.slate.fr/story/24307/pourquoi-les-bebes-sourient

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 14:03

 

Le doute est un des moteurs de la connaissance.

 

 

 

 

Et si le monde n’était qu’une série d’emboîtements ?

 

 

 

 

Je ne pense pas que dieu m’aime (à mon sens, c’est une pensée puérile).

Mais je l’aime. Sans rien attendre de lui.

Je l’aime. Pour sa grandeur absolue.

Son Partout et son Nulle part.

 

 

 

 

La Vie cherche à se perpétuer.

Mais, en elle, qu’est-ce qui veut survivre ?

Sont-ce les molécules d’acides aminés, les gènes, les chromosomes, les noyaux, les cellules, les organes qui rassemblent ces dernières, les organismes qui rassemblent les organes et les font « travailler » ensemble ?

Où est le centre, le point de départ de ce jeu de poupées-gigogne ? Au service de quel élément, de quelle protection  s’est-il mis en place ?

 

 

 

 

Se demander si la Vie a un sens est typique de l’esprit humain.

Reste à savoir si la Vie elle-même se pose ce genre de question…

 

 

 

 

 

Emplir.

Proliférer.

Se diversifier.

Voilà ce qui semble être l’obsession de la Vie.

 

 

 

Il y a sans doute une unité du monde que le divers nous voile.

Ceci dit, le pourquoi du divers n’a-t-il pas tout autant droit à une prise en compte ?

 

 

 

 

 

 

Le code génétique (génotype) dicte ce que sera l’organisme qui le porte.

Pas de phénotype (organisme) sans génotype pour le déterminer.

Mais pas non plus de génotype sans l’existence d’un phénotype qui le porte .

N’est-ce pas un petit peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui unit.

Ce qui sépare.

Ce qui rapproche.

Ce qui éloigne.

Ces deux aspects : l’un, le divers .

Comment interpréter leur jeu ?

Quel rapport entretiennent-ils ?

Que représentent-ils l’un pour l’autre ?

 

 

 

 

 

 

 

Douter de sa propre présence et de celle du monde. Ça aide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on jamais poser une question sans douter qu'elle soit bien posée ?

 

 

Patricia Laranco.

 

 

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