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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 08:48

 

« POAIMEZ-VOUS EN 2010 »

CONCOURS FRANCOPHONE DE POÉSIE

 

PRIX ROUBEN MELIK DE L’HAŸ-LES-ROSES : 

     Il est dénommé le prix Rouben Melik par référence au poète humaniste qui fut résistant dans sa jeunesse et qui écrivit pour notre premier ouvrage « Strophes pour L’Haÿ-les-Roses » où l’on retrouve la fameuse formule « Ça suit son cours » qu’il utilisa en amorce strophique dans L’Ordinaire du jour.

 

     Votre poème contiendra les mots « ça suit son cours la ville » à l’endroit que vous jugerez bon dans le corps du texte en dehors du titre ou « ça suit son cours » et « la ville » à un autre endroit. On pourra participer avec un, deux ou trois poèmes de douze à seize vers compris, vers rimés ou non, réguliers ou non.

 

     Prix Rouben Melik de L’Haÿ-les-Roses 125 euros de prix pour le « poaimez-vous d’or », 75 euros pour le « poaimez-vous d’argent ». 50 euros pour le « poaimez-vous de bronze ».

 

***

PRIX  FRANÇOIS DYREK DE L’HAŸ-LES-ROSES :

« LE POÈME DONT LE TITRE EST UNE QUESTION » 

 « Un titre en forme de question et un poème en forme de réponse, c’est bien cela ? ». En effet. La question-titre peut être d’ordre philosophique (exemple : Qu’est-ce que philosopher ?), métaphysique (exemple : Y a-t-il un sens à cette existence ?), littéraire (exemple : Pourquoi écrivez-vous ?), art poétique (exemple : Qu’attends-je du poème ?), originaire (exemple : D’ou vient le bleu de la Terre ?), énigmatique (exemple : Quel zèbre passe par la nuit ?)…

     En tout état de cause vous veillerez à ce que votre réponse soit poétique en empruntant une ou plusieurs facettes de la poésie : l’humour, l’image, l’insolite, le surprenant, l’harmonie, le rythme et… la philosophie, la métaphysique… l’oblique, le décalage, l’ailleurs… On pourra participer avec un, deux ou trois poèmes de douze à seize vers compris, vers rimés ou non, réguliers ou non.

 

     Prix François Dyrek de L’Haÿ-les-Roses 125 euros de prix pour le « poaimez-vous d’or », 75 euros pour le « poaimez-vous d’argent ». 50 euros pour le « poaimez-vous de bronze ».

 

 

Et toujours LA BALLADE EN FAVEUR DES ENFANTS DU MONDE : 

     L’invitation à continuer la géante petite ballade est toujours d’actualité : écrire trois strophes de 8 vers dont le huitième vers à chaque huitain est formé uniquement de « En faveur des enfants du monde », une majuscule à l’initiale de chaque vers, les vers étant formés autour de 8 syllabes. Participation sans frais.

***

     Date limite d’envoi : 15 septembre 2010. Inscription par chèque de 5 euros pour un prix, de 10 euros pour deux prix, à l’ordre de « Verbe Poaimer » Les poèmes seront rendus anonymes dès réception. Un jury de poètes et d’écrivains recevra et appréciera les textes. La remise des prix s’effectuera à l’automne 2010. Les auteurs participant aux prix comme aux invitations d’écriture acceptent que leurs poèmes figurent éventuellement dans la revue « Jeux d’Epreuves » ou dans des anthologies à venir de l’association ou sur ses blogs et sites liés. 

     Adresse du concours : Brigitte Moyon-Dyrek et Laurent Desvoux Association du Verbe Poaimer MAC - 73 Avenue Larroumès 94 240 L’Haÿ-les-Roses.  Si possible faire parvenir aussi les poèmes par courriel : avpoaimer@yahoo.fr      Site associatif : www.mac-lhay.com

Blogs  : www.verbepoaimer.canalblog.com  

  www.laurentdesvoux.over-blog.com 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA FARANDOLE DES RONDEAUX DE LA PAIX A L'HAY-LES-ROSES 

     En lien avec le Festival L’Haÿssien Festival de L’Haÿ

                         (http://www.festival-de-lhay-les-roses.fr/ )

 


Dossards poétiques portés par des porteurs de poèmes de la paix lors du festival le 27 juin 2010 à L’Haÿ-les-Roses sur le parc de la Bièvre et mis sur le site du festival

 

 

 

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Au centre : Laurent DESVOUX, poète.

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 12:14

Ce poème est extrait du numéro 46 de la revue poétique française INTERVENTIONS A HAUTES VOIX, consacré à la quête, aux sources et aux origines, dont je vous recommande vivement la lecture. Au menu, des poètes que je tiens (et je ne suis pas la seule) en grande estime, tels Sylvaine Arabo, Eliane Biedermann, Anne-Lise Blanchard, Guy Chaty, Gérard Faucheux, Rebecca Gruel, Bernard Grasset, Fred Johnston et Jeanpyer Poëls.

Pour vous le procurer, contacter :

Gérard FAUCHEUX, 5 rue de Jouy, 92370 Chaville (France).

 

 

 

 

 

 

METISSAGES.

 

 

 

 

Vers mes racines profondes

Lentement m'avance


Vers mes terres ancestrales

De mondes lointains

Métissées


Aux pommettes saillantes

Cheveux d'ombre brillante

Oeil un brin tiré


Terres complices

De la teinte mate de ma peau


C'est Bretagne et monde

En symbiose

Un pied enraciné          l'autre

Déjà en partance

Vers des contrées nouvelles


D'ici

Et de partout

ailleurs

 

 

 

 

Danielle ALLAIN-GUESDON.


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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 10:29

 

A  l’orée de l’espace

est campé

un regard

qui cherche à tirer à lui tout l’horizontal.

 

Le soleil et ses photons font pétiller l’air

c’est haut, bien haut

que l’on projette

leurs pépites.

 

On dirait que cela provoque des frictions

entre la ligne d’horizon et la rétine.

 

Rétine écorchée par la ligne d’horizon

point de rupture entre le manque grand ouvert,

dardé , et la prolongation des points de fuite.

 

Esquisse de l’esquive

un projectile fend

en sifflant, bourdonnant

l’étau de la distance.

 

 

Patricia Laranco.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:51

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Photos : P.Laranco

 

 

 

 

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 14:25


Le silence est la voix de dieu.

 

 

 

 

 

 

Le silence, lorsqu'il est bien
coagulé, solidifié,
compact, acquiert la majesté
des grands temples de marbre blanc;
il est aussi impressionnant
qu'un condor en train de planer
au point que, tous, nous nous taisons
le respect
nous coupe la langue...

 

 

 

 

 

 

 

L’Homme a peur du silence. Sans doute le trouve-t-il trop originel.

 

 

 

Le Temps ?

Et si ce n’était que l’élasticité d’un unique instant, qui s’étire ?

 

 

 

Si l’on se met à appeler la vieillesse une maladie, alors il faut admettre aussi que c’est la vie entière qui en est une.

 

 

 

L’Homme ne veut jamais que ce qu’il n’a pas et ne veut jamais être que ce qu’il n’est.

 

 

 

Ce qui est ennuyeux avec ceux qui aiment, c’est qu’ils ne connaissent pas ceux qu’ils aiment, mais les rêvent.

C’est en ce sens que l’on peut, peut-être, s’autoriser à affirmer que l’amour est, par essence, une porte ouverte sur la déception.

 

 

Quand la peur règne, l’intelligence n’est que de peu de poids.

 

 

 

 

On voit souvent en le silence une antichambre de la parole.

Et si, en fait, c’était le contraire ?

 

 

 

 

Les relations humaines tendent à devenir fragiles à un point tel qu’on a parfois l’impression qu’elles ne sont pas loin d’évoquer l’entretien de quelque plante rare et sensitive dans une serre.

 

 

 

 

Nonobstant ses professions de foi  égalitaires, ses grandes envolées fraternitaires et autres, la France est un pays où il faut tenir son rang.

Comme un peu partout en Europe (à des degrés divers), l’esprit d’Ancien Régime s’y est maintenu.

Et les « grands principes » du « Pays des Droits de l’Homme » n’empêchent en rien que l’on répugne toujours autant à « mêler torchons et serviettes », qu’on badine très difficilement avec les tabous hiérarchiques et même que l’on se crispe tellement sur son quant-à-soi de « milieu »(corporatisme et esprit de clan chevillés au corps obligent !) qu’on va jusqu’à se payer le romantique luxe d’une « fracture sociale » !

 

 

 

 

 

Elitisme et racisme ne peuvent qu’avoir partie liée.

De même, racisme et rigidité sociale.

 

 

 

 

Le meilleur garant de la perpétuation d’un système inique n’est-il pas que chacun veuille prendre pour modèle les élites, les classes ou ethnies dominantes ?

 

 

 

 

Les mots désignent les choses…et ils les trahissent. Ils leur surimposent leur propre réalité. Ils leur surimposent leur propre rigidité. C’est en croyant se les approprier qu’ils les perdent.

Quel mot ne donnerait pas tout ce qu’il possède de sens, de précision, d’efficacité ou de magie pour faire vraiment entrer en lui la densité si distante des choses ?

Mais, hélas, les mots et les choses du monde entretiennent le même rapport qu’un individu avec des vêtements trop étroits qui l’engonceraient !

 

 

 

 

On dit « le poids des mots » ; pas faux.

Il est des fois où les mots pèsent tout autant que des cadavres.

 

 

 

Attends voir…je te tue.

Ça va t’apprendre à vivre !

 

 

 

Celui qui a besoin de grandeur est celui qui se sent (trop) petit.

Sa li ki ena bizin gagn grander-la, sa li ki pans li (tro) tipti.

 

 

 

 

Apprendre le renoncement.

Telle est la leçon de la Vie.

Car tout se terminera par une obligation de renoncer à soi-même.

 

 

 

Sans mémoire, le présent est incompréhensible. De même l’est-il sans sensation de se diriger vers un futur.

 

 

 

Une mémoire ? Parfois, ça doit se conquérir.

Nous sommes tous un peu amnésiques de nous-mêmes.

 

 

 

Toutes les « belles idées » ont un effet pervers. Sans doute cela vient-il de la tendance innée de l’Homme à l’exagération, au zèle, à l’idée fixe, au « mieux qui est l’ennemi du bien ».

 

 

P.Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 11:51

Un nouveau livre d'artistes sur son blog; lien :


Un nouveau recueil paru aux éditions Encres Vives (Collection Encres blanches) : L'ORPAILLEUR.

Extrait :

Pour le salaire d'un roi

toi l'orpailleur   au lit du fleuve

tu arraches la manne de tes mots passés au crible

 

Oubliée la terre du silence

en jachère depuis tant d'années

 

Tes syllabes sont les gemmes

bourgeons miraculeux

de nos étoiles jumelles

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu accueilles aujourd'hui le blanc de la page

 et fermes la porte aux bavardages

 

pour la révolte

et malgré l'inconfort

 

force du rare

 

Tu aimes les mots comme la musique

et son silence et leur ellipse

 

 

 

france.rey@wanadoo;fr

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 11:01

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Photos : P.Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 14:06

Poster Club Maupassant plumes

 

CLUB MAUPASSANT

 

 

 

Club de lecture

 

 

 

 

 

 

1 mercredi sur 2 à l'Alliance Française

 

de 16h à 17h pendant les vacances scolaires

de 16h à 18h hors vacances scolaires

 

 

 

 

 

 

UNE FOIS PAR MOIS UN ECRIVAIN SERA INVITE A NOUS PARLER DE SES TRAVAUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1ère lecture : "UNE VIE", premier roman de Guy de Maupassant

le 28 juillet 2010 de 16h à 17h

 

 

 

2ème lecture : le 11 août de 16h à 17h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En présence des membres du Comité de lecture du Club Maupassant :

Magie VIJAY-KUMAR, Laurence HOARAU, Fatima MADELEINE et Daouda TRAORE.

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 12:48

 

Voici deux magnifiques textes sur Lointitude, qui m'ont énormément touchée:

 

Jean-Marc THEVENIN.

 Être loin. Est-ce un vœu, un désir, un soupir ? Être loin se rapprocher de soi. Patricia Laranco, dans les univers en expansion, lorsque s’éloigner du début est s’éloigner de soi, serait-ce un désespoir moderne ? N’y a-t-il pas lieu de croire que s’éloigner du début serait se rapprocher de soi puisque nous sommes mortels ?

Mélancolie moderne, du moderne, s’il existe encore dans le broiement d’espace et du temps qui est nôtre des tarmacs immobiles, peut-être paradoxes.

Origine détruite, qui n’existe plus, n’a plus de place, et pourtant tous les mots du poète, la pluie, la peau, nous y ramènent, lorsque celle-ci, transformation, semble désormais inaccessible, sans cesse attendue, espérée, à chaque coin des mots » cette goutte de tourbe, d’argile mouillée / si proche de la racine de l’univers ».

A s’éloigner ainsi sans cesse « le processus d’éloignement » cela serait comme un verrou tiré sur nous-mêmes, d’où surgit l’indéniable désarroi, mais dans la nuit des lampes, notre nuit électrique, il ne peut s’en empêcher le poète, peut-être est-ce sa fonction, de nous rappeler à nous-mêmes, à l’origine dont nous sommes l’empreinte, et d’être loin, sommes-nous proches encore ?

Mais aussi d’appeler au secours contre le feu qui couve et le vent qui vient. Que nous soyons en expansion, avides de connaître, avides d’aimer, les frontières à franchir ; le poète peut dire « larguons les amarres et dérivons à l’infini des espaces et du temps vers la mélancolie absolue » : qui serait celle du poète, de sa conscience di fini et de l’infini, lorsque plus rien ne reste et plus rien nerestera. Notre béante solitude. Nos tarmacs métaphysiques.

Est-ce hasard, la première page du recueil Lointitude  se termine sur ce mot : exil. Où est-il l’exil du poète, où est-il l’exil de l’homme, de la femme ? Est-ce d’être rendu à l’extérieur, à l’instant où le poète lâche son stylo, là où commence l’exil au quotidien, hors du pays des mots, le sien, hors de l’image dorée, adorée ?

Commence alors dans le loin l’exil intérieur, œil perdu. Noir recommencé de chaque jour.

Sait-on ce qu’est l’exil ? L’exil de l’homme ? Un état ? Inconsolable, avec quelques chansons, quelques poèmes dans la tête, la mémoire…

L’exil ce n’est pas le voyage, c’est une contrainte, il annonce une beauté pour ceux qui sont loin « ce concentré / d’informulé / de refus de formulation ».

Alors ? Revenir, on ne cesse de revenir, au poème, le poème est revenir, de nos lointains inhabités, on revient, légende aquatique de toutes mélancolies, mélancolie du revenir.

Où cesse l’exil, l’exil recommence, il est sous la paupière même. Chaque matin est revenir.

C’est comme si de la plus lointaine solitude, quelque chose d’insaisissable, une forme d’insomnie terrestre nous arrachait à ce cocon de pluies, dans le nécessaire revenir, puisque ce sont les mots, eux-mêmes qui nous convoquent à ceci et puis nous abolissent.

 

Jean-Marc THEVENIN.

In revue Diérèse, N° 48-49, Printemps – Eté 2010.











 

Guy CHATY

 


Un long poème déchirant et désespéré sur la condition humaine à partir des sensations physiques du poète et de ses impressions mentales, d’où jaillissent des moments de complétude – parfois dérisoires – sur l’état de vie et le bonheur d’écrire.

Son corps n’est pas sûr. «  Ce corps / qui traverse le temps / est-il toujours / le même corps ? » Ce corps est « orphelin / de l’antique fusion… ». La peau « ne défend plus…de l’écorchure à vif ». Les pleurs sont suspects : « mais ce n’est pas lui qui vagit, / c’est / cette béance qui fend son torse en deux… ».

Les mots mêmes du poète le mènent à l’exil. « cracher un mot de poésie » « C’est un peu comme se jeter hors de son corps ». Et cela « vous perd pour le réel ».

Le sommeil est un refuge : « N’avoir plus en guise de conscience que ça : / l’obscurité tournée au-dedans d’elle-même ». Ainsi que le repliement : « Je ne suis jamais plus heureuse que quand je redeviens la boule basique. Que quand je me rétracte pour regagner mon état originel » et une forme de « plénitude » : « Plein . Comme une miche de pain. / Tel est ce moment jubilatoire. / Tel est ce moment insignifiant. / Sur lequel il n’est rien à dire. Car il ne se passe rien. En dehors du silence doré. »

Tout cela se résume en « lointitude », synthèse d’éloignement et de solitude.

Des bonheurs vrais : les roses, les souvenirs de la petite-fille de la grand-mère de l’Île Maurice, un poème « Un souffle qui s’étire / parfois vers l’infini ».

Une poésie sans concession, qui va au plus profond par la force des images et des mots purifiés.

 

 

Guy CHATY.

in revue Poésie / première, N°47.

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 11:20

 

 

 

 

 

Je te regarde aller vers l’avenir, tout feu,

tout flamme, tout piment explosif

O ma fille !

O mon enfant,

magnétique comme le sont

les colères de nos volcans, de nos cyclones !

Brune piquante, tu as puisé l’énergie

de Durga-la-Divine au sang de tes ancêtres !

Tu iras loin,

iras de l’avant

droit-devant

dans la plénitude et l’orgueil de ce que tu es,

tu seras la première à ne plus douter

de toutes les identités qu’elle porte en elle !

Tête haute, regard droit-planté et sans peur

ainsi te vois-je, avec émerveillement

ETRE.
Heureuse stupéfaction de chaque jour

ainsi mes agonies n’auront pas été vaines.

Je me suis débattue et j’ai passé mon temps,

ma vie à tâtonner, chercher, dans le chaos

de tous les héritages entrechoqués, mêlés

souvent si pareils à des morceaux de miroir

brisé, éparpillés dont l’arête acérée

à un tel don d’inciser des plaies en votre être…
Et voici qu’un matin, ma récompense : toi

qui avances sans plus de crainte ni question

dans ta peau, dans ton Chamarel chamarré d’âme

naturellement, comme si de rien n’était

semblable à la déesse Lakshmi émergeant

de son océan de lait

à l’aube du monde,

ma fille !

 

 

Patricia Laranco


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