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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:48

 

 

 

au

MUSEE DE LA POSTE

34 boulevard de Vaugirard

75015   Paris

 

 

 

métro MONTPARNASSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 13:21

Le bleu est la couleur de l’apesanteur… la couleur de l’âme !

 

 

Patricia Laranco.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 13:19

Le silence

Le bruit des voix humaines

Les aboiements des chiens enragés

Les rumeurs du monde même un aveugle peut les deviner…

 

 

Mohamed El Jerroudi.

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:23

Le  francopolis  d’octobre   est arrivé !

 

 

 

 

Sélection : Jean-Michel Sananès, Guillaume Decourt, Xavier Lainé, Patrick Nicolas et Nicole Barrière.

 

 

 

Salon de lecture : Colette NYS-MAZURE.

 

 

 

Coups de cœur des membres : Emmanuelle K, Patricia Laranco, Gaston Miron et Colette Nys-Mazure.

 

 

 

Les Pieds de Mots : Les Chroniques du poisson silencieux par Patrick Ducuoq.

 

 

 

Humeurs et aphorismes : Réflexions de Félix Leclerc.

 

 

 

Francosemailles : Ma découverte de la poésie par André Chenet.

 

 

 

 

 

Bonne lecture sur

http://www.francopolis.net/

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:16

A lire absolument, sur MONDESFRANCOPHONES.COM

 

 

 

 

 

 

 

 

http://mondesfrancophones.com/espaces/afriques/adelaide-russo-et-kumari-issur-a-propos-de-malcolm-de-chazal/

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:38

Le vendredi   19 octobre 2012

 

 

 

 

 

 

 

de   19H 15  à 20H

 

 

 

 

 

 

 

au    

 SALON DE LA PLUME NOIRE,

MUSEE DE LA POSTE

34 boulevard de Vaugirard

75015   Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suzanne dracius

 

 

 

 

 

 

 

participera à une    

 conversation poétique

avec des auteurs de plusieurs pays

(France, Chine, Algérie, La Réunion, Guyane, Liban, Israël)

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:32


HAÏKU.

 

 

 


Matin d'automne au

ras des champs la brume attend

blanc coup de gomme

 

 

 

 

 


Patricia Laranco.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:27


ON CHERCHE LE MONDE

 

 

 

 

 


La terre crache au plus-allant

De la promesse

Son feu

Dans les veines

De l’Humanité

En viager

 

 

 


Le temps a mordu

La prière …

Est venu

Celui

De l’éveil

Recentré

 

 

 


Sisyphe – Newton

Ont été emballés

Dans un même

Destin terminal

Avec Prométhée

Qui rend l’âme

Avec sa flamme

On cherche le monde

Il est éclaté

Dans

Les artères

Des citadelles

 

 

 


Bouteille à la mer :

La poésie trame

Son mystère

Au creux des vagues

Où l’interpellent

Les navigateurs

 

 

 


Mais elle peut chanter

Dans son cristal

Le mouvement

Qui embrasse

Proche et

Lointain

Contre la déshérence

Par où a été

Abandonnée

La terre

 

 

 


Elle peut chanter les étoiles

Jusqu’à l’infini

Des univers

Car l’Humanité renaît

A elle-même

Doucement

Lentement

Sans les accélérations

De particules qui

La limitaient

Et l’enchaînaient

 

 

 


Elle renaît et refait

Un chemin

Pourvu qu’il

Ne soit pas court-circuité

Par le Corps-Capital

Qu’il ne soit pas fragmenté

Fissuré par ses atomes

Coagulés en énergie

Négative

 

 

 


Ce chemin s’entend résonner

Dans les parcours joyeux

Et tragiques de

Ses frères

Rebellés

 

 

 


Pas de mission – plus de prophétie

Juste une insistante résonnance

Et un partage sur toutes

Les scènes où crient

Les frères

 

 

 


Que ce cri se module

Et arme des

Naissances

Singulières

Jusque dans

Les courants impétueux

Qui traversent les mers

De rive en rive

Rêve sur rêve

Dans le réel

Ainsi tranché

Sous les étoiles triomphales

Par où s’accueillent

Tous les étrangers

Rivés à la misère

Et à l’ennui

Là – jusqu’au cœur

De nos

Citadelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Minod.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 11:41

 

Enfin, un livre sur la France, écrit par un Français, qui échappe au déni et au mantra de l’autosatisfaction ! Un ouvrage qui ose nous dire que, loin d’être le « modèle » de démocratie concurrent du modèle américain qu’il se prétend être, l’Hexagone est, en réalité et à tous les niveaux,  une « démocratie inaboutie » cachée sous les oripeaux d’une « mythologie égalitaire » !

On le constate, les mots sont durs, à la mesure du franc réquisitoire que nous propose, ici, Philippe Manière.

Si la France déprime et rejette si fort le processus de mondialisation actuel, c’est qu’elle est, à tous points de vue, particulièrement mal armée pour y faire face – en d’autres termes, pour s’y adapter.

Et l’auteur ne se prive pas de nous en donner les raisons, lesquelles, au fond, tiennent en un assez petit nombre de vocables :  élitisme, privilèges, conservatisme chevillé au corps (social), centralisation, « rigidité  » et omniprésence pesante d’un état éminemment paternaliste, protecteur et bureaucratique.

Selon l’auteur, ce « mal hexagonal » plonge ses racines fort loin dans l’Histoire : plus loin encore que le jacobinisme, puisque Philippe Manière n’hésite pas, assez audacieusement, à assener : « De la transmission héréditaire du patrimoine à la fermeture de certaines professions, du monopole d’une noblesse – fût-elle d’Ecoles – sur les postes les plus en vue à l’enfermement de fait des moins bien dotés dans des emplois ancillaires, d’un impôt respectueux de la rente mais frappant le travail et la consommation à la prolifération des structures territoriales et des agents publics, de la distanciation des classes sociales à l’impunité des puissants, bien des traits de notre société rappellent en fait cruellement l’Ancien régime.[…] La vérité est que, à bien des égards, nous ne nous sommes jamais arrachés aux représentations collectives qui préexistaient à la Révolution[…] parce que les vieux réflexes ont rapidement repris leurs droits au XIXe siècle et que l’essentiel du chemin démocratique n’a jamais été fait par la Révolution – donc par le France. Sans doute la Révolution française a-t-elle été trop théorique […] pour que son impact pratique […] soit assez dense et, donc, pérenne ». De plus, « jamais […] la Révolution n’a eu le goût de la délibération », du « désaccord constructif ». En France, pays sur-hiérarchisé, il est mal vu de contester le « fait du Prince » (devenu « le fait de l’Etat ») et, plus généralement, le fait de tout ce qui détient une autorité. Tout est imposé d’en haut (ce qui laisse assez peu de place aux initiatives « citoyennes ») et, bien souvent, l’art du débat se résume à un art de l’engueulade, cependant que toute critique est volontiers ressentie comme une agression, une menace pour l’ordre suprême, dont l’idéal est l’uniformité.

Quelle différence avec la démocratie telle qu’on la pratique aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne (ce depuis fort longtemps), en Suisse, en Suède ou en Finlande !

L’égalité théorique conçue par les Jacobins n’est, en fait, qu’une vue de l’esprit, une coquille creuse inapte, en tant que telle, à assurer l’essor d’une authentique « méritocratie ».

Car la démocratie réelle, c’est, en premier lieu, l’ascenseur social, en fonction des mérites et des compétences. Or, en France, l’ascenseur social est, de toute évidence, en panne. Seule une élite très restreinte peut se permettre le luxe d’être « mondialisée ». (1)

Les nouveaux privilégiés, Philippe Manière en dresse une liste : les puissants ( qui, comme le montrent les « affaires », jouissent d’une impunité choquante, alors que l’application de la loi, si elle était vraiment égalitaire, devrait, comme c’est le cas aux Etats-Unis, frapper tout un chacun, dirigeants et riches compris), les élèves et anciens élèves des Grandes Ecoles, les seniors, les fonctionnaires ( du fait de leur statut scandaleusement inamovible, quelques soient leurs mérites), les titulaires de contrats à durée indéterminée, les rentiers du patrimoine (avec leurs lignées de possédants systématiquement favorisées par le fisc), les « innombrables professions » protégées  et, de façon plus générale, les diplômés (qui, seuls, voient leurs compétences prises au sérieux et reconnues, alors que celles d’une pure expérience de terrain ou celles acquises par un autodidacte sont très rarement prises en compte) et les représentants du sexe masculin d’origine européenne.(2)

Comment s’étonner, dans ces conditions, que la « compétitivité » française soit si mal en point ?

Car la mondialisation, c’est, avant toute autre chose, le mouvement, la souplesse, la réactivité extrême, l’adaptabilité. En bref, l’exact contraire d’une société française devenue obsolète, « figée », « corsetée » et lourdement ankylosée.

Pour Manière, l’ « exception française » est désormais indéfendable. Face à la mondialisation – qui, comme son nom l’indique, est mondiale, ne l’oublions pas – elle se cassera automatiquement les dents et les reins. La France est une sorte de « Belle-au-Bois-Dormant », d’île dormante que le reste de la planète réveille brutalement de sa torpeur isolationniste et rêveuse, de son fantasme d’autosuffisance teinté de xénophobie. Et, du coup, le peuple français se sent floué, et réagit par l’amertume.

D’après Manière, cette sensation de malaise est tout ce qu’il y a de légitime.

Mais ce que le Français lambda ne réalise pas, encore, pleinement, semble-t-il, c’est que, pour sortir de tout ce marasme, c’est, en quelque sorte, son identité même, son « âme » qu’il doit se résoudre à remettre en question.

Tout enfant, tout adolescent le savent, la sécurité, l’hyperprotection se payent toujours par une liberté réduite. Alors, est-ce l’état (avec un grand E) qui a fabriqué la frilosité française ? Ou plutôt, serait-ce, au contraire, le conservatisme pesant, paralysant de ce vieux peuple, encore paysan dans l’âme (ne se signale-t-il pas, encore aujourd’hui, par une « mobilité géographique » extrêmement restreinte ?) qui favoriserait et pérenniserait une structure étatique si dépassée ? Il y a probablement un peu des deux, Etat et peuple entretenant, dans leur rapport, une sorte de boucle rétroactive. Et quoi d’étonnant à cela lorsqu’un système, un mode de fonctionnement social se perpétuent depuis au moins quatre siècles (je fais ici référence à l’absolutisme de Louis XIV) ?

Le « peuple » râle, se plaint mais, au fond, reste captif d’une « propension à l’utopie » droit héritée des penchants peu pragmatiques de l’esprit français, ainsi que d’une « demande obsessionnelle de protection » qui en dit long sur le pli que, depuis longtemps, ses structures sociales comme les vieux réflexes de son inconscient collectif lui ont appris à prendre. La « reproduction sociale » et la « cooptation du semblable » sont trop fortes, qui, à elles seules, trahissent un goût patent  de l’uniformité et de l’entre-soi peu à même de favoriser l’accueil des nouveautés comme  des différences.

Paraphrasant Sully, on pourrait dire, à ce compte-là, que « stabilité et uniformité sont les deux mamelles » de ce pays qui, de nos jours encore, ne conçoit ses rapports avec l’ensemble du monde extérieur que sous un angle (ridiculement ?) universaliste et « messianique ».

La mondialisation ne s’est pas faite sous l’égide française. Voilà, peut-être, ce dont cette nation, autrefois impériale, autrefois coloniale, autrefois (au Siècle des Lumières) « phare de la pensée » ne se remet pas. D’où, ainsi que Manière le signale, cette douloureuse sensation de « déclassement », de perte…hélas, de plus en plus traduite, semble-t-il, par une sorte de « deuil impossible ».

Les Français ne connaissent que ce système et leur peu de goût pour le changement, leur phobie de l’imprévu et de l’incontrôlable couplée à leur orgueil n’est pas pour les inciter à s’en séparer.

Faut-il redouter les effets que pourrait avoir un tel degré de peur, de crispation et de blocage ?

Ce n’est pas là une question à laquelle l’auteur se propose de répondre.

Il faut cependant saluer la franchise brutale de Philippe Manière. Pour lui, la mondialisation s’est mise, semble-t-il, à jouer sur la scène française le même rôle d’accusé, d’épouvantail et de bouc-émissaire que d’autres phénomènes, comme l’immigration et la présence de l’Islam. Pourquoi ? Parce qu’elle est, si on veut regarder de plus près, un véritable « révélateur » de l’impasse particulariste où s’est enferré ce pays et du fameux divorce qui s’est fait jour entre l’ensemble du corps social – encore profondément attaché à ladite impasse – et des élites souvent « très bonnes élèves » de la mondialisation , tant économique que culturelle.

Dans l’optique de l’auteur, la globalisation ne saurait représenter une menace, mais plutôt, pour la France, une chance décisive d’évolution.

Reste une question – et pas des moindres : est-ce possible dans un pays qui aime si peu à se remettre en cause ? Qui aime à un tel degré opposer son attachement viscéral à l’Etat-providence aux impitoyables lois qui sont celles de l’économie de marché ?

Pour Manière, cependant, le problème ne se pose nullement en ces termes. Car la globalisation par le libéralisme, notre auteur y croit. Il la présente, de bout en bout, comme un bienfait hautement désirable.

C’est peut-être sur ce point – crucial - qu’il y a lieu d’émettre quelques réserves…

 

 

 

P.Laranco.

 

 

 

 

 

 

(1) « De plus en plus souvent, les familles bourgeoises envoient un enfant qui rencontre des difficultés au niveau du collège ou du lycée passer un à quatre ans dans un établissement américain, britannique, suisse ou canadien qui le remettra sur pied […] nombre de parents français parmi les plus aisés poussent  aujourd’hui leur progéniture à s’expatrier dans une grande université nord-américaine, britannique ou suisse. Toutes offrent une formation […] recherchée par les grands employeurs partout dans le monde lorsqu’ils recrutent des managers. Toutes donnent ainsi accès […] à ces jobs gratifiants à la fois intellectuellement et financièrement caractéristiques des élites mondialisées. […] L’écrasante majorité des jeunes Français ignore l’existence de ces filières, ou n’est pas « équipée » linguistiquement, socialement, pour s’y engager ».

 

(2) « Dans notre pays, les lieux de pouvoir sont en effet particulièrement peu marqués par la diversité. Et l’homme blanc de plus de cinquante ans y demeure ultra-dominant. […] C’est que les hommes blancs qui, historiquement, ont toujours dominé la politique en France, ne sont pas pressés de partager. […]Les enfants de l’immigration, les femmes et les jeunes (même au sens large), sont aussi rares à l’étage présidentiel des grandes entreprises que dans l’Hémicycle. […] 90% des préfets, 89% des ambassadeurs et 82% des trésoriers-payeurs généraux sont encore des hommes […] les recteurs d’académies sont des hommes dans les trois quarts des cas. Presque aucun de ces très hauts fonctionnaires n’appartient d’ailleurs aux minorités visibles ».

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 10:38

PAYS DES NEGRES.

 

 

 

Pays des nègres

À la peau de fer

Nègres d’herbes sauvages

Nègres de montagnes et de bois

 

Pays des nègres

Sans langages

Nègres au nom fantôme

Nègres aux ailes ôtées

 

Pays des nègres

Tatoués d’estampes bestiales

Nègres martyrs

Nègres pour qui le soleil est enfer

 

Pays des nègres sans pays

Nègres ambulants

Nègres de nulle part

 

Pays des nègres de maîtres

Nègres acquis

Nègres dépouillés de leur rien du tout

 

O mon pays !

 

J’ai vu les conquistadores

Ancrer leur avidité sur tes rives

Ils ont rasé tes champs

Et souillé tes rivières

 

Je les ai vus marcher sur ta liberté

 

Que n’ont-ils pas fait ?

Tes cimes ont sombré

Tes jardins sont ruinés

Tes saisons sont devenues torrides et allumées

Tes filles sont violées

Et leurs fils sont réduits en esclavage

 

Du fond de tes entrailles

J’ai entendu

Le cri de ta douleur

 

Mais O mon pays !

Pays des nègres vaillants

Des nègres taureaux

Pays des nègres surnègres

Sèche tes larmes

Emigré dans tes rêves

L’espoir a survécu

Il est là

Et se cache sous l’ombre

De tes feuilles avachies

 

 

Pleure pleure pleure

O mon pays !

Que tes larmes te raniment

 

Des fleurs assiègeront tes prairies à nouveau

Des oiseaux chanteront

Sur tes matins

Et des arbres habiteront tes vallées

 

Demain il n’y aura plus

De brumes à l’horizon

Ni de meutes en tes rivages

Car nous sommes tes nègres fidèles

Tes nègres intrépides

Tes nègres redoutables.

 

 

 

Collinx Mondésir.

 

 

 

 

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