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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:42

Le temps des crises

(Hommage à Jean-Baptiste Clément)

 

 

Belles toutes les couleurs

Malgré la douleur

Qui coule au nom des couleurs

Homme ! As-tu des yeux

Pour apprécier les miracles

De cette  terre fragile ?

 

Au cœur de cette fragilité

Je vois la poésie exilée

Massacrée

Isolée

Se cacher pour semer

Quelques gouttes d’amour.

 

Belles toutes les couleurs

Laids ces hommes au regard figé

Qui ne savent pas sentir

Que cette poésie exilée

Les caresse encore

En notre temps de crises.

Ces crises inventées

Pour enterrer notre

Temps des cerises

On oublie souvent que la guerre

N’est qu’une connerie

 

Crise ! Crises !

Où sont nos cerises ?

Allons les chercher

En ce temps de crises

Pour libérer la poésie

De notre univers.

K.KALAMOGAN.

Paris, le 10/11/2009

 

L’auteur de ce texte est un écrivain sri-lankais qui vit à Paris. Il a publié des textes littéraires sur l’exil.


Ce poème a été lu le 13 novembre 2009 au Centre Social Soleil Saint Blaise par le poète franco-sénégalais Amadou Elimane Kane. 

       
 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 15:53









Source : site de RIVENEUVE CONTINENTS.
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 14:28
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 11:55
Pour eux, il n'y a pas eu
de George Harrisson *,
pas de soutien
comme pour le Dalaï Lama,
guère d'indignation
telle que pour Gaza;
durant trente cinq ans
ils se sont battus seuls
car leur combat
gênait;
leur courage et leur soif
aiguë de liberté
n'a pas touché les esprits pieux
de l'Occident;
même l'Afrique : Rwanda comme Darfour
ont eu droit, fort justement, à la compassion
mais pas eux
qui, cependant, furent génocidés
et affamés dans des camps de concentration,
eux qui, en prime, subirent le tsunami
de plein fouet, eux, ceux du Sri Lanka tamoul
lâchés jusque par leurs frères de religion
de l'Inde qui les ont balancés aux vautours,
stigmatisés "terroristes" par  décision
des gouvernements d'Europe "civilisée"
ils ont souffert
dans le silence général
des médias et des opérations Band Aid
cibles des atrocités les plus éhontées,
pourtant, ce fut comme
si ils n'existaient pas

et le pire, c'est qu'aujourd'hui
ça continue
toujours, sans que quiconque y fasse allusion.
Je veux attirer sur leur drame
l'attention
car après tout, pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?
Ils sont des Hommes à la tête haute, vaincus,
il faudrait tout de même
qu'on s'en rende compte !




* Souvenons-nous : dans les années 1970, si je ne m'abuse, la cause de la lutte de libération du futur Bangla Desh de la tutelle pakistanaise était devenue fort "à la mode", au point de mobiliser l'ex-Beatle Gorge Harrisson qui lui écrivit une chanson de soutien.                                                                                                                                                                                    


Patricia Laranco.

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 11:24
 bonjour


Mardi 09 Février (2010) je suis invité dans l'émission radiophonique "Le lire et le dire" de 9h30 à 10h ( avec Arnaud de Montjoye) sur Fréquence Paris Plurielle ( 106. 3 fm Paris ) . Nous sommes interviewés par Jean-Claude Caillette.

à écouter aussi sur :


http://www.rfpp.net/



amitiés

ERIC DUBOIS


Poète et responsable de la revue "Le capital des Mots"
http://le-capital-des-mots.over-blog.fr/

***
http://www.ericdubois.fr
http://myspace.com/poete66




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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:28
TERRITOIRE DU POEME
( Fondé par Anne Stell * Animé par Christian Deudon )
présente
DENISE BORIAS et MAX ALHAU
qui parleront des
« LIEUX ET PAYSAGES »
dans leur poésie
Lecture : Suzanne Le Magnen et Christian Deudon
***
Le Vendredi 19 Fevrier 2010 à 15H30
***
A LA BRASSERIE « LE FRANCOIS COPPEE » ( 1er étage)
1, Boulevard du Montparnasse
Métro Duroc
CONSOMMATION : 6 Euros
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 10:28

Pour le Peuple de Haïti et à la mémoire de Toussaint-Louverture

Vaccines*

Orphelines
Vaccines
Peti
Toussaint
A faim

Orphelines
Vaccines
Tipeti
Toussaint
A besoin de soins

Orphelines
Vaccines
Manman
Toussaint
Pour ses enfants
A grand chagrin.


De Anick ROSCHI
Port-au-Prince le 12.01.10


 * Instrument traditionnel, trompes de bambou utilisées lors des parades de rue . Le nom des vaccines sont, de la plus grande à la plus petite : manman,chalmail,mondesi,peti,tipeti.


http://balawou.blogspot.com/2010/01/vaccines.html

http://paroleenarchipel.over-blog.com/

http://www.echosdafrique.net/dossier/memoires/visite-du-chateau-de-joux-ou-fut-emprisonne-jusqu-a-sa-mort-toussaint-louverture.html


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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 10:17
 Encore un important poète de l'Île Maurice qui écrit pour Haïti !


Elegie pour Haiti


Il m´est venu des mots
du plus profond de mon chagrin
en perles de larmes
s´écoulant lentement,le long des rues de Haiti.

Toussaint Louverture n´est plus qu´un nom
mais il irrigue encore ma conscience d´homme libre
et je sais que je lui dois tout
et que la souffrance de son peuple est aussi la mienne.

dans les décombres hideux de l´Occident
j´ai vainement cherché un peu de réconfort
mais leurs hautes tours menacent de s´effondrer
pour mieux enterrer mes cris de colère.

Mais armé de ma solidarité
j´avance envers et contre tout
pour arriver jusqu´en terre d´Haiti,
la terre primale de la révolte noire.

Haiti blessée,parce que saignée à blanc...
les mots peuvent donner un poème
un hurlement qui s´entendra au-delà
des murs d´indifférence.

Haiti,tu incarnes les temps à venir
annoncé par Celui qui sait tout
et tes enfants seront à la droite de son Père
j´en témoigne noir sur blanc !

Haiti,aussi loin que puisse être mon Port-Louis
je t´offre la terre sept couleurs de mon île
une terre d´accueil qui t´est promise en tout temps
et que jamais ne pourra renverser aucun tremblement !

Sedley Richard ASSONNE
Ce 22 janvier 2010

"Sedley Assonne" <sedley61@yahoo.fr>





Source : ARCC (Association Réunionnaise Communication Culture)

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 10:29

Jeanne Gerval Arouff est mauricienne, poète et artiste plasticienne. Elle a longtemps travaillé pour le journal mauricien L'Express, en tant que critique littéraire.

 

                                        

 

I                                  NE TIREZ PAS SUR LES SOLEILS

 



Et ce sang qui gicle

d’une seule et même couleur,

quel qu’en soit le cœur,

Véronica Guerin,

Ken Serra Wiwa,

Atwar Bhajat al-Samerai,

Quelle qu’en soit la terre,

Irlande,

Nigeria,

Irak,

Terres multipliées,

Philippines, Liban,

Afghanistan, Pakistan,

Somalie, Colombie,

Quelle qu’en soit la nature,

dramaturge pendu,

reporters abattus,

sangs assassinés,

«dans l’exercice de leurs fonctions,»

dit-on,

«victimes d’assassinats

commandités par,»

comprend-t-on,

«responsables politiques/

forces para-militaires /

criminels.»

 

D’autres macèrent,

contraints à voir le monde en lucarne,

leur souffle rythmant la sentence

de la parole ligotée,

de l’écriture barbelée.

 

Leurs mots menottés

dorment sous la poussière

de sept fois trois-cent soixante-cinq jours.

Temps stérile défigurant l’âme.

 

Ne touchez pas à Gao Guirong!

 

Quel tambour activer,

quel maître d’eau invoquer,

pour maîtriser la vague assassine?

 

Quelle langue, quel alphabet inventer,

pour changer le cœur d’acier,

tracer une esth - éthique

où l’homme réapprendrait l’humanité?

 

 

Ne tirez pas sur ces soleils.

Ils abolissent les frontières.

 


                                                                                      Curepipe - 13 juin 2006.

 


 

 

 






I I                                                                       A L’AUTEL DE FEU ET D’EAU

 



De quelle mémoire traîne-t-elle nostalgie et désir

quel amour latent répand en elle effluves de feu 

enduite d’huile sa chair se souvient

brûlante d’étreintes rubéfiantes

haletante jusqu’au cri devant tant d’espaces sublimés

ressuscitant d’entre les spasmes

transmutant le cri en vibrations essentielles

 

notes     résonances    musiques

irradiations des planètes revisitées

et de leurs pierres étincelantes

 

oum oum oum                                 oum oum oum                                 oum

 

 

souvenir de l’Aphrodite du myrte et des nuits vénusiennes

prégnance des lueurs vertes irisant le temple nuptial

réminiscence des senteurs du santal blanc

rémanence d’explosions et de lumières mercuriales

incarnant la danse immémoriale des planètes en fusion

rassemblant enchâssées les fragrances fruitées

des corps et des âmes dans la vasque-abreuvoir rituelle

 

noces    parfums    extases

irradiations des planètes revisitées

et de leurs pierres ensemencées

 

oum oum oum                                 oum oum oum                                oum

 

 

dans l’attente de l’amant parti en ascèse consentie

sa peau frémit à l’eau des ablutions

ses sens s’éveillent à l’eau de son corps

ses cellules boivent de toute leur nudité l’eau solaire

son essence aspire l’eau de l’air

et quand les épousailles reprendront avec force et vigueur au septième jour

l’eau retrouvera le feu et le feu se nourrira à nouveau de l’eau

 

notes     résonances     musiques 

noces    parfums     extases

irradiations des planètes revisitées

et de leurs pierres fécondées

par des fiançailles d’éternité

 

oum oum oum                                 oum oum oum                                 oum

 

oum oum oum                                 oum oum oum                                 oum

 


Curepipe - 11 février 2007

 

 








III     LE MANDALA DE L’AMOUR

 

                        Fleur-étoile

                        île-planète

                        oeil-univers

                        ciel-mer

 

En ton centre, pèlerin,

se rencontrent terre et cosmos.

 

Que cherches-tu,

sinon l’illimitée lumière ?

Qu’est-ce, sinon l’autre visage de la vie,

celui de l’Amour ? 

 

Voici venu le temps de la courbe,

celui d’abolir la ligne aux angles,

de déjouer les angles du temps,

pour habiter la quiétude du non-temps.

 

Voici le temps de la Sphère de l’Amour,

celui de t’accorder aux vibrations cosmiques,

de décrypter en toi la Fleur de Vie,

                    création-origine

                    parole-source

                    signe-soleil

                    guide-totem 

symbole inscrit dans ta mémoire

depuis la nuit des temps. 

 

Voici le temps de la sphère-porteuse

de l’androgyne lumière des galaxies.

Que ton souffle l’active !

Que rayonne la force magnétique de l’Amour !

                                      

                                          20 décembre 2007

 

 

 

 

  Le Mandala de l'Amour[1]

 

 

 

 












IV                   ABBA, PERE!

 

Souffle l’Esprit,

en moi, inlassablement,

égrène le grain du mantra :

Abba, Père !

Abba, Père !

Abba, Père !

 

Résonne aux quatre coins

de mon corps-Temple,

ton royaume au cœur-flamme,

bleu-pouvoir, or-sagesse, rose-amour,

Triple Flamme : Père, Fils, Esprit.

 

Cette flamme en moi brille,

en faire feu jusqu’à lumière,

 

SOLEIL

 

Entaille après entaille,

tailler ma propre pierre,

 

construire de lumière ma cathédrale,

de l’étincelle alimentée,

vibrer infiniment :

Abba, Père !

Abba, Père !

Abba, Père !

 

escalader la spirale jusqu’à fusion,

Ascension !

 

ABBA ! PERE !

 

Le grand Je-Suis-Le-Je-Suis

 


Curepipe - 23 juillet 2008.

 

 











A L’ANGE…

SOUS LES DÉCOMBRES


 

Et ce cri qui me parvient…

 

Silence

 

Atome d’espoir

 

Cette voix d’ange

           qui perce les décombres

S’accrocher jusqu’à brûler

 

Voici

          de mon île-point

          une poignée de sel

Chaque cristal

          de soleil allumé

Brûler jusqu’à clarté

 

          les ténèbres dissipées

Tenir jusqu’à lumière

 

Tu es le sel de la terre

Le soleil sans frontières

 

Et ce cri qui des décombres…

Silence

 

Voici

          de mon cœur-temple

          la triple lumière

Chaque souffle

          d’amour amplifié

d’or t’enveloppe

 

T’accompagner

           jusqu’à la terre

          des mille soleils.

 

Aux enfants de Haïti

            

             Floréal – 26 janvier 2010.

 

 

 

Jeanne GERVAL-AROUFF.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 12:38


S’impliquer

 

S’impliquer

Devient tâche difficile

En ces temps modernes

 

Ainsi

Nous nous perdons

Dans cette forêt

De capitaux

 

Forêt de capitaux

Où parfois

Je ne me reconnais plus

Ni les miens

Ni mes chats

Ni mes chiens

Ni mes oiseaux

Ni mes chaussures

Ni mon visage

Ni mes voisins

 

Oui

Dans cette forêt

Je ne sens pas

Les odeurs

De l’arbre

De ses feuilles

 

Simplement

Cette odeur de capitaux

Qui me fait vomir.

 

S’impliquer

Devient dangereux

Car nous sommes

Devenus des prisonniers

De nos inventions

Puis

Nous avons peur

Des représailles

Des harcèlements

Des punitions

Des expulsions

 

Alors

Nous réprimons nous-mêmes

Nos pulsions

Par lesquelles

Souvent

Nous exprimons

Nos colères

Contre ce qui nous réprime

 

S’impliquer

Est-ce pour demain ?

 

Dire non

C’est une façon

De laisser pour l’avenir

Un monde aveugle

 

S’impliquer

Est-ce pour demain ?

 

Dire non

C’est accepter

D’être soumis

Aux lois des capitaux

 

S’impliquer

Est-ce pour demain ?

 

Dire non

C’est attester

Qu’on s’en fout

Des autres

Qui sont issus de nos désirs

Et les abandonner

Pour leurs lendemains

Qui s’annoncent

De désespoir

 

 

S’impliquer

C’est maintenant

Pas demain

 

Alors

Impliquons-nous

Pour chasser

Les mauvaises poussières

Qui cherchent

À réprimer

L’avenir

De nos enfants

 

Et l’avenir

De notre  terre  fragile

Qui est issue

D’une nature

Sincère.

K.KALAMOGAN.

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