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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 09:25







Christian Deudon
vous invite au
TERRITOIRE DU POEME
(Créé par Anne Stell)
GUY CHATY
présente
JEAN - PAUL
GIRAUX

Le Vendredi 18 Décembre à 15h30
à la brasserie « Le François Coppée » 1er étage
1, boulevard du Montparnasse
Métro Duroc
Consommation: 6 Euros
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:09























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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:43

Bonjour,


Samedi 5 décembre 2009 au Rajiv Gandhi Science Centre - Bell Village de 14h à 17h

http://www.upim.info/cine-philo/

CINÉ-PHILO

Le ciné-philo consiste à projeter un film et à permettre au public, après la projection, de poser des questions, de réagir et de débattre. Ces films seront projetés au Rajiv Gandhi Science Centre, à Bell Village, quatre samedis après-midi de 14h à 17h entre octobre 2009 et juin 2010 et les séances seront animées par Joseph Cardella.

L’esprit reste le même qu’à l’Université Populaire ou au café philo : les séances sont gratuites et ouvertes à tous ceux intéressés à passer un bon moment de réflexion et d’échange autour d’un film.

CRASH

Titre en français Collision, de Paul Haggis, 2005, USA, 1h47.



Quels sont les enjeux de l’introduction de la philosophie dans le système éducatif mauricien ?

Jeudi 10 décembre 2009 de 17h à 18h

Sur Cool FM dans l’émission Tous sur la même longueur d’onde présentée par Stéphanie Cerdor

Participeront à l’émission Hyleen Mariaye, chargée de cours au Mauritius Institute of Education (MIE), Belall Maudarbux, enseignant et chercheur, intervenant à l’UPIM dans « Histoire de la tolérance et ses politiques », et Joseph Cardella, professeur de philosophie au lycée des Mascareignes et responsable de l’UPIM, intervenant en philosophie à l’UPIM dans « Les philosophes matérialistes ».


Quelques courants littéraires français et francophones du 20ème siècle

 Samedi 12 décembre 2009 de 10h à 12h à la salle du Conseil de la Mairie de Curpipe

Ces conférences, comme celles qui ont été présentées auparavant, ont l'ambition de faire prendre conscience des deux aspects profonds de toute littérature : sa liaison étroite avec les événements historiques de son temps et en même temps sa « valeur » quasi intemporelle.

Marina Sala, agrégée de Littérature.


2ème conférence-débat - Les mouvements Dada et le Surréalisme

Ces deux mouvements majeurs du 20ème siècle s'inscrivent entre les deux guerres et sont incontournables pour comprendre l'évolution de la littérature française et francophone au cours des décennies qui les suivent.           



 


Cordialement.


--
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
email : upmaurice@gmail.com
site web : http://www.upim.info
Tél. : Annick au (00.230) 701 3587
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 13:17

Mots de mer               



J’habite sur les flancs de la déesse qui serpente et coule vers la mer obèse,

Repue de ma chair qu’elle avala trois siècles durant.

La colline blanche par airs et ondes, m’inonde des nouvelles du monde de mes blessures, 

Car j’habite un monde de blessures,

Mes plaies sont énormes, et mes douleurs rebelles ont jalonné ma longue marche.

Que me raconte t-elle cette tour blanche ?

Elle me parle de mes guerres par d’aucuns provoqués et attisées,

De mes famines par d’autres entretenues,

De mes instabilités par certains voulues.

Mais que me dit-elle

De mes richesses spoliées,

De mes sanctuaires profanés,

De mes certitudes ébranlées,

De mes langues étouffées ?

Trois siècles d’un commerce ignoble ! Le code noir n’était pas civil.

Ma chair bouclier offert au feu de l’ennemi, je suis force noire à consommer avant l’hiver.

 

Vers un horizon lointain, ils sont partis arrachés d’eux à jamais.

Le navire a traversé la mer et sur l’autre rive a vomi sa cargaison.

Et pourtant c’est un naufrage.

Naufrage pour ma terre bafouée.

Naufrage pour ma terre humiliée.

Naufrage pour ma terre blessée.

 

Au poète qui chante o combien de marins, combien de capitaines !

La détresse éclatée de mon sang répandu et humilié répondra que la force vive arrachée

A mon continent se comptera toujours en des milliers de milliers

Sur des centaines d’hivernages, jetés qu’elle fut dans les profondeurs abyssales des

Cimetières marins et des plantations.

Par des nuits noires sans étoiles, la mer a longtemps hurlé son désespoir.

Elle ne voulait pas qu’au bleu de ses eaux fût mêlé le rouge de mon sang d’or.

Mais par les voiles gonflées en de cruels soubresauts, ils ont étouffé ses gémissements.

Encore aujourd’hui, du haut de ma falaise,

Lorsqu’au cœur de la nuit j’ouvre la porte océane de ma mémoire,

Là-bas entre Yenne, Dialaw, Popenguine et Ndayane,

J’aperçois au loin par de-là la béatitude des flots écœurés

Le vaste monde arraché à la substance de ma chair et de mes entrailles.

Et voici que vient à moi ce si proche lointain.

Drapé dans la douleur de sa tourmente, il prend place sur la plage des cauchemars

Evanouis, subitement éveillés et attentifs à l’imminence de la parole de l’immense

Témoin bleu, gardien des anneaux de la mémoire de la blessure sacrée.

 

Vents impétueux, fougueux tourbillons, ondes torrentiels, tenaces flots.

Tout est calme dans la nuit que déchire le roulement du tam-tam millénaire.

La mer rompt le silence, sous un ciel ténébreux et par un soupir amer.

Elle conte le malheur des mères qui par les portes sans retour virent s’en aller

Le jeune sang de la chair sans pouvoir sur leurs fronts hauts et nobles

Déposer la douceur d’une caresse.

 

Et la mer par l’écume de sa bave m’a crié sa vieille douleur.

Pour elle je dirai la souffrance de mon peuple noir violenté par ceux venus d’au-delà des mers.

 

Hamidou SALL.

 

Source : Bulletin d'information N° 60 des Amis d'Europoésie / Rencontres Européennes.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:59






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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:57

Nombreux sont les écrivains qui rêvent de postérité alors que l'histoire ne retiendra que l'ombre de leur postérieur.




Umar TIMOL
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:23

J'ai vu le pire et le meilleur
et, du coup, me suis demandé
ce qui valait mieux : le pire du meilleur ou le meilleur du pire.
Il n'y a pas meilleur que le Meilleur.
Pire que le Pire, on connait pas.
Ceci posé, j'ai connu des meilleurs qui étaient pires que le Pire.
De même, j'ai connu des pires qui étaient meilleurs que le pire Meilleur.
J'ai même connu des pires que pire qui se mettaient à empirer.
Et des meilleurs entre les meilleurs qui ne s'amélioraient guère.
J'ai vu des meilleurs en mieux et des petits mieux dans le pire. Des petits vieux dans de la cire. Des pires mêlés de miel.
J'ai vu des purs, des purs de sang et des impurs putréfiés tout autant que pétrifiés.
J'ai vu des pur-sangs et cent porcs, des porcs qui devenaient épiques et criaient "ne me piques pas !".
J'ai vu les malheurs du Meilleur et les pics, les à-pics du Pire.
J'ai entendu le pire rire de ses victoires à la Pyrrhus, de ses victoires de papyrus...lui, il sait toujours rebondir !
Mais il n'est pas de pire meilleur que l'amélioration du Pire.
De même, il n'est de pire peur que celle du meilleur en recul.
Entre le Meilleur et le Pire, il ne faut pas faire de faux choix.
Car les choix sont parfois trompeurs : par qui les choix sont-ils choisis ?
Moi, je veux tirer le meilleur de tout, et y compris du pire.
Et quand ça va de pire en pire, on ne peut avoir plus pire que ça.
On ne peut avoir meilleur pire.
Et quand c'est ni meilleur ni pire, eh bien, il y a pire que ça.
Lorsque tout va de mal en pis, là, les vaches ont leur mot à dire...
Elles sont même autorisées, si ça leur chante, à dire pis que pendre.
Il n'est pire sourd au pire que celui qui ne veut voir que le meilleur.
L'inverse est vrai, et je vous fais grâce du théorème correspondant.
En résumé, le pire et le meilleur ne sont pas plus que deux vieux complices.
Le pire, avec le meilleur, c'est que tout un chacun y aspire.
Même les asperges aspirent au meilleur, c'est vous dire si...
Mais lorsqu'on va trop loin dans le meilleur, n'atteint-on (n'attend-t-on) pas le pire ?
Et le pire, quelquefois, n'inspire-t-il pas mieux que le trop mielleux meilleur ?


Patricia Laranco

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:24
Des identités étroitement surveillées ou Marche arrière, toute !



Identité égale Unité égale Unicité égale Conformité

L’émission « C’est-à-dire » de Yves Calvi du (date de la semaine dernière) prétendait, comme toutes les émissions de débat, confronter des positions diverses sur la campagne du gouvernement, lancée par le ministre de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale, sur cette dernière. Invités : Fadela Amara, Elisabeth Lévy, Dominique Voynet, Ivan Rioufol, Hervé Le Bras.

 

L’impression globale qu’on peut retenir de cette discussion est que cette identité nationale est menacée par les vagues « récentes » d’immigration d’Afrique, en dépit de quelques tentatives de faire remarquer que les gens dont on parle — les Arabes et les Noirs, comme le dit Elisabeth Lévy avec l’air fanfaron d’une audacieuse qui tord le cou à la langue de bois — sont dans leur plus grande majorité des citoyens français, nés en France, de parents également nés en France. Non, tout cela ne leur enlève pas la qualité d’étrangers, cela leur vaut au contraire le qualificatif surréaliste « d’immigrés de la seconde —ou troisième — génération ». « Immigré » est donc une caractéristique génétique qui se transmet par le sang ? Euh, oui... non ! Pas tout le temps ! Sarkosy n’est jamais traité (pas plus que des milliers d’autres Zélensky, Lopès et Moreno, d’ascendance polonaise, portugaise ou espagnole) d’ « immigré de la deuxième génération ». Ce qui se transmet « par le sang », la qualité d’immigré, dépend donc de l’origine du « sang ». Car dès le début, le débat sur l’identité française se situe franchement, carrément, dans l’optique suggérée par l’intitulé du ministère ; ce n’est pas seulement, comme on le lit sur un immense écran sur le plateau, la burqa qui « est contradictoire avec l’identité nationale » ; c’est toute cette immigration-là qui s’oppose à cette identité nationale-ci.

Nous apprenons ainsi que bien que tous les sangs soient rouges, ils ne comportent pas tous le même potentiel d’assimilation à léguer à ceux qu’ils irriguent pour les siècles des siècles. Car pour la majorité des débatteurs (faiblement contredits par moments par Voynet et encore plus faiblement par Le Bras), et conformément aux déclarations du ministre Besson, le « modèle français d’intégration » est en fait un modèle d’assimilation, qui exige que les personnes étrangères par nationalité ou par hérédité se « dépouillent » comme le dit le philosophe Eric Zemmour, de toute trace de leur identité ou culture antérieure, et se « soumettent » à l’identité ou à la culture française. C’est ce qu’auraient fait, prétend-on, les immigrés non nationaux précédant les « vagues » néfastes, mais aussi les immigrés de l’intérieur. Car Yvan Rioufol n’admet même pas les cultures régionales ; quand on lui parle d’identité bretonne, ou corse, sa bouche se tord. Il est pour une France Eraserhead : non seulement l’identité française doit l’emporter sur toute autre identité ou appartenance, mais elle doit effacer la première. On ne comprend plus : n’est-ce pas le patriote Jean-Pierre Pernaud en personne qui inlassablement, au journal télévisé de TF1, nous abreuve de spécificités régionales, le dernier maréchal-ferrand du Puy de Dôme, le dernier souffleur de verre du Béarn, le dernier farci poitevin (touillé avec les mains jusqu’aux coudes) ? Chaque jour voit une province française et une façon de faire régionale célébrée. Comment concilier ces éloges avec le jacobinisme effréné de nos invités ? En soulignant que ces coutumes sont en voie de disparition (et pour certaines, ce n’est pas dommage). Mais d’autres spécificités restent menaçantes : pas de « sujet » sur les Antilles, la Réunion, encore moins sur les façons d’être apportées (ou pas) par les Africains ; ces dernières ne sont pas de charmantes façons archaïques, de touchantes photos de famille ; elles n’apparaissent que dans des reportages inquiétants sur les ennemis de l’extérieur ; la parenté supposée de nos concitoyens dits « de papier » avec ces terroristes expliquerait bien des choses, et réciproquement...

 

Comment peut-on être français ?

Le racisme se lie avec l’obsession française de la conformité : le citoyen est « universel » disent les idéologues républicanistes ; ce qu’il faut traduire par le dicton militaire : « je ne veux voir qu’une seule tête ». Heureusement, ce danger a été écarté dans l’hexagone profond. Ce n’est pas le dernier locuteur du dernier parler normand qui mettra en danger l’unité, que dis-je, « l’unicité » de la France. Jusqu’où iront ces tentatives d’homogénéisation, qui utilisent le vocable étrange : « unicité », pour signifier en réalité l’exigence d’uniformité ?

Mais d’un autre côté, que peuvent ces tentatives contre l’émergence permanente de nouvelles façons de faire, de penser, de danser, de chanter, et même de parler, qui n’étaient pas là hier, mais le sont aujourd’hui ? Que faire contre le passage du temps, contre l’évolution de la société française, qui change, comme tous les groupes humains ont changé, changent et changeront ? Et comment ne changerait-elle pas, cette société française, sauf à être morte ? Et que nous proposent nos invités pour lui éviter d’être emportée par le fleuve impétueux de l’histoire ?

De nous arrimer à une histoire qui a été paradoxalement figée, arrêtée dans le temps, « L’Histoire de France » républicaine ; dans une version (très) abrégée par E. Lévy, qui comme son mentor Alain Finkielkraut, fait une fixette sur Clovis (sans le nommer, ça rendrait l’examen de françitude trop facile) mais en mentionnant sans relâche le mot de code « Reims ». Reims, quoi Reims ? Les championnats de première division ? Mais non voyons : « le sacre de Reims ». Ah le sacre de Reims ! Sacré sacre, va ! Où serions-nous sans toi ! Qu’importe qu’il n’ait jamais eu lieu, comme le démontre Suzanne Citron dans Le mythe national ; ce qui compte, c’est que nos immigrés et leurs descendants en parlent de façon compulsive, qu’ils sachent que c’est cela qui les distingue, en bien, de leurs propres ancêtres ; ce qui compte, c’est qu’ils imitent Finkielkraut, qui « l’a fait sien ». A quoi répond l’exigence de cette démarche pathétique, borderline, qui semble issue d’un croisement Katmandou 68- Profiler 2007 ?

Sinon au sentiment obscur des anciens colonisateurs qu’il coule dans les veines de certains de nos concitoyens « de papier » un sang impur dont, à défaut de le répandre dans nos sillons (comme le prescrit l’hymne national mais le proscrivent les conventions internationales), il faut exorciser les effets, par exemple par une identification magique à un événement lui-même imaginaire ?

N’est-ce pas pour cela que Fadela Amara ne peut pas prononcer une seule phrase sans répéter trois fois, comme une prière, l’expression « les valeurs de la république » ?

Mais alors, quelles sont-elles, ces valeurs « éternelles » ? Le sont-elles, d’ailleurs, éternelles ? Dans le « lévaleurdelarépublique » d’Amara figure l’égalité des sexes ; Hervé le Bras signale timidement qu’elle n’aurait pas été considérée comme faisant partie de l’identité française, mais au contraire comme contrevenant à cette identité il y a seulement 64 ans. Personne ne remarque en revanche qu’il s’agit d’une injonction, pas d’une réalité de la société française, et qu’attribuer le refus de cette injonction à la seule population d’origine africaine, quand il est le fait de la majorité des Français, c’est se moquer du monde. A part cet ajout tardif, qui ne fut accepté que pour introduire une nouvelle ligne de partage entre vrais Français et vrais barbares, et à condition que la dite égalité ne reste qu’un vœu pieux, toutes les pierres de l’identité française appartiennent à un passé qui s’arrête aux portes du 20è siècle : Reims (sacre de), Montaigne, Molière, Renan, et puis, plus rien... Seuls les grands noms qui permettent depuis des lustres le cocorico, que Fadela Amara a insisté pour pousser en direct live. Là où les autres auraient peut-être été plus circonspects, elle nous a ressorti tous les clichés nationalistes qui nous font ressembler aux Soviétiques de l’époque Lyssenko : la France a tout inventé, si, si, la liberté, la bombe atomique, l’égalité, l’électricité, la fraternité, le TGV, la laïcité, l’eau tiède...

Dominique Voynet a été la seule à tenter d’apporter un peu de réalisme à ce débat — on est en 2009, pas en 600, et puis on est aussi en Europe, il faudrait que les jeunes apprennent les beautés non seulement de la littérature française, mais aussi de la littérature polonaise, anglais, espagnole, et d’autres. Elisabeth Lévy, qui estime que la France possède « l’une des plus belles littératures du monde », trouve inutile d’aller voir ailleurs. (Remarquez que, entre Montaigne et littérature polonaise, l’identité a l’air d’être circonscrite au domaine littéraire). Et quand Voynet dit que la France est perçue comme arrogante par le reste du monde, Lévy fait un geste qui signifie : « Que nous importe le reste du monde ? ». Oui, c’est vrai. Si les gens qui veulent venir en France, ou y rester, doivent commencer par s’arracher la peau, comme on a vu, c’est que cette peau n’a rien à nous apporter. Mais rien. Car nous sommes les meilleurs du monde, depuis longtemps, depuis toujours en fait, et ce n’est pas difficile, car nous sommes aussi seuls au monde (grâce à Lévy qui a balayé de la mappemonde toute cette humanité inutile et étrangère, inutile parce qu’étrangère). Cette petite assemblée voit clairement comme un atout ce que le reste du monde, s’il existait, verrait comme un handicap — non pas être seuls au monde, mais se croire seuls au monde. Et quand Voynet propose que l’identité française soit définie comme le projet d’avenir que les citoyens construisent en commun, les autres participants se regardent, gênés, devant cette référence malvenue, presque impolie, au futur. Nous avons un si beau passé ! Restons-y.

 

 

Christine Delphy

 

 

Source : http://www.indigenes-republique.fr


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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 09:55

Monique W. Labidoire : « REQUIEM POUR LES MOTS », Editinter, 2009.

 

Ce long recueil (un peu plus d’une centaine de pages), divisé en 6 chapitres et constitué, en fait, d’une série de proses poétiques au style retenu, presque feutré et résolument intelligible, explore, pour l’essentiel, le rapport entre la poésie et la mémoire. En ce sens, on pourrait se laisser aller à le qualifier de « proustien ». Très personnel, très lié à l’histoire personnelle de l’auteure, il sait cependant admirablement transcender le personnel pour se hisser vers l’universel (notamment au travers du personnel lui-même). Cela est, sans aucun doute, dû à ce qui fait l’essence de l’authentique poète : sa porosité.

Pour Monique Labidoire, la poésie est, par nature, une « présence au monde », une attention à celui-ci dans tous ses aspects.

Dans ce recueil, nous voyons défiler (souvent sous forme d’énumérations), l’histoire de tout un demi-siècle.

Le temps, les morts, la nature avec tous ses cycles, toutes ses alternances, le poids d’une histoire dramatique, souvent apocalyptique même, qui laisse « la Mémoire de la barbarie », la troublante nature double, schizophrénique de l’être humain (« Côté pile, côté face »), l’avenir (angoissant ?) de la poésie même, la gangrène de l’individualisme outrancier (« moi-je […] Ego […] Miroir »), voilà ce qui obsède notre écrivain. Mais, à l’ultime fin du livre, dans l’espace du dernier chapitre, elle se recentre sur ce qui, au fond, fait l’essentiel de ses préoccupation, de son propos : le poème, en tant que générosité, que vastitude. S’ensuit une réelle méditation sur la fonction poétique (« le poème interroge les mots », qui eux-mêmes « interrogent le poème ») et sur sa dimension « spirituelle » qui provoque un soudain élan d’exaltation et qui, par le lyrisme vibrant avec lequel elle est exprimée, tranche avec tout ce qui la précédait dans le recueil. Le poème jaillit de l’étonnement, de l’interrogation. A lui, le soin de rendre, et de nous rendre « toute la palpitation du monde » !

 

P.Laranco.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 11:31


Film-makers across the globe have often told stories of calamities/riots/disasters -- natural and unnatural -- and the aftermath. FIRAAQ, which marks the directorial debut of actress Nandita Das, also looks at the lives of common men after the riots in Gujarat.

More of a docu-drama, FIRAAQ narrates six different stories that are not connected with one another. Nor are they similar, nor do they meet towards the culmination. Told with utmost sensitivity, the film pricks your conscience at several points of the narrative and when you make it to the Exit after the film has ended, you carry the burden of a lot of questions on your mind.

 
FIRAAQ is disturbing. It makes you remove those blinkers and experience the truth. FIRAAQ is purposeful and powerful and drives home the message in the most convincing manner, without taking sides.

A middle class housewife [Deepti Naval] closes the door on a woman desperately seeking refuge and then struggles to overcome her guilt... The loyalty of two best friends [Shahana Goswami] is challenged in times rife with fear and suspicion... A group of victimized young men seek revenge as a way out of their helplessness and anger... A modern-day Hindu-Muslim couple [Sanjay Suri, Tisca Chopra] struggle between the survival instinct to hide their true identities and the desire to assert them... A boy having lost most of his family in the riots wanders through the streets searching for his missing father... A saintly musician [Naseeruddin Shah] clings on to his idealism until an evidence of civil strife shakes his faith.

The opening sequence of FIRAAQ says it all, when a truck empties dead bodies as if it were emptying debris or rubble. It hits you more sharply than any weapon. Subsequently, you are introduced to the assorted characters that have been affected, directly or indirectly, to the riots. The six stories run concurrently, raising so many questions all through.

Nandita Das gets it right, except for the open end which doesn't really have a culmination like most Hindi movies. One aspect that could go against the film!

Nandita is a competent storyteller and her choice of stories as also the actors is just right. The actors only carry the film to dizzy heights with splendid portrayals. Ravi K. Chandran's cinematography captures the mood brilliantly.

FIRAAQ has an ensemble cast and each of them sparkle in their respective roles. But the faces that continue to haunt you even after the film has ended are that of the child actor, Deepti Naval and Shahana Goswami.

On the whole, FIRAAQ is one of the finest docu-dramas made in India. It's disturbing. It's powerful. It's thought-provoking. A film for the discerning viewer who likes to go beyond the stereotype.

 

 

Taran ARDASH

on http://www.bollywoodhungama.com/



 



   
 


 
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