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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:57
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:53
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:49
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 14:36

Dénuement.

 

Il a un jour découvert ce mot dans un livre.

 

Il l’aime bien. Il ne sait pas ce qu'il veut dire tout à fait.

 

Mais il trouve que c'est un mot simple et beau.

Il a cherché dans le dictionnaire sa définition mais il n'a pas tout compris.

 

Ce n’est pas important car il l’aime bien.

Et il croit comprendre que ce mot parle de tout ce qu’il aime.

 

De simplicité et de pudeur.

 

De gestes qui signifient l’étreinte et non la possession.

 

De la modestie de ceux qui savent que cette terre n’est qu’un lieu de désertion.

 

De ceux qui aiment les faibles.

 

Il croit aussi comprendre ce que ce mot lui apprend.

 

Ne pas penser tellement à soi mais aux autres.

 

Ne rien vouloir pour soi mais tout espérer pour les autres.

 

Désapprendre la matière pour entrer en beauté.

 

Entrer, oui, en beauté.

 

N’avoir de cesse de contempler la beauté.

 

N’avoir de cesse d’emplir son cœur, son poumon, ses veines, ses artères, de beauté.

 

Ne faire que ça.

 

Et il croit comprendre que ce mot lui fait l’offrande d’une seule destinée.

 

Etre de ceux qui s’exercent à esquisser la lumière dans les yeux des enfants.

 

Dénuement.

 

Il aime bien ce mot.

 



Umar TIMOL 


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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 14:41

L'INVASION ARYENNE : Mythe ou Réalité ?

La théorie Aryenne :

Selon celle-ci, des peuplades auraient déferlé depuis l’Asie centrale sur le Nord Ouest de l’Inde aux alentours de –1500 avant J.C. Ces fiers aryens seraient tombés sur des populations indigènes dont les Harrapéens ou Indusiens dont la civilisation touchait à sa fin. Nos aryens auraient soumis les Indusiens à la suite d’affrontements violents ; le cheval inconnu en Inde aurait été l’instrument de leur victoire ainsi que le char léger, leur tempérament guerrier et leur soif de conquêtes. Cette civilisation appartenant à l’age de bronze aurait disparue tandis que les Aryens auraient poursuivi leur marche vers la plaine du Gange, défrichant d’épaisses forêts avec leurs outils de fer. Ce faisant, ils auraient du propager leur noble monture, leurs langues sanskritiques, leur ordre social de castes, leur culture fondée sur les Védas.
C’est à l’ethnologue anglais James COWLES PRICHARD que revient ce douteux honneur d’avoir le premier parlé d’une « race aryenne" à la peau claire d’une part, et d’autre part, de « races aborigènes » dont les Dravidiens (habitants du Sud de l’Inde). Or, 1e paradoxe majeur : jamais aucun texte indien ni tradition de l’Inde ne parle de races différentes encore moins ennemies.

1re objection :

 Les racines de l’Hindouisme ne seraient pas à rechercher en Inde mais dans la région d’origine des Aryens : les hauts plateaux de l’Asie centrale.. On ne sera pas étonné de voir la puissance britannique exploiter le filon : ils arrivaient ainsi à la suite d’une longue liste d’envahisseurs dont les Aryens, pour accomplir l’œuvre glorieuse de civilisation commencée par ceux-ci. Or, cette théorie aryenne ne fait qu’exacerber les divisions : nombreux sont ceux dans l’histoire de l’Inde qui ont su l’utiliser à leur profit en opposant entre autres aryens brahmaniques du Nord aux dravidiens du Sud.

Ainsi, ni les Védas, ni aucun texte sanskrit ne fait allusion à une patrie d’origine des Aryens en dehors de l’Inde,  ni à leurs affrontements aux populations existantes et à leur victoire finale. On voit difficilement comment les rishis védiques, attachés à leur terre, composant leurs hymnes en l’honneur des rivières, montagnes, forêts, plantes et animaux et les déifiant souvent, auraient perdu tout souvenir d’une terre ancestrale en Asie centrale ou ailleurs : curieuse amnésie pour un peuple qui a prodigieusement jusqu’à aujourd’hui cultivé et transmis oralement ses 4 Védas.

2e objection :
Le RIG VEDA énumère les rivières du Nord de l’Inde d’Est en Ouest terminant sur les rivières afghanes alors que les envahisseurs aryens auraient évidemment fait l’inverse puisque l’invasion s’est produite du Nord Ouest de l’Inde vers le Sud Est.


3e objection :
Dans le RIG VEDA, on note, au niveau des hymnes une présence constante de l’Océan : ainsi le mot« SAMUDRA » n’apparaît pas moins de 160 fois… ce qui montre clairement une culture maritime. Indra par exemple est « aussi étendu que l’Océan » et « transporte certains chefs Aryas à travers les mers ». Or, des envahisseurs, porteurs des Védas qui n’ont jamais vu la mer ne les auraient pas inclus avec autant de force dans leurs hymnes. Qu’il s’agisse du Ramayana, du Mahabharata ou des Puranas, on nous décrit toujours une civilisation née sur le sol indien et qui se développe au cours des millénaires. Même la grande guerre du Mahabharata est située par la tradition indienne au 4 e millénaire avant J.C soit 2300 ans avant la supposée invasion aryenne.


4e objection :
Si les Aryens ont chassé les Dravidiens, vers le Sud de l’Inde, on devrait retrouver dans les littératures et traditions du sud quelques souvenirs de ces guerres incessantes, de cette défaite humiliante, de cette grande migration. Or on ne trouve rien : pas une ligne, pas une allusion, pas une légende. La notion de guerre de religion est tout à fait étrangère à l’Inde.

Swami Dayananda Sarasvati : « dans aucun des textes sanskrits ou historiques, il n’est dit que les Aryens sont venus d’Iran, ont conquis les aborigènes et sont devenus les souverains ». Pour lui, les Aryas sont ceux qui vivent de la culture védique.

Swami Vivekananda : « Ce que vos pandits européens racontent au sujet des Aryens qui auraient fondu sur les aborigènes se seraient emparé de leurs terres…n’est que pure ineptie. Il est étrange que nos savants indiens disent amen à de pareilles imbécillités. Et dire qu’on enseigne ces mensonges monstrueux à nos garçons ! »

Sri Aurobindo : « Je suis enclin à douter qu’il ait jamais existé en Inde en tant qu’entité séparée une race aryenne ou une race dravidienne… »



Depuis 1921, près de 3000 sites archéologiques ont été découvert près des rivières Sarasvati et Indus, à la frontière pakistanaise, témoignant qu’une civilisation avancée-dénommée « de l’Indus » avait régné entre 2700 et 1900 avant J.C (datation au carbone 14) : ainsi à cette époque, on connaissait déjà les briques, les poids et mesures, l’écriture et les domaines agricole, métallurgique et commerciaux étaient très avancés. Un urbanisme et un système sanitaire sophistiqués, des fortifications, des bâtiments à usage communautaire (salles « d’assemblée », Collèges », grands bains ») , rues orientées selon les points cardinaux, des maisons avec salle de bains privée… On savait extraire le cuivre et le bronze, forger des outils et des armes et le commerce était florissant. On exportait bois, métaux, ivoire, poteries mais aussi colliers, bijoux.

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Les Harappéens pratiquaient sculpture, peinture, musique et danse mais aussi théâtre et spectacles de marionnettes. En fait, une civilisation paisible, industrieuse, organisée et prospère.
Ainsi, les fouilles archéologiques nous démontrent aujourd’hui qu’en fait de tribus primitives, les autochtones avaient constitué une civilisation avancée.


5e objection :
Parlons du cheval, propre à l’invasion aryenne. En fait, on a retrouvé des restes de cheval dans les sites harappéens. On a aujourd’hui la preuve que ceux ci connaissaient le chameau, le cheval et l’âne, bien avant l’invasion aryenne. Finie donc la preuve de l’invasion aryenne par l’arrivée d’un cheval inconnu des autochtones.

Par ailleurs, si ce cheval a permis de dominer les populations, où sont les ossements et représentations dans la période suivant l’invasion aryenne ? Où sont passés les chevaux aryens ?


De même aucune trace-pourtant métallique- des chars aryens dans les fouilles archéologiques.
En fait, non seulement l’animal existait bien avant le 2e millénaire et l’invasion aryenne supposée
Mais il n’y a pas de différence marquée entre avant et après celle-ci.


6e objection :
A noter que dans les plaines de l’Indus comme de la  rivière Sarasvati, les nombreux archéologues n’ont trouvé aucune trace de céramique, d’outils, d’ustensiles, d’armes, de chars, de harnais de sépultures, de bijoux susceptibles de démontrer l’irruption d’un nouveau style, d’un nouveau peuple, d’une nouvelle culture, de 1900 à –600 avant J.C. De même on ne trouve nulle part dans le Sud la moindre trace des restes matériels de la civilisation harappéenne qui aurait dit-on été chassée dans cette région par les Aryens. Ainsi en fuyant nos Dravido-Indusiens semblent avoir oublié leurs objets quotidiens, leurs styles de poterie, leur Art, et même leur écriture. Cette migration n’a d’ailleurs laissé aucune trace en chemin, ce qui est impensable. Ainsi selon l’Archéologie, les Aryens s’avèrent inexistants sur le sol indien.


7e objection :
Au niveau urbanisme, on constate une remarquable persistance-avant et après l’invasion supposée- du plan général de la maison harappéenne : cour centrale, chambre sur 3 côtés, etc…les cités suivant toujours un plan orienté selon les points cardinaux. De même pour les techniques de maçonnerie, de construction de puits et de systèmes d’égouts à 3000 ans d’écart.


L’Agriculture harappéenne dépendait du char à bœufs dont la forme et la dimension n’ont pas changé jusqu’à nos jours.


Au plan religieux, même persistance jusqu’à aujourd’hui des bains rituels depuis la civilisation de l’Indus-Sarasvati. Les Harappéens se livraient par ailleurs à des processions religieuses, se servaient de lampes à huile, de conques (pour verser les libations mais aussi comme trompettes), de tridents et de symboles religieux tels que la svastika ou la feuille de pipal qui font partie intégrante des rituels de l’Inde d’aujourd’hui. De même pour les 2 arbres les plus sacrés : le pipal et le ficus religiosa. Les Harappéens et les Aryens auraient donc eu les mêmes symboles : quelle coïncidence ! De même le Yoga, comme en témoignent des figurines retrouvées à Mohenjo Daro,
était pratiqué à cette époque.


Que nos Aryens supposés aient intégré les techniques de leurs prédécesseurs, pourquoi pas ? Mais jusqu’à s’assimiler au peuple conquis jusqu’à se confondre avec, il y a un pas…


Mais alors, comment expliquer l’effondrement de la phase urbaine de la civilisation de l’Indus-Sarasvati ? Certainement à cause de phénomènes écologiques, économiques et sociaux : inondations, assèchement de la Sarasvati, tremblements de terre déboisement excessif …les Harappéens se repliant dans l’arrière-pays, dans un mouvement vers l’Est.


8e objection :
Celle-ci est de nature linguistique : le nom des lieux et des rivières du Nord Ouest sont tous aryens. Si c’était le résultat d’une invasion, cela impliquerait la suppression totale des langues antérieures, situation sans précédent dans l’histoire des conquêtes.


9e objection :
L’ Anthropologie physique ne relève à son tour aucun signe de l’arrivée d’une nouvelle population dans le Nord-Ouest à l’époque présumée de l’invasion aryenne. Même résultat avec la génétique. Des 2 migrations simultanées supposées, seule celle des Harappéens vers le Nord Est est décelable.


10e objection :
Nous avons démontré l’existence d’une riche civilisation de l’Indus, harappéenne qui avait réussi à intégrer culturellement une vaste région. Comment quelques tribus nomades et relativement primitives auraient-elles pu faire disparaître d’un seul coup une telle richesse ? D’ailleurs cetteCulture subsiste presque à l’identique de nos jours. Ne l’avons nous pas prouvé ?


Comment de supposés envahisseurs venus des steppes de l’Asie centrale, fort peu peuplées  auraient-ils réussi à coloniser une région aussi peuplée que celle de l’Indus ?


Le mythe aryen ne semble donc être qu’un miroir nous renvoyant nos ambitions, nos volontés de domination, nos certitudes de supériorité, nos creux idéaux de civilisateurs.


Il reste donc de tout cela, une civilisation ancienne mais bien vivante qui a su traverser des millénaires de vicissitudes.


SHIVA
Pour en savoir plus :« L’Inde et l’invasion de nulle part" (Michel DANINO) éditions « Les belles lettres » 2006
Photo issue du même ouvrage.


Source : http://indenfrance.com/reunion.php - La Réunion - Le blog de l'Inde à la Réunion.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 13:58

D’où vient le mot "rougay" ? Quelles sont les traces des langues venues de l’Inde avec nos ancêtres malbars dans notre langue maternelle, le créole ? Cet article donne un aperçu de ces influences indiennes sur notre langue.

L’influence de la langue tamoule sur le créole réunionnais est attestée et apparaît aujourd’hui, avec les récentes recherches, beaucoup plus profonde que ce que l’on pourrait croire. En effet, bien que notre langue maternelle soit majoritairement teintée de français (lexique à plus de 80% d’origine française) et de malgache (une petite partie du vocabulaire), elle est également suffisamment marquée par la présence du tamoul pour que nous prenions la peine d’en déceler les traces, non seulement sur le plan lexical (62 termes sont passés dans notre langue), et l’ouvrage de Firmin Lacpatia [1] constitue une précieuse référence sur ce point, mais aussi sur le plan morphologico-syntaxique, en d’autres termes tout ce qui concerne l’ordre et la place des mots, la structure et la construction même des expressions, des groupes nominaux, de la phrase créole. Et sur ce deuxième aspect, les ressemblances semblent moins évidentes de prime abord, étant donné l’écran fait par l’automatique assimilation à la langue française de tout phénomène linguistique dans notre langue. Pourtant, la modification structurelle a fait disparaître les prépositions, mots-outils à fonction grammaticale (et nous l’avons également en malgache ou en swahili, autres langues d’origine du créole). Cela donne : « kari volay », « rougay tomat », « park koson ».

Antoine Soucé Pitchaya [2] explique que ce phénomène est une création linguistique authentique, issu de la structure agglutinative du tamoul et non d’un processus de traduction du tamoul comme l’on pourrait le croire à première vue, et encore moins d’un calque (car si c’eût été un calque, nous aurions eu plus vraisemblablement : « tomat rougay » !). On dit d’une langue qu’elle est agglutinante lorsque plusieurs mots s’adjoignent les uns aux autres, sans qu’il y ait besoin de prépositions, pour former un nouveau mot, une expression, un groupe nominal ou verbal. Par exemple, en tamoul, la formation des temps suit cette logique, et l’on a donc pour « je vais au temple » : koyilukku poren. Le suffixe -kku / -ukku, qui représente le datif, signifie dans ce cas le déplacement vers cet objet, mais disons que cette terminaison a plutôt une valeur de but, car elle peut recouvrir un champ sémantique très vaste (pour dire « j’ai faim », on dira énekku pasikkudu soit, mot à mot : « à moi la faim est »).

Si l’on ne s’en tient qu’au lexique, par ailleurs, car c’est bien là le fait le plus remarquable, on retrouve bien évidemment une quantité de mots d’origine tamoule surtout dans le domaine religieux et dans quelques coutumes domestiques propres aux milieux malbars (comme les bijoux, les mets et plats typiquement tamouls tels que le larson ou le kanji). Ces mots ont été directement importés à la langue créole, dans la plupart des cas avec une légère modification de prononciation liée aux particularités phonologiques du créole réunionnais. Ce phénomène se produit quasiment toujours lors du contact entre deux langues. Au sujet de l’importation des termes religieux, Sully Santa-Govindin, un des grands défenseurs de la malbarité, concept plus à même à rendre compte de la réalité culturelle indo-réunionnaise que la simple « indianité » (qui, elle, renvoie plutôt au sous-continent), nous explique, interviewé par le site indereunion.net : « A ce jour, l’usage de la langue tamoule reste confiné au sacré et elle perdure ainsi grâce aux rituels ». Il poursuit à propos du tamoul en général : « En dépit de son érosion, de timides initiatives privées et associatives se manifestent de temps à autres. Son usage même au sein du religieux périclite au bénéfice du sanskrit, et sans une impulsion de la part des responsables associatifs, elle restera la langue maternelle encore pour une ou deux générations de quelques jeunes issues de familles pondichériennes [3] uniquement. »

Il n’empêche que beaucoup de mots indiens, qu’ils soient tamouls ou, plus encore, indo-portugais (74 mots recensés en créole viennent de l’indo-portugais), sont entrés tout naturellement dans la langue créole, véritable éponge et par-dessus tout vecteur premier de communication entre les habitants de l’île. Il est difficile de concevoir le contraire vu le poids humain et donc culturel des Indiens dans la société réunionnaise encore en mutation au moment de leur arrivée massive, entre le 18e et le 19e siècle. Le visage humain et culturel de l’île, les habitudes alimentaires allaient considérablement changer, l’apport indien fut synonyme d’un radical changement de société à La Réunion. Qui a apporté notre riz quotidien réunionnais, notre rougay, notre kari ?... Ainsi, pour ne citer que ces deux termes, « kari » et « rougay » sont des mots tamouls directement importés dans la langue créole (kari, urugay), prononcés à la manière locale (soit avec les sons propres au français et au créole), et malheureusement, trop de Réunionnais ignorent l’origine de ces deux préparations essentielles, typiques, de la cuisine de notre pays. Il faut corriger les étymologies de ces termes plus que courants… Il est trop commun de croire que « carri » (ou carry, tout dépend du choix que l’on fait pour la graphie du créole) vient du mot curry ?... il ne saurait en être ainsi, puisque le mot anglais curry lui-même vient du mot tamoul kari ! Dans notre pays, le terme a été directement amené du Tamil Nadu, terre de nos ancêtres, pendant la période de l’engagisme, et en créole il garderait toute sa beauté dravidienne s’il ne se voyait pas affublée du double « R », issu d’une assimilation systématique aux langues européennes. Il faut enseigner l’histoire des mots en passant par celle de la culture réunionnaise.

Quelques mots créoles d’origine tamoule ou indienne, parmi les plus courants :

Termes culinaires et de la nature :

Kari : mot tamoul kari

Rougay : mot tamoul ûrugaï

Larson : sorte de bouillon épicé d’origine indienne. Du tamoul râsam.

ou moulouktani / moultani : préparation culinaire (sorte de soupe), originaire de l’Inde du sud. Du tamoul mulligatôni

Pipangay : plante grimpante ou rampante au fruit commestible (lorsqu’il est jeune) utilisé comme légume. Du tamoul pîrkkañgâï

Mouroung : arbuste dont les fruits de forme allongée sont comestibles. Du tamoul murungeï.

Marliépou : l’œillet ou la rose d’Inde, utilisé pour les offrandes dans les milieux populaires. Du tamoul mâlèï (guirlande) et pû (fleur)

Zanblon / Jamblon : Du tamoul djambu

Patol : légume

Appellations des membres de la famille :

Aka : sœur aînée. Mot tamoul akkâ

Anin : frère aîné. Mot tamoul annan

Aya : « Monsieur », pour s’adresser respectueusement à un homme. Mot tamoul aïya

Tangati : petite sœur. Mot tamoul tangètchi

Tanbi, tambi : petit frère. Mot tamoul tambi

Baba : bébé, nourisson. Mot tamoul pâppâ

Objets de la vie courante, vêtements, bijoux :

Kabay [ind.] : chemise, tricot ou t-shirt (aujourd’hui)

Kadok : osselet / jeu avec ces osselets, des graines ou des cailloux. Du tamoul kattudal

Langouti [hindi] : vêtement d’origine indienne composé d’une étoffe attachée à la taille.

Tangol : sorte de tube servant à raviver la flamme du foyer.

Poutou / potou : marque traditionnelle placée entre les sourcils, signe religieux ou simple élément d’esthétique suivant le cas. Mot tamoul poTTou

Goni / gouni [hind] : sac en toile de jute. Du tamoul gôni

Koungon : poudre rouge, à l’origine à base de safran mêlé d’alun et de jus de chaux, utilisée pour se marquer le front. Du tamoul kunkumam

Moukouti : bijou de narine. Mot tamoul, de muku : le nez.

Kalké / kalkin : boucle d’oreille traditionnelle portée par certains hommes malbars. Du tamoul kadukkan

Onpou / onepou : bijou d’oreille

Tali : alliance d’or fixée au cou de l’épouse anneau. Contrairement à l’alliance chrétienne, il est porté autour du cou, enfilé sur un cordon ou une chaîne. Du tamoul thâli.

Mouramalé : collier de femme mariée fait de pièces d’or

Lexique religieux :

Arloir / larlwar (ou Soulkati) : grand sabre sacrificiel utilisé au cours des cérémonies. Du tamoul aruval

Kalmadi / karmadi : cérémonie mortuaire. Mot tamoul

Karlon : structure conique décorée de fleurs portée sur la tête lors des processions. Du tamoul karagam

Koylou ou kovil : temple, chapelle. Du tamoul kôyil

Marlé : collier de fleurs. Du tamoul mâleï

Mani : clochette de bronze utilisée au cours de la pûjâ. Mot tamoul.

Oulpati : encens

Sanblani : cérémonie pour les défunts

Simbou, sembou ou koudon (du tamoul kudam) : récipient métallique utilisé à La Réunion surtout dans un contexte religieux, en particulier pour la confection du koumbam, koumbon.

Tel : char de cérémonie (« saryo » en créole) sur lequel sont transportées les statues divines lors de processions. Du tamoul thêr

Vesti : vêtement masculin recouvrant les jambes et utilisé à La Réunion dans le contexte religieux uniquement.


Eric Naminzo, Étudiant & militant culturel

Sources
:
http://www.maloya.org/spip.php ?article300 relayé par le site Montray Kreyol.


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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 13:13
Sang-mêlée
Melting - pot
multipliée
pliée
ployée
par le pluriel
par le plus que réel.
Hybride non bridée
ivre hybridée sans choix.
Confluence de sangs,
d'hésitations pâmées
métis aux mille sangs,
sangs d'Afrique et d'Asie,
sangs de l'Andalousie
je suis chez moi
partout
je suis
de nulle part
comme sont ces planctons,
ces spermes de coraux
que seule meut
la mer !


Patricia Laranco.
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 10:18

 

La plus longue éclipse solaire totale du 21e siècle a plongé mercredi dans le noir une grande partie de l'Asie, soulevant une vague de ferveur religieuse et d'enthousiasme en Inde et en Chine.

Des centaines de millions, peut-être même un à deux milliards de terriens ont pu observer cette éclipse de Soleil "monstre". Un record dans l'histoire de l'humanité.

Une éclipse partielle était visible à partir de 00H30 GMT depuis l'océan Indien au large des côtes ouest de l'Inde, avant d'être totale dans l'Etat du Gujarat à 00H53 GMT, puis à l'intérieur d'un corridor de 15.000 kilomètres de long sur 258 km de large, traversant d'ouest en est l'Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, la Chine, les îles méridionales japonaises Ryukyu et jusqu'au Pacifique.

 

Le soleil a été complètement masqué par la Lune pendant six minutes et 39 secondes dans une zone peu habitée du Pacifique, un temps record qui ne sera pas battu avant 2132. L'obscurité a duré environ cinq minutes en Chine -- dont Shanghaï, où le temps couvert a gâché un peu le spectacle -- et trois à quatre minutes en Inde.

Dans le nord du pays, un million et demi de pèlerins hindous ont afflué dans la ville sainte de Kurukshetra pour se baigner pendant l'éclipse dans des eaux purifiées censées libérer les âmes.

Des dizaines de milliers d'autres ont assisté au phénomène céleste dans la ville sainte de l'hindouisme Bénarès, sur les bords du Gange.

Emmenée par des prêtres hindous, la foule a salué en levant les bras au ciel la réapparition du soleil. Les gens se sont alors précipités dans le fleuve et une octogénaire est morte étouffée dans une bousculade.

Les télévisions pensent que cinq millions d'hindous au total ont manifesté leur foi en se baignant dans des eaux sacrées.

Eclipse solaire totale à Shanghai, le 22 juillet 2009

Dans un village du nord du Bangladesh, un pays musulman, des dizaines de milliers de personnes dans un stade "se sont mises à pleurer et à trembler de peur quand le soleil a disparu et ont applaudi quand il est réapparu", a témoigné le fonctionnaire Banamali Bhoumik.

En Inde et en Chine, les contes et mythologies évoquent les éclipses comme l'annonce d'heureux présages, mais aussi de néfastes augures. Des astrologues ont prédit des guerres, attentats, catastrophes naturelles ou assassinats de dirigeants.

Des Indiennes enceintes qui avaient programmé une césarienne ont repoussé l'intervention, a indiqué l'hôpital Fortis de New Delhi.

"On m'a conseillé de rester à la maison parce que l'éclipse porte malchance", a témoigné Deepa Shrestha, une jeune femme au foyer népalaise de Katmandou.

L'éclipse a surtout dopé le commerce et le tourisme.

A Shanghaï, où elle a assombri le ciel vers 01H35 GMT, on avait "une vue incroyable", s'est enthousiasmé Derek Burdette, un étudiant américain.

 

Dans la mégapole où ont afflué ces derniers jours des hordes de touristes, l'hôtel Hyatt sur le célèbre Bund a fait le plein pour son petit-déjeuner spécial éclipse. "Cela arrive seulement une fois tous les 300 ans", a dit sa porte-parole Meg Zhang.

A l'autre bout de l'Asie, à Bombay, des astronomes amateurs étaient massés au planétarium. Mais ils ont dû troquer leurs lunettes de soleil spéciales pour le parapluie et l'imperméable, sous des trombes d'eau.

"On ne voulait pas la regarder à la télévision, mais on aurait dû rester au lit", s'amuse l'étudiant Dwayne Fernandes. "On va peut-être devoir dire aux gens qu'on l'a vue", plaisante son amie Lizanne De Silva.

En Inde, des avions ont emmené des touristes à 12.500 mètres d'altitude pour "intercepter et poursuivre" l'éclipse. Des scientifiques l'ont aussi traquée dans des aéronefs de l'armée de l'air.

Source : AOL Actualité

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 14:38

DECOMBRES.


Mes décombres...

sans eux, que serais-je ?

Mes décombres...

je leur dois tout.

Faisant partie du monde, je

sais qu'il n'est

que destruction,

permanente crémation

pour que du nouveau

en surgisse.

Alors, je suis

décombres

et vie,

vie en voie de crémation,

cendres de purification

en voie de renouveau

de vie;

je sais que tout être est phénix

aux ailes déployées, brûlées

renaissant

de sa propre mort
somme un serpent
aux mile mues
jusqu'à...
jusqu'à ce que le corps
et l'âme
soient trop fatiguées.



Patricia Laranco.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 14:08
Bonjour à tous,

Pour information (et promotion...), mon livre, "Le Voleur", est désormais
disponible en librairie (sur place à La Réunion, ou sur commande, partout
ailleurs).

Je joins à ce mèl (et ci-dessous) le communiqué de presse des éditions K'A
au sujet de ce livre.

En vous souhaitant à tous une (très) bonne lecture,

--
Stéphane Hoarau
http://www.maloya.org/


Textes et textures poétiques de Le Voleur (de Stéphane HOARAU) :

    Le Voleur est un recueil de 45 récits composés en « cut-up » qui
s’ouvre et se ferme avec des guillemets. La raison en est simple : des
extraits de textes d’auteurs (allant de Rabelais à J.M.G. Le Clézio,
en passant par Raymond Queneau, Georges Bataille, Jean Albany, Edouard
Glissant et bien d’autres…) sont découpés, arrachés à leur contexte,
pour être ensuite réagencés selon un nouvel ordre. C’est donc un «
patchwork », au sens premier du terme, c’est-à-dire un assemblage de
morceaux épars, cousus ensemble.
    Le terme « coudre » n’est pas choisi par hasard, puisqu’il renvoie à
une pratique d’écriture originale qui consiste à produire du sens en
découpant et en recollant des morceaux de phrases ou de paragraphes en
les juxtaposant… En outre, chacun des 45 textes est traduit : à chaque
fois, une « traduction libre » des récits est proposée en miroir.
Traduction, parce qu’il s’agit en général de textes en créole
(réunionnais) ; et libre, parce qu’il arrive que les mots soient
traduits non pas par d’autres mots, mais par des images.
    L’ensemble se présente donc comme une succession de récits et de
traductions, autant écrites que dessinées. Le Voleur oscille entre les
caractères imprimés ou manuscrits, invitant le lecteur à voyager non
seulement à travers la littérature, mais encore à travers les langues
et leurs images. À lire ou à contempler, Le Voleur se déroule sous les
yeux comme une bobine de fils multicolores…

Référence :
Stéphane Hoarau, Le Voleur (Analyse 1), France (Ile-sur-Têt), K’A, 2009,
110 p.
ISBN : 978-2-910791-68-8

Contact :
André Robèr (Éditions K’A) : 06 78 28 66 17 / contact@editionska.com

Télécharger en tant que fichier

Pièces jointes :
untitled-[1.1]     2.3 k      [ text/plain ]         Télécharger  |  Voir
Communiqué de presse des éditions K'A.pdf     7.3 M      [ application/pdf ]        
Télécharger





Source : ARCC (Association Réunionnaise Communication Culture)
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  • : Le blog de Patrimages
  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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