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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:39
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:32

à lire à tout prix sur :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lemauricien.com/article/rene-noyau-poete-aux-pieds-aeriens

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 20:53

Le vendredi 28 SEPTEMBRE 2012

 

 

 

 

 

 

à la LIBRAIRIE RESISTANCES,

4 Villa Compoint (face au 41 rue Compoint)

75017, Paris

(Métro Guy-Môquet)

 

 

 

 

 

 

aura lieu une

PROJECTION DU FILM de

Danièle ROUSSELIER

 

 

 

 

 

MADAGASCAR : L'INSURRECTION DE L'ÎLE ROUGE

(1994, France, 55 ')

 

 

 

 

 

 

 

 

L'accueil du public se fera à partir de 18H.

 

 

 

 

 

 

La manifestation est organisée par la librairie Résistances et par le Consorsium de solidarité avec Madagascar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 29 mars 1947, des paysans armés de bâtons et de couteaux attaquent les garnisons françaises de Madagascar.

La révolte s'éteindra 20 mois plus tard à la mort des derniers insurgés, sous les balles du corps expéditionnaire. La France, coutumière des trous de mémoire, ignore tout de cette insurrection et de son cortège de tortures et d'exactions.

A Madagascar, bien après l'indépendance, les évènements de 1947 ne sont jamais évoqués. Pendant plus d'une génération, les parents ont refusé d'en parler à leurs enfants. Il faudra attendre les années quatre-vingt pour que le silence soit rompu.

Ce fim a pour ambtion de témoigner d'un massacre oublié, lors d'une guerre d'indépendance tristement semblable aux guerres d'Indochine et d'Algérie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:07

 

Voila où j’en suis. Je vous ai donc proposé quatre fins. Et, entre ces quatre fins, je vous prie de choisir celle qui vous convient le plus. Je ne vous cacherai cependant pas que j’ai une certaine inquiétude : n’ai-je pas cassé le rythme du roman en procédant de la sorte ? Ai-je raison d’en user ainsi ? Car après tout il est important de tenir le lecteur en haleine. Celui-ci a sûrement dépensé une petite fortune pour acheter ce livre.

Comme il n’est aucunement dans mes intentions de vous berner, je vous avouerai que je suis franchement à court d’inspiration. Ayant épuisé, si je puis m’exprimer ainsi, le personnage, je ne sais plus du tout quoi écrire. Mais, pour autant, j’ai la faiblesse de croire que vous avez beaucoup ri et, à mes yeux, c’est la chose la plus importante. Je serais curieux de savoir, même, combien de fois vous avez ri. Cinq fois (sans doute pour cause d’allergie au rire ) ? Dix fois (parce que vous êtes quelqu’un de plutôt stoique) ou plus de vingt fois ( parce que vous avez le sens de l’humour ) ? Il me plairait bien que vous me communiquiez le chiffre exact. Ce chiffre, en effet, m’aiderait à mieux structurer ma prochaine œuvre…  Pourquoi ne pas même, tant qu’on y est, mettre au point à cette faveur une sorte d’appareil de mesure du rire, qu'on baptiserait le riromètre ? Ne serait-ce pas un nouveau et excellent moyen de déterminer la qualité réelle d’un texte littéraire ? Etant donné le caractère par essence très subjectif de tout jugement littéraire, ce riromètre  ne nous permettrait-il pas d’établir des critères plus objectifs en matière d’évaluation de la littérature ? Pour prendre un exemple, un 4 sur l’échelle du riromètre  aurait pour signification ‘œuvre modeste’ alors qu’un 9, lui, serait l’indication d’un réel ‘chef d’œuvre’.  Les oisifs pourraient s’engager dans un combat qui viserait à promouvoir le riromètre et, dans ce but, fonder une association, qui ferraillerait ! Ce serait certes un combat de longue, de très longue durée, mais après tout n’est-ce pas là le cas de tous les grands combats et la garantie de leur victoire ? Donc, à terme (et c’est cela seul qui entre en ligne de compte), on parviendrait, un jour, à imposer une nouvelle vision de la littérature et, dans la foulée, peut-être, du monde. Oui, je suis convaincu que ce n’est, au fond, qu’une question de temps…. Pardonnez-moi ce lyrisme béat mais c’est ainsi : je veux croire au Riromètre !

 

 

C’est le matin. Il est encore tôt. Comme je l’ai signalé, je n’ai plus rien à dire mais, étrangement, j’éprouve encore le besoin de laisser courir ma plume… C’est qu’elle est parfois si agréable, l’activité d’écrire ! Comme j’aime sentir, sur la page, le déversement de ce flot de mots ! De mots, venus d’on ne sait où, qui se mettent à proliférer, comme doués d’une vie propre, d’un chatoiement que je ne maîtrise plus !

 

 

Mais bon, je sens maintenant qu’ il est grand temps de clore cette histoire… Maitre Yado est à mes a cotés et il a une ou deux petites choses à nous dire.

Quant à moi, je me dois de vous remercier une fois de plus. Merci d’avoir lu ces pages, et de vous être amusés avec. Merci à mon éditeur, pour avoir bien voulu accepter de publier mes élucubrations. Merci aux lecteurs qui liront ce livre dans une centaine d’années ( ah ces foutus rêves de postérité mais je suis auteur que voulez-vous ! ) et merci à mon personnage qui est évidemment une totale fiction mais qui ne m’en a pas moins permis d’écrire un livre, et d’y prendre plaisir !

 

 

Adieu.

Je passe maintenant, comme promis, la parole a Maitre Yado.

 

 

Maitre Yado :

Messieurs, mesdames, jeunes filles et jeunes gens, enfants de l’Ile Maurice et enfants de l’océan indien, lecteurs et lectrices, hypocrites et moins hypocrites, titulaires de la force et non titulaires de la force, nous avons exploré, pendant quelques heures, la  vie d’un homme, d’un homme qui, il se trouve, ne pouvait s’empêcher de rire. L’auteur (ce même auteur qui me regarde, je ne sais pourquoi, d’un air sévère ), n’a pas résisté à la tentation qu’il avait d’intervenir dans le texte, sans doute a-t-il ses raisons et nous ne sommes pas là pour en juger. Il n’est pas dans mes intentions de digresser mais de vous expliquer la morale de ce livre. Quelle est donc la morale de ce livre ? Merde, que vois-je, voilà AshDeep qui arrive sur son dekti bleu mais qu’est-ce qu’elle me veut , tout à coup ? Qu’est-ce qu’il lui prend ?Je lui parlerai tout à l’heure….Oui je disais…revenons à notre morale,  la morale de ce livre ? Eh bien, voyez-vous, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’y en a aucune. Enfin, presque aucune, serait-il plus juste de dire, même si ça complique, du coup, sensiblement les choses. Permettez-moi de m’expliquer. Etant donne que je suis un véritable sage, que je ne suis pas un sage de pacotille, que j’inculque, par des moyens fort subtils, une sagesse profonde aux autres, vous comprendrez que ma sagesse est une sagesse de l’intelligence. Recapulonti. Non, pardon, je disais…. Raceputilons. Non, pardon, Recaputilons. Aah, j’ai toujours éprouvé un mal fou a dompter le langage ! Mais passons. Donc je dirais qu’il n’y pas de morale et qu’il y a une morale. Et le tout simultanément. Pour comprendre, il va de soi qu’il faut avoir recours  à son intelligence ( encore faut-il en posséder une, bien évidemment, me direz-vous, à ce propos il paraitrait, selon les toutes dernières études, que les fanas de telenovas et de séries bollywoodiennes n’ont en tout et pour tout que deux neurones dans le cerveau, ces neurones étant situées, assez bizarrement, dans la cavité nasale ). Là encore, je m’explique. Il ne s’agit pas d’inculquer la morale au lecteur mais de lui permettre de l’identifier seul, à l’aide de ses méninges. S’il vous faut un exemple, je prendrai celui du Petit Chaperon Rouge. Je crois que tout le monde connait ce compte, non excusez-moi, ce conte, plutôt. Les interprétations en sont nombreuses et complexes, les exégèses divergent mais la morale n'en est pas moins la suivante : le loup est un con. Car pourquoi donc éprouver le besoin de concocter des stratégies absurdes dans le but de manger le chaperon rouge alors qu’il aurait pu tout simplement lui tomber dessus et la dévorer d’un seul coup ? Revenons maintenant à nos mounons, pardon, qu’est-ce que je dis, moutons. En passant je ne résiste pas à une petite parenthèse, savez-vous que ma voix ressemble à s’y méprendre à celle de Dark Vador ( prononcer non pas Vador mais Vdeuh ) ? Moi, je suis d’avis que c’est l’âge, ma voix est devenue plus profonde, pour ne pas dire quasi langoureuse, une authentique voix de crooner qui donne, à ce qu’il parait, des frissons à toute la gent extra terrestre. Mais bon, une fois de plus, passons. Qu’en est-il donc de cette morale sans morale, vous demandez-vous ? Et ne pourrait-on pas procéder à une déconstruction du concept même ? Si je n’ai rien compris à Derrida, au moins m’a-t-il appris à déconstruire. Et, depuis, c’est devenu un tic, car je me déconstruis sans arrêt... Maintenant, je me permettrai de vous proposer quelques pistes de réflexion. Ces questions qui ne sont pas des questions tout en en étant que je vais vous soumettre vous permettront de mieux comprendre la problématique.

 

 

Question 1 : Est-ce que ce livre contient une morale ?

Question 2 : Est-ce que vous voulez rire ?

Question 3 : Que pensez-vous des deux premières questions ?

 

 

Il faut savoir, par ailleurs, que la morale se résume en exactement trois mots. Pas ‘le chien mange’ ou ‘le chat dort’ mais quelque chose de beaucoup plus élégant. Vous imaginez, la morale universelle contenue en trois mots. Que peut-on désirer de plus ?

 

 

Le dekti bleu revient maintenant. Je vais grimper dessus et m’y asseoir. Le dekti reprendra son envol, m’entraînant loin, vers l’horizon  Donc, il est temps que je vous quitte…

Adieu. Ne soyez pas trop tristes. Je continuerai de penser à vous. Du reste, j’ai demandé à l’auteur de cet ouvrage de vous offrir une page vierge afin que vous puissiez résoudre tout seuls le problème de la morale. N’hésitez donc pas. Cogitez ! Les lignes ci-dessous vous sont offertes. Ayez tout de même, au passage, juste une pensée reconnaissante pour l’éditeur qui, lui aussi, mérite tous vos remerciements.

 

 

 

Ecrivez ici :

 

 

 

 

 

Ecrivez ici :

 

 

 

 

 

 

Et écoutez une dernière fois le beau rire de notre ami qui s’élève !

 

 

 

HAHAHAHAHAHA HOUHOUHOUHOUHOU

 

 

 

 

THE END

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Umar Timol.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:02

 

POMMIER.

 

Dérisoire pommier

aux feuilles tavelées

 

vivant ou mort

qui sait

la floraison fut rare

 

des ocelles de rouille

maculent le vieux tronc

 

des promesses pourtant

à la fin de l'été

 

1979

 

José Le Moigne

In Portuaires ..., Guy Chambelland- Le Pont de l'Epée éditeur, 1985

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:53

1992 – 2012

 

 

arimage   fête ses 20 ans

 

 

 

avec

 

 

Hors du Sillon [2]

 

ou des vertus d’une rencontre roborative entre l’art et la psychiatrie…

 

 

Une manifestation organisée par arimage à l’occasion de ses 20 ans

avec des expositions, des lectures, des concerts,

des rencontres, une publication

 

 

du 6 au 28 octobre 2012

à la Galerie de la Halle Saint-Pierre, à Paris

 

 

d’octobre à décembre 2012

à Corbeil-Essonnes

 

 

Programme complet sur

http://carnets-livres.over-blog.net

http://www.hallesaintpierre.org/category/galerie/

 

 

 

 

 

Contact :

arimage à La Villa, 10 rue du bas Coudray, 97700, Corbeil-Essonnes

Tél : 01/60/90/77/76

mail : assoc.arimage@ wanadoo.fr


 

 

 

 

 

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 19:41

Extraits de Cale d'étoiles, Coolitude, 1992 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/

torabully_coolitude.html

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:47
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:35

 

Fin D

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Je suis désormais Nadjo Nadjo. J’aime bien les petites choses. Surtout les coquillages et les cailloux. J’adore les prendre dans ma paume, les toucher, les caresser. Ils sont si doux. Ils ressemblent à de petits bonshommes et alors ils sont très comiques. Mais je n’aime pas seulement les petites choses. Des choses, j’en aime beaucoup. J’aime courir à toute vitesse, car cela me donne le tournis, ou jouer au football avec mes copains, je ne comprends rien à ce jeu, certes, mais j’adore shooter dans la boule ; j’aime aussi regarder les nuages, je prends plaisir à les compter, ils sont si nombreux que je me mets à les compter à toute vitesse, même si je m’arrête à dix car je ne déteste rien tant que les gros chiffres ; j’ai une vraie passion pour la mer, la mer est d’une telle beauté ! Elle sait tout aussi bien danser que rêver mais je l’aime surtout, peut-être, parce qu’elle n’est pas bleue, non, non, je ne rigole pas, je suis sérieux, elle est beaucoup de choses mais bleue, non, certainement pas !

Reste que ce que j’aime le plus au monde c’est sans conteste le rire, ce grand rire-là, qui est en moi et qui est partout dans le monde… Moi, j’aime rire et je ne m’en cache pas, c’est au point que je ris tout le temps et que, de surcroît, j’en arrive à ne plus pouvoir m’arrêter de rire. Que voulez-vous, c' est tellement bon  ! Le rire est magique. Je le compare à une fontaine de lumière, qui jaillit et se répand partout. J’aime à la folie  le grand rire, celui qui provient des tréfonds, qui monte, vite, tellement vite, comme du magma, ce rire est beau, il est splendide, il est d’une colossale force, le rire qui monte et monte sans fin, jusqu’à remplir tous les espaces, jusqu’à investir tous les lieux, ce rire qui est l’univers même. Et moi je n’y mettrai jamais fin, peu importe ce qu’on en pense, peu importe ce qu’on en dira, peu importe les autres : je veux rire ! Et je veux le faire tout le temps ! Et tout le monde devrait rire, tout le monde devrait tout le temps rire. C’est ainsi, et pas autrement, et je vais vous donner un conseil. Quand vous voyez des personnes trop sérieuses, qui aiment trop ce monde, quand vous vous heurtez aux fous fous, à ceux qui aiment trop l’argent, à ceux qui placent sur un piédestal les choses trop sérieuses, n’hésitez pas, éclatez de rire, lâchez-vous sans le moindre état d’âme, et vous verrez alors qu’il n’y a rien de plus beau au monde que ça, que ce rire, je le répète, le rire est splendide, il  a le pouvoir de tout casser, même les choses les plus solides, les plus compactes et les plus dures, vous pouvez me croire, je m'y connais…Ne suis-je pas Nadjo Nadjo celui qui aime les petites choses et qui, par-dessus tout, entre toutes ces petites choses, aime rire, rire, RIRE ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Umar Timol

(à suivre).

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 10:49

L’humilité nous aide à accepter nos limites, notre mort, notre finitude.

 

 

 

C’est toujours dans le doute et dans l’humilité que nous avançons, la science le prouve bien. Ils ouvrent l’esprit, l’assouplissent, le préparent à admettre n’importe quelle éventualité et à faire le deuil de n’importe quelle certitude.

Mais, paradoxalement, pour être humble et pour se permettre le luxe de  douter, il faut être fort. Car le doute est aussi un ébranlement, un tourment de l’être que peu d’âmes supportent vraiment.

 

 

 

L’assimilationisme à la française connait, actuellement, une crise.

D’une part, il est déjà dépassé par la mondialisation qui est en train de créer une nouvelle culture, à une échelle autrement plus grande, plus étendue que celle de l’hexagone.

D’autre part, pour certaine minorités ethniques qui, dans le cadre de la société française, se sentent en butte à l’exclusion, la volonté rigide d’ « intégration » est de plus en plus perçue comme la racine même du colonialisme que la France a fait subir, notamment en Afrique, aux XIXe et XXe siècles.

 

 

 

La connerie humaine, c’est, me semble-t-il, le manque d’empathie, le manque de lucidité, le défaut de délicatesse. Cet égoïsme et cet orgueil qui font le lit de l’ingratitude et blessent, sans même le savoir. Cette insupportable mauvaise foi qui se couple si aisément à l’hypocrisie commune de ceux qui ont pour réflexe de se retrancher dans le déni. Cette mesquinerie qui rapetisse le monde à la pauvre échelle de l’ego. Cet inépuisable esprit de rivalité, d’envie qui rend querelleur. Ce culte de la force bestial, qui se rit si aisément de nos « grands principes ».

Je crois que nous tous, humains, n’en pouvons plus de notre propre bêtise, qui risque, finalement, de nous coûter très cher.

 

 

 

Dieu, quand il a construit notre Univers, n’a pas été au plus simple. Car le fonctionnement des particules élémentaires, qui en sont les constituants, est archi complexe.

 

 

 

Chaque début ressemble à l’aurore. On y palpite. Et l’on y croit. On y recommence le monde. On a l’impression que l’on s’y affranchit de toutes les pesanteurs. On se figure hors de portée du temps qui œuvre et qui grignote. Jamais on n’imaginerait la lassitude que, plus tard, on ressentira pourtant quand les mêmes choses ne seront plus nouvelles.

 

 

 

Aujourd’hui, la science interpelle la philosophie. Ne faudrait-il pas, à ce compte, que cette dernière secoue sa poussière, et cesse de ressasser Platon, Kant, Nietzche ou bien Heidegger pour se tourner vers le formidable arsenal de découvertes à méditer que nous livrent en ce moment même la physique, la neurologie ou la paléoanthropologie (entre autres) ?

 

 

 

L’Homme a, virtuellement, la capacité de « se mettre à la place » de tout, de communier avec tout. C’est une des étranges conséquences de son empathie, de la présence, en son cerveau, des fameux « neurones-miroirs ». Cette faculté lui permet de dépasser les frontières de son ego. En se dilatant à l’extrême, elle devient religiosité…ou poésie !

 

 

 

Et si l’avenir avait, en un certain sens et sur un certain plan, déjà eu lieu ?

Voilà qui expliquerait des phénomènes tels que les « prémonitions » et le « sixième sens », auxquels certains scientifiques fort sérieux ne sont plus désormais sans ajouter foi.

 

 

 

Le fait de ramener tout à soi peut sans doute être compté comme l’une des plus grandes manifestations de stupidité qui soit au monde.

 

 

 

C’est ramener tout à soi qui conduit en ligne directe aux malentendus, aux intolérances, aux rejets et, pour finir, aux conflits et aux guerres.

 

 

 

On peut, à juste titre, se demander ce qui peut se passer dans le crâne de ces femmes qui tombent amoureuses de serial killers une fois que ces derniers sont emprisonnés et font figure de monstres de légende. Est-ce l’attrait de la notoriété couplé à celui du « grand frisson » qui les incite à échanger avec ces monuments de misogynie destructrice une correspondance épistolaire suivie, à créer avec eux un lien, un attachement dévoué qui, dans certains cas, se conclut même par un mariage ? Est-ce le masochisme, la pitié judéo-chrétienne, ou encore une forme de sens du défi à relever (ici, un défi monumental) ?

Il y a, sans doute, du « complexe du sauveur, du saint-bernard » dans cette attitude, de ce qu’on pourrait appeler « le syndrome de la Belle-et-la-Bête ».

Car il y a, dans l’inconscient collectif humain, une conviction tenace que la Femme, être d’Amour, de pureté, être à vocation d’éducatrice, a le miraculeux don d’adoucir l’homme, de le civiliser. Peut-être cette conviction remonte-t-elle aux toutes premières aurores de l’Homme, au temps des tout premiers groupements d’Hominidés qui, à l’image des autres primates de leur catégorie (Chimpanzés, Bonobos), voyaient l’équilibre de leur vie sociale reposer sur le rôle de régulateur des conflits, de « ciment du groupe » que jouaient les femelles  (*)  ?

 

(*) voir Louann BRIZENDINE,  Les secrets du cerveau féminin et Frans DE WAAL, Le singe en nous.

 

 

 

Partout, l’Homme harcèle, voire persécute l’Homme au nom de la normalité. Jusques et y compris dans les écoles, car les enfants sont très moutonniers, très normatifs. Cela explique peut-être cette si grande peine que nous avons à « changer le monde ».

 

 

 

 

 

P. Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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