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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 19:00
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 12:20
Cette semaine, l'Université Populaire de Maurice vous propose :

-
à la Salle du Conseil de la Mairie de Beau-Bassin-Rose-Hill :


  * Lundi 8 Décembre 2008, de 17 h 15 à 19 h 15 : Vinaye Goodary vous  
    parlera de LITTERATURE, avec la première d'une série de conférences sur 
    l'écrivain
mauricien de langue hindi Abhimanyu UNNUTH.

  * Mardi 9 Décembre 2008, de 17 h 15 à 19 h 15, Salim Khodabaccus abordera
    l'HISTOIRE DE L'ART, avec sa 3ème conférence-débat :
    L'architecture romane et gothique : à travers les métamorphoses de
    l'architecture sacrée.
    Comment est-on passé du roman au gothique ?

  * Samedi 13 Décembre 2008 , de 10 h à 12 h, Marina Sala vous présentera sa
    3ème conférence-débat sur la LITTERATURE.
    Thème : La Pléiade : un mouvement engagé.  




-
à la Salle du Conseil de la Mairie de Port-Louis :


  * Mercredi 10 Décembre 2008, de 17 h 30 à 19 h 30, Jean-Bernard Sadien,
    dans le domaine de la PSYCHOLOGIE, abordera la psychologie sociale.

  * Vendredi 12 Décembre 2008, de 17 h 30 à 19 h 30, Laurent Dubourg parlera
    de JOURNALISME, avec sa 2éme conférence-débat qui a pour thème :
    Le journalisme face aux pouvoirs : quelles sont les relations qui lient le
    journaliste  aux représentants DES pouvoirs ?
    La presse comme contre-pouvoir ou 4ème pouvoir.
    Peut-on être un journaliste intègre et être l'ami des puissants ?
    Censure et auto-censure.
    Le pouvoir économique et social.








Université Populaire de l'Ile Maurice (UPIM)
c/o Scoop & Stratégie Ltéé
Morcellement Boocan
Grand Baie
Tel : 263 0014 / Fax: 263 0322
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 12:16

Plutôt que de nous plaindre pour un oui pour un non, que ne remercions-nous le ciel (ou autre chose) de manger tous les jours à notre faim et plus qu’à notre faim, d’êtres libres de nos mouvements, de pouvoir bénéficier d’un niveau de vie suffisant pour nous permettre d’apprendre, de penser par nous-mêmes, voire, comme je suis en ce moment en train de le faire, de méditer sur les choses du monde et d’écrire !

Nous ne soupçonnons tout bonnement pas la chance qui nous est échue.

Nous considérons les privilèges dont nous jouissons comme naturels et indispensables.

Ce que nous ne savons pas, c’est que les gens qui vivent le genre de vie que nous menons représentent un îlot de facilité et d’opulence dans un océan de lutte de chaque jour contre les forces contraires de la nature et/ou de la société.

Que ne nous souvenions-nous toujours que si nous avons, en ce moment, le loisir d’écrire, de nous interroger sur le monde qui nous entoure, c’est, et c’est seulement parce que nous avons un ventre bien plein, un bon toit au dessus de notre tête et de bonnes écoles qui nous ont bien formées à faire travailler notre pensée. Nous avons la chance d’être –en grande partie – délivrés des soucis les plus immédiats, les plus basiques.

Au moins, ayons la décence de vivre cela sans perdre de vue que c’est loin d’être donné à tout un chacun.

Restons conscients de la munificente générosité du sort à notre endroit et savourons cette munificence autrement que comme des enfants gâtés devenus capricieux qui ne voient pas plus loin que le honteux « jouir sans entraves » !

 

 

Des mots…pour arrêter de flotter dans l’espace, pour conjurer l’insoutenable et foncière ubiquité qui est le lot de notre présence, de notre perception de nous-mêmes en tant qu’alternance de séparation d’avec le monde et de fusion avec lui.

 

 

Notre conscience, parfois, me fait fortement penser à un espace dans lequel le présent serait la surface de notre Terre et la mémoire la lumière fossile des moments passés, perdus.

 

 

Le propre du futur ?

Réserver des surprises.

 

 

Les questions que nous posons au monde nous renvoient toutes à nous-mêmes. Elles nous sont retournées par lui comme de vulgaires retours à l’expéditeur de la poste.

 

 

Les privilégiés justifient souvent leurs privilèges – injustifiables – en leur conférant un sens qui leur permet de continuer à dormir tranquilles.

C’est que, voyez-vous, la position de privilégié comporte aussi ses inconforts.

 

 

Quelqu’un qui écrit, un écrivain, cela vit-il ?N’est-ce pas voué à un incessant porte à faux ?

N’est-ce pas pris entre deux feux : écriture et vie ?

 

N’est-ce pas, de toutes les manières, talonné ? Harcelé par une trop-plein d’exigences contraires ?

 

 

Quelquefois, tu te dis : « c’est exactement ça.

C’est exactement les mots que je voulais mettre.

Ils se sont imposé et ils vont droit au but.

On n’aurait pas pu mettre autre chose à leur place .»

C’est une sorte d’état de grâce, un cadeau du ciel.

Mais c’est bien rare : le réel est si buissonnant. Si hérissé de facettes, d’angles d’approche qui, entre eux, se démentent.

Et les mots ! Les mots qui, par dessus le marché, ont leur propre foisonnement. Leur logique propre, qui les déroute souvent de ce qu’ils voulaient dire.

Entre eux et le réel, il ne peut qu’y avoir hiatus. Voire divorce.

 

 

 

Jamais les gens n’ont autant parlé d’amour que depuis qu’ils sont devenus des monstres de narcissisme incapables d’aimer ni même de faire seulement attention à leur prochain.

 

 

Chez l’être humain – cerveau oblige ! – la mémoire et l’anticipation de l’avenir portent loin.

 

 

Il n’est jamais bon d’être proche de quelqu’un si on veut le juger. En matière d’évaluation, l’humeur n’est jamais bonne conseillère.

 

 

Le bonheur ne prépare-t-il pas mal à l’horreur de la mort ?

 

 

Qu’est-ce que l’être humain par rapport à l’animal ?

Une amélioration ? Ou plutôt une erreur ?

 

 

L’être humain était l’être le plus fragile de tous. Ce fut sans doute la raison pour laquelle il s’attaqua au monde si sauvagement.

Mû par la peur, il se servit des ressources de son intelligence.

Le cocktail intelligence/peur est, comme on le voit, redoutable.

 

 

L’empathie fait l’humanité.

Neurones-miroirs.

L’humanité n’a peut-être dû sa survie qu’à cela.

Qu’à cette glu du lien, de l’imitation, de l’identification à l’autre.

Et si l’être humain craint tellement la différence de son semblable, n’est-ce pas parce que, d’abord, il est possédé, hanté par cette empathie ?

L’individu humain paraît, à bien des égards, vivre dans la crainte de l’empiètement de l’autre.

La différence le frustre dans son besoin de se sentir relié. Soit elle reste inimitable, et, donc, se dérobe à la pulsion d’imitation, soit elle est imitable et, alors, risque de mettre en péril l’identité qu’on s’est bâti.

L’homme est une créature pour qui la perception de l’autre est centrale.

 

 

L’homme n’est jamais à l’abri des retours en arrière.

 

 

On écrit un ou quelques vers.

Et après ?

Le monde est toujours là.

L’intensité qu’on a vécue retombe et tout est à refaire.

Le monde est là, toujours pareil à lui-même, plus que jamais proche et distant, plus que jamais dans son défi. Aucun mot ne l’annihilera.

Les mots continueront à se fracasser contre sa couenne dure à la manière qu’ont les vagues de se fracasser contre une falaise.

La vibration de la vie, de l’instant demeurera intacte, toujours dotée de son pouvoir intact de jouer à cache-cache avec mots et rêves.

Comment entrer véritablement dans une vie qui n’est, au fond, qu’une succession d’instants fugaces et de sensations si vite oubliées ?

Comment demander à une telle ubiquité – en nous, en la vie – d’avoir une quelconque épaisseur à offrir à la prise de notre verbe ?

 

 

Qu’est-ce qui fait douter l’homme du réel ? Sa pensée ?

Le recul, l’extériorité qu’elle lui confère ?

 

 

L’épicentre de vie : où est-ce ? Dedans ? Dehors ?

 

 

Faire comme si ce qui nous gêne n’existait pas.

C’est une réaction toute humaine, bien commode.

L’égocentrisme de l’homme est source d’aveuglement, de déni.

 

 

Comment peut-on fonder la civilisation humaine sur l’hyper exaltation de soi ? Où mène « l’invention de l’individualisme » ?

L’aspiration fondamentale proprement humaine n’est-elle pas, comme le disaient  déjà les Grecs, d’échapper à soi-même ?

Echapper à soi-même, c’est échapper à la solitude, à la finitude.

Vivre pour soi, c’est ouvrir tout béant le gouffre qui nous ramène au MOI, à ses limitations.

L’idéal de liberté débouche donc forcément sur l’angoisse.

L’angoisse est le ver dans le fruit du « jouir sans souci » occidental et, par extension, moderne.

Le bonheur serait-il, lui aussi, un « système voué à l’incomplétude » gödelien ?

 

 

Consentir au bonheur, c’est, aussi, s’exposer au risque de le perdre.

 

 

S’il y a quelque chose que les gens nous pardonnent assez difficilement, c’est bien de ne pas ressembler à ce que vous leur faites l’effet d’être.

 

 

Ne doit-on pas la conscience de sa propre mort à l’empathie ? A ces fameux « neurones-miroirs » qui seraient le propre de l’homme ?

 

 

Les sociétés d’abondance, d’opulence peuvent-elles être autre chose que des fabriques d’égoïstes, que la pauvreté gêne et révulse ?

L’abrutissement par la misère et celui par l’abondance : deux extrêmes qui se touchent ?

 

 

On naît dans la chaleur.

Et on meurt dans le froid.

 

 

La connaissance est un gigantesque mouvement d’arrachement, de distanciation par rapport à l’univers, et à soi-même. Pour interpeller, le connaissant doit être –ou se faire – extérieur.

 

 

Si la psychanalyse a eu un tel succès chez les Français, c’est probablement parce qu’elle les encourageait à s’auto-centrer, à se plonger en eux-mêmes, à se concentrer sur leur histoire personnelle.

Narcissiques, les Français aiment  ramener tout à l’individuel.

Ils sont à ce point individualistes et obsédés par l’affirmation de soi qu’en France, même racisme et xénophobie ont des origines purement égoïstes !

 

 

Le désir est aveu de manque, de dépendance. Il menace la sérénité auto-suffisante.

Il entre en opposition avec l’orgueil. Parce qu’il met en position de demander, d’attendre.

Il rend vulnérable, perméable à la déception. A la frustration, mère de toutes les colères et terreau de tous les ressentiments.

Il en va du désir comme de tout besoin. Il enchaîne. Il aliène. Il rétrécit le monde.

Il le réduit à une seule et même obsession.

 

 

Je cherche mon propre épicentre.

Où suis-je ? Où suis-je pleinement ? Dans mon corps ? Dans l’enclave qui pourrait bien s’appeler esprit ?

Dans mon Moi ou dans son errance, ses prolongements à perte de vue ?

Dans l’instant ou dans l’ubiquité temporelle où je voyage ?

Dans la marche ou dans le sommeil ?

 

 

L’infranchissable miroir

où je me cherche moi-même !

 

 

Le temps passe, aussi indifférent à nos peines qu’à nos bonheurs. Aujourd’hui, des millions de morts, des tonnes de souffrance et, demain, l’oubli. Demain, le renouveau, après des tonnes de morts, de destruction, de souffrance.

Le monde renaît toujours de ses cendres, à la manière du phénix. A l’instar, du chat, il s’arrange toujours pour retomber sur ses pattes.

La marche du monde, au fond, n’a que peu à faire de nos ressentis. Elle est totalement aveugle à nos façons de réagir.

Sa neutralité peut être aussi bien rassurante qu’angoissante.

 

 

L’embourgeoisement change un être. Il vous rend plus conservateur.

Il vous attache, en quelque sorte, au système qui l’a rendu possible.

Il vous enserre tel une masse de graisse qui enserrerait un cœur.

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 12:05

On joue tout seul

-nouveaux extraits-

 

On joue la nuit

dans un théâtre d’ombres

 

Toujours ce long convoi

dont on épingle au passage

quelques mots marchandises

achalandés sur papier blanc

format A4 comme l’autoroute

un peu plus loin

 

D’autres déplacements

 

On pense au pronostic vital

engagé sur la voie

d’arrêt d’urgence

-au bout de vingt minutes, plus à se préoccuper du prochain péage-

 

On ramène quelques mots

dans la nasse

On les range sur la ligne

avec assez d’espace entre

pour que le vent s’y infiltre

et les sèche

jusqu’à les faire craquer

comme des châtaignes oubliées

au fond du four

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poétiquant de la sorte :

Rien

de plus

terrible

 

Il n’y a rien de plus

terrible que de ne plus

retrouver ça

qu’à peine avant

c’est ça j’avais

entre les doigts

 

Ça qu’était blanc

qu’était rond

qu’était avec

trois autres ça

ronds blancs

c’est ça y’en a

plus qu’trois

au lieu de quatre

Ça boîte bas

 sur trois ça

ne va pas

tenir ça

ni couci ni

couça

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’énigme est trop lointaine

et comment se fier encore

aux traces du chemin ?

 

L’histoire revient de loin

charrier chaque jour

des épreuves inédites

 

juste un p’tit bout pas beau

coup pas de quoi

produire une série

 

juste un p’tit bout à frou-

frou c’est tout

-point trou n’en fout-

 

Pas d’autre commen-

taire le désir de parler

de parer les réponses

sans donner suite

aux instructions dûment

Certifiées du Code Vital


Alain HELISSEN

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 17:57
L'adresse et le numéro de téléphone du secrétariat de l'UPIM ont changé
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
c/o Scoop & Stratégie
Morcellement Boocan
Grand Baie  -  ÎLE MAURICE
Tél. : Tel : 263 0014 / Fax : 263 0322


Lisez l'article paru dans le Week End du dimanche 9 novembre 2008 intitulé "Le savoir pour tous, est-ce une utopie ?" de Joseph Cardella. Allez sur ce lien
http://www.lemauricien.org/weekend/in081109.htm et cliquez sur la partie "Magazine", plus bas dans la page, c'est le 2ème article intitulé "Ouverture philosophie".



--
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
c/o Scoop & Stratégie
Morcellement Boocan
Grand Baie  -  ÎLE MAURICE
Tél. : (00.230) 263 00 14/ Fax : 263 0322
email :
upmaurice@gmail.com  
site web :
http://upmaurice.wordpress.com

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 17:52
Les amis d'Arnaud Dormeuil et le Théâtre Vollard

présentent

Kabar au Divan du Monde
en hommage à
Arnaud Dormeuil  (20.11.1964- 15.11.2008)

Dimanche 7 décembre 2008,
de 19h30 à minuit.

Arnaud Dormeuil, acteur emblématique du Théâtre Vollard et de Tropicadéro,
est mort brutalement d'une crise cardiaque, le 15 novembre à Paris.

Comédien, chanteur, musicien, ténor, ses prestations, sa personnalité et
son humour ont fait de lui l'une des grandes figures populaires de l' île
de La Réunion.

Ses obsèques, le vendredi 28 novembre, à Saint-Denis de La Réunion, en
musique comme il l'avait souhaité, ont suscité dans l'île une grande
émotion.

Le  Théâtre Vollard et tous ses amis artistes se rassemblent au Divan du
Monde à Paris, le dimanche 7 décembre prochain, pour un kabar
exceptionnel en son honneur.

Venez nombreux !

Le programme :

Animation kabar Sébastien Folin / hommages Emmanuel Genvrin, Henri
Ségelstein, André Pangrani et invités / Opéra les chœurs de Maraina /
vidéos documentaire de Catherine Damour, archives Vollard, Tropicadéro/
Théâtre Délixia Perrine, Aloual / Concerts Dodol ; Carlos Maza ; Vollard
Combo avec Tatiana Ehrlich, Danyel Waro, Thierry Abmon, Loran Dalo, Julien
Chirol, Yann Martin, Fabrice Martinez, Fabien Kisoka, Julian Babou,
Pierre-Luc Jamain, Rico Kerridge, Idélis Ferro, Coralie Lebon / Danse
Florence Boyer/ Diaporama Hervé Mazelin sur une musique de Stéphane
Belmondo

Organisation : Cathy Damour et Théâtre Vollard-Paris

Infos pratiques

Le Divan du Monde - 75 rue des Martyrs 75018 Paris
Métro Pigalle, Abbesses ou Anvers
Tel. 01 40 05 06 99

Participation aux frais : 10 €

Bar et restauration créole sur place : punch/samoussas/kari (Bernard Payet)

Contacts Presse
Théâtre Vollard-Paris : 06 73 94 70 18
http:// www.vollard.com



Source : http://www.arcc.asso.fr/nouveau/actu.html


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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 19:10
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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 17:31

Association loi 1901

siège social : Mairie de Saint-Mandé 94160

                                                     2008-2009

 

2e programme

 

 

Samedi 20 décembre 2008

Ø  Sonia ACHIMSKY, peintre

Ø  Max ALHAU, poète

par Bernard MAZO

 

Samedi 31 janvier 2009

Ø  Poètes du temps présent :

LA NOUVELLE TOUR DE FEU,

par Michel HEROULT

 

Samedi 28 février 2009

Ø  Vincent BOSSARD, photographe,

avec la participation de Françoise CAGNIARD

Ø  Parler d’Afrique : Léopold CONGO MBEMBA, poète

_____________________________________________________________

Rendez-vous à 14 h 30 précises.

ATTENTION : Nos réunions se tiennent (Entrée libre)

 

Au 3 avenue de Liège (dans la Mairie) au 2e étage (en décembre)

 

Au centre Pierre COCHEREAU - 2 avenue Gambetta (en janvier & février)

 

94160 St Mandé

Métro : Saint-Mandé Tourelles / Autobus : 86, 56

_____________________________________________________________

 

COTISATION 2008-2009 : 15 €

Les chèques doivent être libellés au nom d’ « ARTS ET JALONS »

et adressés à Mme Nicole GONNET 81 Bd Foch 94170 Le Perreux

Correspondance : Colette Klein -164 rue des Pyrénées 75020 Paris

colette.klein@ac-paris.fr

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 16:10

En science, il n’y a pas de place pour les certitudes, elles durent peu.

La découverte, dans l’île indonésienne de Florès, des restes fossiles d’un hominidé très spécial, était tout sauf ce à quoi les paléontologues s’attendaient : « un squelette si petit que les archéologues n’en ont jamais vu de pareils » ; « stupéfiant » !

" Tout un pan de l’évolution nous échappe !"

Avec la mini créature dont la taille atteignait à peine un mètre, on a vu naître une « polémique immédiate » qui alla même jusqu’à mettre en jeu des « réputations et des carrières ».

Et cependant cette découverte, nous l’apprenons, ne « doit rien au hasard ».

On nous raconte que tout commença en Australie, sur la côte ouest du Kimberley où des peintures rupestres vieilles de 30.000 ans n’en finissaient pas d’intriguer les scientifiques locaux. Ces peintures rupestres signalent, en effet, une riche culture : elles offrent des représentations de danseurs, de pécheurs et surtout – le plus étonnant peut-être – de cerfs, animaux ne faisant absolument pas partie de la faune indigène du continent australien. D’où la question : « ces étonnants artistes rupestres venaient-ils d’Asie ? » et son corollaire : les paléontologues australiens se sont tourné vers les îles de la Sonde toutes proches. Ils furent d’autant plus attirés que par là-bas que leurs confrères indonésiens avaient, de leur côté, mis à jour des indices prometteurs : des fossiles et des outils de pierre datant de 700.000 ans. Nouvelle étrangeté car l’île concernée par ces découvertes anciennes, Florès, se trouve à l’est de la fameuse « ligne Wallace » qui sépare radicalement faunes asiatique et océanienne (« à l’ouest de cette ligne est le tigre, à l’est le kangourou »).

Ainsi, on est amené à se demander comment un hominidé a pu franchir la ligne Wallace.

A Florès, la grotte de Liang-Bua est un lieu de fouille non seulement énorme, mais aussi d’une profondeur unique en Asie (un véritable « puits de mine »).

La découverte, à 6 mètres de profondeur, d’un tout petit os humanoïde focalise l’attention des paléontologues alléchés, de sorte que le champ de fouille devient rapidement l’un des plus grands d’Asie.

Pourtant, la déception ne tarde pas à survenir : tous ces efforts ne sont récompensés que par la collecte d’une unique dent énigmatique. La poursuite de la fouille s’en trouvera bientôt menacée, compte tenu du manque de temps et du manque de fonds. C’est au moment où l’on s’apprêtait à abandonner la partie que LA DECOUVERTE a lieu : voilà qu’on récolte un squelette ! On est aussitôt frappé par les caractéristiques archaïques qu’offre le crâne : absence de front comme de menton et arcades sourcilières proéminentes.

La taille étonnamment réduite de la créature fossile laisse croire qu’il s’agit d’un enfant. Et bien, non : à y mieux regarder, il s’avèrera que ces os sont ceux d’une femme adulte !

Cette « femme » avait des jambes courtes et de grands pieds qui, avec ses autres caractères, lui valurent, outre la dénomination scientifique d’Homo Florensiensis, celle, plus familière, de Hobbit. Sept autres hobbits furent rapidement découverts par la suite, accompagnés  -mazette ! – de traces de charbon de bois et de restes d’animaux dépecés, ce qui tendrait à démontrer que ces êtres pratiquaient la chasse et avaient la « maîtrise du feu ».

Le paléontologue australien Peter Brown se penchera plus particulièrement sur les boîtes crâniennes, qu’il jugera « plus petites que celles d’un nouveau-né ou, même, d’un chimpanzé », avec une capacité crânienne de juste 400 cm3.

C’est alors qu’on s’aperçut qu’on avait affaire à une « découverte unique ».

« Le hobbit semble remonter aux tout premiers hominidés bipèdes, datant de 2,5 à trois millions d’années ».

Restait, ceci posé, à procéder à la datation des ossements. Burt Roberts s’en chargea et établit qu’ils remontaient à moins de 30.000 ans.

Ralph Holloway, à ce propos, précise : « leur place chronologique est juste avant Homo Sapiens, mais ils ont un cerveau de chimpanzé », ce qui pose, comme on le voit, problème. Il fallait donc bien s’assurer que la datation était sûre. Ce fut Chris Turney qui s’y colla, établissant une fourchette de 13.000 à 10.000 ans.

Cependant, sur ces entrefaites, les précieux ossements disparurent.

Ils avaient été « kidnappés » par le Professeur Toukou Jacob, tout puissant pape de l’archéologie indonésienne, qui, pour sa part, ne voyait en la troublante trouvaille que les « restes sans intérêt d’un Homo Sapiens »

Il n’était pas seul à penser cela, d’autres experts ne tardèrent pas à le rejoindre. La controverse s’enflamme, un véritable clan de « sceptiques « se crée, qui dénoncent une totale erreur d’appréciation.

Selon eux, le hobbit n’est pas autre chose qu’un « pygmée malade », dont « le cerveau a été altéré par une affection, qui porte le nom de microcéphalie ».

Qu’est-ce que la microcéphalie ? Pour le savoir, le reportage nous entraîne sur la piste d’un certain « Bébé » qui fut l’un des bouffons du Duc de Lorraine, et dont les scientifiques se mirent, pour l’occasion à étudier les restes. Ils en tirèrent la conclusion qu’après comparaison entre ce « Bébé » et le hobbit, le cerveau de ce dernier n’avait strictement rien à voir avec celui d’un microcéphale. Mieux même : « la forme du cerveau du hobbit est tout à fait le contraire de celle du cerveau des microcéphales ».

On en vint ensuite à se pencher sur les dents de notre fossile. Là encore, la querelle fit rage. Tandis que Shana Bellay soutenait mordicus que « c’était un mystère » et que les individus qu’elle avait étudiés avaient révélé « de drôles de prémolaires », Tim Broomage, avec les sceptiques, assurait tout aussi catégoriquement : « il n’y a pas une de ces dents qui échappe à la variabilité humaine ».

En fin de compte, ce fut la thèse de Shana Bellay qui s’imposa : « aucune maladie n’altère si profondément les dents », « ces mâchoires sont complètement différentes ».

Sur ce, la majorité des spécialistes parvint à conclure que « les arguments en faveur d’une pathologie » avaient « tous été réfutés ».

A ce stade, il restait encore à démontrer qu’on avait bel et bien là une « nouvelle espèce ». Pour ce faire, on se tourna vers un spécialiste de l’ossature des mains et des pieds. Celui-ci, interviewé, nous explique que « les poignets révèlent l’évolution des primates » et que c’est la raison pour laquelle il a étudié avec attention « les carpes de centaines d’espèces de primates différentes ». Nous avons, par conséquent, affaire à un spécialiste pointu en lequel on peut se permettre d’avoir confiance et qui, pour éclairer notre lanterne, nous précise encore que « le poignet humain s’est spécialisé dans le mouvement transversal, au rebours des poignets des primates non humains ».

Qu’en est-il du mystérieux hobbit ?

Un examen de ce chercheur, qui s’avèrera décisif, aboutira à une conclusion on ne peut plus formelle : « le hobbit est bien réel. Il s’apparente aux premiers hominidés et aux chimpanzés ».

Coup de tonnerre dans le ciel des schémas paléontologiques établis.

Face à ce « cheveu sur la soupe », les savants, ébranlés, se mettent à parler de « défi ». Force leur est de reconnaître à quel point, en fait, leurs « connaissances souffrent d’énormes lacunes ».

Comment prétendre brosser l’histoire de l’évolution humaine quand on ne dispose, en tout, que d’un dérisoire patrimoine de quelques 200 crânes et de 6 squelettes d’hominidés fossiles, flanqués de « fragments peu exploitables » ?

Les scientifiques se seraient-ils laissé aller à extrapoler, à bâtir des schémas pour ce que l’homme ne supporte pas l’incertitude ?

Ont-il eu tendance à, quelque peu, oublier la réalité des faits bruts ?

La découverte du hobbit est salutaire en ce qu’elle les bouscule, et les oblige à convenir qu’ « on ne sait toujours pas grand chose de l’histoire de l’humanité ».

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est la nécessité, l’obligation qui leur est faite de renoncer à l’idée d’une « progression linéaire » en matière d’histoire de l’évolution humaine. Deux idées chancèlent au passage : celle de la savane africaine en tant que berceau, et celle que « tout est dans le cerveau ».

« Créature déroutante », ce damné hobbit « ne cadre pas avec les certitudes des paléontologues », et, en tant que tel, ramène à l’idée que la précipitation est l’ennemie de toute science. On mesure, de la sorte, combien le scientifique doit se défier de ses réflexes liés à son humanité (expliquer, se rassurer en élaborant des « systèmes » qui se tiennent) ou encore, simplement, à son ego (« c’est ma théorie, j’y tiens, je m’y accroche, je ne supporte pas la remise en cause, je tiens à mes bonnes vieilles habitudes »).

Pas de science sans prudence extrême et, par dessus tout, sans humilité. Voilà, peut-être, la leçon de cette belle – et curieuse - histoire.

Passé le premier choc et le premier émoi générateur de remous, les scientifiques sentent désormais la nécessité de repenser toutes leurs notions. « Des scientifiques du monde entier travaillent maintenant main dans la main » autour de cette énigme que constitue le hobbit, ce bousculeur d’idées reçues.

Tout d’abord, qui était son ancêtre ?

On a , bien entendu, avancé comme candidat l’Homo erectus. Florès est tout de même proche de l’île de Java, où fut découvert, au début du siècle dernier, le fameux « pithécanthrope » ou Homme de Solo, prototype de cette espèce fossile dont, selon toute probabilité, nous descendons aussi, et qui, selon la théorie officielle actuelle, aurait quitté le berceau africain voici 1 million 800.000 ans. Aux dires de De Voos, l’insularité aurait suffi, selon un processus bien connu des biologistes (dit « nanisme insulaire ») à transformer le grand Homo erectus pourvu d’un gros cerveau presque semblable au nôtre en un modèle réduit d’Homo erectus, qui ne serait autre que notre hobbit.

Dans les îles de la Sonde, le nanisme insulaire est attesté par la découverte, due à De Voos, d’un stégodon pygmée (éléphant guère plus gros qu’une vache) dans l’île de Timor.

De Voos soutient que « toutes les caractéristiques du hobbit peuvent s’expliquer par l’insularité ».

Pourtant, concède-t-il dans le même temps, « rien n’est simple », et certains spécialistes sont maintenant enclins à relier le hobbit non plus à l’Homo erectus, mais à une ascendance beaucoup plus archaïque, celle des australopithèques qui, eux, étaient déjà de très petite taille.

Le hobbit « naturellement petit » et, donc, cousin – sinon frère – de Lucy ? A ce propos, on prend l’avis d’Yves Coppens, qui se déclare sceptique : « je ne crois pas à une filiation directe entre Lucy et Floresiensis ». Ce qui n’empêche pas d’autres savants de prendre le taureau par les cornes en se rendant en Indonésie munis de restes appartenant au squelette de la célèbre australopithèque. La comparaison est parlante : « les os s’emboîtent parfaitement ».

Qu’est-ce à dire ?

Tout ce faisceau de données laisse les scientifiques songeurs. Ils réfléchissent : « les connaissances concernant l’Asie sont maigres », « les prairies asiatiques sont plus vastes et plus anciennes que les prairies africaines ».

On entraperçoit là une « théorie révolutionnaire ».

« Qui vivait hors d’Afrique il y a deux millions d’années ? »

Le hobbit soulève « toutes sortes de questions sur le lieu de naissance de l’espèce humaine ». Pourquoi ne serait-ce pas l’Asie ?

De l’autre côté de ce continent, à Dmanissi, en Géorgie, des fouilles, sous l’édifice d’un monastère, ont révélé un gisement  de fossiles lui aussi peu banal : « quatre crânes exceptionnels de taille réduite » et, à ce jour, « les plus vieux êtres humains de toute l’Eurasie ».

Comme quoi il faut sans cesse, encore et encore, revenir à cette « vérité paléontologique » élémentaire, qui veut qu’ « on trouve les choses les plus inattendues dans les lieux les plus inattendus ». C’est cela, sans doute, qui fait de la paléontologie humaine une discipline si fascinante et si déconseillée aux amateurs de confort moral.

Il s’avère donc que l’évolution de notre « rameau », fort loin d’être linéaire et encore plus loin d’être claire comme de l’eau de roche, a été « une histoire tortueuse et compliquée » dont, pour l’instant, Florès et Dmanissi sont les meilleurs témoins.

Les savants en conviennent : « l’Asie nous réserve bien des surprises » ; « la nature faisait des expériences sur l’humanité, et la plupart de ces expériences ont disparu vers deux millions d’années » B.P ; « de l’histoire de l’humanité, nous ne connaissons encore que des bribes ».

Quelle leçon de modestie !

Il faut garder l’esprit ouvert et en alerte.

Un savant pousse même l’audace jusqu’à émettre l’hypothèse (chère aux cryptozoologues) que « le monde (actuel) regorge d’hominidés encore inconnus ».

Big Foot es-tu là ?

 

 

P.Laranco.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 11:17

PONTIFFROY-POÉSIE

invite

 

Roland CHOPARD

et ses éditions

 

ÆNCRAGES and CO

 

Samedi 6 décembre 2008, à 16h30

Médiathèque du Pontiffroy

Salle Mutelet

1 Place de la Bibliothèque, METZ

Tél. 03 87 55 53 33

Entrée libre

 

 

« Dire l’approche simultanée de l’espace et du temps », voilà un possible fil rouge pour suivre Roland Chopard, poète, critique et médiateur d’art contemporain, éditeur, typographe, imprimeur (Æncrages and Co). L’activité discrète et féconde de l’artiste, de l’artisan, se déploie à Baume les Dames dans le Jura, après trente années passées à Gérardmer. Pour Pontiffroy-Poésie, il déroulera son parcours singulier et le partagera à travers les textes qui le ponctuent.

 

Des livres des éditions Æncrages and Co seront présentés.

 

 

À l’issue de l’intervention un « bœuf poétique » permettra à ceux qui le désirent de lire de leurs propres poèmes ou des poèmes qu’ils aiment.

Merci de votre présence.

 

 

 

 

 

 

 

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