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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 12:50
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 12:49
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 12:47
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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 15:58

Ce documentaire de 55 minutes fait le point sur les avancées des neurosciences.

Il aborde donc l'un des points les plus fascinants et les plus mystérieux de la connaissance humaine : celle de notre propre cerveau.

"Que savons-nous de notre cerveau ?" A vrai dire, encore peu de choses.

Cependant, les scientifiques, actuellement, s'acharnent à explorer les relations entre corps et cerveau, ainsi que la conscience.

"Notre cosmos intérieur" serait, en fait, à les entendre, aussi complexe que l'univers lui-même, ce qui est somme toute impressionnant.

Des "percées fulgurantes" dans le domaine de l'imagerie médicale ont permis, selon les savants, un véritable "tournant", un nouveau "moment-charnière" dans l'histoire des sciences.

Après les mises en évidence - dérangeantes - de Galilée et de Darwin, l'homme se trouve une fois de plus mis à bas du piédestal sur lequel il s'était lui-même placé. "Notre cerveau n'a rien de spécial", il ne serait, au final, rien de plus qu'une "combinaison d'attention et de mémoire".

Un neurologue indien nous avertit : l'étude du cerveau suppose d'oublier le passé, de faire table rase de ses "préjugés et théories".

La neuroscience actuelle voit, en gros, s'"opposer" deux approches différentes du fonctionnement cérébral : "l'approche modulaire" et "l'approche globale".

Les savant qui interviennent ici, au cours de ce documentaire, sont plutôt des tenants de la seconde approche. Ainsi nous apprennent-ils que, dans le cerveau, cet écheveau de "connections neuronales", celles-ci "changent constamment". Ils définissent le cerveau comme "un système dynamique en équilibre constant avec le monde extérieur".

Nous apprenons aussi, à notre grand étonnement, que "l'odorat est la clé du développement du cerveau". Qui l'eût cru ?

L'étude du "bulbe olfactif du chat" par Walter Freeman a permis de constater que "le cerveau n'importe pas directement les informations de l'extérieur" mais "pousse l'animal à agir" et "fabrique sa compréhension et sa connaîssance de la réalité grâce à des indices multiples et répétés", en sorte que "quelques neurones construisent un modèle d'activité".

Dans le cerveau, ces sont les neurones qui construisent leurs réseaux de connections, et il se trouve que les connections se font et se défont sans cesse. Ce sont ces "circuits, très changeants, continuellement en mouvance" qui génèrent la fameuse "plasticité" dont on parle désormais si souvent à propos de l'organe-cerveau.

Si le cerveau est si complexe - et donc si compliqué à comprendre - cela résulte de ces "circuits".

En fin de compte, tout se passe comme si le cerveau ne faisait que "répondre à la complexité du monde par une complexité très grande".

On s'est livré à de nombreuses expériences sur des personnes totalement aveugles, et celles-ci ont causé une mémorable surprise : elles ont en effet  permis de découvrir que leur cortex visuel était parfaitement intact, et qu'il pouvait toujours être activé par le truchement des autres sens, et en particulier de celui du toucher (au travers, comme il nous l'est montré, de la langue). Toutefois l'apprentissage est absolument indispensable au "réveil des connections dormantes" qu'est cette activation. Il n'empêche : le cerveau est un organe plein de ressources cachées. En ce sens, il n'en apparaît qu'encore plus troublant, si possible. Les scientifiques interrogés insistent encore une fois sur ce point : "notre cerveau est plastique et adaptable" et "tout a un impact sur son organisation".

Ils nous expliquent ensuite que le cortex (qu'ils appellent encore "neuropile") a évolué à partir d'un cortex primitif reptilien constitué de trois couches pour, avec les mammifères, devenir un cortex à six couches, ce qui ouvre vers une "nouvelle possibilité de croissance".

Le stade mammifère apparaît, en conséquence, comme très important et tout à fait "spécial" : "les mammifères sont différents" en ce que "leur néocortex se plisse et, donc, augmente sans changer de volume" (d'où les fameux "sillons"). Avant la naissance, nous signale-t-on, le cortex n'est pas encore en activité et c'est à partir de la venue au monde que le cerveau s'active. 50 % des connections se mettent en place durant l'enfance.

Les scientifiques se sont penché tout particulièrement sur ce qu'ils nomment "le mécanisme de l'attention" (qui permet de "sélectionner l'information utile"). Ils ont, à cette occasion, remarqué que l' "on ne peut prêter attention qu'à une seule chose à la fois" et que, de ce fait, l'attention était sujette à des "alternances". Curieusement, ce sont des expériences menées sur la mouche qui ont mis en relief cette importance de l'attention.

Mais pourquoi l'attention ?

A cette question, les neuroscientifiques répondent que le cerveau, sans cesse bombardé d'avalanches informatives, "noyé par l'information" en provenance du monde extérieur comme le dit W.Freeman, doit impérativement "éviter la surcharge sensorielle" et par conséquent doit "trier" : "l'attention a pour but de nous permettre d'appréhender, d'anticiper, de mémoriser". Chacun possède sa propre "dynamique de l'attention" et, dans ce domaine, le spectre va de l'hyperactif à l'autiste, en passant par l'individu normal. On nous dit joliment que , par et à cause de l'attention, "nous recréons sans cesse notre connaissance du monde". Voilà qui est troublant là aussi. Si la connaissance, notre connaissance, dépend à ce point d'une sélection, que peut-elle vraiment connaitre du monde en soi ?

Certes, ceci nous mène aux frontières de la philosophie...

Mais revenons au documentaire : un savant, au passage, se risque à hasarder une définition du cerveau qui, selon ses dires, est "un organe constitué de réseaux neuronaux capable de créer des simulacres du monde extérieur pour générer l'action qui convient".

On en vient, après ceci, à un problème qui avait fort accaparé le dénommé Sigmund Freud : celui des rapports entre "pensée consciente" et "représentations inconscientes". Oui, l'inconscient existe bien. Il a bel et bien été mis en évidence par des expériences de neurologie, notamment par celle du détectage de la violation de règle, qui a permis d'établir que la perception se déroulait en deux temps : une phase  première de "traîtement montant" (inconscient), laquelle était ou n'était pas suivie du deuxième temps, celui du "passage dans le conscient". Cela, on le constate, n'a que peu de choses à voir avec la conception freudienne.

Ceci posé, une question reste : "comment la connaissance se crée-t-elle ?"

W.Freeman répond à cette interrogation de façon assez simple :

- première étape : les "percepts"

- seconde étape, leur "étiquetage par l'hippocampe (quand ? Où ?)"

- troisème étape : leur acheminement, leur diffusion vers "tous les cortex, y compris le cortex moteur".

Freeman est formel : "la connaissance est partout dans le cerveau".

Fascinant : tous le 1/10 de seconde a lieu une "oscillation", de sorte que la pensée est une réelle "auto-organisation".

Parvenus à ce stade, les scientifiques avouent buter sur un grand mystère, une sorte de "Mur de Planck" biologique : ils auraient besoin d'un "modèle mathématique" pour cerner le fonctionnement des neurones. Que peuvent faire ces derniers ? "Cela dépasse nos connaissances".

En ce qui concerne les souvenirs - autre question embarrassante - les savant ont cherché du côté de la "sensation du membre fantôme qui fait mal" suite à una amputation. C'est ainsi que, voici dix ans, on a débusqué un phénomène pour le moins étrange, la "paralysie apprise" et l'on se demande à présent s'il y a moyen de la "désapprendre".

Un autre syndrôme, dit "de négligence" (à l'occasion duquel, très bizarrement là encore, une personne ne reconnaît pas une partie de son corps comme sienne) nous aiguille vers le fait central que "la conviction et la croyance (les fictions) accompagnent toute perception et donnent du sens au monde".

Cette "construction des fictions" nous renvoie à la fabuleuse notion de "neurones-miroirs". Les neurones-miroirs sont des groupes de neurones responsables de l'empathie. Ils sont mêmement activés lorsque la personne agit et lorsqu'elle regarde quelqu'un agir. Ils "estompent la barrière entre une personne et une autre" et sont le fondement de la "capacité d'imiter" qui, elle-même, est "le fondement même de la culture humaine (cela me fait ici, penser à la "mimésis" du philosophe René Girard). A cet égard, le savant indien ne résiste pas à la tentation de nous présenter une magnifique statue de Shiva et de Pârvati "se regardant tous les deux en regardant le monde" et en laquelle il voit une "métaphore de toutes les dualités de l'existence" ("Ici, les opposés se rejoignent").

Ici, les scientifiques, sans le savoir, rejoignet le "je est un autre" du poète.

Et la conscience, dans tout cela ? Une "fiction collective" ?

La notion d' "âme" en prend un coup.

Sur quoi déboucheront ces recherches en neuroscience ? Y a-t-il un risque ?

Selon le savant indien, le risque serait qu'à terme, le "contrôle du cerveau" devienne possible.

Un cerveau sous contrôle serait-il encore à même de dire "je" légitimement ? Telle est la question qu'il soulève.

Et l'on reste un peu sur sa faim.

Cette émission de vulgarisation scientifique se clôt là-dessus.

Bien qu'un peu aride parfois, elle s'est révélére passionnante.

Au bout du compte, le cerveau parviendra-t-il à réaliser le bon vieux rêve de Socrate : "connais-toi toi-même" ?

P.Laranco.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 18:11

MONTPARNASSE

(extrait)

Parnasse ô Parnassos

me voici en chair et en os, quêtant quel Apollon et m'usant par quelles muses ?

J' éliminai, d'un coup d'oeil dissolvant, cette tour posée là pour m'agacer le sang. Je remis à l'honneur la vieille gare à vapeur. (Un train partait pour Pont-Aven où les paumés creusaient la Veine).

Les souffleurs de Castille et de Lithuanie me poussèrent sur la scène. J'avais les deux souliers décrochés d'un Van Gogh. Vers quel café me portèrent-ils ? Je ne sais plus, oh je ne le sais plus.

M'avez-vous vu à La Coupole en mes émotions de Bohême ? Au Dôme, est-ce bien moi ce vieux fantôme ? Les gars du monde à La Rotonde me firent-ils de plain-pied une place aux facondes ?

O chrème-café-crème huilant nos langues vers l'avenir ! Ventres creux, têtes pleines, ohé coeurs débardants, donnez à vos enfants ! Le génie côtoie la misère. On bluffe, on aime, on espère. Nous jouons tout en pleine fièvre. On crève aussi, mais comme c'est beau ! Zincs de Vavin, l'amour aux reins ! On pousse l'Art, il est demain. La vie qui passe à Montparnasses laisse un bouquet et j'en suis né. Qui m'aidera à traverser ?

C'est Dante avec Modi qui les premiers me virent, tout nu sur la grève d'envol. Ah le beau "tragediante", Apollon de velours, de vin et de haschich !

Elégant dieu malade, voleur de pierres qui paye en sang, de la poitrine énormément.

Mélancolique Etrusque, ô Maître de la ligne, es-tu caché dans le sourire des languissantes ? Connais-tu maintenant l'énigme sensuelle ? (Je les aimais déjà aux temps d'adolescence, ces fines langoureuses punaisées dans ma chambre)...

Modi vend trois dessins, le prix de quelques pains. puis, très tôt, à l'hôpital de la charité, l'affaire est terminée. Jeanne Hébuterne aussi s'est envolée.

Au dam de Dante, je revins à ma vie, tiré par seux souris : Aïcha la Noire et Kiki de Montparnasse me prirent dans le sandwich de leurs amours.

Corps sans tambour, l'amour l'amour, ah ne compliquons pas nos nuits dans les malaises de l'esprit...

Kisling sourit

                  et Foujita

                            ce don Juan

                                             aux yeux bridés

                                                                  est déguisé.

En Japonais ? En Grec d'abord. Puis en rideau. Excentrique. Exotique. Chic.

Ceinture noire de judo oh oh ! Héritier de la Paix hé hé ! Monsieur Champ de Glycines a cueilli toutes nos copines !!!

Jacques SIMONOMIS

in "Le Triangle Sacré - Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés", Les Amis de la Lucarne Ovale, 2004.

Avec l'aimable autorisation d'Yvette Simonomis.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 18:14

L'horizon piaffe du sabot. On dirait bien qu'il s'impatiente.

Mais je me dirige vers une forêt. Une forêt où les pierres appellent.

Reste que c'est une étrange forêt, imaginez : pleine de foetus qui étreignent l'écorce des troncs, se raccrochent à la moindre branche.

Ces foetus blafards dardent sur ma personne leurs énormes yeux en forme de soucoupes, dignes de lémuriens, qui supplient.

Ils ont un crâne démesuré, et ils pendent, comme des choses molles. Comme des amas de pulpe fade. Qui auraient des tentacules de poulpes.

Translucides et gélatineux, ils m'implorent de les décrocher.

Bientôt, leurs gémissements sourds, leurs geignements entrecoupés de sanglots ténus m'emplissent les ouïes :

"Nous t'attendions, nous t'attendions !

Nous t'attendions depuis des lustres !"

Il m'est difficile de me frayer un chemin dans cette forêt, laquelle, à tout prendre, semble n'être rien d'autre qu'une espèce de masse spongieuse, globuleuse.

Que font là ces foetus ?

Faut-il que je les décroche, ainsi qu'ils le souhaitent ?

Dois-je céder à leur supplication, ou passer mon chemin, m'abstenir ?

Ils grincent des dents et, cependant, un foetus, ça n'a pas de dents.

Brusquement, le murmure du vent se lève, une fine pluie se matérialise.

Elle me crachote au visage, et c'est assez revivifiant.

"Donne-nous une chance d'échapper au néant !" exhortent les foetus.

"Ecoute un peu notre sotte histoire...Nous ne sommes ni nés, ni morts !"

"Un dieu nous a laissés là. Il ne savait quelle décision prendre. Nous marinons ici à cause de l'hésitation d'un dieu déprimé; les déprimés, c'est bien connu, sont des gens que l'hésitation ronge.

Alors il nous a laissés là, en attente de sa décision. Il a tourné les talons puis, ensuite, il nous a oubliés. Dans cette forêt crépusculaires, glauque. Sale. Où le crachin nous fouette les joues, nous bombarde à longueur de temps.

De grâce...fais quelque chose pour nous, nous savons tous que tu le peux !"

Je commence à en avoir assez d'essuyer ces plaintes perpétuelles.

Au fond, j'accèderai bien à leurs grinçantes demandes, mais quelque chose me retient : est-ce leur aspect somme toute répugnant, leurs tentacules roses qui s'accrochent ? Leur façon d'étreindre les fûts, avec une force quasi palpable et qui n'est pas sans dénoter ce qui ressemble à de la fureur ?

Certains d'entre eux semblent étouffer les arbres tels des figuiers banians.

Sont-ce des foetus ?

Ne sont-ce pas plutôt des sortes de sangsues montrueuses ?

Et comment expliquer que la vie, autant que la mort, les rejette ?

Vrai, ils sont laids. Je ne les vois même pas remuer leurs lèvres.

Leurs yeux sont si ronds, si béants, si brillants qu'ils ont quelque chose de fou.

On m'avait toujours dit que les forêts étaient hantées d'esprits. D'âmes en peine, sans repos, avides de vampiriser les âmes vivantes.

Le crachin devient mauve, puis noir, puis il se remet à me piquer.

Dès qu'il me touche la peau, j'ai l'impression que c'est une brûlure.

Toutefois, je redoute de me mettre à couvert sous les feuillages, à cause de la proximité des foetus, qui serait trop grande.

Peu de temps après, je comprends que ce sont eux qui crachent cette pluie corrosive.

Patricia Laranco.

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 17:42



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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 19:30
L'homme a un tel appêtit de liberté, un tel besoin de contrôle des choses qu'il a inventé le projet et le destin, comme pour défier les forces de l'imprévisible.
Jeu dangereux.







Les matérialistes prétendent que l'esprit procède du corps - plus exactement du cerveau et de son fonctionnement très complexe.
Loin de moi l'idée de les contredire.
Seulement, ça n'empêche pas que l'esprit soit devenu ce qu'Edgar Morin et certains scientifiques nomment un "phénomène émergent".
En tant que tel, l'esprit acquiert une cohésion, un sentiment d'unité que lui confère la conscience de son fonctionnement. En tant que tel, l'esprit acquiert un empire sur le corps et une autonomie.
Aux raisons du corps, il finit par opposer les siennes propres, qui sont différentes, d'une toute autre nature. Ainsi, l'esprit existe et a toutes les caractéristiques d'une entité existante, dont, en particulier, la fameuse persévération dans son être.
Et surtout, peut-être, l'esprit finit par entrer en conflit avec le corps. Il finit par aspirer à l'infini, à l'immortalité de l'âme.
J'ignore ce qu'il faut en penser, mais, chez l'homme, l'esprit semble s'autonomiser de plus en plus.
Au stade qui est le nôtre, il en arrive à se sentir à l'étroit dans le corps et dans la condition animale qui est sienne.
Comment appeler cet éloignement, cette étrange scission entre corps et esprit ? Folie ?
Il ne faut pas perdre de vue que, si le cerveau contrôle, régule toute l'activité corporelle, son "écume mentale" si énigmatique quant à sa fonction précise qu'on dénomme "esprit" ignore tout de l'organisation intime des divers niveaux de fonctionnement du corps qui le porte (cellules, organes, neurones, etc.). Quelle conclusion en tirer ? Qu'est l'esprit ? Une sorte de prolifération parasitaire qui, en fin de compte, viserait à détruire le corps même ?
Si l'on en juge par tous les vieux mythes que l'homme a inventés et sur lesquels il brode tant et plus depuis qu'il dispose d'une conscience dotée d'un sentiment d'autonomie, on serait, ma foi, presque tenté de le croire.
Comme la cellule, la tumeur cancéreuses, l'esprit s'opose à la logique du corps, à son harmonie. N'introduit-il pas, en nous, l'idée de notre propre finitude et, donc, l'angoisse de mort ? N'aboutit-il pas, dans certains cas, à cette pratique inconnue des animaux qu'est le suicide ?
Très tôt, l'esprit humain s'est révolté contre l'idée de la mort. Dans un premier temps, il a réagi en appliquant sur la plaie le baume de l'idée de vie après la mort, d'indépendance de l'âme, qui fit le lit de toutes les formes de religiosité.
Mais à présent que l'exercice de la raison dans le cadre de la science bat en brèche les mythes et la notion même de surnaturel, les gens se retrouvent totalement à nu face à leur finitude.


P.Laranco.
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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:32
JOIE.

Je suis, vois-tu, en quête de joie, d'une joie qui va au-delà des prépogatives de l'instant, des contingences de la réussite ou de l'appropriation, une joie qui est simple et limpide, qui est d'une telle force qu'elle a le pouvoir de tout balayer, de tout renverser, de tout réconcilier, une joie qui récuse la peur, qui l'éloigne et la démantèle, une joie qui n'est pas égoïste car elle est ouverte à l'autre, qui se réalise dans le partage, qui puise dans la compassion et j'aimerais, tous les jours, de plein pied m'y réveiller, m'y empêtrer et y demeurer intensément jusqu'au coucher de la nuit, une joie qui sillonne mon corps, invagine mon sang, mes veines, une joie qui est douce aussi, qui ne se lasse jamais et c'est comme se tenir au sommet d'une falaise qui donne sur la mer, là où le vent blesse et purifie et se laisser ainsi emporter ou envoler car on sait que plus rien ne peut nous retenir, que le vent dissipe toutes nos cendres pour les répandre aux confins et cette joie n'oeuvre pas l'oubli car elle est un retour plus intense au réel, une plongée incessante dans le réel, réel qui se distend, infini, indéfini, sous son impulsion et il me suffit parfois, vois-tu, sans doute est-ce naïf d'en parler, de t'entrevoir pour savoir que cette joie est possible, pour savoir qu'elle est de son territoire, qu'il suffit que ton souffle me touche, que dis-je m'effleure pour que je m'y noie.







j'aime les livres, vois-tu, sans doute plus que la vie
et je me demande si tu n'es qu'une page dans le livre de l'univers ou si, au
contraire, tu es le livre qui contient toutes ses éventualités, je ne
le sais pas, je ne le sais pas encore.







je veux te parler de la mort, qui est une tentation, si on entend par la mort, non pas la dissolution de la chair, de l'être mais la conscience interdite ou absente,
j'ai envie, ainsi, parfois, de me situer, d'être, en dehors de ma conscience car au loin s'amassent les décombres des remords, des échecs et des doutes,
entremêlés, et quand survient la déferlante, qui est irrémédiable, je cesse d'être, je ne suis plus qu'un animal prostré dans la fange, englué dans la mémoire de l'obscur et du sang et je veux, mon ange, je réclame, j'exige que ta peau douce, clairsemée du présage de tant d'éphémères, me libère de ce qui sert à éroder l'édifice de mon dérisoire précaire, qu'elle serve à m'inscrire dans une conscience qui est pleine plénitude, que rien ne retient, ne peut retenir, comme une mer déchaînée enfin affranchie de toutes ses entraves, je veux que tu me libères du désir de la mort en oeuvrant le désir de ton corps.


Umar.







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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:22
Cette semaine, l'Université Populaire de l'Ile Maurice organisera deux conférences-débats :
- Mercredi 19 Novembre , de 17 h 30 à 19 h 30, à la Salle du Conseil de la Mairie de Port-Louis, Jean-Bernard SADIEN  parlera de psychologie.
- Samedi 22 Novembre, de 10 h à 12 h, à la Salle du Conseil de la Mairie de Beau-Bassin-Rose, Marina SALA abordera la littérature.



Université Populaire de l'Ile Maurice (UPIM)
c/o Scoop & Stratégie
Rue Saint-Georges
Port-Louis - ILE MAURICE
Tél : (00.230) 208.76.60
email : upmaurice @gmail.com
site web : http://upmaurice.wordpress.com
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  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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