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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:08

 

31

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Décidément les rêves s’accumulent ces temps-ci. Le dernier en date est étonnant et je crois même pouvoir dire qu’il m’a fourni une clef qui me permettra de venir à bout de ma maladie.

Je m’explique.

Je m’y suis d’abord retrouvé à l’entrée d’un tunnel. À l’intérieur de ce tunnel, brillait une belle lumière bleue, de laquelle émanait une extraordinaire force, une source d’inépuisable énergie. Quelque chose m’incitait à entrer là-dedans mais quelque chose, aussi, me retenait de le faire : j’avais très peur. C’est alors que j’aperçus une femme. Elle était très belle,et son visage ressemblait à celui d’une star de Bollywood, pas Tabu mais une autre. Peut-être Ashwarya ou Deepika mais peu importe. Un rêve n’est pas le lieu pour se poser ce genre de question. La jeune personne se tenait sur un objet volant, non pas une soucoupe mais plutôt un immense dekti bleu ( qui n’était pas sans rappeler la peau bleue des personnages du film Avatar ). Elle me fixait d’un air langoureux, si langoureux que j’ai eu peur, un instant, que le rêve ne tourne au fantasme ( ou n’était-ce pas plutôt que je désirais qu’il prenne cette tournure ?...) mais c’était compter sans mon éducation puritaine, si bien ancrée dans ma moelle, qui en a décidé autrement. La créature, juchée sur son beau et bleu dekti, se rapprocha de moi. J’étais à ce point éberlué, sous le choc que, quoiqu’il ne soit nullement dans mes habitudes de vénérer qui que ce soit, je me suis mis à genoux. Elle se tenait à seulement quelques centimètres de ma personne. J’avais tout à fait la possibilité de la toucher, voire même de l’étreindre sauf qu’il me manquait désormais celle de bouger. Un rayon orange provenant du dekti m’avait paralysé sur place. J’avais, d’autre part, perdu la vue. Pourtant je ne ressentais plus de peur. Bien au contraire, jamais je ne m’étais senti aussi serein, aussi heureux, de toute mon existence. Là-dessus la créature me murmura quelques mots à l’oreille, des mots qui allaient rester à tout jamais gravés dans mes tympans.

Te plairait-il de m’accompagner dans le tunnel merveilleux que tu vois ? Si tu acceptes de te montrer gentil, j’accepterais que tu m’y suives !

Je ne réfléchis, ni ne tergiversai : nous étions dans un rêve…

Oui Madame j’ai envie de vous suivre…et  j’accepte vos conditions !

Bien ! Nous pouvons y aller, alors.

Et, à mon grand étonnement, je retrouvai sur le champ la vue.

La suite consista, sans mentir, en une fabuleuse aventure. Je me trouvais désormais assis sur le dekti bleu, aux côtés de la belle Ash-Deep, qui me tenait la main tout en me regardant droit dans les yeux. Inutile de dire que j’étais aux anges ! Au loin, la magnifique lumière pulsait de plus en plus vivement. Tout au long du tunnel se succédaient de longues rangées de portes. Sans se faire prier, Ash-Deep  m’expliqua (ton mielleux qui eût été à même de séduire une abeille frigide ! ) que chacune de ses portes ouvrait sur une pièce qui recelait un mystère différent. 

Du coup de délicieux petits frissons se mirent à me traverser le corps. Force était d’en convenir, ce rêve devenait de plus en plus intéressant ! Ash-Deep,ensuite, m’ordonna de frapper à l’ une de ces portes. Étant une personne incapable de rien refuser au beau sexe, (et surtout pas à cette AshDeep), je m’exécutai derechef. C’est avec vigueur que je me mis à tambouriner contre le battant de bois, ravi que j’étais à l’idée de faire quelque nouvelle rencontre prodigieuse. Cette attente, cependant, s’effaça assez vite de mon esprit, car, dès que le rempart de la porte s’écarta, je découvris une créature qui, hélas, n’avait rien de commun avec une vedette féminine de Bollywood. Jugez-en : je tombai nez à nez avec Maître Yoda en personne, ou, du moins, si ce n’était lui, avec  quelqu’un qui lui ressemblait à s’y méprendre. À vrai dire, seuls deux détails le distinguaient de son célèbre congénère : d’une part la couleur de sa peau, d’un très bel orange vif, d’autre part ses oreilles qui apparaissaient nettement moins petites.

Très rapidement, le nouveau venu ouvrit la bouche, pour  se présenter en ces termes : Je suis le Maître Yado et il va falloir que tu m’écoutes !

Ouvre tes yeux, ouvre ton cœur, ouvre ton âme également, et vite,  car cette histoire-là te concerne, cette histoire en effet recèle la clef qui te permettra de guérir, cesse donc séance tenante de faire l’enfant, oublie AshDeep pour écouter…car, vois-tu, cette histoire n’est pas n’importe laquelle, c’est celle du premier homme, le premier homme nous ressemble, figure toi, il n’est en rien différent de nous, il ne possède certes pas de voiture, pas plus qu’il n’éprouve le besoin d’envoyer des sms toutes les dix secondes, il n’est pas stressé, ni hyper tendu mais il est comme nous, il éprouve les mêmes émotions, les mêmes désirs… Ce premier homme est sacrément confus, après tout il est le premier homme, le contraire aurait étonné, car la conscience émerge en lui et il ne sait d’ores et déjà pas réellement  ce qu’il va en faire, de cette conscience qui lui permet tout à coup d’apprécier la beauté, de réfléchir, de se poser des questions, d’inventer la culture, la technologie, il est sacrement confus et ce d’autant qu’il se trouve en compagnie de la première femme, elle est tout aussi confuse que lui et c’est une histoire de grande confusion mais là n’est pas vraiment la question car cet homme, le premier homme est sur le point de découvrir une chose fondamentale, ( suspense, tambour, boum, boum ), cet homme, je le répète, est sur le point de découvrir une chose fondamentale ( suspense, tambour ), il est sur le point, tu l’as compris, de découvrir le rire, en effet, alors que sa femme lui crie dessus parce qu’il a oublié de remettre un os à sa place un mini dinosaure surgit de nulle part. Ce mini dinosaure, qui a la tête d’un rat, flanque immédiatement à la toute première femme la frousse de sa vie, ce qui suscite, chez notre tout premier homme, un rire géant, voilà, ça y est, le premier homme vient juste de découvrir le rire et il ne peut plus s’arrêter, le rire le secoue, c’est trop bon, regarde le qui se traîne par terre, qui crie, qui hurle littéralement de rire, tu vois, mon cher ami, le premier rire dans l’histoire de l’humanité, pendant ce temps évidemment la première femme fait la gueule, la première gueule de l’humanité mais il y en aura d’autres, c’est certain.

A présent dis-moi quelle peut bien être la morale de cette histoire … Je vais t’aider : il n’y en a pas.

 

 

 

 

 


Tu peux maintenant quitter les lieux !

 

 

 

 

 


Tout cela était bien étrange. Mais je ne discutai pas le moins du monde, et obéis au petit gnome.Lorsqu’une fois sorti de la pièce, je posai une question à AshDeep, celle-ci s’empressa de plaquer son gracieux  index sur mes lèvres et ce seul geste suffit à mettre fin à toutes mes velléités interrogatives…

 

 

 

 

 


De suite après, la belle créature me susurra des mots presque célestes. Maintenant il est temps pour toi de frapper à la deuxième porte.

 

 

 

 

 


En moins d’une seconde on se retrouva propulsés dans le temps et l’espace et on vit apparaître une porte bleue de toute beauté. J’y frappai, ainsi qu’on m’avait demandé de le faire et quelle ne fut pas ma surprise de tomber de nouveau, une fois qu’elle se fut ouverte, sur Maitre Yado. Sauf que ce dernier s’était entre-temps singulièrement métamorphosé. Quoique toujours doté de la même petite voix un peu grinçante, il avait pris du poids jusqu’à devenir carrément obèse. En outre, le regard dont il nous transperçait était devenu farouche, pour ne pas dire intimidant…pour ne pas dire même effrayant. AshDeep elle-même, pourtant d’ordinaire d’un calme digne de l’Olympe, s’était prise à trembler…

Pour ma part, je sursautai lorsque « Yoda » fit pleuvoir sur moi une question :

 

 

 

 

 


Charlie Parker.? Tu le connais ?

 

 

 

 

 

 


Vous voulez dire Charlie Parker de Spiderman ?, lui répondis-je.

 

 

 

 

 


Oui lui-même mais, bon, peu importe. On reparlera de ça après.

 

 

 

 

 


Tandis qu’il était en train de me parler, l’étrange Maître Yoda voyait son corps boursouflé enfler et enfler encore, doubler, puis tripler, puis encore quadrupler de volume à vue d’œil. Ce phénomène pour le moins insolite et répugnant me distrayait. Résultat : j’avais un mal fou à me concentrer sur ses paroles. Mon attention se dispersait, précisément au moment même où, je le sentais, je devais me mettre à boire littéralement ce qu’il déclarait.  Affolé, je jetais un coup d’œil vers Ashdeep : la donzelle se faisait les ongles.

Aucun secours à en attendre. Je devais compter sur moi seul.

Bandant ma volonté, je finis tout de même par réussir à arracher mon attention au spectacle de ce corps monstrueux, qui s’enflait comme ballon de baudruche. Je m’accrochai, que dis-je, je m’agrippai à ce qui importait seul.

 

 

 

 

 


Maitre Yado était en train de proférer :

 

 

 

 

 


Bon maintenant écoute- moi petit bonhomme , j'ai pas mal de choses à te dire, d'abord il te faut savoir que ce rêve est le rêve d'un rêve, tu n'as rien compris ? Ce n'est pas grave, car je m’en vais de ce pas t'expliquer : ton rêve n’ est autre que mon rêve, c’est à dire que je suis en train de rêver et que tu es, toi, à l’intérieur de mon rêve,  ne fais donc pas cette tête de clown triste et , par dessus tout, garde ton calme, et maintenant, la deuxième chose, je suis un écrivain, l'auteur et je me suis glissé dans la peau de ce personnage de Maitre Yado, qui rêve, et toi, tu es dans son rêve, tu n'as sans doute rien compris mais cela n'a aucune importance, moi aussi je n'y comprends rien, il me faut donc maintenant t’entretenir d'un important problème, qui est le suivant : maitre Yado (en d’autres termes, moi) se retrouve totalement à cours d'idées concernant la suite à donner à ce roman. Je ne sais plus, est-ce que j'en fais un roman sérieux, est-ce que je me mets à explorer l'histoire, est-ce que j'adopte un style poétique, est-ce que je tente d'en faire le roman éponyme de la littérature mauricienne ( mon dieu quelle prétention, mais bah !), un véritable collage post moderniste ou est-ce que je vais encore plus loin dans le style loufoque et excessif, je ne sais plus parce qu'il y a un souci, qui est de retenir l'attention du lecteur, je ne veux pas le perdre en route et puis un livre, ça se doit de marquer le lecteur, je sais qu'il rigole comme un fou depuis une bonne petite heure mais est-ce que cela suffit pour faire de ce récit un bon roman, donc maitre Yado ( en l'occurrence moi ) se retrouve , on le voit, confronté  à un problème de taille pourtant je crois avoir trouve, je m’en vais élaborer deux rêves ( qui seront tous deux le rêve d'un rêve ), le premier dans un style poétique et le second dans un style loufoque, tu me diras ce que tu en penses.

 

 

 

 

 

 


Désolé pour cette phrase interminable. C’est comme la gratelle , voilà  que je peux pas m’arrêter.

 

 

 

 

 


Première proposition donc.

 

 

 

 

 


Ainsi l'enfant se met à courir, il est seul, il court et il se sent bien, ici il n'y a pas lieu de réfléchir, de penser, il suffit d'être, il s'emplit de tout, de tout ce qu'il voit, de tout ce qu'il entend, du murmure des nuits, de la lumière des étoiles, du bruissement des feuilles, du gazouillis des oiseaux, des rythmes et des lueurs de la mer, il se sent tellement bien, il ne veut plus s'arrêter, d'ailleurs c'est décidé il ne va plus s'arrêter maintenant, il va courir toute sa vie durant jusqu'aux confins de la terre, de l'univers, rien, ni personne ne pourra l'arrêter, il doit courir, il doit s'imprégner de tout, absolument tout, de toute la matière, de tout ce qui existe, de ce qui existe depuis toujours, il est désormais ce tout, il est le monde, il est l'univers, entends-tu, petit bonhomme, son souffle, entends tu les rythmes de son coeur, ce coeur qui bat toujours plus vite, qui pulse tous les fragments de l'univers, l'entends tu, petit bonhomme, sais tu que ce garçon c'est toi, oui c'est toi, toi dans un passé lointain et ce garçon fuit l’oppression, ce garçon fuit une société de l’injustice, ce garçon fuit le désespoir et c’est pour cette raison qu’il court et qu’il ne cessera jamais de courir, et il court et il court et il court.

 

 

 

 

 


Voilà ce qu’il en est de ma première proposition. Qu’en dis- tu ? Le problème évidemment, c’est qu’on rigole moins. Et mon objectif, on s’en souvient, est de provoquer le rire fou.

 

 

 

 

 


Je dois faire un aveu : je suis donc partie prenante d’ un rêve qui lui-même est le rêve d’un rêve et il parait aussi que je suis un personnage dans un roman. Mais ce délire n’est pas pour me déplaire.

 

 

 

 

 


Deuxième proposition.

 

 

 

 

 


Et soudain, alors que la torpeur règne sur la ville, alors que résonne dans les cœurs la délicieuse musique de Maya l’abeille ( Maaaaaaya, elle s’appelle Mayaaaaaa, Maaaaaaaaaaya, elle s’appelle Maaaaya ),alors que la populace fait la sieste, surgit dans le ciel, tel Clint Eastwood dans un western spaghetti, une nouvelle créature le Donkey Key Kang, le frère aîné de Matrox et son objectif est de détruire le sérieux dans le monde. Il dispose d’ une arme fatale, le fusil omnitrix-quantique-de –la-physique , lequel permet de dissoudre les atomes qui composent le sérieux. Et rien ne peut arrêter Donkey Key Kang. Il est venu et il vaincra le sérieux dans la totalité du monde et bientôt même dans celle de l’univers. Donkey est déterminé et il va s’en prendre au sérieux sous toutes ses formes, ridicule ou grandiose, minuscule ou gigantesque, il démolira par le rire. Un exemple concret : il aperçoit un gros con qui se prend au sérieux, immédiatement, il lui braque son omnitrix-quantique-de-la physique dessus et, de la sorte, pulvérise son sérieux ; le gros con se met alors à rire. Autre exemple, il voit un politicien qui éructe sur une estrade des discours insensés et mensongers, il ne fait ni une ni deux ; le voilà qui braque son omnitrix-quantique-de-la physique sur lui et boum l’autre se met à rire. Le sérieux est partout, il est en nous, dans tous les atomes de notre corps, le sérieux se prend au sérieux et il ne va pas lâcher prise. Donkey Key Kang est conscient qu’il a entrepris est un combat de tous les instants. C’est pour cette raison qu’il part se ressourcer aux confins de l’univers en compagnie de Bioman et de Nono et parfois d’Albator, il plonge alors dans la bienfaisante lumière des sources pour renouveler son énergie et ensuite il retourne sur terre afin de détruire le sérieux. Va-t-il réussir ou bien va-t-il échouer, amis,vous le saurez au bout du trois cent quatrième épisode.

 

 

 

 

 


Qu’en penses-tu ? Poésie ou comédie ou peut-être que je t’emmerde.

 

 

 

 

 


J’ai pensé également à une troisième option, d’un comique de type Kafkaïen, où, par exemple, un personnage (pourquoi pas toi ?) se retrouverait emprisonné par la police mais il est sans doute temps de se calmer…

 

 

 

 

 


Il n’arrête pas de me demander ce que j’en pense.

 

 

 

 

 


Qu’est-ce que je suis censé lui répondre ? Que je n’y ai rien compris ?

 

 

 

 

 


Où suis-je donc, dans un rêve qui est le rêve d’ un rêve, ou dans un livre ? Je n’y comprends plus rien. Tout est embrouillé dans ma tête. Mais ai-je vraiment une tête ou ne sont-ce que des mots étalés sur une page ?

 

 

 

 

 


Et puis ce n’est guère important car désormais AshDeep me regarde d’un air plus que langoureux. Et que peut désirer de plus un homme, quand bien même  se trouve-t-il au beau milieu d’ un rêve qui n’est pas tout à fait un rêve ?

 

 

 

 

 


Elle m’annonça que nous étions arrivés au bout de notre voyage et que bientôt je Le rencontrerais, lui qui m’attendait depuis toujours.

 

 

 

 

 


Je vis alors au bout du tunnel une extraordinaire lumière et au creux de cette lumière, bien perceptible, était une présence, une énergie d’une si grande force qu’elle semblait celle d’un pulsar. C’est à ce moment qu’une  voix se mit à retentir, douce et mélodieuse. Je n’avais plus qu’une idée en tête : m’enfoncer plus avant dans cette lumière, me baigner, m’immerger pour toujours dans cette immense paix qu’elle irradiait. J’allais même, du coup, jusqu’à oublier la présence d’AshDeep, mais cela ne m’importait plus. Le dekti bleu, sa claire beauté, le rire fou ? Je n’y songeais plus guère. Mon seul et unique désir se focalisait sur cette lumière. La voix ( rien à voir avec la voix d’une célèbre émission débile que la pudeur m’interdit de nommer ) m’adressa les mots suivants :

 

 

 

 

 


Je ne sais pas ce que je suis, je ne suis pas ce que suis. Tu n’es pas ce que je suis. Je ne suis pas ce que tu es. Qui sommes-nous donc ? Là est la question.

Tout ce qu’on sait c’est qu’on ne sait rien.

Tout ce que tu sais, c’est que tu n’es rien, jusques et y compris en ma présence….

 

 

 

 

 


…Et que tu dois choisir.Tu le dois !

 

 

 

 

 


Il y a donc ici deux pilules. La pilule rouge et la pilule bleue. La pilule rouge figure quelque chose et la bleue représente autre chose. Le choix entre ces deux pilules sera un choix déterminant, un choix qui orientera, changera le cours de ta vie à tout jamais. Je sais que tu en es conscient. Au demeurant tu te demandes ce que chacune de ces pilules représente. Mais cette question est secondaire…

 

 

 

 

 

 


Bon. As-tu effectué ton choix ?

 

 

 

 

 


J’étais sur le point de choisir.

 

 

 

 

 


C’est cependant à ce moment précis que le rêve s’effilocha.

 

 

 

 

 


Mais, juste avant, la belle Ashdeep trouva quand même le temps de me glisser : je t’aime mais je n’existe, ne subsiste que dans l’univers de tes rêves. Tu ne pourras jamais me voir que là.

 

 

 

 

 


Là-dessus, Maitre Yado me  susurra aimablement à l’oreille : Hasta la vista, babe !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Umar Timol

(à suivre).

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 10:18

 

Le feu

S'arroge le droit

De défier le ciel

 

 

 

 

 

 

 


Pour ne pas brûler

L'herbe que foule la lumière

De ses pieds nus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


François Teyssandier.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 16:38

 

 



Lancement du RECUEIL

 

 

 

 

 

 

 


d'Ernest Pépin

 

 

 

 

 

 

 


Le bel incendie     

 (aux éditions Bruno Doucey)

 

 

 

 

 

 

 


ce jeudi 20 septembre

 

 

 

 

 

 

 


à 19h

 

 

 

 

 

 

 


en présence de l'auteur

 

 

 

 

 

 

 


au Motif,

6, villa Marcel-Lods,

Passage de l’Atlas.

Paris

(M° Belleville)

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:57


Si je devais manger les couleurs

j'avalerais d'abord le bleu,

ce boréal incandescent

glaçon qui fondrait sur ma langue

ensuite ce serait le tour

du vert prairial et feuillu,

celui qui couvre la douceur

des coteaux jusqu'à l'infini;

après viendrait le gris

du vent

qui remplirait ma panse d'air

puis le jaune d'oeuf du soleil

qui glisserait dans mon gosier

juste avant le miel un peu roux

et un peu pâle de la lune;

je goberais le rouge, aussi

comme on croque un petit piment

mais ce qui ferait mon régal,

mon suprême contentement

ce serait la crème des nues,

l'irisation

de l'arc-en-ciel !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Patricia Laranco.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:51

 

SOLITUDE.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

L’âme en décrépitude

Tout devenant habitude

Autour des rires

Quand tout empire

Chercher en vain

Un mot, une main

Las, triste, épuisé

Là, ici, on m’a laissé

Est-ce un regard

Dans ce brouillard ?

Non, juste les phares

Du corbillard

Et juste derrière, les charognards.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Patricia Mackay-Lenette.

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:14

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Photos : P. Laranco.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 19:45

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 19:29

157
Dimanche Culture sur Radio One de 11h00 à midi
Au sommaire de cette 157e
̀me édition:
Amélie Nothomb qui fait sa grande rentrée littéraire sur Radio One avec son 21ème ouvrage Barbe Bleue. Un rendez-vous annuel sur nos ondes de R1 depuis ces trois dernières années;
Patrick Chamoiseau (Prix Goncourt avec Texaco en 1992) pour son dernier roman L’empreinte à Crusoé. Cette semaine suite et fin de cet entretien avec le volet Créole et créolité. Mes remerciements à l’Alliance Française de Cape Town…. et
Christophe Besse pour son ouvrage divertissant et pédagogique intitulé L’Ecole…100% humour.
Bonne é
coute et bon dimanche !

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:11

On n’est jamais sûr de ce qui se passe vraiment dans le cœur d’un être. Ni si ses paroles ne sont pas propres à susciter le doute, la méfiance.

L’Homme est tellement dissimulateur, retors, menteur…ou, sinon, tellement changeant et complexe !

 

 

On les appelle Amérindiens.

Amers Indiens leur irait mieux. Car ils ont tout lieu de l’être !

 

 

 

La nature est profondément inégalitaire ou, à tout le moins, elle se moque de l’égalité.

Alors, d’où nous vient ce besoin d’égalité, ce sentiment de l’injustice ?

Ne les devons-nous pas à l’empathie, au sens du partage lié à notre statut d’animaux hyper-sociaux qui s’avéra – et, d’ailleurs, s’avère toujours – indispensable  à la survie de nos groupes – et ce depuis l’aube des temps humains ?

Ou alors –autre possibilité qui n’exclut pour autant pas la première – peut-être les devons-nous à notre capacité imaginative et créative hors du commun et presque infinie ?

 

 

 

Jean-Paul Sartre affirmait « Tout le monde rate sa vie ».

Peut-être serait-il, je pense, préférable de compléter (et de tempérer) sa phrase par « …et tout le monde, aussi, la réussit ». Car, sauf cas extrêmes, toute existence se traduit, pour tout individu, au final, par un match nul entre le « bonheur » et le « malheur », entre la joie et la tristesse, entre la chance et la malchance.

 

 

 

La vie…un pont jeté entre deux néants. Mais par qui ? Pour quoi ?

 

 

 

On appelle le fait de faire des enfants  « se reproduire ». Mais c’est faux puisqu’il n’y a jamais reproduction à l’identique (du moins dans notre cas d’animaux « supérieurs », d’organismes complexes). Nous ne transmettons jamais à notre descendance que la moitié de nos gênes, et nous avons besoin de l’associer avec les gênes d’un autre représentant de notre espèce. Alors, pourquoi une telle puissance, chez nous, de l’ « instinct » de reproduction ? Qui cherche à se « reproduire » au travers de tout ceci : le gène (comme le prétendait la sociobiologie), la Vie elle-même ? Notre pulsion n’obéirait-elle pas, par hasard, aux exigences de « toujours plus de diversité » d’une dynamique du Vivant qui a compris que c’était là le seul moyen de « persévérer dans son être » ? Qui (quoi) nous manipule afin que nous nous « reproduisions » ? Quoiqu’on en dise, quoi qu’on en pense, personne n’en sait encore rien. Nous obéissons aveuglément à des règles qui nous échappent. A une logique qui diffère de celle dont nous avons l’habitude. Mais peut-être est-ce nous qui posons le problème en de mauvais termes…

 

 

 

Il y a, face à l’altérité, deux erreurs à ne pas commettre : la nier en ce qu’on pourrait appeler « un élan de fraternité egocentrique », et ne voir qu’elle, jusqu’à s’en détourner, en un réflexe de rejet.

 

 

 

Si si peu de gens semblent doués pour la tolérance, pour l’acceptation de l’autre, n’est-ce pas parce qu’elles demandent, à la nature humaine, un effort certain ?

 

 

 

S’il est important de trouver, de sélectionner des idées, sans doute le choix des mots qui auront charge de les exprimer est-il au moins aussi important.

 

 

 

Avec l’Homme, la méfiance est toujours de rigueur.

 

 

 

Les « bobos » se veulent plus « sympas », plus humanistes et plus ouverts que les bourgeois version classique. N’empêche que, comme eux, ils n’ont aucun sens des réalités de la vie et (sans même s’en rendre compte) affichent une arrogance, une autosatisfaction béate bien bourgeoises. Bien bourgeois aussi leurs snobismes, leur mépris de tout ce qui n’est pas harmonie, culture, classe et « fashion », de même que leur peur d’une éventuelle menace sur leurs bien matériels.

 

 

 

Assez étrangement, c’est le plus souvent de ce qui nous est le plus familier, le plus intime, le plus proche dont nous sommes le moins conscients.

 

 

 

Loin de nous « abâtardir », la bâtardise nous enrichit.

 

 

 

Si l’on ne tient pas compte de l’animalité qui est en nous, on passe à côté de notre humanité, de nos racines profondes.

 

 

 

L’Homme est irrémédiablement attiré par tout ce qui lui manque. Or il lui manque toujours quelque chose.

 

 

 

Nous sommes tous un peu pitoyables.

 

 

 

Le respect des hiérarchies, des pouvoirs liés à l’âge, au sexe et à la dominance ethnique étouffe la France.

 

 

 

La maladie française de la contradiction ! De l’opposition pour l’opposition. Non pas tant, au final, parce qu’on n’est pas d’accord que, plutôt, par obsession de l’affirmation sempiternelle du petit soi.

S’opposer. Parce que la vision occidentale (et tout particulièrement, hexagonale) est celle d’un monde où les gens ne sont, ne devraient être que des monades, des forteresses, des solitudes. Plutôt triste !

 

 

 

 

 

P. Laranco.

 

 

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 09:53

 

 

 

 

 

 

 

Collinx MONDESIR :

LES FOLLES IDEES D'UN ANIMAL RAISONNABLE

aux éditions EDILIVRE

 

 

 

"...Quand la conscience

Est en devenir

Les sensations

Se suicident

Comme des proies

Qui s'offrent volontairement

A l'autre mode de vie."

 

 

 

 

Les folles idées d'un animal raisonnable...folles vadrouilles d'une âme égarée au coeur de la réalité. Les yeux du poète ont exhumé les dépouilles de la mémoire délaissée, entassée au milieu des plâtras du vécu oublié. Ils ont défloré les mystères du temps s'écroulant à célérité de la foudre.

cris, hargne, désespoir, révolte, convoitise, ambition, dégoût, spleen, optimisme...tout un chaos d'images et d'idées pour extirper la raison dans le noyau de la folie d'un animal révolté.

 

 

 

 

 

Né en 1992, Collinx Mondésir est un jeune poète haïtien. Il vit actuellement à Port-au-Prince où il poursuit des études universitaires.

 

 

 

 

 

 

 

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