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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:40

 

Si je continue d’inventer vais-je encore une fois naître et qui sera la parturiente

 


 

 

 

 

 


Au travail incessant et secret personne ne peut le dire personne ne me comprend

 


 

 

 

 

 


Seuls mes compagnons de route m’écoutent moi qui invente sans cesse ma vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


France Burghelle-Rey

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:05

Rentrée de Sortir du Colonialisme sur Radio Libertaire 89.4:

Vendredi 7 Septembre de 16h à 17h30.

 

L'interview sera consacrée à Madagascar; je recevrai Jean Claude Rabeherifara, sociologue , enseignant chercheur, Directeur adjoint du CILDA (Centre international des Industries de la langue et du Développement - Afrique, Amériques, Asie), du CA de SoaMad (Solidaires avec Madagascar), Vice-président du Consortium de solidarité avec Madagascar et du Comité éditorial d’Aujourd’hui l’Afrique

 

Elle sera suivie de 2 chroniques : Anticoloniale par Nils Anderson & des Amériques par Roxana.

 

L'émission est aussi écoutable sur le site de la radio http://rl.federation-anarchiste.org/  , puis "podcastable" la semaine qui suit.

Alors à vos transistors !

Gisèle

 
 

 

-- 
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:52

L'article est de Benoît PIVERT...

et c'est sur le site PAROLE EN ARCHIPEL.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.paroleenarchipel.com/article-ecume-dans-l-azur-109783400.html

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 16:18

 

Le Samedi 8 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 


À partir de 15h

 

 

 

 

 

 

 

 

 


l’association 

 rencontres EUROPEENNES- europoesie

 

 

 

 

 

 

 

 

 


vous convie à une

CONFERENCE DE

 

 

 

 

 

 

 

 

 


THIERRY GAUTHIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’ÉMILE, DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU

 

 

 

 

 

 

 

 

 


AU RESTAURANT

LA MAISON DU DELICE,

11BIS RUE TRAVERSIERE, PARIS

M° GARE DE LYON

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:23


Dehors la pluie le gris ont tout chiffonné

les végétaux forment un hirsute fouillis

le monde en est fripé

comme un visage ancien,

plié pareillement

à un origami

désordonné qui partirait dans tous les sens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Patricia Laranco

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:25

 

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Je viens de me réveiller. J’ai fait à nouveau un rêve étrange, mi-affreux mi-comique. Je me trouvais dans un hypermarché et j’étais entouré de personnes qui toutes se ressemblaient ; toutes, elles portaient en effet de grands costumes bleus et des cravates roses sur lesquelles était inscrite la phrase suivante : nous sommes des clones. Le plus curieux c’est que sur leurs fronts étaient également gravés leurs métiers respectifs. Ainsi  pouvait-on lire je suis un banquier, je suis un comptable, je suis un ingénieur ou je suis un con. Ils avaient l’air de zombies car ils n’arrêtaient pas de se donner des tapes sur les épaules en répétant à qui mieux mieux   nous sommes les meilleurs. Puis ils ont commencé à chanter. Ils chantaient évidemment faux mais j’ai cru comprendre que cette chanson servait à raffermir les liens entre eux. Ensuite, ils entamèrent une danse pour le moins originale, un mélange de polka et de lambada, qui m’a donné, pendant un instant le tournis. Puis ce fut l’heure de la prière, un des clones réclama le silence et se mit à murmurer des mots sacrés. Ainsi, il déclarait nous sommes les créatures de la réussite et de l’argent, notre destin est de servir nos Créateurs, jamais nous ne cesserons de cultiver lavanité, jamais nous ce cesserons d’avoir l’air de cons, jamais nous ne cesserons de porter des vêtements ridicules, jamais nous ne cesserons d’acheter des bagnoles, les unes plus obscènes que les autres, jamais nous ne cesserons d’être des incultes et d’en être fiers, jamais nous ne cesserons de nous battre pour nos convictions, pour notre foi, jamais nous ne cesserons d’être les créatures de la réussite et de l’argent. Je vous assure, c’était franchement beau car les paroles étaient énoncées avec une grande conviction et on y décelait même un semblant de spiritualité. Mais j’en étais arrivé au stade où je voulais sortir du rêve sans cependant y parvenir. Je craignais aussi par-dessus tout qu’il ne se transforme en cauchemar car je sentais un grand rire pointer à l’horizon. En effet, ce rêve , parfaitement affreux dans un premier temps, (après tout il n’est guère agréable de se retrouver parmi des clones-zombies costumés) se transformait à présent en quelque chose de franchement grotesque. Normal tout compte fait: n’est-ce pas vrai qu’on rencontre ce type de cons un peu partout ?. Mais il faut croire que je n’étais pas encore au bout de mes peines puisque, tout à coup, mes clones se mirent à baragouiner des phrases dans une étrange langue, un mélange de français et d’anglais qui ne pouvait me tromper longtemps : oui, c’était cela, je compris assez rapidement que ces malheureux souffraient du syndrome classique du mauricien-qui-balance-en-public-des-mots-en-anglais-et-en-francais-pour-que-tout-le-monde-comprenne-qu’il-maitrise-ces-deux-langues, un syndrome gravissime dont les origines sont multiples et complexes et que personne n’est hélas jusqu’à maintenant parvenu à guérir. Mais pourquoi donc ces cons s’étaient-ils ainsi agglutinés dans mon rêve ?  Et puis quel est donc le symbolisme de ce rêve, pour commencer ? Que signifie-t-il ? J’ai trouvé le moyen de me poser ces questions dans le même temps  que je rêvais, ce qui, tout de même, semble révéler que je possède un certain talent. Reste que le rire s’approchait à vive allure, il allait bientôt m'assaillir, me bouffer et je ne pouvais me permettre le luxe d’un nouveau délire. La situation était donc grave. Les clones-zombies se mirent tout à coup à courir dans le supermarché afin de se livrer à un exercice assez particulier qui consiste à  se donner des airs en maniant son portable dernier cri. C’était un véritable spectacle de folie et j’allais exploser ! Mais, par bonheur, je fus sauvé par le gong : quelqu’un frappait à la porte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Umar Timol

(à suivre)

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:39

Desmond TUTU est l’un des hommes les plus jubilatoires qu’il m’ait été donné de rencontrer. A 82 ans, cet ancien archevêque anglican sud-africain, prix Nobel de la paix en 1984, a lancé une nouvelle croisade : il veut que Tony Blair et George W. Bush soient poursuivis en justice pour avoir déclenché la guerre d’Irak en 2003.

A l’époque de la lutte contre l’apartheid, lorsque Nelson Mandela était emprisonné à Robben Island, Desmond Tutu était de ceux qui attisaient l’esprit de résistance, un homme d’église et de foi refusant le sort fait aux Noirs de son pays.

A la fin des années 70, on pouvait le voir chaque dimanche à l’église Regina Mundi de Soweto, près de Johannesburg, manier un humour féroce dans ses sermons contre les tenants du racisme institutionnel qu’était l’apartheid. La foule débordait à l’extérieur et repartait galvanisée.

A la fin de l’apartheid, une fois Mandela premier président élu au suffrage universel, Desmond Tutu a présidé la Commission Vérité et Réconciliation, petit miracle humain qui a sans doute évité la vengeance des victimes des crimes du pouvoir blanc.

Le prix Nobel de la paix est venu en 1984 récompenser ce défenseur intraitable des droits de l’homme et de la justice. Il n’a cessé depuis, sauf lorsque sa santé l’en empêchait, de lutter et de s’exprimer dans le monde entier.

« Si des dirigeants peuvent mentir, qui doit dire la vérité ? »

Pour cette raison, je n’ai pas été surpris d’apprendre que, la semaine dernière, Desmond Tutu a refusé de participer à une conférence en Afrique du Sud à laquelle avait été invité l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, en raison du rôle de ce dernier dans la guerre d’Irak. « C’est lui ou moi », a signifié le prix Nobel aux organisateurs, qui ont refusé d’annuler l’invitation lancée à l’homme politique britannique.


 

Il s’en explique, dimanche, dans un article publié par l'hebdomdaire The Observer, qui est un réquisitoire contre la décision de Blair et Bush de lancer la guerre d’Irak sur la base d’un mensonge sur les armes de destruction massive qu’aurait possédées Saddam Hussein, et plus généralement contre l’hypocrisie occidentale.

Desmond Tutu, qui n’est pas un révolutionnaire mais un homme de convictions qui en a trop vu, écrit dès la première phrase de son article :

« La décision immorale des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d’envahir l’Irak en 2003, basée sur le mensonge selon lequel ce pays possédait des armes de destruction massive, a déstabilisé et polarisé le monde plus qu’aucun autre conflit dans l’histoire. »

Il ajoute :

« Si des dirigeants peuvent mentir, qui doit dire la vérité ? »

Desmond Tutu raconte qu’il a appelé Condoleezza Rice, la conseillère de George Bush pour la sécurité, quelques jours avant le déclenchement de la guerre, en 2003, pour lui demander qu’on laisse plus de temps aux inspecteurs chargés de trouver les armes de destruction massive irakiennes. Elle a refusé en disant que la situation était « trop dangereuse ».

« Selon quel critère devons nous décider que Robert Mugabe [le Président du Zimbabwe, ndlr] doit être traduit devant la justice internationale, mais que Tony Blair doit participer au circuit des conférences, que Ben Laden doit être assassiné, mais que l’Irak doit être envahi, non pas parce qu’il possède des armes de destruction massive, comme Blair, le premier supporter de Bush, a fini par l’admettre, mais pour se débarrasser de Saddam Hussein ? »

« Leadership et morale sont indivisibles »

L’ancien archevêque s’adresse à Tony Blair, fraichement converti au catholicisme et lui donne une leçon :

« Leadership et morale sont indivisibles. La question n’est pas de savoir si Saddam Hussein était bon ou mauvais, ou combien de personnes il a tuées. Je pense que Bush et Blair n’auraient jamais dû descendre à son niveau d’immoralité.

Si on juge acceptable que des décisions soient prises sur la base d’un mensonge, sans même le reconnaître ou s’excuser une fois qu’on a été découvert, que pouvons-nous enseigner à nos enfants ? »

Ce discours de Desmond Tutu s’adresse à Tony Blair mais a une portée universelle. Le prélat sud-africain, qui fait partie du groupe des ELDERS, ces anciens dirigeants à la retraite qui tentent de contribuer à des solutions pacifiques aux problèmes de la planète, s’adresse en fait au monde entier.

sourcehttp://www.rue89.com/2012/09/02/desmond-tutu-lhomme-qui-veut-voir-blair-et-bush-devant-la-justice-235010

-- 
L’unité nationale n’est pas négociable,
L’intégrité territoriale n’est pas cessible, 
La souveraineté des Comores n'est pas aliénable !!!
Mayotte est Comorienne : résolution de l'ONU N°3385 du 12/11/1975!

Signez la pétition sur: www.sos-comores.org
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:58

 

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Nous sommes dans les années 80. Une nouvelle série débute à la télé, V, qui va marquer toute une génération. Pour les plus jeunes d’entre vous c’est l’histoire d’extraterrestres qui décident un beau jour d’envahir la terre, on les croit sympathiques dans un premier temps mais on découvre ensuite que ce sont des monstres sanguinaires qui n’ont qu’un seul objectif en tête ( tête de reptile dans ce cas car, en fait, ils ne font que porter un masque humain ), la conquête de la terre et la subjugation des humains. Je me souviens de ces longues heures passionnantes passées à regarder V, j’étais encore alors un enfant et j’étais complètement scotché à l’écran. Qu’est-ce qui me plaisait tant dans cette série ? D’abord c’était parfaitement ficelé, les personnages étaient bien joués, le suspense intenable mais le clou du spectacle résidait sans conteste dans ces fameux reptiles déguisés en humains. Il est vrai que les effets spéciaux de l’époque étaient parfois comiques, les vaisseaux spatiaux ressemblaient vraiment plus à des joujous qu’à autre chose et les bâtiments qui explosaient ne faisaient pour leur part pas mystère de leur structure en carton pâte.

 

 

 


 

Mais pourquoi est-ce que j’ai choisi de vous en parler ? Eh bien, sans doute parce qu’il s’est un jour produit un événement lié à tout ceci qui explique peut-être ( quoique j’en doute ) ma maladie…

 

 

 


Flash-back.

 

 

 


J’ai donc treize ans et je suis en train de regarder un épisode de V, enseveli sous un énorme calmi rouge.. A l'écran il se passe une chose vraiment étrange, un des V, qui, je vous le rappelle, présente une apparence tout a fait humaine, dévore crue une souris. Il lui croque le cou puis ingurgite son corps d'un seul trait. On voit la queue de l'animal frétiller à l’intérieur de sa bouche. C'est le comble de l'horreur. La souris passe un sale quart d'heure qui est, malheureusement, le dernier de sa misérable existence. Pour des raisons qui m'échappent encore aujourd’hui, voilà que j' éclate de rire, un vrai grand rire, un rire gargantuesque qui ressemble à s’y tromper à mon rire contemporain. C’est une véritable déferlante, un HAHAHAHAHOUHOHOU. Ma mère qui dormait paisiblement, se réveille du coup en catastrophe et se figure aussitôt que j’ai perdu la tête. Et ne parlons pas de la réaction des voisins qui, croyant sans doute à un cataclysme, trouvent le moyen d’ appeler la police !

 

 

 


 

Je crois maintenant pouvoir déceler dans cet événement les prémisses de ma maladie. Même si, par ailleurs, expliquer ce rire ne relève malheureusement pas, tant s’en faut, de ma compétence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Finalement il ne s’est rien passé. Je me suis enfoui sous une tonne de camli en essayant tant bien que mal d’étouffer mon rire. Je crois que ma copine/fiancée n’a rien entendu, rien soupçonné. Elle est partie au bout de vingt minutes et depuis je n’ai plus eu de ses nouvelles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Il est deux heures de l’après-midi. Je n’ai pas ri depuis bientôt trois heures. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque mais mon corps est à présent à bout. Je suis, à vrai dire, devenu une véritable loque, un être qui arrive à peine à bouger. C’est tout juste si, tout à l’heure, j’ai pu  me faufiler dans la cuisine, où j’ai réussi, furtivement, à  ingurgiter quelques biscuits et un jus. Je suis anxieux car  le fou rire pourrait se redéclencher à tout moment. D’ailleurs j’ai ressenti, il y a deux secondes à peine, les trémolos d’un rire quand j'ai pris le risque de me  regarder dans le miroir. Malheureusement pour moi,je dois, à l’heure qu’il est, envisager le pire. Et si cette maladie, si on peut l’appeler ainsi, se révélait chronique ? Ne me rendrait-elle pas désormais inapte  à vivre en société ? Ne serait-il pas indiqué, dans mon cas, de se soumettre à une thérapie ? Je me demande s’il y a des associations qui aident les gens confrontés à  ce problème. Peut-être serais-je bien inspiré si j’effectuais des recherches sur le net ? Mais une telle démarche est-elle encore seulement à ma portée ? J’arrive à peine à me lever, je suis pratiquement cloué sur place. Et avec ça, je dois reprendre le travail dans moins de quatre jours ! Ouillouillouille…il y a le feu à la baraque. Je dois agir au plus vite !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Umar Timol

(à suivre).

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:55

 

Le temps semble immobile

Comme un miroir de lune

Et pourtant passe comme une eau

Qui prendrait la forme d'un songe

De lumière dans tes mains

 

 

 

 

 


Même si tes paumes ne peuvent

Retenir que quelques furtifs éclats de soleil

Et d'infimes parcelles de silence

Qui composeront l'étendue future

Du ciel dans ton regard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


François Teyssandier

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:31

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Œil du Prince vous présente :   

« Un homme dans sa tombe »  

Avec Christian Deudon et Natacha Lumet

Un huit clos policier d’ANDRE LE GALL (www.andrelegall-auteur.com)

Mise en scène par Christian Deudon et Nadine Lefebure, assistés de Renaud Loizeau

Avec les voix d’André Le Gall, Dominique Leverd, Claude Douaud et Amandine Humbert

 Au théâtre de l’Ile Saint Louis Paul Rey

11.12.13.14.18.19.20.25.26 et 27 septembre à 21h 

Locations au 01.46.33.48.65 (www.theatre-ilesaintlouis.com)

Cependant que des formes non identifiées font leur apparition dans le ciel, Estelle Hardy, élève commissaire divisionnaire à l'Ecole de police, se présente au domicile de Pascal Quorso, professeur d'université, dans le but d'élucider une affaire criminelle restée sans solution, mais pour laquelle il y a prescription. Il ne s'agit pas pour elle de reprendre une enquête judiciaire close par un non-lieu, mais de se livrer à un exercice scolaire poursuivi en équipe qui doit permettre de découvrir l'assassin d'une tireuse à l'arc, connue sous le seul pseudonyme d' Artémis, trouvée morte en forêt douze ans plus tôt, une flèche en plein cœur. L' élève commissaire donne l'assurance à son interlocuteur que son travail pédagogique ne peut avoir pour lui aucune suite, même s'il s'avère que le coupable c'est lui. Persuadée de se trouver en présence du meurtrier d'Artémis, Estelle Hardy se livre à un véritable assaut à l'encontre de Pascal Quorso, habitué des séances de tir à l'arc auxquelles participait Artémis en compagnie d’une demi-douzaine d’autres tireurs.

           Si, tout d'abord, l'action prend la forme d'un combat, le dialogue évolue au fur et à mesure qu'Estelle Hardy en vient à s'interroger sur la culpabilité de Pascal Quorso, pour se transformer en un échange intemporel entre deux êtres humains réunis en un point du cosmos, et qui cherchent à comprendre. L'interrogatoire est fréquemment interrompu par les informations que diffusent les radios, à travers lesquelles se dévoile l'état du monde. Il se révèle que les formes célestes indéterminées sont les images de l'histoire humaine telles que la lumière les emporte à travers l'espace, et qui, captées par un mystérieux miroir, font retour vers la terre. Ces bandes d'actualités, aux proportions gigantesques, sont le film de la folie humaine à travers les âges. Le sentiment de culpabilité qu’elles induisent dans la population planétaire provoque un véritable séisme psychique dont les manifestations déferlent des radios qu’écoutent les deux personnages aux prises sur la scène. Le spectateur, tout en assistant au combat singulier des deux protagonistes, est enveloppé, happé par les voix préenregistrées qui jaillissent de tous les points du théâtre jusqu'à un dénouement où culmine la tension dramatique, et qui s'accomplit en une ultime image, véritable catharsis qui emplit tout le cosmos.

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