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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:52

 

HORS LES MURS DE L’IMITATION

 

 

 

 

 


 

Tête-à-tête avec le macadam marbré

Lustré par plaques blanches et jaunes

Moucheté de longs silences …

 

 

 


 

On se pénètre de l’air piquant

On respire vers le ciel bleuâtre

Qui finit sa nuit

 

 

 


 

Les voix de l’intérieur

Calment la solitude

Un peu trop serrée

Par le temps

 

 

 


 

La musique variée chuinte

Elle calme l’âme - un moment

Serrée contre la ville

Endormie

 

 

 


 

Mais la jeunesse s’invite

Au petit matin

Elle court

Dans ses mots

Et fait hurler

Ses mobiles

A-t-elle

Fini

De

Festoyer ?

 

 

 


 

Au même moment

Les nids dans la pierre

Baillent à leurs fenêtres bleues

 

 

 


 

Le ciel blanchit

Terre à terre – terre à pierre

Ne s’en bâtissent pas moins

Des montagnes de clarté

Sur l’espace où gisent

Les toits

 

 

 


 

Ici où s’abandonnent

Des amoureux

A leurs baisers –

Des voix présentes

Montent comme contre

La plus grande fréquence

Des fauves automobiles …

O l’éclat des rires d’un côté

Et les chuchotements des amoureux de l’autre

 

 

 


 

Le silence s’est tu

Il a armé notre voix …

Au vif levé du matin

On pique de la tendresse

On souffle sur le feu de la parole

Comme sur la chair du proche

Ainsi s’invente dans

Les nerfs de

La présence

De quoi

Passer outre

Tous les lointains

 

 

 


 

Là – justement –

A l’autre bout de l’avenue

Se pressent des jeunes

En colonie

D’où

Viennent-ils

Vont-ils ?

 

 

 


 

Aussitôt quelques immeubles

S’auréolent de lumière

Et le ciel vire

Au bleu

Azur

 

 

 


 

Peser le temps

À sa main qui court

Pour saisir une éternité

Et abolir les frontières de l’être

Dans le flux ininterrompu de la présence

Ici – pour ne pas sombrer

Dans la vitesse

Ici- pour ne pas chuter

Dans l’indifférence

 

 

 


 

Théâtre chez la jeunesse

Acteurs qui se révèlent mimer

D’autres acteurs :

Le monde ouvert

A cet autre

Parole

 

 

 


 

Cet art joint au nôtre

À chaque fois

Concentré

Dans

Le prisme

De l’écoute – du regard

Et des lumières

 

 

 


 

Mais le notre abat les murs de l’imitation

 

 

 


 

Ah ! Voir encore

Les rares passants

Pressés par le travail

Le lendemain du 15 août !

Labeur encore et encore

Poussé dans l’oubli

De la vacance

Qu’ils volent

Le temps

Dès qu’ils

Le peuvent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Alain Minod.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:14

 

 

 

      13

 

Je me suis évidemment débarrassé de ma télévision. Elle est un véritable danger pour quiconque veut guérir de cette maladie. J’ai compris qu’elle est l’objet de toutes les tentations. Car il suffit de l’allumer  (je ne crois pas me tromper en disant qu’elle est, dans ces circonstances, une petite allumeuse ) et on risque de tomber à tout moment sur un film, une série, un documentaire ou une autre ânerie qui nous donne envie de pouffer de rire. Le rire est partout, ainsi une compétition sportive où l’on découvre des humains, apparemment normaux, en train de se livrer à des actes plutôt révoltants, comme assommer une pauvre petite boule pendant deux bonnes heures ou s’enlacer vigoureusement ( d’autres diront de façon salace ) après avoir scoré un but ou alors encore nos politiciens, dont on connaît la grande intelligence, qui coupent et ne cessent de couper des rubans rouges pendant que des courtisans effectuent des courbettes avec le plus grand art, une série bollywoodienne où des ralentis de plus en plus ralentis figent à tout jamais les visages grotesques et trop maquillés des comédiens, une chanson pop où l’on se déhanche selon une chorégraphie qui mériterait de figurer dans les annales du grand livre des bizarreries humaines, une émission de télé réalité ( qui est souvent tout sauf réelle ) où l’on constate que la bêtise est un abîme sans fond et sans fin, des jeux de plus en plus débiles dont la fonction semble être de broyer les restes du cerveau ( s’il y en a un au préalable évidemment ) du spectateur, des publicités qui nous rappellent que le bonheur a un nom, une visite à l’hypermarché, un jus de fruit, un nouveau biscuit, une nouvelle assurance, des telenovas sucrées et larmoyantes doublées par des comédiens qui avaient vraisemblablement mieux à faire, des compétitions de Miss quelque chose où l’on découvre que des visages stéréotypés ( et pas toujours intelligents mais je suis d’une grande politesse ) ont pour vocation d’aider le pauvre, le vieillard et l’orphelin dans le monde, dans l’univers ( and beyond ) ou finalement ( mais ce n’est qu’un bref aperçu ) des émissions intellos qui réunissent des experts dont le plus grand talent semble être celui du monologue interminable. Je crois qu’on a compris que la télévision est une machine à rire. Etant donné le caractère assez particulier de ma maladie il est impératif que je m’en éloigne. Donc pas de télévision à partir de maintenant. Il faut rappeler que je me suis accordé une semaine pour guérir.

Je vais me remettre au boulot très tôt demain. Exercices d’auto chatouillement, je compte désormais utiliser une fourchette à la place de mon plumeau, en effet j’estime qu’une fourchette est plus apte à provoquer des rires incontrôlables. Puis je vais identifier de nouvelles pensées sérieuses et dramatiques. Je vais, par exemple, longuement méditer sur la question du mâle dans le monde : ses origines, son parcours et son devenir.

Ce sera une longue journée mais je suis confiant :  je vais pouvoir m’en sortir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Umar Timol

(à suivre)

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:15

 

Dimanche Culture

 

 

 

 

 


sur  Radio One

 

 

 

 

 


à  11h00

 

 

 

 

 


ce  19/08/12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au sommaire de cette 153e édition:

 

 

 


 

 

Hommage à Lilian Berthelot  qui est décédée jeudi dernier, avec la rediffusion de l’interview qu’elle nous a accordé le 1er août dernier après la parution de son dernier ouvrage La vie conjuguée. Histoire de famille ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ludmila Ommundsen,      directrice de l’Alliance Française à Cape Town. Métisse elle-même, ( grand-père norvégien et parents brésiliens), elle prône le métissage comme en témoignent  toute son action et son ouvrage Mitchell Plains: A place in the sun;

 

 

 

 

 


Michael Rakotoarivony,       un jeune baryton malgache qui campera le rôle du Baron dans La Traviata de Verdi que Opera Mts  présentera le 14 septembre prochain;

 

 

 

 

 


Jean-Luc Renoir pour son Cabaret consacré à Jacques Brel et à La Clé des Champs de Jacqueline Dalais qui ne jure que par le Grand Jacques qu’elle a rencontré en de nombreuses occasions et

 

 

 

 

 


Georgy L’Etourdie  qui, dans Tranches de Souvenirs raconte son enfance dans les années 40/50 à Port-Louis et surtout nous parle de sa passion pour Luis Mariano.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne écoute et bon dimanche !

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:04


La vastitude de l’été.

Partout, l’espace et la lumière.

Un silence absent, ronronnant.

Je ne vois que les murs crayeux, lisses, dégringolants, gorgés du violent soleil qu’ils absorbent. Et puis, le ciel du matin, si haut, si bleu, qui ressemble à une fragile paroi de verre rayé.

Je ne sens que l’énorme souffle chaud, blond, sec, aux miroitements aigus de sable ; et une certaine solennité. Comme une respiration retenue. Par l’élan d’émerveillement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Patricia Laranco.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:50

          

      12

 

Je tiens à apporter une nouvelle précision. On pourrait croire que mon directeur m’obsède, que je pense à lui tout le temps. Ce n’est bien entendu pas le cas. Il est vrai qu’il est un véritable emmerdeur, nul débat n’est possible à ce propos mais s’il est si présent dans mes pensées c’est aussi parce qu’il incarne un type qu’on rencontre malheureusement souvent dans les couloirs des grands corps et des esprits étroits de l’état. Il est le type même du représentant d’une certaine médiocrité, de ces vies étriquées dont l’objectif central est de progresser à tout prix dans une hiérarchie somme toute absurde. Ce sont des gens qui rêvent, toute leur vie durant, à un titre, celui de directeur ou de CEO. Ils sont tellement obnubilés par leur obsession qu’ils en arrivent à oublier le plus important. Ils ne sont pas tous ainsi dans mon lieu de travail mais on en trouve très peu qui recèlent une vraie intelligence, celle de la culture, de l’humour ou du savoir vivre. Ce sont des êtres butés et obstinés, dont la conversation se résume à des palabres et à d’autres futilités. Je les vois ainsi comme les personnages d’une mauvaise pièce de théâtre, qui élaborent des stratégies de la réussite dans un endroit qui n’a de sens qu’à leurs yeux alors que pendant ce temps le monde tourne et elle ne cesse de tourner, indifférent aux manigances de ces êtres dérisoires.

D’où cette envie de rire que j’ai pendant longtemps réprimé mais qui aujourd’hui éclate. Contre mon gré malheureusement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Umar Timol

(à suivre)

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:40

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 11:14

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Photos : P. Laranco.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:47

 

Ciné-­‐débat  

 à  

L’Atelier 

 

Le   23   Août   2012

  à   18h

 

 

 

THOMAS   VINTERBERG,

  FESTEN

 

Prix   du   jury    au   festival   de   Cannes   en   1998

 

 

 

Le   débat   sera   animé   par   Nathalia   Vadamootoo

 

Quelle   est   notre   réaction   face   aux   termes   «   abus   sexuels   »   et   «   pédophilie   »   ?

  

Au-­‐delà   du   crime,   l’abus   et   la   pédophilie   demeurent   des   tabous   dans   notre   société.

Pour   mieux    appréhender    ce   thème   nous   visionnerons   ensemble   le   film    Festen   de   Thomas    Vinterberg,   qui  permettra   d’ouvrir   le   débat.

  

   

Version    originale   en   danois   que   vous   aurez   le   plaisir   de   voir   en version   française.

   

Nous   vous   rappelons   que   l’Atelier   reste   ouvert   entre   17h   et   18h   lors   des ciné-­‐débats   et   que   la    projection   débutera   à   l’horaire   indiquée,   soit    18h   précise.

Nous   vous   invitons   donc   à   arriver   avec    un    peu   d’avance.

Le   bar    restera   ouvert   si   vous   désirez   consommer   une   boisson   ou   un   encas    avant   le début   du   film.

 

 

Cristèle de Spéville

Responsable librairie/évènements

L'Atelier Littéraire Ltée
12 rue Saint Louis
Port-Louis, Ile Maurice
Tél/Fax : + (230) 208 29 15
Courriel : latelierlitteraire@intnet.mu

Facebook : l'Atelier Littéraire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Le   film  :

Festen

Tout   le   monde   a   été    invité   pour   les    soixante   ans   du   chef   de   famille.

La   famille,   les   amis   se    retrouvent   dans   le   manoir   d'Helge   Klingenfelt.

Christian,   le   fils   aîné   de   Helge,   est    chargé     par   son   père   de   dire   quelques   mots

au   cours   du   dîner,   sur    sa    soeur   jumelle,   Linda,   morte    un    an    plus   tôt.

Tandis   qu'au   sous-­‐sol   tout   se   prépare   avec   pour   chef   d'orchestre   Kim,   le

chef   cuisinier,   ami   d'enfance   de   Christian,   le   maître   de   cérémonie   convie   les    invités

à    passer   à   table.

Personne   ne   se   doute   de   rien,   quand   Christian   se   lève   pour   faire   son    discours

et   révéler   de   terribles   secrets.

 

Le   réalisateur   :

Thomas   Vinterberg

 

Après   avoir   été    le   plus   jeune   élève   de   l'École   Nationale   du   Danemark,   Thomas 

Vinterberg   signe   en   1993   Last   Round,   un   court-­‐métrage   de   fin   d'études   nommé   à

l'Oscar    de   la   catégorie   l'année   suivante   !

En   1993,   toujours,   il   réalise   un   autre   court   métrage,   Le    garcon   qui   marchait   a   reculons,   Prix   du   public   au   Festival  de   Clermont-­‐Ferrand.

C'est   en   1995   que   la   carrière   du   Danois   prend   réellement   son   essor.

Avec  son   ami   Lars    von  Trier,   il   lance   la   charte   et   le   mouvement   Dogme   95,   puis

enchaîne   sur   la   réalisation    de   son   premier   long   métrage,   Les   Heros.

En   1997,   il   accède   à   la   renommée    internationale   avec   Festen,   premier   film   "Dogme"

relatant   une   tragique   réunion   de    famille.

Le   film   est   plébiscité   par   la   critique,   recevant   notamment   le   Prix   spécial   du   Jury

à   Cannes,   en   1998.

En   2003,   Thomas  Vinterberg   dirige   Joaquin   Phoenix  et   Claire   Danes   dans   It's   all   about  love, son   premier  film   en   langue   anglaise   racontant   une   histoire   d'amour   située   dans

un    futur   proche   et   incertain.

Après   cet   épisode   américain,   son   fidèle   collaborateur   Lars  von    Trier,   lui   propose   de

tourner   le   scénario   qu'il   a   écrit   Dear   Wendy,   et   qui   dépeint   un    groupe  de   jeunes   pacifistes   obsédés   par  les   armes  à   feu.

En   2007,   il   signe   When   a   Man   Comes   Home,   une   comédie   provinciale   où   un   célèbre

chanteur   d'opéra    retourne  dans   son   village   danois   natal.

Son   film   suivant   Submarino,   un    drame   cette   fois   encore   centré   sur   les   déchirures   familiales,

plus   précisément  autour   des    enfances  brisées,   est   présenté  en  compétition  à   la   Berlinale   2010.

 

Fiche   technique

   "Festen"

   Danemark,

  1998,

  101   min.

   Une   production   "Nimbus".

Récompenses   :

  1   prix   et   6   nominations

 

Année   de   production  :   1998

Couleur

Format   de   production  :   35   mm

Tourné   en   :   Danois

Sources   :   allocine.fr


 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:26

 

La Présidence du MRAP invite les militants et les amis du MRAP à rendre un hommage à Mouloud.

 

 

 

 

 


La levée du corps se fera à l'hôpital la Pitié-Salpêtrière le jeudi 16 août à 13 h 15 (14, rue Bruant - Paris 13e    Métro Chevaleret - ligne 6). 

 

 

 



Le convoi se rendra au cimetière d'Aubervilliers, 52, rue Charles Tillon où

 

 

 


 

les funérailles auront lieu à 15 heures

(- métro ligne 7 - arrêt Quatre Chemins puis bus 249 arrêt Pont Blanc ou

- métro ligne 7, arrêt Fort d'Aubervilliers puis bus MOBILIEN 173 – arrêt Pont Blanc - Danielle Casanova.)

 

 

 

 

 


 

Le MRAP lui rendra ultérieurement un hommage à la hauteur de ses engagements.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 11:02

 

      11

 

 

Il est minuit. J’effectue le bilan de la première journée. On dira qu’elle fut mi-figue-mi catastrophe. Dans un premier temps cela s’est plutôt bien passé. Je me suis longuement chatouillé la plante des pieds. J’ai utilisé à cet effet un plumeau, qui s’est révélé être d’une grande efficacité. J’ai ri comme un fou, de majestueux HAHOUHAHOU suivi de stupéfiants HOHOHOUHOHOHOU, que mon corps s’est exercé graduellement à dompter. Et je crois que je suis sur la bonne voie. En effet, mon cinquième fou rire matinal s’est rapidement apaisé. Cette méthode qui est fondée sur la maîtrise de soi porte déjà ses fruits.

Je dois reconnaître, cependant, que cet exercice n’est pas sans inconvénients. Il réclame une certaine dextérité. Il faut déjà trouver la bonne position car s’il est vrai que mes pieds se trouvent à distance raisonnable de mes mains il faut parvenir à les chatouiller sans se livrer à des voltiges dignes d’un acrobate de haut niveau (de préférence Russe). Mais j’y suis parvenu et c’est le plus important. Personne ne pourra témoigner avoir vu un homme tout à fait raisonnable, un citoyen respectable se transformer en une créature mi-folle, mi-hystérique.

Puis j’ai longuement médité les choses sérieuses. Et ce sont des choses si éminemment sérieuses que j’ai du mal à en parler maintenant. Je risque de sombrer dans la déprime. Réfléchir ainsi à la question des embouteillages à Maurice m’a bousillé plusieurs neurones. Et ne parlons pas de la question du chou, autrement plus fondamentale.

J’étais franchement content. J’étais parvenu, en moins d’une demi-journée, à vaincre mon fou rire. Cela laissait présager beaucoup de bonnes choses. Mais survint un événement qui allait changer toutes les données (désolé d’avoir recours au vocabulaire de l’informatique mais je suis à bout de neurones).

Vers cinq heures de l’après-midi puisque je commençais à m’ennuyer, j’ai décidé de regarder la télévision. Je considère, en général, que la télévision est plutôt intéressante mais c’est loin d’être une passion. Le malheur a voulu que je tombe sur un film de Tabu.

Je dois maintenant ouvrir une nouvelle parenthèse pour évoquer Tabu. Il est bon de savoir que je suis un fan inconditionnel de Tabu.  Je ne le crie pas sur les toits mais je ne m’en cache pas non plus. Etant donne que je ne souhaite pas faire un cours sur Tabu, qui risque dans le meilleur des cas de durer trois bonnes heures, je vous invite à vous rendre sur le site wikipédia afin d’en savoir plus :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabu

 

Fin de la parenthèse car j’étais littéralement scotché à l’écran. C’était loin d’être le meilleur film de Tabu mais ses beaux yeux me suffisaient. J’oubliais pendant une longue heure mes déboires quand soudain, apparut à l’écran un étrange personnage qui ressemblait curieusement à mon directeur, monsieur le Point, et qui se déhanchait comme un beau diable. Je n’en croyais pas mes yeux. La ressemblance était stupéfiante. Ce même visage rond et bouffi, cette même tète de guignol qui croit être nobélisable, ce même corps dont les proportions bien grasses s’étendent jusqu’aux confins de l’espace connu ( and beyond ). Mon directeur s’était invité chez moi, et de façon  fort insidieuse. Il est aisé ensuite de comprendre ma réaction. Se produisit dans mes entrailles un tremblement de rire et le tsunami se mit à déferler. Un rire, comme je l’ai expliqué plus haut, carrément gargantuesque. Et j’ai essayé, de toutes mes forces, de le vaincre selon ma méthode anti chatouillement mais en vain. J’ai articulé tant bien que mal le mot ‘police’ mais en vain. Le rire était le plus fort. Et il prenait de plus en en plus d’ampleur. Je gisais par terre et ne cessais de rire. Mon directeur, le Point, à la télévision, dans un film ! Mon directeur le Point qui se déhanche ! Le guignol, le minable, mon dieu, quelle horreur ! Et je riais, et je riais, encore et encore. Comme un fou.

HAHOUHAHOU

HOHOHOUHOHOHOU

Plus fort, toujours plus fort. Le fou rire m’avait vaincu. Il avait suffi d’un rien. D’un moins que rien. D’un Point et voilà que tout s’est écroulé ! Mais je ne compte pas abandonner pour autant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Umar Timol

(à suivre)

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