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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 11:51


Comme un mercenaire j’ai rasé les murs panorama zéro pour mendier un reste de silence

 

 

 


Et fuite du brouhaha qui nuit à l’auréole qu’il me faudrait autour des reins

 

 

 


L’amour sera mon seul butin

 

 

 

 

 

 

 

 


France Burghelle-Rey.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 10:21


En principe, l’insomnie n’est pas liée à une saison particulière. Mais nous sommes d’accord avec la poétesse qu’en une nuit d’été, qui est le plus souvent  suffisamment éclairée , le champ de  vision du veilleur est traversé par des  phénomènes optiques tels que les spectres , les silhouettes et des semblants de lumière qui contribuent à stimuler son imagination dans deux directions possibles : la peur pour les superstitieux et la contemplation créative pour ceux qui jouissent d’une sensibilité effilée et de grandes capacités attentionnelles et imaginatives. Appartenant incontestablement à cette deuxième catégorie – ce que prouvent  tous ses écrits précédents , l’auteure nous a gratifié d’un flot d’images  absolument inédites dignes  du grand Edgard Allan Poe. Et vous n’avez qu’à vous en rendre compte par vous-mêmes : Les nuits béantes de l'été aboient leur musique à la lune / Les cercles d'ombre ont profil bas mais également échine souple comme en la danse du totem/ vient un instant écarquillé où convergent tous les chemins éparpillés par le hasard… et je  me contente de citer ces trois exemples  sinon je recopierai la totalité du poème. Passons , à présent , au contenu sémantique du texte. Les images  perçues par la locutrice  laissent filtrer un ensemble cohérent dont les éléments constitutifs sont distribués sur deux niveaux qui se rejoignent : d’un côté des éléments appartenant au champ de vision qui est,  de par sa nature, externe et qui instaure entre  eux des relations   tendues ou mystérieuses,  voire magiques  ( nuit / lune – ombres / position basse – instant / chemins  )  et, de l’autre, un autre ensemble constitué par l’être de la veilleuse  et le monde extérieur  unis par des relations du même genre. Ce qui exclut  toute dimension  romantique, en raison de l’absence d’accord mutuel et nous fait opter pour une dimension existentielle. Et dans ce cas , il nous apparaît que les images perçues et décrites par la locutrice ne sont que les résultats d’une projection de  son  état d’âme sur le monde extérieur  existentiellement défini  par Sartre et consorts comme inerte,  amorphe  et calfeutré dans un isolement total par rapport à l’être humain .

Un excellent texte Patricia ! Bravo !

 

 

 

 

 


Mohamed Salah Ben Amor.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les nuits béantes de l'été.

par Patricia Laranco

 

 

 

 

 


 

Les nuits béantes de l'été

aboient leur musique à la lune.

Fluide l'insomnie

nous parcourt.

En sa vastitude étirée

l'élasticité du néant...

Les cercles d'ombre ont profil bas

mais également échine souple

comme en la danse du totem.

Vient un instant écarquillé

où convergent tous les chemins

éparpillés par le hasard

Les mots deviennent poudreux

tels de grands papillons tout gris ,

de pâles papillons de nuit

aux battements d'ailes criards.

Des gondoles glissent sur l'air

et lissent soudain

la pensée.

 

A quoi rime de ne dormir

sinon pour rester éveillé

en une attente de veilleur

vrillé par sa propre surprise ?

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 13:13

Il est impossible de retenir par la manche un petit poème qui veut aller jusqu’au bout de ses rêves.

 

 

Jean-Pierre Lesieur.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:02

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Photos : P. Laranco.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 20:12
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:01

Les fantômes perdus dans les ombres d’été

palpitent aux lisières du champ de vision

et l’itinérante les suit de lieu en lieu

dans les villes endormies, le long des fronts de mer,

entre le sable et l’écorce rouge des pins,

partout où ils se sont embusqués et tapis

et intriqués au sel du vent

comme un appel…

 

 

 

Patricia Laranco.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 11:06

 

 

 

 

 

 

Lersen Saltos

 

 

 

 

 

 

Chers amis du Scribe cosmopolite,

Voici une belle occasion pour nous rencontrer !

 

 

 

Lundi 30 juillet 2012 à 20h

 

Invitation au vernissage

Icônes de Maria Saltos

 

Exposition

du 30 juillet au 2 août 2012

Lecture poétique

de Paul Henri Lersen

Accompagné des musiciens

Frédérique Ligier

et Yvan Navaï

 

Entrée libre

 

 

 

 

 

 

Maria Saltos ou le regard du masque

Des icônes qui suscitent en nous des émotions de beauté et de grâce… !

Une rencontre avec une œuvre  habitées par la  magie.

La soirée verra la participation exceptionnelle du poète Paul Henri Lersen qui nous donnera à entendre une lecture des poèmes de son dernier recueil, accompagné par ses amis musiciens Frédérique Ligier et Ivan Navaï

 

Maria Saltos

Maria Saltos n’attend pas que les métaux mûrissent dans les filons des pierres. Elle parsème d’argent et d’or les sépultures du bois où gît le symbole,  où paraissent les éclatantes couleurs du prisme alchimique : le bleu (elle y revient toujours), le rouge (on y brûle le jaune), et le blanc qui se pose en un voile de craie, avec douceur, sur quelques fragments égarés de l’argile des choses. L’émeraude côtoie la rouille en d’aventureuses girations, ouvrant les croix et les portes pour que l’arc-en-ciel en absorbe ou en réfléchisse l’esprit. La lumière joue au clair-obscur avec ses fanions d’argent et d’or.

Ce qui traverse l’épaisseur est une densité tenace, une fibrillation de formes sculptant la lumière ou sculptées par elle. Ce qui ouvre les yeux est au-delà de la vue, contre elle. La matière s’accroche au pendu du ciel, incitant l’abusive évidence du secret. La couleur danse en la finesse de ses effeuillements.

Il vient alors au jour quelque chose d’universel qui traduit, par ce jaillissement du concret vers la forme, un au-delà de la représentation, éveillant le cadre aux diverses directions de l’espace, tout en donnant à ce dernier son centre et son apaisement. L’icône apparaît comme un masque qui transmet des énergies, par l’œil c’est évident, mais dont la perception est du domaine du ressenti, non de la simple vision. Partout des yeux de voyants s’offrent au regard, divisant, morcelant, multipliant les effets de matière pour qu’effleure l’invisible du visible, et l’étonnante prouesse du visible forgeant l’invisible.

C’est ce qu’on peut nommer « l’illusion du masque » : tel un miroir, ou plus sûrement un mandala, l’icône invite à la connaissance de soi-même.

L’illusion de matière n’est pas métamorphose illusoire: chacun s’y reconnaît avec émerveillement ou effroi, ici et maintenant, par une sorte de médiumnité qui naît de la rencontre entre l’eau, la glaise et les pépites de la lumière.

 

Paul Henri Lersen

Enseignant dans le domaine de l'esthétique vocale, docteur d'état en théâtre, il a fondé en 1994 le groupe Les Poémiens, au sein duquel il met en voix et en espace, les textes de poètes tels que Garcia Lorca, Rafaël Alberti, Kateb Yacine, Nourredine Aba, etc.,

Particulièrement attentif aux inspirations du double dont il a choisi le pseudonyme en poésie, Bernard Bénech s'exerce aux possibilités poétiques de la voix humaine.

Ses poèmes ont été traduits en plusieurs langues.

Sa préoccupation de poète est avant toute chose cette interrogation incessante du corps des langues, autrement dit de la dimension fondamentale de l'homme qui est d'être une voix dans un corps. Une verticalité parlante en réponse et en résonance à cet univers dont nous ne sommes qu'un fragment passager.

Les titres de ses recueils suggèrent cette dimension sacrée dont les sons des voix sont seuls à révéler de manière authentique : Tanagra, Maât, Muse, Les sandales d'Orphée, Les semelles de vent, Passe d'ange, et Axieros.

La poésie de Paul Henri Lersen depuis les premiers mots a cherché dans le verbe rendu à ses forces sonores d'évocation, un pur déchiffrement du réel en l'instant conscient.

Sa préoccupation de poète est avant toute chose cette interrogation incessante du corps des langues en leurs échos de liberté, autrement dit la dimension fondamentale de l'homme qui est d'être une voix dans un corps, une verticalité parlante en réponse et en résonance à cet univers dont nous ne sommes qu'un fragment passager.

Des enregistrements, parfois multilingues, de poèmes de ses recueils ont été réalisés sur CD :

Tanagra, Maât,Babel Ange, Axieros, Muse, Axis Mundi, Axis.

 

--

Osama Khalil
0699428765
0981620638
Site :

http://lescribeharmattan.hautetfort.com/

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 12:17

Si vous voyez un petit poème en train de mourir sur le bord de la route de vos vacances, prenez-le dans vos bras et faites-lui un bouche à bouche de mots.

 

 

Jean-Pierre Lesieur.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 11:29

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAMEDI 28 JUILLET  

 

 

20h30

 

 

 

 

 

 


Neshen TEEROOVENGADUM  (Guitare/Chœurs)
CarolineJODUN (Chant)

Olivier DAVID (Claviers)
Steve DESVAUX (Basse) 
Christophe BERTIN (Batterie)
Jim BACHUN (Percussions/Chœurs)

 

 

 

 

 

 

LE SAPIN

Restaurant/Café

Avenue Ratsitatane

Camp le Vieux ,

Beau-Bassin Rose-Hill

Île Maurice

749 0188\ 4917882

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 09:39

Le Temps fuit…peu à peu nous devenons des fantômes…de simples rumeurs associées à quelque nom (quand on se souvient de nous)…de simples allusions citées de loin en loin, sans beaucoup de substance…puis le silence nous recouvre avec la cendre. Un silence géologique. Définitif. Nos (rares) traces s’effacent comme ces empreintes de pas tatouées sur le sable humide mais jamais pour longtemps…que la marée montante gobe.

 

 

 

Ce n’est pas parce que le monde est tel qu’il est qu’il est juste, supportable.

 

 

 

Notre comportement modèle notre cerveau, et notre cerveau modèle notre comportement.

 

 

 

La racine du pouvoir masculin, c’est la violence.

 

 

 

Le pouvoir masculin, c’est celui de la violence. Car, en dernier ressort, tout ce que nous constatons de plus atroce, de plus insupportable en ce monde (dominations, affrontements, guerre, massacres, viols, violences domestiques, harcèlement sexuel, intimidation permanente des femmes avec, pour conséquence, l’inhibition de ces dernières et, dans le pire des cas, leur mise sous terreur, ce qui est une forme patente d’atteinte à leur liberté et à leur droit de s’exprimer, manifestations de mépris, rabaissement, misogynie, pédophilie, inceste, sans compter la psychopathie…) ne se ramène-t-il pas à la menace de l’exercice de leur force physique supérieure que les hommes font sans cesse planer, en premier lieu sur les femmes et sur les représentants les plus (physiquement) faibles de l’espèce humaine ?

Pour l’homme, l’exercice de la force, de la violence physique est une facilité. Il sait très bien que, par le biais de la peur, il lui est possible, avec une aisance déconcertante, de soumettre les « faibles » et d’en obtenir tout ce qu’il désire sans avoir à « se casser la tête » ; c’est trop tentant…

 

 

 

Qu’elle soit vide ou remplie, gâchée ou pleinement vécue, la vie est toujours trop courte et les vieux jours toujours trop pressés de surgir, comme un poignard que l’on vous plante brutalement entre les deux omoplates.

 

 

 

L’intelligence existe en soi, mais uniquement à l’état de potentiel ; si elle n’est pas cultivée, stimulée par un environnement (social, familial) favorable, elle s’étiole comme une plante mal arrosée, ou dont la graine a été semée sur un mauvais terreau.

 

 

 

Ecrire est une libération.

 

 

 

 

Les choses changent de visage selon qu’on les regarde de tel ou tel point de vue, sous tel angle ou tel autre.

 

 

 

A tout instant, des millions, des milliards de faisceaux de possibles surgissent le long de notre chemin et notre vie consiste à sélectionner, en eux et parmi eux, des choix qui font le tri dans leur complexe multiplicité, qui épurent, simplifient, mais aussi tronquent.

Ces choix constituent des amputations, des réductions qui nous permettent de donner, à notre vie, une forme et une consistance.

 

 

 

Tout ce qui est porte en soi – tel le ver dans le fruit – le germe de son propre déclin, de sa propre destruction. Et ce germe, si vous regardez bien, si vous observez assez attentivement, vous pouvez l’apercevoir.

 

 

 

Tout est partiel.

 

 

 

Notre planète ? Un joyau taillé par l’eau, le feu et par le produit de leurs bouillonnantes amours, la Vie !

 

 

 

Le sommeil est une retraite.

 

 

 

De geste en geste

le réel tremble toujours

 

 

 

 

P.Laranco.

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