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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 12:19

La lumière verse une clarté d’eau pure sur les pierres et les draps que blanchit encore le soleil.

 

 

 

Le vent se dépouille de ses couleurs pour affronter la blancheur des terres qui furent jadis ocres, et ne sont plus que froides étendues de silence dans la brume du ciel.

 

 

 

Lune à la chair bleue comme un poisson échoué sur le rivage vertical du ciel.

 

 

 

L’ombre dévie la lumière qui se noue aux lianes de l’esprit.

 

 

 

Elytre bleu qui cogne à la vitre, comme si le ciel voulait entrer par la fenêtre.

 

 

 

Avance, avance encore d’un pas jusqu’à saisir le soleil entre tes mains pour le porter à ta bouche comme un fruit mûr.

 

 

 

Veille sur ce jardin qui rêve à de nouvelles feuilles pour que la ronce saigne au cœur de la rose crucifiée.

 

 

 

De la mer il ne reste qu’un coquillage rempli de sable et d’un peu d’écume que tu portes à ton oreille pour entendre battre le cœur solaire du monde.

 

 

 

Le premier rougeoiement de la lumière comme une braise qui jaillit de la bouche de la terre, pour plus de silence dans le sillage immobile du ciel.

 

 

 

L’ellipse de la nue te cerne et t’exalte jusqu’à ce que la nuit flamboie dans ta demeure solaire.

 

 

 

François Teyssandier.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 16:47

 

Le jeudi 28 juin 2012

 

 

 


à partir de 18h

 

 

 


aura lieu

 

 

 


à l’INSTITUT FRANCAIS DE MAURICE

 

 

 


le lancement, par L'ATELIER D'ECRITURE

 

 

 


 

du roman d’Alexandra ISAACS

 

 

 

 

 

 

NANA

 

 

 

 

 

 


(en deux livres, deux versions : version originale, en anglais ; et version française, traduction de Jacqueline Pilot.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le(s) livre(s) seront présentés par Jacqueline Pilot et Barlen Pyamootoo, en présence de l'auteur, Alexandra Isaacs.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 16:01

La poète française Gabrielle ALTHEN dédicacera ses oeuvres

au Marché de la Poésie de Paris, Place Saint-Sulpice

le vendredi 15 juin

de 15h. à 17h,

sur le stand des éditions Al Manar et Alain Gorius .

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 10:59

LES POEMES MORTS.

 

 

Je les regarde : ils sont figés,

imprimés

solennellement

sur la page de la revue

ou du recueil,

je les relis.

 

Ils m’échappent…

je ne peux plus

les modifier,

ils sont finis.

 

Ils sont morts

et c’est le dégoût

qui s’insinue

dans ma psyché,

une sorte de goût amer,

goût de fin,

de page tournée

qui gonfle ma poitrine d’un

soupir, et mes yeux

se détournent.

 

Je ne peux pas expliquer ça,

ce désespoir

qui me saisit

à les voir ainsi, désormais

cloués sur le papier sérieux,

sur le papier définitif,

affichant avec vanité

caractères

d’imprimerie.

 

Cloués

dans leur imperfection.

 

Je m’en détourne

avec dédain,

qu’ont-ils encore à voir avec

cette fièvre de création

embrasant chacun de

mes jours ?

 

Plutôt que de les contempler,

je n’ai qu’une hâte : les fuir

pour m’en retourner marauder

dans mes chimères, mes tourments.

 

Ce qui m’intéresse à tout coup

c’est le texte encore en chantier,

celui qui, sous mes doigts, s’écrit

fourmillant d’hésitations,

marbré de quêtes

frémissantes.

 

C’est le poème encore bien

vivant

qui bouge et qui va vers

et qui scarifie le papier

de l’urgence de son élan.

 

C’est le poème haletant

qui se rue

vers sa destinée,

qui sans discontinuer jaillit

spontané, fébrile et brouillon,

touffu tel un buisson, tel un

trop-plein d’énergie pantelante !

 

 

Patricia Laranco.

le 15/08/2006.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 10:41

Anne-Lise Blanchard

 

Copeaux des saisons

Éditions Corps Puce

Collection Liberté sur Parole (Volume 32)

 

 

 

 

Anne-Lise Blanchard

Riche d’une oeuvre déjà conséquente, Anne-Lise Blanchard vit à Lyon. Elle est

publiée par plusieurs éditeurs. Parmi ses derniers titres :

Éclats, Éclats d’encre, 2010 ;

Anonyme euphorbe, Les Carnets du dessert de lune, 2009 ;

Un jour après l’autre, éditions Henry, 2009 ;

Le jour se tait, Jacques André éditeur, 2008.

 

 

Extrait de la préface de Jean-François Lavallard

Il est bien affûté le fer de rabot qui débite copeaux bouclés et odorants,

résultat d’un travail tout en finesse où il est question de vieux cèdre et de jeunes

feuilles, de figues fraîches et d’arbres qui s’enflamment.

Bien affûtés, surtout, les cinq sens d’Anne-Lise Blanchard, parfaitement

à l’aise au milieu d’une nature dont elle savoure les bienfaits. Lente dégustation

par petites gorgées d‘un quotidien peuplé d’animaux familiers, d’un quotidien

que l’auteur assaisonne de ses découvertes et qui nous met en face d’une réalité à

portée de la main. Anne-Lise Blanchard parvient, avec une concision aiguisée du

verbe, à nous faire partager ses émotions devant des paysages — « tableaux pour

une vie » — que les saisons transforment pour nos yeux gourmands.

 

 

 

Corps Puce

Collection Liberté sur parole

N° ISBN : 2-35281-056-5

Prix : 8 €

 

 


 

Anne Lyse BLANCHARD sera présente au Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice, Paris 75006

 

le Vendredi 15 juin 2012 à 16h,

 

sur le stand des éditeurs de Picardie (LCR2), Corps Puce

où elle dédicacera son livre.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 17:55

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:59

L’égoïsme et l’empathie…l’autonomie et le lien. Notre vie, c’est d’être sans cesse tiraillés entre ces deux pôles. Condamnés à trouver entre les deux un équilibre, qui s’avèrera toujours précaire. Car ils sont si contraires, si difficiles à concilier !

 

 

 

Dire des choses, oui…mais sans jamais être sûr que ce qu’on affirme ne donne pas, pour autant, matière à doute. Ne jamais se crisper sur une constatation, une affirmation, une réflexion. Car toute connaissance n’est, en fait, que tâtonnement de la connaissance. Car tout mot, tel un gant, est susceptible d’être retourné.

Même les sciences dures se heurtent au caractère incomplet, ambigu du monde. Même elles accouchent de réponses qui ne font qu’amener d’autres questions.

Et si, en fait, n’était dans le vrai que celui qui navigue à vue ?

 

 

 

La Vérité se perd dans l’immensité compliquée du monde.

 

 

 

Le Monde est une foison qui s’organise en géométries.

 

 

 

En créant le très ancien mythe de la femme donneuse de Vie et simultanément vecteur de mort (deux aspects de la déesse-mère des origines particulièrement repérables dans la figure terrible et puissante de la déesse hindoue Kâli, mais aussi décelables dans des figures telles que celles de la « Sainte Mère » et de la « sorcière » chez les Chrétiens), l’humanité a voulu exorciser sa hantise de la mort individuelle et de son corollaire, le remplacement des générations par d’autres générations, le cycle de l’éternel retour de la Mort et de la Renaissance, du renouvellement. Elle a, comme bien souvent, exprimé ses terreurs et son impuissance par un archétype.

Il est juste dommage que nous devions à cet archétype précis, désormais souterrain dans nos sociétés quoique encore inconsciemment très opérant, toutes les affres et les injustices de la misogynie !

 

 

 

Ce qui pèse peut-être le plus sur la femme, c’est cette obligation de perfection (physique et morale) à laquelle l’astreint l’idéalisation irrationnelle dont elle est l’objet de la part de l’ensemble de la société. La dite idéalisation, quant à elle, trouve sa source en le regard d’enfant que tout être humain pose sur sa mère à l’aube de sa vie.

 

 

 

Il y a peut-être une certaine inquiétude dans l’acte d’écrire.

 

 

 

On en voudra toujours plus à une femme qu’à un homme de ne pas « se laisser faire ».

 

 

 

Quand l’être s’étonne d’être, c’est qu’il a acquis une conscience.

 

 

 

Ecrire est comparable à un état monomaniaque, ou fébrile.

 

 

 

Face à l’ombre, à la peur, à la Mort, il n’est qu’un remède : l’amour. Les Hommes qui resserrent leurs chaleurs animales les unes contre les autres.

 

 

 

P. Laranco.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:35

La revue littéraire  seychelloise SIPAY lance un APPEL A CONTRIBUTIONS en vue de la parution de son NUMERO 10.

 

Thème du numéro : LA JEUNESSE

 

Textes : poèmes (40 lignes maximum), extraits de prose, nouvelles (2 pages maximum).

 

Langues : les 3 langues nationales des Seychelles (Anglais, Français, Créole)

 

Date limite d’envoi des propositions : 31 juillet 2012

 

Envoyez vos propositions (3 poèmes, 2 nouvelles / extraits de prose maximum) en pièces jointes accompagnées d’une bio-bibliographie (environ 1 000 /1 500 signes) à l’adresse suivante :

 mvijayku@intelvision.net

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:11

143ème édition de dimanche culture

sur radio one

de 11h à 12h

 

 

Au menu cette semaine :

 

*  un invité de marque, Olivier Poivre d’Arvor pour son essai Culture – état d’urgence (aux éditions Tchou)

 

Bertrand Odelys pour son ouvrage La couleur interdite (aux éditions Le marronnier)

 

Laurent Neumann (directeur de Marianne) pour son livre Les dessous d’une campagne (Fayard).

 

 

Bon dimanche et bonne écoute !

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 10:51

LA MAISON DES ÉCRIVAINS ET

DE LA LITTÉRATURE,

 

Les Éditions Caractères & la librairie Tchann

 

 

 

 

vous convient à une rencontre avec

 

 

 

 

Juan Gelman

 

lauréat des plus prestigieux prix de poésie hispaniques,

Prix Cervantès en 2007

 

autour de ses livres

L'amant mondial et Lettre ouverte

(publiés aux éditions Caractères)

 

 

Le vendredi 15 juin à 20h

 

 

L’auteur dialoguera avec

ses deux traducteurs :

Jean Portante et Jacques Ancet

 

 

 

Lecture de poèmes

accompagnée au bandonéon par

César Stroscio

 

 

 

 

A Reid Hall  

4 Rue de Chevreuse  

75006 Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juan Gelman est né à Buenos Aires en 1930.

Poète, traducteur, journaliste, militant révolutionnaire,

il quitte l’Argentine en 1975, un peu avant

que ne s’installe dans le pays, de 1976 à 1982, l’une

des pires dictatures qu’ait connue l’Amérique

latine en ce siècle pourtant fertile en horreurs et

atrocités. Quand on demande à Juan Gelman s’il

peut pardonner, après l’exil et la disparition des

siens, il répond : « Non, je ne crois pas au pardon. Pour

une raison très simple ; je ne sais pas à qui les victimes ont

délégué leur faculté de pardonner. Je ne peux m’arroger

cette faculté. Je crois en la justice. »

Pour son oeuvre considérable, Juan Gelman a reçu

les plus hautes distinctions des Lettres hispanoaméricaines

et espagnoles : le prix de Littérature

Latino-américaine et des Caraïbes Juan Rulfo

en 2000, les prix Pablo Neruda et Reina Sofía

de poésie Ibéro-américaine, en 2005, et enfin, le

« Nobel » hispanique, le prix Cervantès, en 2007.


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  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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