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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:14

 

dessine-moi  

 dessine-moi un oiseau
je lui  mettrai des ailes
dessine-moi un enfant
je m'inquiéterai de lui
dessine-moi une fleur
je l'arroserai
dessine-moi un arbre
je te donnerai ses fruits
dessine-moi des rires
pour les partager
dessine-moi une abeille
dessine-moi ses baisers
miellés
dessine-moi des pluies
et l'ouragan
pour tout emporter

dessine-moi
l’oiseau à coté de l'enfant
l'enfant à côté de la fleur
la fleur et l'eau
au bord des arbres
appelle-moi
je sais dessiner
le soleil et la pluie
et les herbes bleues
et pour nourrir tout ça
appelle-moi
et dessine-moi
dessine-moi, dessine-moi


dessine moi

je revivrai

dessine-moi l'amour
et...pendant que tu dessines 
 moi je t'aimerai

 

Zorica Sentic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

draw me

 

draw me a bird

i will give it wings

draw me a baby

i will take care of it

draw me a flower

i will look after it

draw me a tree

i will draw you its furits

draw me smiles

i will pass them out

draw me bees

draw me kisses too

gentle

draw me rain

a storm

to wipe it all away

 

draw me

the bird and the baby

the baby next to the flower

the flower and water

beside the tree

call me

i can draw

both sun and rain

and grasses blue

and feed them

call me

and draw me

draw me, draw me

 

draw myself

i will revive

 

draw me love

and... as you draw

i will love you

 

Zorica Sentic

Translated Filip Miletić

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

desenha-me 

desenha-me um pássaro

pôr-lhe-ei asas

desenha-me uma criança

preocupar-me-ei com ela

desenha-me uma flor

regá-la-ei

desenha-me uma árvore

dar-te-ei seus frutos

desenha-me risos

para que os compartilhe

desenha-me uma abelha

desenha-me seus beijos

melados

desenha-me chuvas

e o furação

para que leve tudo

desenha-me

 

o pássaro junto da criança

a criança junto da flor

a flor e a água

ao pé das árvores

chama-me

sei desenhar

o sol e a chuva

e as ervas azuis

e para alimentar tudo isto

chama-me

e desenha-me

desenha-me, desenha-me

 

desenha-me

reviverei

 

desenha-me amor

e... enquanto desenhas

amar-te-ei

 

en français Zorica Sentic 

 portugais Pedro Vianna

 

 *

  merci   pour le dessin

www.access-agency.net

 

 

 

 

 

 http://zoricasentic.blogspot.com/

 

 
  
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 10:04

 

FimaP2012.jpg

 

 

ANUESCA

 

 

 

 

 ANUESCA, TodosNas, Poetas del Mundo e Iflac España le invitan a participar en el festival internacional poético musical que organizarán en Alicante del viernes 6 al lunes 9 de Julio inclusive, el tema será sobre la solidaridad entre los pueblos, la amistad, la Paz… incidiendo nuevamente en nuestro compromiso con los afectados de Lorca (Murcia).

Los poetas enviarán en documentos adjuntos: su cv literario + foto y 6 poemas sobre estos temas en el idioma que deseen pero con su traducción al castellano a festivalinternacional2012@gmail.com antes del 15 de mayo 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROGRAMA

Viernes 6: Rueda de prensa y recital (por la mañana)

Recital Poesía (por la tarde)

Sábado 7: Recital al aire libre (por la mañana)

Recital en otros idiomas y en castellano (por la tarde)

Domingo 8: Recital al aire libre (por la mañana)

Recital en la Concha ( por la tarde).

Lunes 9 : Visita a la casa museo Miguel Hernández. Orihuela

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Más adelante facilitaremos, lugar, hora y precios para hoteles.

Contacto directiva de ANUESCA

festivalinternacional2012@gmail.com

Colabora: Ayuntamiento de Alicante

Se pedirá una colaboración de 30 euros a los poetas no asociados a ANUESCA y 10 euros a los locales:

Cuenta de ANUESCA en la CAM: 2090 3026 16 0200048125.

Para los poetas, músicos o artistas que estén en paro no habrá cuota, solo deberán que presentar su Documento de Alta y Renovación de la Demanda de Empleo.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:49

 

le mardi 15 mai,

à partir de 18h,

la poétesse française

Élodia TURKI

dédicacera son nouveau recueil de poèmes

Mains d'ombre,

à la

librairie-galerie Racine,

23, rue Racine, Paris 6ème

 

Vous êtes les bienvenus.

Une courte lecture est prévue.

 

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:41

En un certain sens, l’évolution est une sorte de réponse à la mort ; une façon de durer, de feinter, de contourner l’obstacle que l’usure, la dégradation dressent sans cesse devant la Vie.

 

 

 

S’entêter dans une opinion par amour-propre, par obsession de l’affirmation de soi n’est pas réfléchir.

 

 

 

Notre cerveau ne peut pas être intelligent sans sa MEMOIRE.

Oublier les erreurs, les torts, voire les crimes du passé n’est pas vraiment une solution si l’on ne désire pas qu’ils se reproduisent.

Pour progresser, l’Homme, l’humanité doivent absolument assumer leur histoire (en tirant les leçons des erreurs commises). « Aller de l’avant » n’implique pas la « table rase », l’amnésie. Méfions-nous de ceux – nombreux – qui prônent un culte du présent sensé soi-disant « libérer l’esprit ». Sans le moins du monde s’emprisonner dans un passé qu’on laisserait peser à tort, il est toutefois bon de garder à l’esprit certaines de ses vérités anciennes.

Car le passé a construit le présent et, en un sens, il guide l’avenir.

Le Temps n’est pas discontinu.

 

 

 

Pas plus qu’il ne faut se crisper sur le passé, il ne faut se crisper sur le présent, ni l’avenir. C’est une question d’équilibre.

 

 

 

L’univers de la culture devrait être reconnaissant à l’ensemble de la société.

Mais c’est tout le contraire…il se drape dans sa morgue, dans son prestige, dans sa tour d’ivoire, ce qui est un réflexe typique de dominant, de privilégié. Si le peuple se méfie de la culture, c’est en bonne partie aussi pour cela.

Il n’y a donc de salut que dans l’accession de tout un chacun à la culture.

 

 

 

La culture ne devrait pas être le jouet des élites, mais appartenir à l’humanité toute entière, ce même si ce sont actuellement encore les élites qui, grâce à leurs privilèges, ont seules la possibilité de la créer et de l’entretenir.

Car on oublie trop souvent que, sans le travail « basique » des peuples, il n’y aurait pas de culture. Qu’avant toute culture, il faut d’abord pouvoir manger, survivre et assurer la satisfaction de tous les besoins les plus immédiats.

 

 

 

Changer ? Cela fait peur aux gens. Ils sont si rivés à leurs habitudes mentales, à leurs automatismes de réactions et de pensées !

Une fois que des bourrages de crâne ont réussi à convertir en eux des idées en convictions ancrées, il est fort difficile d’extirper ces dernières de leur esprit, quand bien même vont-elles à l’encontre de leurs propres intérêts. Ainsi des réactions, des attitudes peuvent-elles nous paraître foncièrement aberrantes…

La paresse mentale, l’ignorance mêlée d’orgueil, l’entêtement buté, la crainte viscérale de l’inconnu et l’attachement au consensus sont du pain béni pour le prêt-à-penser.

 

 

 

Dans un monde où les gens passent leur temps à se caresser le nombril (ce qui les rend de plus en plus indifférents aux autres), le « besoin de reconnaissance » devient aigu et le nombrilisme s’entretient donc de lui-même. Cercle vicieux.

 

 

 

La gentillesse et la douceur sont dévaluées, dévalorisées parce que liées à l’enfance.

On trouve plus adulte de leur substituer le cynisme, la dureté.

 

 

 

L’amour…il n’y a pas au-dessus…jusqu’à ce que cela passe !

 

 

 

Si je critique tant les poètes (lesquels se plaignent si souvent que la poésie, par les temps qui courent, intéresse si peu de gens), c’est parce qu’on porte toujours une certaine part de responsabilité dans ce qui vous arrive.

Se remettre en cause de temps en temps n’est pas un déshonneur.

 

 

 

Il n’est que d’étudier le comportement des gens qui constituent la foule parisienne pour se rendre compte que le Français n’a pas beaucoup de sens de la vie collective et qu’il vit l’Autre comme un gêneur, une menace, un empiètement sur son espace vital. A la concentration de gens dans les transports en commun et dans les lieux publics, il oppose à toute force son individualisme rageur et entêté. Il va jusqu’à « divorcer de la réalité » en ne tenant pas compte de la présence physique des autres, qui le révulse , et de ce fait, quitte à les bousculer, les heurter, à marcher sur eux comme s’ils n’étaient tout au plus que des ombres transparentes. S'écarter devant eux ? Il n'en est pas le moins du monde question ! Ce serait là déchoir.

Cette étrange attitude n’est pas sans donner parfois aux Parisiens l’allure surréaliste de cyborgs.

L’indifférence, voire l’incivilité, semblent être la règle, ce qui a, d’ailleurs, le don de choquer bon nombre de visiteurs étrangers.

Désagréable, l’habitant de la capitale française se moque de l’être, puisque qu’il se vit comme le Centre du Monde, et qu’il n’a que des DROITS.

Est-ce donc cela, l’aboutissement de sa culture de la révolte, dont il est si fier ?

 

 

 

150 personnes maximum ! C’est là la taille du réseau social qu’en moyenne, un cerveau humain est, aux dires des scientifiques, à même de gérer.

Rien d’étonnant, donc, à ce que le sentiment d’appartenir à l’humanité entière, la « fraternité universelle » transcendant les relations habituelles et électives soient si difficiles à établir sans efforts soutenus !

 

 

P. Laranco.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:23

 

 

Arnaud Delcorte.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:13
  
Renouons avec la détermination des combattants anticoloniaux des indépendances 



par la Fondation Frantz Fanon et le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires





Au moment où le monde s’enfonce de nouveau dans des guerres coloniales, il est urgent de se réapproprier la pensée et l’action des combattants des indépendances africaines et des minorités de couleur opprimés dans les pays colonisateurs. Alors que l’arrogance des dominants tend à reprendre des formes qui auraient dû, à jamais, être révolues, il est indispensable de se ressourcer dans l’expérience de ceux qui les ont fait reculer il y a quelques décennies. Dans une période où sévit le révisionnisme historique comme en témoigne le projet de loi sur « l’œuvre positive de la colonisation » en France, il est nécessaire de s’inspirer de la période qui a était productrice de Bandung, de la Tricontinentale, de la mise à mort de l’apartheid.
 
Ce n’est pas par nostalgie ou logique passéiste que le passé est regardé et questionné. Au contraire, c’est parce que le changement des rapports de forces mondiaux nécessite des mobilisations radicales et de grande ampleur, des solidarités concrètes entre les luttes, des consciences fortes, des liens qui unissent les combats antiracistes, anticoloniaux et anti-impérialistes, qu’il y a besoin de se réapproprier le patrimoine de pensée et d’action.
Frantz Fanon, Malcom X et Steve Biko sont des figures exemplaires des luttes contre l’oppression et pour l’égalité réelle. Le premier est mort avant d’avoir vu l’indépendance de l’Algérie à laquelle il avait consacré toute son énergie. Les deux autres ont été assassinés tant leurs idées faisaient peur aux dominants.
Leurs enfants continuent dans un contexte nouveau les luttes des pères.
C’est pourquoi la Fondation Frantz Fanon et le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires organisent une rencontre débat avec : 
-  Biko Nkosinathi (Fils de Steve Biko) 
-  Fanon Mendes France Mireille (Fille de Frantz Fanon) 
-  Shabazz Malaak (Fille de Malcom X)

le 7 mai 2012 Au Cin’Hoche à Bagnolet 19 heures

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:51
Tribune de Jérémie Robine publiée sur rue89 le 28 avril  : 

Plus de 10% de la population française est composée d’Arabes et de Noirs, Français par différents chemins historiques : la colonisation, les traites ou l’immigration postcoloniale. Une petite majorité d’entre eux vit dans des quartiers délabrés et souvent enclavés, des ghettos où l’échec scolaire le dispute à la précarité et à la petite délinquance.
Ces Français ne sont pas arrivés hier, et aucun d’eux n’a vocation à partir demain, malgré ce qu’espère le cinquième des électeurs qui a voté Marine Le Pen. Ceux qui votent FN malgré le puissant tabou imposé par l’antiracisme du siècle dernier ne sont cependant que la partie émergée de l’iceberg. Ils révèlent une faille identitaire profonde, qui divise les Français bien au-delà de l’électorat du parti d’extrême droite. C’est pourquoi il faut s’inquiéter, et réagir.
Depuis plus de trente ans, la majorité des Français semble en effet refuser l’évidence de l’évolution « raciale » de la population de la nation (le mot « race » est dans ce texte utilisé dans le sens de groupes qui sont des constructions sociales et auxquels on appartient ou non du seul fait de sa naissance et de son apparence physique. Il ne s’agit évidement pas ici de défendre l’idée que les races existeraient).
Ces Français s’opposent en fait à la réforme radicale de l’idée de nation que cette situation rend pourtant indispensable et inévitable. Cependant, des territoires ruraux ou périurbains, des petites villes, sont restés à l’écart de l’évolution de la population, car la ségrégation est forte.
Ceci laisse croire que la composition de la population pourrait changer brutalement, ajoutant la crainte de la délinquance, favorisée par la ségrégation, à la peur de ne plus se sentir « chez soi ». C’est ainsi que la ségrégation, qui en France n’a pas été le résultat d’une politique déterminée, mais fut encouragée par les politiques du logement et d’urbanisme, a pour conséquence une question raciale qui traverse la nation. Une partie des Français sont « racisés », c’est-à-dire que l’ensemble de leurs interactions avec autrui est influencé par l’identité étrangère qui leur « colle à la peau ». Cela mine en profondeur leur confiance dans le système politique et assoit un vote Front national toujours plus important.
A l’issue de la campagne de premier tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly ont donc raison sur un point : l’opposition structurante après l’élection séparera l’extrême droite et la gauche… à condition que celle-ci en prenne conscience.

Dépasser la question raciale au lieu de la minorer

Voulons-nous être un peuple dont le projet est de s’attaquer à la question raciale, avec pour objectif de la dépasser ? Ou, au contraire, voulons-nous être un peuple défini par sa « race », au sens d’une homogénéité ethnique et culturelle, qu’importe si elle n’a jamais réellement existé ? Voilà la vraie ligne de fracture politique dans la France de 2012, que rappelle une nouvelle fois le score de Marine Le Pen.
Faire partie d’un peuple dont le projet est de s’attaquer à la question raciale avec pour objectif de la dépasser ne signifie pas ignorer le mouvement social, les combats pour les libertés publiques, ni la bataille féministe. Il convient d’articuler ces luttes, c’est-à-dire de mettre enfin à son juste niveau la question raciale qui a été niée et minorée depuis tant d’années.
Réfutons d’emblée l’accusation creuse du « communautarisme » : c’est précisément le refus de reconnaître politiquement une partie des Français comme membres légitimes de la nation qui génère le repli des communautés, l’endogamie culturelle, ou augmente la part de ceux, parmi ces Français traités en étrangers, qui trouvent leur conjoint dans le pays de naissance de leurs parents. Au fond, la question est de déconstruire méthodiquement ce qui fait que nous croyons, les uns et les autres, en un « nous » différencié d’un « eux », et ce même s’il ne s’agit pas d’opposer l’un à l’autre.

Penser la race pour l’expurger

Plutôt que ressortir les slogans paternalistes des vieilles associations antiracistes, il est temps de penser le rôle que joue réellement la « race » dans notre société, et de faire un choix à son égard : le choix d’en expurger notre société. Ceux qui le souhaitent peuvent se dire que c’est là prendre enfin au pied de la lettre les fameux « idéaux universels des Lumières ».
Faire partie d’un peuple dont le projet est de s’attaquer à la question raciale avec pour objectif de la dépasser doit devenir l’âme d’un programme politique complet. Celui-ci touchera l’école et l’enseignement supérieur, leurs moyens et leurs organisations ; la ville et les territoires ; le logement et les transports ; l’emploi et l’économie ; la solidarité… mais aussi la politique dans ses dimensions les plus symboliques : mémoires et récit national ; identité nationale et identités collectives.
Faire partie d’un peuple dont le projet est de s’attaquer à la question raciale avec pour objectif de la dépasser, c’est bien entendu lutter contre les discriminations raciales et la ségrégation. Mais cela ne suffira pas, s’il ne s’agit que de regarder l’autre avec les yeux de la compassion ou de l’humanisme envers la victime.

Descendants de colons et de colonisés

L’objectif de « déracisation » de la nation exige la mise en place de politiques de déségrégation, qui impliqueront transitoirement la mesure de la mixité raciale des quartiers. La déségrégation est aussi le seul moyen de lutter contre les trafics et la violence qui les accompagne.
Faire partie d’un peuple dont le projet est de s’attaquer à la question raciale avec pour objectif de la dépasser, c’est se souvenir que les aïeux des Français actuels étaient au Maghreb ou en Afrique « noire » autant colons, militaires et colonisés. Aussi, car il y avait bien des oppresseurs et des opprimés, et quelles que soient nos « origines » parentales, c’est considérer la victoire du FLN et la décolonisation en général comme la libération de nos propres parents, notre propre libération nationale.
C’est dire que dans les traites négrières et l’esclavage, certains de nos ancêtres ont été déshumanisés par d’autres de nos ancêtres. Je suis Français, donc je descends du conquérant, du colon et de l’indigène, comme je descends de l’esclave, du maître et du négrier.

Une laïcité décolonisée

Faire partie d’un peuple dont le projet est de s’attaquer à la question raciale avec pour objectif de la dépasser, c’est refuser que la laïcité assure la liberté de tous les cultes sauf s’il est musulman. C’est reconnaître aux femmes musulmanes leur majorité intellectuelle, et cesser de croire qu’elles ne peuvent porter le voile que sous la contrainte. C’est affirmer qu’égaux, quels que soient notre lieu de naissance, et a fortiori ceux de nos parents, aucun parmi nous ne bénéficie d’une préséance pour discuter ou rediscuter le contrat social en ce qui concerne la place des religions : tous les Français ont voix au chapitre dans ce débat, car le régime colonial a bel et bien pris fin.
Aucun parti politique ne porte ce projet aujourd’hui, alors que le FN prétend incarner le parti de ceux qui veulent faire partie d’un peuple défini par sa race. Son succès est d’autant plus facile que nul ne concurrence le discours identitaire de Marine Le Pen, tant est une réalité la « lepenisation des esprits »… des dirigeants politiques. Au sein de l’UMP, du PS, et jusqu’au Front de Gauche, la question raciale divise, et des responsables politiques, par conviction ou par électoralisme, contribuent à diviser la nation, entre vrais et faux, entre riens-du-tout et d’origine ceci ou cela, entre laïcs et Musulmans…

Le danger FN

Demain, François Hollande sera sûrement élu président de la République. Il affirme ne vouloir rien céder au FN, dont l’UMP drague les électeurs sans plus aucune pudeur. François Hollande ira-t-il jusqu’à prendre conscience de l’urgence à repenser l’identité de la nation ? Ses discours en font douter, mais son intérêt rejoint ici en tout cas l’intérêt supérieur du peuple, car à défaut, le Front national représentera aux prochaines élections une force incontournable à droite, si ce n’est son principal courant.
François Hollande ne bénéficiera pas alors du rejet de Nicolas Sarkozy, et la gauche risque fort de perdre le pouvoir au profit d’une droite qui n’y accèdera qu’avec le FN. S’il accepte le clivage, jusqu’au sein du PS, François Hollande a une occasion historique, avec tous les pouvoirs en main, de refonder la gauche sur un discours et sur un projet nouveau s’attaquer à la question raciale avec pour objectif de la dépasser, tout en l’articulant aux luttes sociales, féministes et pour les libertés publiques.
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:49
POINT  BARRE  NUMÉRO  13
APPEL  À  CONTRIBUTIONS
 
Le prochain numéro de la revue de poésie Point barre sera dédié au monde (l’ici, l’ailleurs ou la Terre dans sa globalité), à sa richesse, sa diversité, sa beauté, sa dureté… et aura pour titre « Un monde… des mondes ».
 
Les propositions, en français, anglais ou créole, obligatoirement inédites, seront adressées en pièces jointes (voir précisions ci-après) au comité de lecture à l’adresse électronique suivante : barre.point@gmail.com. Chaque auteur ne proposera qu’un poème, dont la longueur n’excèdera pas 40 vers.
 
La date limite pour les envois est le 30 juin 2012 (sortie du numéro 13 en octobre 2012).
 
Les sommaires des numéros précédents peuvent être consultés en ligne : http://revuepointbarre.com .
 
Merci de diffuser cet appel auprès de vos confrères et amis.
 
 
PRÉCISIONS 
 
Format du fichier : Word.
Format du texte : Times New Roman 12, interligne simple.
Titre du texte (si applicable) : en majuscules, gras.
Signature : préciser votre nom complet, pays d’origine et adresse électronique à la fin du texte.
 
L’équipe rédactionnelle
 
 
POINT BARRE
 
Publiée par les éditions Vilaz Métis avec le soutien de l’Institut français de Maurice et de l’Ambassade de France, la revue mauricienne de poésie Point barre a été créée en octobre 2006 par Ming Chen, Christophe Cassiau-Haurie, Jean-André Viala, Yusuf Kadel, Umar Timol, Alex Jacquin-Ng, Gillian Geneviève et Azna Kadel.
 
Coordination : Jean-Louis Boully et Yusuf Kadel
Comité de lecture : Michel Ducasse, Alex Jacquin-Ng, Christophe Cassiau-Haurie, Yusuf Kadel et Umar Timol
Illustrations originales : Laval Ng
Révision et corrections : Michel Ducasse
Conception graphique : Patrice Offman
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:12

 

Rencontre_avec_le_poete_Saif_Al_Rahbi.jpg

 

 

 

 

Espace le Scribe l’Harmattan


 

Lundi  30 avril  2012 à 19h


Invitation

Rencontre /  Lecture/ / Recueil / Projection / Vidéo / Cocktail

 


  

 Saif Al Rahbi

 Poète omanais 

 

Après le l’hommage au poète à l’Institut du Monde Arabe.

Une invitation à une rencontre avec le poète  Saif Al Rahbi  dans une soirée  poétique à l'Espace Le Scribe l’Harmattan au cœur du quartier latin, Place Maubert, près de Notre-Dame de Paris. 

 

Saif Al Rahbi est l’un des grands poètes arabes. Né à Oman, il a publié une vingtaine d’ouvrages en prose et en poésie. Ses œuvres sont traduites dans plusieurs langues.

Il expérimente une forme poétique aux frontières du théâtre et du dialogue philosophique. Dans son recueil Chant de l’aveugle, il imagine l’entretien de deux hommes ayant perdu la vue sans perdre la vision.

Au cours de cette soirée, Budoor Al Riyami, jeune artiste plasticienne omanaise nous présentera un film intitulé La première étape et un diaporama de photos nourries par la calligraphie et la poésie.

Une lecture de l’œuvre du poète en arabe et en français suivra la projection.

Une soirée qui promet d’être exceptionnelle, à ne pas manquer !

F. Guemiah

 

Saif Al Rahbi

 Est né dans un village montagneux à Oman dans une atmosphère tribale, religieuse et conservatrice. Il est marqué par le monde onirique de son enfance. Jeune, il se déplace au Caire des années 1970.

En 1979, il part vivre en Syrie et au Liban et commence à publier ses poèmes. Il publie son premier recueil de poèmes "La folie en mouette" en 1980 a Damas.

De nombreux autres recueils suivront comme "La montagne verte", "La mémoire de la diaspora", "Montagnes" ...

Son dernier recueil "Dialogue des chants de l’aveugle", efface les limites entre poésie et philosophie.

 

Budoor Al Riyami 

Peintre, sculpteur, photographe, vidéaste, Budoor Al Riyami  est une artiste qui a fait le choix de placer la technologie au cœur de sa création.

Avec talent, elle utilise  les technologies modernes qu’elle a su développer pour explorer les frontières de l’information visuelle pour créer une  œuvre  originale enrichie par sa propre sensibilité.

Son approche de l’art lui permet de transmettre ses réflexions et ses émotions au cœur et à la perception de celui qui regarde.

« L'humanité, la paix et la rationalité sont sous menace constante, par les guerres dans de nombreuses parties du monde… » dit-elle. Diplômé de l'Université Sultan Qaboos, Budoor Al Riyami vit et travaille à Muscat.

 

Contact :

budoorina@hotmail.com

 Tél 06 99 42 87 65 – Tél  09 81 62 06 38

Facebook Espace Le Scribe-L’Harmattan

 

 

 


http://lescribeharmattan.hautetfort.com


Espace le Scribe l'Harmattan

19, rue Frédéric Sauton – Place Maubert 75005 Paris







--
Osama Khalil
0699428765
0981620638
Site :

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:32

 

 

 

 

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Photos : P. Laranco.

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  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
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