Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 10:23

Deuxième trimestre 2012

 

LE MERCREDI DU POÈTE au FRANÇOIS COPPÉE

 

1, bd du Montparnasse - Métro Duroc

de 15 h précises à 18 h Salle du 1er étage

 

 

 

 

Mercredi 25 avril

 

Invité Charles DOBZYNSKI

 

« L’identité en question»

 

 Présentation par

Bernard Fournier

 

 

 

 

Mercredi 23 mai

 

Invitée Jean-Baptiste PARA

 

« Porter le silence »

Présentation par Matthieu Gosztola.

 

 

 

 

Mercredi 27 juin

 

Invité Réginald GAILLARD

 

et la revue Nunc

 

 

 

 

Jean-Paul Giraux, Monique W. Labidoire,

Bernard Fournier

 

 

mercredidupoete.centerblog.net

 

Le poète créée l’être
Pierre Reverdy

 

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:32

Le soleil se détourne des jardins  trop arides pour se réfugier dans l’eau fraîche du torrent.

 

 

 

Plus obscur se fait le silence à mesure que tu avances vers le soir, comme si plus rien ne pouvait éclairer ce lent charroi d’ombres errantes.

 

 

 

Le léger grésillement de la lumière quand tu la froisses dans ta main comme une feuille blanche.

 

 

 

La lumière danse sur la margelle d’un puits qui s’ouvre comme une bouche voulant happer le ciel.

 

 

 

Le silence a la blancheur d’un mot qui glisse sur la neige.

 

 

 

François Teyssandier.

 

 

 

 

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:02

Surdoué ! Les gens, dans leur fantasme, imaginent déjà un être doté de superpouvoirs et assuré de ce fait de la réussite dans tous les domaines.

Eh bien, l’ouvrage que Monique DE KERMADEC consacre à « L’ADULTE SURDOUE » nous détrompe, de façon presque douloureuse.

A lire cette psychologue thérapeute spécialiste de la prise en charge des adultes « à haut potentiel » - soit une minorité regroupant seulement 2% de la population et se caractérisant par un QI de plus de 130 – il n’est pas de cadeau du ciel plus empoisonné que la « douance ».

Car le surdoué – à l’instar de tout être qui sort de la norme, et peut-être même plus – excite les peurs.

Il est, d’abord, un individu qui pense différemment, et beaucoup trop vite. Ses idées, ses façons de penser, d’envisager le monde, si elles en font un créatif né, le condamnent aussi à être incompris, voire regardé comme un être bizarre. Ce regard des autres, d’emblée, le renvoie à une différence qui l’isole, ce dont il souffre d’autant plus qu’il est, par ailleurs, un sujet intensément émotif et réactif, hypersensible et par conséquent d’une VULNERABILITE beaucoup plus grande que celle des autres êtres humains. En clair, le surdoué est très mal taillé pour vivre parmi ses « semblables ».

Mutant ou pas (on ne le sait pas encore), il fait figure de « Martien » et a la nette impression de l’être. Non seulement sa « boulimie » d’apprendre, son perfectionnisme outrancier, ses exceptionnelles capacités de concentration et de mémoire, son « pouvoir inventif », son « hyper perception du monde », sa « lucidité » poussée à l’extrême et sa « capacité naturelle à prendre des risques » font du lui une victime toute désignée de l’ENNUI dans un univers humain assez fortement enclin au conservatisme, mais encore il se heurte très vite à des réactions de rejet et de « haine » souvent suscitées par l’orgueil et donc par la jalousie des autres êtres humains.

Ses capacités empathiques étant exagérément développées, il comprend mal la relative absence de sensibilité dont font preuve les autres, lesquels, du reste, le comprennent au moins aussi mal que lui les comprend.

C’est ce qui explique qu’il tourne si facilement le dos à la réussite pour devenir un inadapté social qui souvent présente tous les traits de la névrose patentée et, de ce fait, induit en erreur la plupart des psys qu’il est amené à consulter en raison de son profond malaise.

Sombre tableau. Qui s’assombrit encore quand on porte attention aux conséquences – non moins funestes – de cet écart : car le surdoué réagit en réprimant les dons qui sont les siens, ou en les ignorant, en créant entre lui et ses aptitudes peu communes de véritables blocages. Son souci de normalité, d’intégration sociale est tel qu’il en vient à se fabriquer un véritable « faux self » à seule fin de se faire accepter par les autres (ce qui répond, on le sait, chez tout être humain, à un besoin vital).Voilà qui ajoute une note supplémentaire à son malaise, car il devient coupé de lui-même et, bien trop souvent, passe à côté de son authenticité, de son propre destin.

Se percevant comme « anormal », il hait ses dons et, s’en sentant coupable, se met à douter sérieusement de sa propre valeur.

Ou encore il lui arrive de verser dans une « amertume », une rancœur et un sentiment de frustration qui le rendent agressif, hostile (quelquefois même, tenté par la délinquance), méprisant à l’égard de la masse grégaire et moyennement intelligente des gens normaux, dont il peut également apprendre à se protéger en s’isolant, en se repliant sur lui-même dans la seule compagnie des livres qui, seuls, le stimulent, le consolent et ne le menacent pas ; ce sera sa manière à lui de se faire « le plus discret possible », de s’effacer, en quelque sorte, d’un monde qu’il perçoit comme ne voulant pas de lui.

Analogue en cela à l’autiste, le surdoué manque d’ « intelligence sociale » ; « ses pics d’émotion – cette balance perpétuelle entre l’extériorisation et l’intériorisation qui le fragilise – l’épuise et le rend invivable aux yeux de son entourage ».

Trop d’intelligence semble donc autant nuire que pas assez.

Tout se passe comme si le surdoué souffrait d’une hypertrophie des caractéristiques qui sont propres à l’espèce humaine, à savoir l’intelligence, l’empathie et la créativité.

Trop haut perché dans les limbes de l’intelligence et de la lucidité exacerbée que celle-ci entraîne, il est un peu comme un aigle en vol qui regarderait la terre de trop haut. Déçu par la médiocrité de la vie humaine sous toutes ses formes, il deviendra volontiers, dans certains cas, une sorte de rebelle, de franc-tireur qui rejettera l’autorité, la discipline et la hiérarchie. Ce qui lui vaudra d’être mis dans le collimateur des « chefs » qu’au fond, il ne respecte guère.

Sa forme de pensée l’incite par ailleurs à se dérober à toutes formes de formatage. Et c’est logique : il pense trop par lui-même et il pense de façon trop originale pour ne pas risquer de s’en démarquer, de les critiquer, de les remettre en question. Comment ne le ferait-il pas, lui qui se pose des questions en permanence ? Lui qui est toujours porté à entrevoir d’autres solutions ? Les systèmes autoritaires et rigides ne sauraient guère voir d’un bon œil cet individu qui, à leurs yeux, ne reconnait pas l’ordre établi.

Ainsi, nous apprend entre autre et à titre d’exemple, Monique de Kermadec, l’adulte surdoué ne se trouve guère à son aise dans une société telle que la société française. Pays de l’égalitarisme à tout crin et du culte de la fonction publique, la France est en effet dotée d’un modèle étatique fort et autoritaire, de type très centralisateur. Son attachement assez rigide aux hiérarchies et aux traditions se prête mal à la prise en compte d’un phénomène tel que la douance.

Alors ? Le surdoué est-il irrémédiablement voué à la relégation dans la solitude ?

Après avoir mis l’accent sur les handicaps qui sont les siens et leurs (parfois) tragiques corollaires, Monique de Kermadec se met en devoir de nuancer son propos : non, tout n’est pas perdu.

A présent que nos sociétés sont au fait de cet étrange (et souvent peu compréhensible) phénomène, elles sont en mesure de proposer, de préconiser des parades.

Le premier réflexe doit être un réflexe de DETECTION. Non seulement l’adulte surdoué doit impérativement être identifié en tant que tel, mais il doit l’être au moyen de TESTS DE QI UTILISES PAR DES PSYCHOLOGUES SPECIALISES (car les tests de QI ne sont pas utilisables n’importe comment, ni par n’importe qui).

Ensuite devra intervenir une prise en charge thérapeutique qui visera à restaurer l’estime de soi du malheureux et à l’amener à ASSUMER PLEINEMENT SES DONS ET SA NATURE, l’une des principales étapes de ce type de travail psychique se focalisant sur le problème du faux self et des déformations pseudo névrotiques.

Car, plus que tout autre, le surdoué a besoin de reprendre contact avec lui-même – et, compte tenu de tout ce que nous avons dit plus haut, il ne pourra le faire que rassuré, accompagné, encouragé et soutenu, accepté pour ce qu’il est vraiment.

Le principal « dragon » qu’il aura à terrasser ? Le manque de confiance en lui.

Une fois cette étape capitale de « restauration du soi » franchie, ses doutes omniprésents cèderont le pas à une assurance nouvelle indispensable à l’expression de soi qui, à son tour, lui permettra enfin d’aller de l’avant, notamment en se tournant vers la compagnie d’autres surdoués dans le cadre d’associations (mais oui, ça existe !). Le sentiment de solitude, de singularité quasiment « monstrueuse » se trouvera, de la sorte, brisé tout comme un mauvais maléfice et, comme pour la Belle au Bois Dormant, ce sera l’heure du « réveil ».

Il est intéressant de constater, à la faveur de la lecture de cet ouvrage, que la douance est indissociable de l’empathie et de la haute sensibilité. Cela voudrait-il dire que plus on est intelligent, plus on est tourné vers l’autre ? L’équation « bon = con », à ce moment-là, ne prendrait-elle pas un sérieux coup ?

Quoiqu’il en soit, il ressort de tout ceci que le surdoué a besoin d’AIDE. Adulte, il est trop âgé pour avoir bénéficié des stratégies de dépistage dont ont la chance de bénéficier aujourd’hui (du moins dans les pays économiquement riches et scientifiquement avancés) les « enfants précoces ».

Ce livre se veut, en somme, un appel à l’espoir : il n’est jamais trop tard…Car les dons du surdoué, fort heureusement, le suivent toute sa vie.

 

 

PL

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 11:18


AVRIL 2012

Environnement

 

Jeudi 19 avril 2012

 

salle du conseil de la mairie de  port-louis

de 17h a 19h

 

 

QUELLE SOCIÉTÉ POUR UNE ÎLE DURABLE ?

 

 

 Vassen Kauppaymuthoo, océanographe et ingénieur en environnement. 
   
 Conférence-débat : Les océans, notre futur  
   
 Les océans sont le dernier rempart. Ils représentent à la fois la source de la vie, et la dernière  
 chance pour l'humanité comme source d'oxygène, de nourriture, etc. Et pourtant, ils sont gravement  
 menacés, et il semble que nous n'ayons pas appris de nos erreurs passées. 
 Il nous faut protéger ce patrimoine de l'humanité, car notre survie en dépend, et c'est ce qui  
 explique mon engagement total pour protéger notre avenir et celui de nos enfants. 

 

 

 

Samedi 21 avril 2012

 

salle du conseil de la de  Curepipe

de 10h a 12h

 

QUELLE SOCIÉTÉ POUR UNE ÎLE DURABLE ?

 

Belall Maudarbuxenseignant et chercheur.

 

5ème conférence-débat 

Religion et Politique en Europe

 

Jamais, durant le les cent dernières années, la relation entre les religions et la politique n’a suscité tant de passions et soulevé tant de questions. A Maurice, les échanges passionnels  récents sur la prise de parole des politiques lors des cérémonies religieuses ont mis en évidence le flou qui persiste autour de la question. Mais comment se passent les choses ailleurs ? Pouvons-nous apprendre des modèles européens existants ? Durant ces deux conférences nous ferons un survol des modèles de relation « Églises-États » dans les pays les moins connus de l’Europe, tel la Hongrie, la Léttonie, la Lituanie et l’Autriche. On s’interrogera sur les tensions internes que peuvent provoquer ces modèles et en même temps on portera un regard critique sur l’exercice de la neutralité de l’État dans l’Europe occidentale. 


Mercredi 25 avril 2012

 

Philosophie

 

salle du conseil de la mairie de  port-louis

de 17h a 19h

 

Joseph Cardella, philosophe et responsable de l’UPIM

 

Le XVIIIe siècle européen est le siècle qui a été baptisé de « Siècle des Lumières », et la philosophie, qui a joué un grand rôle, a été appelée dans le même élan de « Philosophie des Lumières ».  Les idées issues des « Lumières » n’ont toujours pas fini de briller, tel un phare qui oscille périodiquement entre lumière et obscurité : que retient-on du phare, si ce n’est justement sa lumière ? Liberté, émancipation, égalité, concorde, fraternité mais aussi esprit critique, esprit d’examen, citoyenneté, tous ces mots, qui résonnent encore aujourd’hui, font partie de la face lumineuse de cette philosophie.

Mais le revers des Lumières a son lot d’obscurité, et ceux qui se revendiquaient de ce courant n’ont pas empêché l’esclavage, le colonialisme et le racisme. Bien plus, ils l’ont parfois justifié et répandu. Parmi les nombreux philosophes de cette période, il en est quelques-uns qui peuvent être considérés comme matérialistes. Poussant la critique politique et surtout religieuse assez loin, ils peuvent être considérés comme des révolutionnaires avant l’heure… et encore aujourd’hui. 

 

6ème conférence-débat :

L’homme est né pour penser de lui-même -

Denis Diderot
--
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
email : upmaurice@gmail.com
site web : http://www.upim.info
Tél. : Annick au (00.230) 701 3587
Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 11:00

poetes-pour-haiti-2011-016.JPG

 

 

Photo : P. Laranco.

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 10:51

1/ Une soirée, deux évènements le 7 mai, avant la marche du 8 mai à Paris, Barbès !
- Meeting : "Une autre civilisation s'impose" par PIR et GAB avec Youcef Brakni, Maboula Soumahoro, Houria Bouteldja, Sadri Khiari et Said Bouamama
- Rencontre/débat avec Shabazz Malaak (fille de Malcolm X), Biko Nkosinathi (fils de Steve Biko), Fanon Mireille (fille de Frantz Fanon) par Fondation Frantz Fanon et Front Uni des Immigrations et des QP
http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1644



2/ Meeting post-présidentielles : "Une autre civilisation s'impose" (le 7 mai à Bagnolet)
Par PIR et GAB avec Youcef Brakni, Maboula Soumahoro, Houria Bouteldja, Sadri Khiari et Said Bouamama
A l’occasion de l’anniversaire de la grande victoire anticolonialiste de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, en souvenir des massacres de Sétif et Guelma en Algérie le 8 mai 1945, jour de la victoire contre le nazisme, pour célébrer le Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie, 24h après l’élection d’un nouveau président « de tous les Français »

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1645



3/ Renouons avec la détermination des combattants anticoloniaux des indépendances
Par la Fondation Frantz Fanon et le FUIQP
http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1646



4/ Y'a Bon Awards : nous votons Caroline Fourest!
Par collectif de signataires
http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1643

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 10:44

 

Le monstre.

(extrait)

 

Sais-tu petite créature que le monde est double, qu’il y a deux réalités qui coexistent mais qui ne se rejoignent pas, qui sont parallèles ? Le sais-tu petite créature ? Je n’en étais pas conscient avant. Ou si mais je ne voulais pas savoir. Car j’étais innocent. Je ne me souciais pas des autres. Je consacrais ma vie à ma réussite personnelle. Mais maintenant je sais. Alors que je cultivais mon jardin, un enfant se faisait violer, alors que je donnais à manger à mon chien, des enfants mourraient dans le monde, plus de vingt-cinq mille par jour à l’ère de l’avant apocalypse, alors que je regardais la télé, des milliers de personnes crevaient de faim, alors que je m’amusais avec mes enfants, la guerre et ses bombes faisaient de nouveaux ravages, alors que pensais à mon prochain voyage, les fous discutaient de l’utilisation de l’arme nucléaire, alors que je me prélassais dans ma baignoire, la souffrance se répandait dans toutes les anfractuosités du monde. Mais j’étais innocent. Je n’étais en rien responsable de tant de souffrance. Que pouvais-je faire après tout ? Rien. J’avais barricadé ma conscience. Ce n’est pas un exercice bien difficile. Il suffit de célébrer son ego et de s’abandonner à l’indifférence. Il suffit de penser à soi constamment. Ce que je suis, ce que je dois être, aller toujours plus loin dans la vie, réussir, cumuler les diplômes, acheter une, deux, trois maisons, tout faire pour que les enfants réussissent, comme moi, comme nous. J’étais innocent. Et puisque j’étais innocent cette réalité n’existait forcément pas. Sais-tu cette double réalité, petite créature ? Entends-tu le cri des enfants, ceux qui n’ont plus de parents, ceux qui ne mangent plus, ceux qui sont dévorés par les radiations ? Entends-tu le cri de ceux qui ont vu tous leurs proches mourir ? Entends-tu le fracas de la haine dans les veines de ceux qui sont devenus fous ? L’entends-tu ? Veux-tu seulement l’entendre ? Ou préfères-tu une vie tranquille ? Sais-tu cette double réalité petite créature ? Pendant que tu gueules, sais-tu seulement ce qui se passe ailleurs ? Quant à moi, j’y suis de plein pied. Je ne cesse d’entendre.  J’entends tout. J’entends plus qu’il n’en faut. Je suis désormais de l’autre monde, celle des démons et des enfers. Parfois j’ai envie de retourner aux temps anciens, me contenter de ma réalité. Me dire qu’elle est l’existence toute entière. Que rien d’autre n’a de l’importance. Mais je ne peux pas. Sais-tu que mon souffle obéit aux rythmes de la souffrance des autres ? Le sais-tu ? Sais-tu tout ce qui se trame en moi ? Que mon corps est désormais empli, qu’elle est une outre pleine, sur le point d’éclater, qu’elle accueille toute les amertumes, toutes les misères, tous les déboires, toutes les souffrances des autres ? Le sais-tu ? Je suis moi et je suis l’autre, en même temps. Je suis de ma réalité et de celle des autres, en même temps. Je dois parfois cloitrer mon esprit pour que cesse la souffrance des autres. Je ne veux pas être ainsi. Je me dois d’être le monstre, d’être la bête. Un monstre ne doit pas éprouver de la compassion. Mais je ne sais plus, petite créature. Est-ce que je ne les extermine pas au nom de la compassion ? Je ne sais plus petite créature. Mais écoute, ferme les yeux et tu entendras, est-ce que tu entends, la réalité là-bas existe, est-elle de l’ailleurs, on peut la refuser si on veut mais elle est désormais sienne.

 

Umar Timol.

 

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 12:15

« la belle hortense »

31 rue Vieille-du-Temple,

Paris

 

 

 

 

Vous invite a la lecture,

 

Par PABLO POBLETE

 

D’extraits de son ouvrage

 

« Poèmes d’amour d’un immigrant clandestin a marianne »

 

 

 

 

Le mercredi 18 avril 2012

A 20h

 

(attention, places très limitées !)

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 11:54
Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 11:12

Les neurosciences le mettent bien en lumière : notre cerveau est inventif, mais aussi conservateur.

 

 

 

L’ego est le nœud, le moteur de la stupidité humaine. C’est en son nom que règnent l’incompréhension, l’hostilité, le rejet, l’envie et l’intolérance.

Les surdoués nous le montrent bien : toute grande intelligence va de pair avec l’empathie, l’ouverture de l’âme, la générosité humaine. Contrairement à ce que l’on croit fréquemment, être bon n’est pas être con.

 

 

 

Avec leur petit ego tout riquiqui, les gens feraient battre des montagnes !

 

 

 

L’Homme vit pour se signaler à l’attention des autres Hommes.

 

 

 

En général, une femme belle, c’est, pour les hommes, presque à tout coup une femme jeune et/ou sophistiquée répondant à des canons de beauté qui sont de l’ordre du stéréotype.

 

 

 

Tant que l’humanité maltraitera ses femmes (et d’une manière générale, ses « faibles ») comme elle le fait, elle ne méritera pas le nom d’ « humanité ».

 

 

 

Le jour où les hommes n’auront plus peur du « féminisme », on aura gagné, non pas seulement les femmes, mais l’humanité toute entière.

 

 

 

Dans la vie courante, quand les hommes critiquent les défauts des femmes (et dieu sait qu’ils ne s’en privent pas – ils considèrent cela comme un droit naturel), celles-ci ne se défendent que mollement.

Mais le contraire n’est pas vrai ; quand les femmes « osent » critiquer la gent masculine, celle-ci réagit d’un air outragé et se victimise ; c’est le tollé général.

On voit bien là à l’œuvre le rapport « fort/faible », dominant/dominé.

Quand les femmes seront-elles réellement reconnues comme libres d’exposer leur véritable point de vue ?

 

 

 

Quand un homme s’exprime, c’est pour lui quelque chose de naturel. Il n’en va pas de même, en revanche, quand une femme s’exprime : elle OSE ! Car elle se sait toujours à la merci des oppositions et des agacements. La misogynie « ordinaire », généralisée (partagée du reste par les hommes et les femmes, quoique pour des raisons différentes) est toujours une sorte d’épée de Damoclès pendant au-dessus de sa tête.

 

 

 

Si les femmes sont généralement plus conservatrices et moins enclines aux prises de risque que les hommes, c’est que, davantage qu’eux, elles sont gouvernées par la peur et qu’elle éprouvent un plus grand besoin de stabilité. Elles aspirent – assez spontanément – à une société de consensus qui tiendrait les conflits et leur conséquence, la violence, à distance. Cela est lié à leur moindre force physique, à leur investissement direct dans la reproduction et à leur rôle dans l’éducation de la progéniture.

 

 

 

Souvent, chez l’homme, la misogynie et le mépris foncier des femmes trahissent la peur que lui inspire ce qu’il ressent comme le « mystère féminin ». Il se raccroche alors aux valeurs patriarcales et quelquefois même à l’usage de la violence morale et/ou physique pour opposer à celui-ci sa prétendue « supériorité » et le fait fréquemment sous l’influence d’autres hommes.

Face aux femmes, les hommes partagent une culture de meute, d’ « union sacrée » qui fait leur force. C’est dans cette union, d’ailleurs, que la masculinité se construit, à force de mythes, et que, peu à peu, elle leur donne le « courage » d’affronter la sexualité et le rapport (fût-il biscornu) à l’autre sexe.

 

 

 

Un homme peut se permettre d’être odieux, il aura toujours des amis, et des femmes pour le soutenir. Il faut vraiment qu’il dépasse les bornes pour qu’on ne lui trouve pas d’excuses.

En revanche, à une femme, on a coutume de ne rien passer.

La « sorcière » qu’on brûlait jadis sur les bûchers n’est jamais loin.

 

 

 

Le sexe ne peut pas être un moyen de communication, ni un vecteur de communion réelle. Il n’en offre que l’illusion (la caricature ?), car il repose sur l’opposition des contraires.

L’homme l’avoue lui-même (il le ressasse d’ailleurs sans discontinuer depuis des millénaires), il ne « comprend rien à la femme »  et c’est pour une bonne part dans cette mesure qu’elle l’attire, suscite son désir. De même, de son côté, la femme avoue son impuissance à se mettre dans la peau de l’homme. Le désir est fantasme et, d’abord, volonté de soumettre l’autre à son fantasme.

A vrai dire, le sexe entraverait et embarrasserait plutôt la communion des âmes.

Peut-être est-ce pour cela que les religions et les mystiques lui ont fait tant de fois la guerre…

 

 

 

Avec l’Homme, la jalousie, l’envie ne sont jamais très loin ; un rien peut les réveiller.

Voilà pourquoi les gens ont si souvent tendance à cacher leurs bonnes fortunes.

 

 

 

Je ne sais rien de ce qui va m’arriver…toujours l’éternelle surprise !

 

 

 

Les hommes et les femmes passent leur temps à essayer de décoder le comportement de leurs semblables.

 

 

 

Je plains les arrogants : l’impossibilité dans laquelle ils sont de se remettre en cause les empêche d’évoluer.

 

 

 

Rien n’est jamais définitif. Toutes les idées et toutes les situations peuvent se dépasser.

Nous sommes toujours dans un état d’imperfection par rapport à l’étape suivante, et cela durera tant que le Temps, la vie eux-mêmes existeront.

 

 

 

Dans le monde capitaliste, la compétition est devenue un réflexe, un tic.

 

 

 

L’humanisme implique l’empathie, l’ouverture du moi au monde.

A ce compte-là, combien d’entre nous sont réellement des « humanistes » ?

 

 

 

P. Laranco.

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by ANANDA.
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Patrimages
  • : Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
  • Contact

Texte Libre

Je valide l'inscription de ce blog au service paperblog sous le pseudo ananda.

<img src=http://annuaire-de-voyage.com/annuaire.gif"alt=Annuaire de voyage"border="0">

Annuaire de voyage

Recherche

Archives