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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:15

PETIT SONDAGE.

 

 

Pourquoi la poésie ?

 

O   Pour concurrencer le parfum des roses ?

O   Pour emmêler les rails du train ?

O   Pour faire saliver les chiens ?

O   Parce que je ne sais ni sculpter, ni peindre, ni chanter ?

O   Pour arrêter de me cogner les mots aux murs ?

O   Pour nourrir les enfants ?

O   Pour aigrir les parents ?

O   Pour dérouiller les va-t-en-guerre ?

O   Pour faire des liens ?

O   Pour brûler les ponts ?

O   Pour réchauffer l’atmosphère ?

O   Pour tuer le temps ?

O   Pour me soigner ?

O   Pour jouer ?

O   Pour jouir ?

O   Parce que ça fait de jolis rayonnages dans la bibliothèque ?

O   Pour enc… les mouches de salon ?

O   Pour la compétition ?

O   Pour rire ?

O   Pour jeter un grand coup de pied dans la fourmilière ?

O   Un pétard dans la poudrière ?

O   Un peu d’art dans l’air ?

O   Pour opérer le ciel à pleurs ouverts ?

O   Et enterrer une fois pour toutes ces putains de firmaments ?

O   Pour l’intention ?

O   Pour le geste ?

O   Pour le fun ?

O   Pour faire un enfant au monde ?

O   Pour gagner ma vie spirituelle ?

O   Pour éblouir les femmes ?

O   Pour séduire les hommes ?

O   Autre ?

 

Arnaud Delcorte.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:50

 

 

le 31 mars 2012

à 19h,

à Paris, à la LIBRAIRIE LA LUCARNE DES ECRIVAINS

                       115 rue de l'Ourcq

Métro Crimée

 

 

 

 

 

 

 

 

huit auteurs vous feront voyager D'UNE LANGUE A L'AUTRE :

Dana SHISHMANIAN,

Abder ZEGOUT,

Louisa NADOUR,

Kamal ZERDOUMI,

Marie-Louise DIOUF-SALL,

Mattia SCARPULLA,

Sebastian REICHMANN et

Patricia LARANCO.

Le rôle de modérateur et orchestrateur de cette rencontre, organisée par Dana Shishmanian, sera tenu par  l'écrivain Denis EMORINE.

Accueil du public à partir de 19h, interventions de 19h 30 à 21h, ensuite échange avec les auteurs autour de leurs livres disponibles à la vente sur place et autour d'un cocktail.

Venez nombreux !

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:06

 

à l’orée d’un corps

 la poésie enfin devenue possible

dessine les vacillements

d’un autre temps

qui est celui de nuits

qui s’essoufflent

d’avoir trop voulu la lumière

qui est celui de verbes

calfeutrés dans les aroles

trop douces d’une créature sans nom

peut-être toi

qui est celui des lagunes

qui nous dispensent

du savoir de l’absence

qui est celui

de tes yeux

qui parsèment de diamants

le manuscrit oublié

de nos épousailles

qui est celui

d’une vie

qui baptise

les errances

de nos rêves trop nombreux

qui est celui

de tempêtes cousues

dans le décor

d’un soleil trop vertueux

qui est celui

de tes mains

qui forment les

syllabes des nuages

qui est celui

de ton souffle

qui avilit

une mort trop certaine

 

 

Umar Timol.

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:35

 

Le premier prix Mokanda a été attribué à l’écrivaine mauricienne Ananda Devi, qui a reçu sa récompense vendredi dans le contexte du Salon du Livre à Paris. Décerné par l'ambassade du Congo, ce prix récompense une œuvre entière, francophone, qui doit être inspirée par l’amour et un vif intérêt pour l’Afrique, bien que l’auteur ne soit pas tenu d’en être originaire.

Ananda Devi était en lice aux côtés d’Alain Mabanckou et de Boualem Sansal.

(in Le Mauricien en ligne)

Lire la suite sur :

http://www.lemauricien.com/article/litterature-premier-prix-mokanda-decerne-ananda-devi

 


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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:03

L’aube a comblé ton impatience et t’a offert la pluie comme de l’or bleu dans les trous du chemin et cette envie à la rivière d’entrer dans l’eau jusqu’aux genoux !

 

Puis tu regardes la roche et sens ton inquiétude un pont à traverser voilà ce qu’il te faut plus de regret de la route bleue quand ton domaine sera nouveau

 

Et si tu suis la rose des vents tu sauras que tout est vrai « viendra la rose noire dans l’alerte du vent » mais au bout du chemin il n’y a rien qui t’attend

 

 

France Burghelle-Rey.

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:36

Avoir et être.

Pour « avoir », encore faut-il « être » !

 

 

Nadine Albicy.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 10:39

Point d’eau

Creusé par les pluies

 

Dans la profondeur

Du sable

 

Mer intérieure

Qui vogue

 

Dans tes veines

Et ta chair

 

Parmi les écueils

Mouvants de la parole

 

Comme un frêle esquif

Lesté d’astres et de mots

 

Que heurte le soleil

Dans cet infini de bleu

 

Qui s’éploie à l’entour du ciel

Et dans ton regard de cendre

 

 

François Teyssandier.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 10:36

Le vendredi 30 mars

 

 

à 20h

 

 

à la

COMPAGNIE RESONANCE

8 rue Camille Flammarion

75018 Paris

 

 

POETES EN RESONANCE

 

vous convie à une

LECTURE

 

des poèmes de et par

Jeanine BAUDE

Jean DUROSIER-DESRIVIERES

Nathalie PICARD

 

 

 

accompagnés par Hélène AMTZEN, musicienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrée libre, accueil prévu pour les enfants.

 

 

La soirée se poursuivra autour d’une collation festive.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 10:01

Ecume noire

Par Benoît Pivert

 

                                                                                                              

      Ecume noire vomie par les océans que les hommes ont souillés, écume noire des rêves d’ébène, caresse des flots qui s’offrent et se retirent, l’écume, insaisissable et impermanente, est le leitmotiv du dernier opus poétique en date d’Arnaud Delcorte. Plus encore que dans ses précédents recueils [1], le poète écrit, la rage chevillée au corps. Dans les premiers textes d’Ecume noire [2], la plume tremble de colère. Arnaud Delcorte dont la poésie est communion avec l’univers, fusion avec le ciel, la terre et la mer, a le cœur meurtri par les blessures que l’homme inflige au monde, superbe barbare qui pille, assassine et piétine. Il y a pourtant tant de splendeurs à décrire, tant d’ivresses à partager mais comment dire encore la beauté d’un monde chaque jour un peu plus défiguré par l’horreur ?

     Arnaud Delcorte est un poète écartelé. Ecartelé entre extase et gravité. Sa poésie est une poésie du tiraillement entre l’abandon aux sens et la quête d’un sens pour surmonter l’apparente absurdité du monde. Fort heureusement, lorsque accablé il se promet de ne plus décrire la fureur elliptique des matins de juillet où l’orgasme prend à la gorge comme une résurgence, ce sont les sens qui finalement l’emportent et nous valent de somptueux poèmes. Malgré le titre sombre de son recueil, Arnaud Delcorte ne se fait pas le chantre de l’apocalypse. Malgré l’infamie, malgré les désastres, il veut contre vents contraires et marées noires garder foi en l’homme et espérer un sursaut salvateur. Pourquoi écrirait-il sinon ? Il faut être porté par l’espoir pour vouloir à la raison des lendemains rendre la vision des fous. Le poète veut croire en la possibilité / si ténue / soit-elle / l’éventualité / d’une étincelle. Mais Arnaud Delcorte sait aussi ce qu’il est en droit d’attendre des hommes. L’amour, on peut toujours en rêver…

     Lorsque le spleen le gagne, c’est vers l’Orient qu’il se tourne. Il y a du Rimbaud chez Arnaud Delcorte. Le Maroc est son Abyssinie. Orient, terre de violence mais aussi terre de renaissance. Quand il parle de l’Orient, sa voix se fait envoûtante comme le son de l’oud dans la nuit du désert. Par chance, ils sont nombreux là-bas, les corps capables de faire surgir l’étincelle, corps cuivrés, corps offerts, oueds auxquels s’abreuve le poète pour désaltérer cette soif qui hante tant de pages. Mais Arnaud Delcorte sait aussi le mirage de l’Ailleurs et de l’Autre. Quand il ne se perd plus dans la géographie des corps, qu’il n’est plus happé par sa quête et que se distend le ressort du désir, il entrevoit alors ce qu’il cherche désespérément à oublier – et la sagesse a un goût amer :

J’ai beau chercher et chercher encore

Il n’y a pas d’ailleurs

Pas d’ailleurs

De toi

 

Et ne nous y trompons pas

Toi

C’est moi

 

Arnaud Delcorte entrevoit que du bruit et de la fureur du désir il ne restera rien. Que des cendres. On peut certes se réchauffer au contact des corps, mais l’autre ne fait jamais que se prêter. S’il s’abandonne, aussitôt il se reprend. Il est illusoire d’en vouloir garder autre chose que des mots :

 

Que puis-je garder de toi

Sinon l’ineffable saveur de l’instant

 

Que puis-je

 

Vraiment

 

Rien non sûrement rien

Ne reste

A la fin

 

Les mots parviennent à conjurer la douleur mais pour combien de temps encore ? On sent affleurer une angoisse, l’appel de l’océan, de la noyade comme fusion suprême, l’appel de l’écume : Etre écume / Puis d’écume devenir / Trace / Et absence. C’est sur ces vers que se referme le recueil. On espère pourtant que ce ne seront pas les derniers. Il faut souhaiter à Arnaud Delcorte ce qui le fait vivre et écrire : Mer sexe et soleil ta main sur le ciel ta main solitaire susurre le martyre mer sexe et soleil.

 

1- Notamment Le goût de l’azur cru, Mazères , Le chasseur abstrait éditeur, 2009, et Toi nu(e) dans le linceul étoilé du monde, Mazères, le chasseur abstrait éditeur 2010.

2- - Paris, l’Harmattan 2011

 

 

Benoit Pivert est maître de conférences à l’Université de Paris XI où il enseigne l’allemand et l’expression et culture de langue française. Il travaille actuellement sur la littérature de langue allemande dans la Palestine des années 1930-1940 et poursuit son exploration des diverses formes du mal être, notamment à travers des recherches sur les récits sombres et tourmentés de l’écrivain Hermann Ungar (1893-1929).

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:26
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