Ce blog s'intéresse à la poésie, à la littérature de l'Océan Indien, à la philosophie, aux sciences, à l'Homme et au sens de la vie.
France Burghelle-Rey habite à Fontenay-sous-Bois et enseigne les lettres classiques à Paris.
Son style poétique témoigne d'un goût prononcé de la concision, de l'ellipse.
Membre de l'association Hélices Poésie fondée en 1994 par Emmanuel Berland, elle est, pour l'instant, publiée essentiellement dans les revues Libelle, Poésie première, Comme en poésie, ainsi que sur les sites internet "Le Capital des Mots" et "Patrimages".
S'il me faut attendre la nuit incrédule
et fraterniser au matin au mépris des prophètes
me heurter dans le noir à moi-même
et voir dressée l'ombre de l'Autre
en ombre chinoise
que cherchaient à former
mes mains inutiles
je resterai affolé tout le jour
o tourbillons singuliers
des pluriels de ma vie
24 Mai 2008.
Elle a pris pour rien son éventail de pierre
glissé dans la fournaise
sans devenir rouge-gorge
Sa main moite s'est close
et devant sa révolte
s'efface notre légende
O mon vocabulaire tu sais
que mon baiser a précédé sa fugue
tu sais enfin me laisser seul
10 Juillet 2008.
Blessure pansée
cicatrisée
Ecriture bridée
torturée
noyée dans une douleur
qui n'est même plus là
L'absence du mal
n'est pas le bien
Elle est un mal encore
qui te rend vide et vain
10 Juillet 2008.
Lorsque tu tais ton nom
ma gorge-angoisse se serre
de ne plus te comprendre
moi qui t'ai baptisé
la nuit m'encercle de solitude
ronde où jamais
aucune danse ne prend part
la beauté fuit la nuit :
tu ne peux qu'être absent
tant que s'absente le jour.
6 Août 2008.
France BURGHELLE-REY.