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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:56

Les éditions Levée d'encre
présentent :
un livre rare et essentiel

 

 

 

 

 

 

 

 

André Laude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Légende du Demi-siècle

 

 

 

 

 

 

 

Préface de François Vignes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour qu’il remettait au journal Le Monde la nécro d’une
personnalité en vue, il croisa l’intéressé dans les couloirs.
Surpris de voir vivant quelqu’un qu’il venait d’enterrer, il
faillit, me confia-t-il, lui présenter ses condoléances.
Poète, homme à tout faire du journalisme André Laude a
collaboré à de nombreux périodiques…
En 1975, Les Nouvelles littéraires, décident, pour faire peau
neuve, de réaliser un numéro spécial, une espèce
d’anthologie succincte des arts et des lettres. L’idée est
bonne, encore faut-il trouver quelqu’un qui soit capable, pour
une somme modique de la mener à bien dans des délais très
brefs.
« Ils m’ont mis en perfusion avec une caisse de bière et
quelques sandwichs et vogue la galère. J’ai travaillé sans
discontinuer pendant trois jours, les feuillets partaient à
l’imprimerie, sans que j’ai le temps de les relire. la
commande portait sur un numéro, j’en ai livré deux ». La
Légende du demi-siècle, qui circule depuis lors comme un
Samizdat, serait née ainsi, dans l’urgence et la précipitation.
Cette balade à travers cinquante ans de peinture, de musique
et de littérature, passe en revue tous les courants, tous les
mouvements qui ont enrichi la vie culturelle de 1920 à 1975

Ruiné par l’alcool et la solitude, André Laude est mort à
Paris en Juin 1995 dans le plus total dénuement. Quelque
temps avant, il écrivait : « Toute ma vie, avec ma poésie, j’ai
tissé un manteau de misère et maintenant ce manteau de

misère me ronge les os ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un volume 12.5x21.5, de 112 pages
sur bouffant ivoire,
sous couverture couché demi mat 350 gr
Au prix de 12€ Franco
à commander à
Levée d'encre B.P 50030
17480 Le Château d'Oléron

 

 

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:47
A CRISTINA.

tu crées
à notre usage
un alphabet ardent
un pays giboyeux d'amour
tu traces des signes de vie
pour conjurer la douleur
apprivoiser le verbe
du silence
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 10:02

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Photos : P. Laranco.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:45

ECORCHURE.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un silence à tout rompre envahissait les jours,

Ou bien était-ce le tumulte de l'ennui,

Assourdissant la chambre blanche horizontale ?

 

Le temps s'était figé, privé d'heures et de nuits

Sous un plafond mité, blafard, imaginal

Où je traçais des yeux d'improbables contours.

 

Jeanne avait posé sur la table quelques fleurs,

Un glaïeul méprisant dans un bouquet d'iris.

Mais j'ignore qui est Jeanne, ou bien était-ce Blanche ?

 

Du bout des cils j'allongeais mes pâles esquisses,

Le galbe d'un sein ou la courbe d'une hanche,

Des corps enchevêtrés, des creux et des rondeurs.

 

Puis le plafond creva, comme une déchirure

Silencieuse et sournoise, d'une totale impudeur.

 

Alors une larme coula puis les corps churent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le blog de Laurent Chaineux :

http://www.lezardes-et-murmures.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:33

étranger à soi-même /

et aux autres / de passage dans un corps /

dont on ne retient / que les rituels /

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


jamais l’Obscur en soi ne fut si parfait

car toutes les haines emmêlées

à la liasse des remords                              

ont saccagé les derniers relents de la lumière

 

 

 

 

Never has darkness rose to such perfection
As all the hate enmeshed
To the confines of guilt
 Have disrupted any possible revival of light

 

English translation : Rattan Gujadhur.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:08

Les rendez-vous amicaux de l’Association
RENCONTRES EUROPEENNES-EUROPOESIE
Réservation pour les repas - faites-vous confirmer les programmations ci-dessous en contactant :
Joël Conte  06 08 98 67 02 – joel.f.conte@wanadoo.fr

Restaurant Maison du Délice Café-Poésie Thierry GAULTHIER
11bis rue Traversière 75012 Paris - M° Gare de Lyon – Bus 24/57/61/63/91 Tel : 01 43 41 29 05
Samedi : 15h00-18h00 – Mise à l’honneur/Café-Poésie 5 € avec consommation ou repas à 10 €
05/03 Assemblée Générale – à 11h00 – puis déjeuner et animation à 15h00
12/03 Françoise Labadie : Les poètes timbrés s’affranchissent et voir ci-dessous dans nos Rendez-vous
19/03 Thierry Gaulthier : le compositeur finlandais Jan Sibelius
26/03Voir ci-dessous « Le Coucou des Peupliers »
02/04 Anne-Marie Sautereau : « Le Sublime 1 » 09/04 Maryse Gévaudan : Chapeau à la Chanson Française 16/04 Abitar Jamila : Poésie Franco-Marocaine 23/04 David Andrew : présente son recueil « L’Essentiel »
30/04 Voir ci-dessous le Café du Pont Neuf 07/05 Christelle Perani : Les Ballets russes

Restaurant La Caravelle-Saigon Café-Poésie Joël CONTE
104, av. Choisy 75013 Paris – M° Pl. d’Italie ou Tolbiac – bus 62 Tel : 01 45 83 66 15
Dîner à la carte / Café-Poésie – 20h00-22h00
Vendredi 22/04 : Scène ouverte de poésie et de musique – Thème : «Où va le monde ? »

Restaurant Le Cristal Café-Poésie Pascal BILLON
101 rue Dessous des Berges 75013 Paris – M° Olympiade / BNF- Bus 62  Tél :01 45 83 92 50
Dîner à la carte / Café-Poésie – 20h00 à 22h00
Samedi 16/04 : Théâtre et Poésie avec la Troupe TRISTAN

Restaurant Chez Zhao Jie Atelier d’écriture sur photos Isabelle JASMIN
236 rue de la Croix Nivert 75015 Paris – M° et Tram Porte de Versailles – Bus 80 et 39 arrêt « Hameau »
1er mardi du mois – 18h00-20h00 – Droit d’entrée 5 € (consommation comprise) ou dîner en fin de séance
Contact animation : 06 66 13 76 84

mardi 01/03 - 05/04 – 03/05

Restaurant Au train de vie Café-Poésie Sophie BERCHAUD
1 rue des Deux Gares 75010 Paris – M° Gare du Nord ou de l’Est – Bus 26 Tél 01 40 38 17 05
2ème jeudi du mois -19h30-22h00 – Mise à l’honneur/Café poésie
4 € avec une consommation -

Jeudi 05/05 : Petites chroniques ferroviaires

Café – Brasserie Au Coucou du Peuplier Café-Poésie Françoise LABADIE
42 rue des Peupliers 75013 Paris - Tramway « Poterne des peupliers » – M° Maison-Blanche
Contact-réservation : 06 83 57 81 88 - Rencontre – Conférence – scène ouverte – 15h00-18h00
Couscous à 13h00 ou 5 € avec une consommation –

Samedi 26/03 : Poésie du quartier
NOS RENDEZ-VOUS ET NOS PARTENARIATS
. 12 mars 2011 à 19h30 : Scène ouverte de poésie et de musique sur le thème du Printemps des Poètes « D’Infinis Paysages » au restaurant « L’Indochine » à Yerres (91) dans le cadre des 10ème Francopoésies du Val d’Yerres avec le Président Michel MELLA ;
. 22 mars 2011 à 18h30 : Conférence sur le thème « Aimé CESAIRE – d’Infinis Paysages » à la Maison des Association de Paris 16ème en partenariat avec l’association FUDGA ;
. 2 et 3 avril 2011 : Rencontre Poétique de Lille organisé par Eva BORGUS ;
. 18 avril 2011 à 18h30 : Hommage à Aimé CESAIRE à l’Auditorium de la Mairie de Paris ;
. 30 avril 2010 au 11h00 : Présentation de l’anthologie de la Saint-Valentin au « Café du Pont Neuf » à Paris 1er , avec l’Editeur Thierry SAJAT ;
Affiches et informations consultables sur notre site

http://europoesie.centerblog.net
Présidents d’Honneur : Horia BADESCU et Claude ASLAN
Président-Fondateur : Silvio PACITTO - Fondatrice : Marie-Andrée BALBASTRE
Comité d’Honneur : Lanciné CAMARA, Marithone CLOTTE-SYGNAVONG,
Mélanie LAFONTEYN (Espagne), Professeur Axel MAUGEY, Thierry SAJAT, Hamidou SALL (Organisation Internationale de la Francophonie), Professeur Giovanni TERESI (Italie), Professeur Koü SUZUKI (Japon)
Membre Bienfaitrice : Nadine BEAUCLERCQ (Belgique)
Président : Joël CONTE
21, rue Robert Degert - 94400 Vitry/Seine Tél : 06 08 98 67 02 

joel.f.conte@wanadoo.fr
http://contesie.over-blog.fr

http://europoesie.centerblog.net

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 13:09

RAHARIMANANA : « Les cauchemars du gecko », éditions Vents d’ailleurs, 2011.

 

 

S’il avait fallu donner un autre titre à ce livre (et si ce titre n’avait pas déjà été « pris », en outre, par un célèbre auteur), j’aurais, pour ma part, sans conteste, choisi celui de « La nausée ».

Cette nausée, elle fait plus que me toucher : elle me bouleverse.

Tout simplement parce que je la partage avec RAHARIMANANA.

Nausée. Procès de l’Occident. Car enfin, il faut tout de même dire.

La fonction de la poésie est celle de témoigner d’un ressenti, n’est-ce pas ?

« JE SUIS DU SUD ». Cette phrase de l’auteur malgache, je la mets en avant, parce que je la fais mienne.

Cet ouvrage, c’est, tout d’abord, l’histoire d’un écrasement, et d’une blessure . D’un écrasement et d’une blessure qui me concernent aussi intimement.

Où est la parole du vaincu ? Cette parole est-elle – même – concevable ?

Les Romains avaient au moins la franchise de clamer haut et fort « Vae victis ! »

La culture mondialisto-occidentale actuelle, elle, cultive « l’humanisme »

« Obsession de l’hôomme,

   L’hôomme développelé occidenté  blanchinordé,

   L’hôomme évolué cervelisé scientifriqué ».

Raharimanana n’en fait pas mystère : son texte est une vomissure.

Il n’a pour seule et unique « arme » que la langue. Une arme de vaincu.

Et, par-dessus le marché, une langue qui n’est même pas la sienne…

Aussi l’agresse-t-il, la torture-t-il, la violente-t-il.

Aussi cherche-t-il, à coup de néologismes, d’audaces langagières débridées, à la disloquer, à la recréer, à la rendre démente.

Il la veut porteuse de toute la violence que recèle ce monde. Un monde où, depuis le XVIe siècle, l’abondance et la puissance des uns se nourrissent de la pauvreté, de l’anéantissement des autres. « Le déséquilibre entretient la hauteur des opulents ».

D’un côté, opulence. De l’autre, purulence.

Le monde porte une bien vilaine plaie, et l’auteur nous met le nez en plein dedans.

Les remugles que font jaillir ses mots, ses évocations sont presque insoutenables.

Tous, tous autant que nous sommes, nous voudrions oublier, fuir.

Les dominants du Nord, à cause de leur « culpabilité » (qui leur gâche leurs plaisirs), de leur tartufferie.

Les « damnés de la terre » (pour reprendre une expression de Franz FANON) parce qu’il est dur de s’admettre écrasé au dernier degré, réduit à l’impuissance totale, colonisé jusqu’en les tréfonds de l’être ; finalement, mort.

Alors, c’est le règne des « dénis ». Parce que ça arrange tout le monde.

Mais Raharimanana est là. Qui grince. Gerbe. Ne nous épargne rien.

Sa poésie en prose véhicule de bout en bout le chaos, l’ « écœurement », le rire macabre de la Mort.

Ce monde est porteur de mort « alliée au soleil ».

Et les mots ne sauraient sauver – bien au contraire…

La « culture » va de pair avec l’assassinat.

C’est au nom du « progrès » qu’on a avili l’Homme. Qu’on a rabaissé, pour ne pas dire nié les trois quarts du genre humain.

Droits de l’homme, démocratie, richesse, luxe pour certains.

Marchands d’armes friands de « contrats juteux » qui alimentent les guerres sans fin et garantissent les équilibres indispensables aux intérêts de l’humanité minoritaire de l’hémisphère nord pour tout le reste.

Que faire d’autre ? Que peut faire Super-pot-terre contre Super-pot-de-fer , sinon grincer, pleurer, vomir, et rester dans le néant  où il est ? « que faire du néant quand il nous emplit ? ».

Même la revendication se trouve à présent court-circuitée :

« Maintenant, je te dis tu / tu es libre, vous / La victime s’est muée en bourreau / […] Le Nègre a massacré le Nègre./ […] Les murs de Gaza ont supplanté les murs des ghettos / Maintenant tu es libre, vous, / De toute culpabilité, vous, / De toute honte devant l’histoire, vous, / […] Tu es libre / Le Nègre massacreur n’a d’égal que l’intégriste musulman. / Le Juif belliqueux n’a d’égal que le bourreau qui hante ses nuits. /L’asiate est toujours fourbe./ L’étrange étranger plus que jamais barbare / Et vous, tu, / es libre. / Lavé du passé. / […] Lavé de toute responsabilité. »

Oui, ici, les mots fouillent, fouaillent ; les mots font mal. Ils sont bel et bien là pour retourner le fer rouge dans les plaies.

Livre de dégueulis, de fièvre, de sang, de boue.

D’annihilation de la chair, de l’âme, de la Vie.

A monde monstrueux, livre de folie (furieuse ?).

Et le gecko ? Il est du côté de l’envers, de la lèpre. Le gecko, c’est l’écho (mutique) des « nœuds de peur ».

Car que croyez-vous que ce soit, d’être dominé ? Sait-on encore qui l’on est, vit-on encore ?

Raharimanana, j’aime ton flamboyant lyrisme ; j’aime ta violence.

Oui, j’aime la façon que tu as de nous psalmodier ton désespoir.

J’aime la merde, la boue, le sang, les larmes mêlées au crachat, la cruauté dont tu nous parle (et qui parait si « malséante »).

Ce que tu jettes à la figure du monde, c’est sa propre brutalité. Ce que tu jettes à celle de l’Occident, c’est quelque chose d’innommable.

Il est des choses à ne pas dire, et ces choses-là, tu les dis. Tu les « balances », comme on balancerait sur quelqu’un un seau d’excréments.

A te lire, l’autosatisfaction du Vazaha* doit être bien mise à mal.

Es-tu en « odeur de sainteté » dans le milieu littéraire français ?

Réponse toute prête : on s’en moque. Trauma il y a eu. Trauma il y a encore.

Un monde qui repose sur une telle violence, sur un tel trauma, ne peut être heureux. Quand bien même il se gargarise de mantras, de belles paroles, de « grands principes ».

Que faire, lorsque l’on se vomit à se vomir, lorsque l’on se tue ?

Et la langue, si « corrompue »…La langue, vouée d’avance à l’échec…

Comment parler, comment arriver à dire quand vos « fantômes » vous « demandent des comptes » et quand, comme eux, vous êtes encore et toujours « spolié de parole » ?

Seuls les puissants peuvent se permettre de « ruser avec leurs principes ».

Et puis, la victime n’est-elle pas « responsable » de son propre malheur « comme les putes » et les « femmes violées » ?

Ce livre est une magnifique analyse de la dominance.

Ce qui ne l’empêche en aucun cas d’être éminemment poétique, et même esthétique, de par sa présentation et de par les très beaux travaux photographiques qui le ponctuent, et qui sont également des œuvres du courageux écrivain malgache.

 

 

P.Laranco.

 

 

 

*« Vazaha », en malgache, veut dire « Blanc ».

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 11:03

THE MAURITIUS MIRACLE by Joseph STIGLITZ

 

 

 

http://www.project-syndicate.org/commentary/stiglitz136/English

 

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:49

 

LA CHEVRIERE.
Jamais ne semble pressée
la Chevrière dans son pré

Elle brille de mille feux
comme la mer en été

Son jardin est obscur
les jours de pluie
et son visage porte
la couleur du vent frais

Immobile et sereine
elle fixe la montagne sous la neige
égarée dans ses grandes ailes de papillon

Personne ne la voit
lorsque la nuit pointe son nez
et cause ses larmes

Il est si loin déjà
le jour d'hier

Richard Taillefer aura le plaisir de vous rencontrer lors du salon du livre de Paris (porte de Versailles) du Vendredi 18 au lundi 21 mars. Stand des Editions Dédicaces (C51)

 

Richard Taillefer présentera son dernier Book (Jusqu'à ce que tout s'efface)

 

 

 

ouverture du salon:

 

 

 

vendredi de 10h à 23h

 

samedi et dimanche de 10h à 20h

 

lundi de 13h à 18h

 

 

 

Une occasion de découvrir cette jeune maison d'édition très active

 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:38

 

1.

 

Silence ensoleillé

l’espace vient lécher

le pied du lit, pareil

à la haute marée.

Dédoublé de soleil

il passe à travers

tout

mais surtout

il se tait ;

sur son inclinaison

sur sa pente,

je vois

la lumière tinter

perpétrer

sa douceur

 

Le vide

a les yeux clairs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.

 

 

La sévérité des statues.

Tourne leur œil de saurien.

Leur goitre de caméléon d’iguane fait trembler la pierre.

J’attends. Qu’elles aient statué.

On les a ocellées de sang.

On interprétera leur part

de silence – carré de granit

ou de basalte refoulé,

piégé en travers de leur

gorge

et l’on en fera

un sillon,

une plaie

entre deux oreilles.

 

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