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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 10:09
Bonjour,


Café-philo


Nous voudrions vous signaler que le Vendredi 6 février 2009 à 18h au Centre Culturel d'Expression Française à Curepipe se tiendra un café-philo autour de "L'individualisme est-il source de bonheur ?" animé par Joseph Cardella.



Conférences-débats de l'UPIM

SALLE DU CONSEIL DE LA MAIRIE DE BEAU BASSIN – ROSE HILL



Mercredi 27 Janvier 2009, de 17h15 à 19h15, Anwar JANOO parlera de biologie.


BIOLOGIEAnwar Janoo, Paléontologue et biologiste.

Interventions à Beau Bassin-Rose Hill

Évolution et biodiversité

Cette série de quatre conférences tentera de donner un aperçu de quelques étapes de l'évolution de la vie sur terre. Il faudrait beaucoup plus de temps pour esquisser une histoire détaillée de la vie sur terre mais nous tenterons d'expliquer au moyen d'exemples précis le déroulement de ces évènements évolutifs qui ont contribué à cette diversité biologique actuelle.

1ère conférence-débat : Les débuts de l'apparition de la vie sur terre et son évolution au cours des temps géologiques.




SALLE DU CONSEIL DE LA MAIRIE DE PORT-LOUIS

Mercredi 28 Janvier, de 17h30 à 19h30, Jean-Bernard SADIEN traîtera de psychologie

Jeudi 29 Janvier 2009, de 17h30 à 19h30, Ibrahim KOODORUTH abordera la sociologie

Vendredi 30 Janvier 2009, de 17h30 à 19h30, Laurent DUBOURG abordera le journalisme.

PSYCHOLOGIEJean-Bernard Sadien, psychologue du travail.

Psychologie sociale

Dans notre introduction a cette discipline passionnante, nous aborderons les grands moments de son évolution historique et apporterons des éléments permettant de comprendre l'objet de la psychologie sociale et ses niveaux d'analyse.  Ensuite, nous aborderons certains concepts importants de la psychologie sociale (exemples : processus de conformisation, catégorisation, stéréotypes, formation d'impression, TIP) qui permettent d'éclairer un certain nombre de questions de la vie quotidienne au travers de l'interaction entre l'individuel et le collectif.

Pourquoi les personnes perçoivent-elles la réalité sociale comme elles la perçoivent ? Comment se construit notre perception d'autrui ? Comment se construit notre jugement d'autrui ? Qu'est ce qui détermine les relations entre groupes et comment ses relations peuvent évoluer vers des rapports conflictuels plutôt qu'harmonieux ? Afin d'apporter des éléments de réponses a ces questions, nous nous appuierons sur les deux grands courants de la psychologie sociale, notamment celui de la cognition sociale et celui des relations intergroupes.


SOCIOLOGIEIbrahim Koodoruth, professeur de Sociologie à l'Université de Maurice.

2ème conférence-débat : Les femmes mauriciennes et leur présence dans les instances de prise de décision à l'île Maurice : les tendances, les explications de ces tendances et proposition de mesures pour une plus grande présence féminine dans ces instances.

JOURNALISMELaurent Dubourg, journaliste et chef d'entreprise.  

3ème conférence-débat : Terrorisme, terreur et fantasmes : alors que le terrorisme occupe une place prépondérante dans les média, cette conférence vise à passer en revue les grands mouvements terroristes et leurs objectifs. 


Cordialement


--
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
c/o Scoop & Stratégie Ltée
Morcellement Boocan
Grand Baie
Tel : 263 0014 / Fax : 263 0322
email :
upmaurice@gmail.com  
site web :
http://upmaurice.wordpress.com

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:27
ils sont les automates de la cause facile. ils défendent ce qu'il est
de bon ton de défendre. il y a des causes qui sont médiatiques et
d'autres qui ne le sont pas. en ce qui concerne le plus important,
quand le choix de la parole a un prix, ils se taisent ou ils sont les
fervents de la neutralité, de la pseudo-objectivité. ils ont recours
au contexte, a l'histoire, à un langage boursouflé et maladif, à des
interprétations compliquées et contradictoires, ils ont recours à tout
sauf à l'essentiel. il ne faut surtout pas dire qu'il y a un dominant
et un dominé, il ne faut surtout pas utiliser les mots qui font mal,
apartheid ou mur de la honte. qu'est-ce qui les motive ? désir d'être
bien vu, être édité chez un grand éditeur, peur ? peur sans doute de
subir la vindicte des puissants, peur parce qu'on sait qu'il y a une
ligne invisible à ne pas franchir, parce qu'on sait que tous ceux
aujourd'hui, aimables et agréables, les adeptes de petite tape sympa
sur le dos - il est bien gentil le gentil écrivain -, se chargeront
demain de vous exécuter et qu'ils vous balanceront au visage, le MOT,
le MOT qui assassine, qui tue. et une fois le mot lancé, mot qui
empeste, mot comme un poison, plus rien ne sera comme avant, c'en est
fini de la subversion prévisible, des subversifs 'comme on les aime',
c'en est fini de 'l'écrivain qui vient d'ailleurs mais qui écrit si
bien notre langue', on se retrouve de l'autre coté, là où la parole
est confinée dans le silence.  et ainsi on ne les entend pas, ceux qui
revendiquent le métissage, la rencontre des cultures, la tolérance, le
culte de la marginalité, ceux qui tressent les éloges de la diversité
du monde. on n'entend que des murmures, des phrases alambiquées, des
'peut-être', des 'c'est compliqué', des revendications à demi-macérées
au relent putride.

la cause des faibles, cette cause en particulier, est bien la ligne de
démarcation qui sépare les lâches des courageux et ceux, aujourd'hui,
écrivains engagés, humanistes, qui choisissent de se taire ou de se
refugier derrière une pseudo-objectivité, ne sont, somme toute, que
des pantins.

ils sont les automates de la cause facile.

Umar TIMOL
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 11:51

Les sonorités de mon enfance…les « Aïoh ! ».

Les « Eh toi ! » et les « Pov’misèr » qui me reviennent.

Je les entends résonner en moi de nouveau. Avec une insistance qui leur donne trop de relief. Une chaude familiarité qui balaye tout.

Je les avais oubliés durant de longues années. Comme une plante oublie son terreau en grandissant.

Et voilà que je me mets à les prononcer, ces mots familaux, familiers qui me reconquièrent.

Ils me reviennent, portés par les voix d’antan.

Par toutes ces voix qui m’entouraient, m’encoconnaient.

Sonores. Ils jaillissent dans ma boîte crânienne. Un petit peu comme éclateraient des pétards.

Ils jaillissent du profond de mon passé, de mon être.

Et – stupeur – j’avise combien ils font partie de moi.

Sonore. Leur chantante chaleur s’était inscrite. S’était aggripée aux neurones à mon insu.

Leur résonance ravive la chaleur de mon âge tendre. Elle leur confère une luminosité dense, ambrée. Une plénitude sphérique qui les impose, leur donne cette force singulière, incontournable. Cette énergie de mascaret qui se déverse.

Longtemps, j’ai cru en avoir fini avec eux.

Alors, qui peut expliquer ce retour en force ?

L’âge ? Qui ramène au plus essentiel de soi ?

Je réalise qu’ils m’appartiennent, ces mots-boomerangs.

Les voilà qui réveillent leurs sonorités. Qui s’éveillent après une lente dormition. Tels des enfants, dont le long sommeil n'a fait que décupler l'élan.
Les voilà qui retentissent à nouveau dans l’air. Par ma bouche, qui les expulse, presque malgré elle.

Me ramenant à bon port et bouclant la boucle.

Restituant mon lien à l’île originelle.

A l’île qui m’attend, là-bas, au bout du monde.

Mots de ventre. Mots mammaliens. Mots d’alizé.

Je me les réapproprie, car ce sont mes mots. Parmi les premiers mots qui m’ont été donnés.

Ils sont, au fond, ce que j’ai de plus spontané, de plus réel.


Patricia Laranco
Le 20/01/2009.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 18:44

Lettre ouverte à Barack Hussein Obama, nouveau président des Etats-Unis

Le 22/01/09

Par Khal Torabully

 

Monsieur le Président,

Je vous écris cette lettre 2 jours après votre investiture, avec la distance nécessaire, car je la voulais décalée des ferveurs et liesses qui ont déferlé en torrents d’espoir et d’émotions en divers points de la planète, et pour cause. Il n’échappe à personne, M. Obama, que vous êtes l’homme du moment, je veux dire l’homme de ce vingt-et-unième siècle bouillonnant.

Pour moi, vous mettez fin à l’unlilatéralisme bushien. Les noirs, les métis, les minorités, les opprimés de ce monde voient en vous un des leurs. Vous voulez quitter le binarisme, en affirmant dans votre discours inaugural de président élu, qu’il fallait reprendre le dialogue avec le monde musulman, car c’est sur un mensonge historique que s’est bâti le choc des civilisations du triste sieur Huntington, maître à penser de la sinistre administration Bush, empêtrée dans des scandales et manipulations divers.

Monsieur le Président, j’avais, au lendemain de l’incendie de la Bibliothèque de Baghdad, cela est douloureux pour un poète de l’avouer, perdu tout espoir en l’humanité. Le cynisme d’une armée d’occupation, violant toute convention internationale qui lui impose le respect et la défense du patrimoine culturel du pays occupé, m’avait littéralement anéanti. J’étais à Vérone le jour du déclenchement des hostilités, pour l’Académie Mondiale de Poésie, et le thème choisi était, ironiquement, la paix. Pour surmonter ce traumatisme, moi qui aime les livres, et encore plus les manuscrits – la Bibliothèque de Bagdad en avait de rares, d’exceptionnels – j’avais initié un projet de livre collectif à Paris, intitulé La cendre des mots. Geneviève Clancy, directrice de collection, m’avait donné sa totale confiance et 70 poètes du monde entier y avaient participé, rejetant la barbarie de la pax americana, que nous comparions à la pax romana mais sans  la culture de Rome… L’apex de cette atrocité est Guantanamo, une zone de non droit où la torture se pratique à la face du monde, impunément. Vous voulez effacer cette verrue de la démocratie américaine, au grand soulagement des gens épris de justice.

L’unilatéralisme est l’expression d’une barbarie sans nom, s’appuyant sur le racisme et l’exclusion. Permettez-moi de vous dire que votre élection me redonne foi en l’homme, et ce n’est pas peu dire, tant mon anéantissement fut grand à Vérone.

Certes, il vous faudra vous atteler à redonner une base et une idéologie économiques nouvelles à votre pays ravagé par les spéculations, l’effritement du système bancaire, les velléités du complexe militaro-industriel qui fait ses choux gras des guerres sans fin. Il faudra moraliser les pratiques monétaires et industrielles. Il faudra panser le social, car la fracture sociétale est béante et risque de s’aggraver dans le sillage des faillites. Ce sont des tâches urgentes chez vous, et elles auront un impact sur le monde.

Vous avez, cependant, une tâche incommensurable à l’étranger, surtout en ce qu’il s’agit de la Palestine, de l’Afghanistan et de l’Irak. Nonobstant la situation indescriptible qui règne à Gaza, je voudrais m’attarder sur le cas irakien.

Ce pays fut envahi sur des prétextes infondés d’armes de destruction massive… Ce pays se meurt sous nos yeux, les morts innocentes se comptent par centaines de milliers, les handicapés sont innombrables. L’Irak, l’ancienne Mésopotamie fut l’un des berceaux de l’humanité. Le code Hammurabi, l’alphabet et, ironie du sort quand on pense à la crise bancaire,  l’usage de la monnaie, y sont nés. C’est peut-être d’ici qu’il faudra partir pour moraliser les finances et les affaires du monde…

Monsieur le Président vous avez annoncé qu’il faudra régler ce dossier et arrêter le carnage. Vous avez ce bon sens qui manquait tant à votre prédécesseur, qui a projeté l’image d’une Amérique inculte, peut-être l’un des grands dommages collatéraux de cette guerre… Le récent comité Nobel, avant d’attribuer le Nobel à notre compatriote Le Clézio, ne disait-il pas qu’aucun auteur américain ne le méritait parce que le pays américain était « ignorant » ?

Monsieur le Président, permettez-moi de m’appesantir sur ce point. Et je m’arrêterai ici. Votre pays, avec Bush, a précipité ce que les analystes appellent le déclin américain. Ce déclin est imputable aux guerres menées çà et là pour une conception du monde, prônée pas les tenants apocalyptiques de l’entourage bushien, que le monde ne partage pas forcément. Le dominant, en colonisant d’autres terres, en malmenant la vie qui s’y trouve, se détruit aussi dans ce processus. On ne saurait faire de « guerre propre » ou « chirurgicale », autre production « culturelle » et lexicale de Bush. La guerre est forcément sale, et les manipulations médiatiques n’y peuvent rien.

En ce sens, il vous faut un symbole. Il nous est impératif de revenir à la Bibliothèque de Bagdad. Dans cette capitale de culture, déjà, en 1258, le mongol Hulagu et ses alliés menèrent une expédition punitive barbare contre le calife abbasside Al-Musta’sim et sa cité. Les livres inestimables de médecine et d’astronomie qui furent jetés dans le Tigre  assombrirent celui-ci, en raison de l’encre qui se répandit dans les flots. Le 14 avril 2003, cette triste histoire se répéta car les troupes de la pax amaricana, ont laissé brûler impunément les ouvrages de ce lieu unique au monde.

Robert Fisk écrivit ceci dans The Independent du 15 avril 2003 : « Et les Américains n’ont fait rien. Partout sur place étaient éparpillées les lettres de recommandation aux cours d’Arabie, des demandes de munitions pour des troupes (…), autant de manuscrits délicatement écrit en arabe. Je tenais dans mes mains les derniers vestiges de Bagdad, de l’histoire écrite de l’Irak. Mais pour l’Irak, c’est l’Année Zéro ; avec la destruction des Antiquités dans le Musée d’Archéologie samedi et la combustion des Archives nationales et ensuite la bibliothèque Coranique, l’identité culturelle de l’Irak est en train d’être effacée. Pourquoi ? Qui a allumé ces feux ? Dans quel dessein délirant cet héritage est-il détruit » ? Monsieur Obama, vous avez dit, dans votre discours inaugural, que  vous voulez développer de relations avec le monde musulman, basées sur le respect mutuel.

Il est important que vous alliez sur les cendres de cette Bibliothèque Monsieur le Président, là où les hordes de Hulagu et les troupes de la coalition ont laissé s’accomplir la destruction d’un pan de la mémoire de l’humanité.

Il est important que vous y alliez Monsieur Obama, que vous rouvriez symboliquement et officiellement ce refuge pour les productions de l’âme et de l’esprit, parce que nous sommes tous irakiens chaque fois qu’un livre de notre patrimoine humain est subtilisé ou se volatise au cœur d’une destruction programmée, au nom des armes de destruction massive ou non. Proclamez à la face du monde un pardon, un pardon de l’empire américain bushien au vu de ce crime contre les beautés de l’âme et de l’esprit, un crime avéré contre l’humanité, et redonnez à cette Bibliothèque la chance de respirer l’encre, le papier, les calligraphies, les miniatures, les vieux traités  d’hydrologie, les sublimes pages de poésie, les sensations des voyageurs parcourant la vieille terre d’Irak…

Et proclamez, je vous en conjure, Monsieur le Président, proclamez que la plus grande arme de destruction massive, c’est l’ignorance. C’est cela qu’il nous faut combattre, que ce soit aux Amériques, dans la vieille Europe, en Asie, en Afrique et dans le monde arabo-musulman. Faites que l’Amérique soit l’aiguillon de cette nouvelle conscience humaine. Vous en avez la carrure et la destinée historiques. En votant pour vous, l’Amérique s’est montrée belle de cet élan transculturel, et c’est le nouveau rêve américain qui se profile dans cette volonté de dépassement et de mise en relation avec les diversités de votre continent et du monde.

M. Barak Hussein Obama, vous incarnez l’espoir de toutes les nations et des citoyennes et citoyens qui croient au dialogue des civilisations dans un monde exsangue, livré aux « marchands », dont André Malraux disait « que leur monde est sans âme ». Good luck Mr President !

 

© Khal Torabully, Sémiologue, poète et écrivain, 22/01/09

 

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 17:52
Mon cher Enrico,

Il est vrai qu'on ne discute pas des goûts et des couleurs mais je
vais te faire un aveu.  Je trouve, très sincèrement, que tes chansons
sont assommantes et sirupeuses. Je pense, si tu me permets une modeste
suggestion, qu'il faudrait les proposer à des aéroports ou à des
maisons de retraite.  Elles peuvent servir à détendre des passagers
pressés ou à soulager ces vieux qui guettent la mort.

Mais je t'écris, mon cher Enrico, pour évoquer un débat autrement plus
important.

Je crois à la liberté d'expression. Tu as le droit de t'exprimer en
toute liberté, d'exprimer haut et fort tes opinions. Tu as même le
droit de venir à Maurice. Tu verras que c'est un beau pays et
crois-moi on a l'habitude des clowns et pour reprendre un mot de
l'adorable capitaine Haddock, des zygotos. Ainsi tu as le droit de '
soutenir à mille milliard pour cent ' l'invasion de Gaza. J'estime que
c'est tout à fait légitime et tu as le mérite d'être clair. Tu as
choisi ton camp, celui du Mal. Ce mot, j'en suis certain, te fera
sursauter car tu es après tout l'apôtre de la paix. Drôle d'apôtre il
est vrai mais il faut aussi parfois savoir faire preuve de charité
chrétienne.  Eviter, par exemple, d'éclater de rire quand on rencontre
un apôtre de la paix qui est un apôtre de la guerre. Figure-toi, mon
cher Enrico, que ce mot, Mal, somme toute radical, me surprend aussi
car je sais l'âme humaine complexe et contradictoire. Je me méfie des
stéréotypes et des raccourcis simplistes. Il faut éviter de se livrer
au vitriol des accusations et tenter, au contraire, une analyse
intelligente et réfléchie. Mais, mon cher Enrico, je persiste et
signe, soutenir l'invasion de Gaza est choisir le Mal. Je vais, si tu
me le permets, te donner un exemple, parmi tant d'autres. Dans un
article récent publié dans Le Monde, deux médecins norvégiens
expliquent que ' nous avons vu des victimes de ce que nous avons
toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté
par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense
Inert Metal Explosive '.  As- tu, mon cher Enrico, entendu parler des
Dime ? Ce sont, toujours selon l'article des, ' petites boules de
carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer,
elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10
mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les
jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres
d'aiguilles'. Et les médecins ajoutent, "Se peut-il que cette guerre
soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe
siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce
qu'on veut en les appelant terroristes ?.' Il n'y a pas lieu ici
d'élaborer. Israël a choisi délibérément d'exterminer des innocents.
On pourra nous dire ce qu'on veut, qu'Israël a le droit de se
défendre, qu'Israël combat le terrorisme, on nous fera à nouveau le
coup du chantage à l'antisémitisme mais Israël a fait un choix et
c'est le choix du Mal.

Est-ce que tu me permets, mon cher Enrico, de te poser une question ?

Est-ce qu'il t'arrive de penser aux enfants de Gaza ? As-tu essayé, ne
serait-ce qu'un instant, de te glisser dans la peau d'un enfant de
Gaza ? Un enfant comme les autres, qui a droit à la vie, à la liberté
mais un enfant qui souffre, un enfant dont les parents sont peut être
morts, un enfant massacré, amputé, un enfant coupé en deux, dix, mille
morceaux par un DIME ?

Est-ce qu'il mérite un tel sort, Enrico ?

Y as-tu pensé ?

Est-ce qu'il t'arrive de penser aux enfants de Gaza ?

Et mon cher Enrico, dis-moi, est-ce qu'il y a moyen d'atteindre ton
cœur, de démanteler la barricade des préjugés et de la peur ? Ou
est-ce qu'on vit et meurt ainsi, acharné dans ses convictions les plus
folles et les plus absurdes, le sang des innocents sur la conscience ?

Et qui sont donc ces hommes et ces femmes qui mieux que quiconque
savent le sens de la souffrance mais qui ont choisi d'oublier
l'histoire, qui sont donc ces hommes et ces femmes qui s'acharnent contre les
faibles, qui perpétuent la destruction, qui exercent la politique du
pire, qui restent et resteront sourds à l'humain, qui sont donc ces
hommes et ces femmes qui requièrent la violence pour survivre et qui
nous entrainent, chaque jour, un peu plus, vers les abîmes ?

Qui sont-ils, Enrico ?

Dis-le moi, Enrico, car je n'arrive plus à comprendre.

Je t'invite, pour terminer, à méditer ces mots de Sara Roy,
intellectuelle juive et enseignante à Harvard.

Our rejection of the 'other' will undo us.

Le refus de l'Autre vous détruira.

Je sais qu'il se trouve des Justes en Israël, ils sont trop nombreux
pour les nommer, des Justes qui savent qu'il faut cesser
de diaboliser et de déshumaniser l'Autre, qui savent que la seule
alternative est la paix, des Justes, qui se
battent pour construire un devenir de paix et de partage, des Justes
qui sont comme une flambée d'étincelles dans les errances des
ténèbres.

Quant à toi, mon cher Enrico, tu as choisi le camp des bourreaux, le
camp du Mal et je trouve, pardonne-moi de te le dire, que c'est très
minable.

En attendant, j'espère que tu voudras bien cesser de faire des
chansons mielleuses avec le fiel de la haine et l'acide de la
barbarie.

Cordialement,

Umar ( Un Mauricien )
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 18:26
Oyé a zot !

Zis in ti mo pou larg in ti kozé si in nouvo liv-péi zédision K'A in vien'
fagoté :

Rougay le mo, Textes réunis sous la direction de Valérie
Magdelaine-Andrianjafitrimo et de Françoise Sylvos, (éditions K'A, 2008,
192 p.).

Pou war ali, son kapo èk son rézumé, gèt tèr-la :
http://maloya.org/spip.php?article302

-----------------------------

Bonsoir à tous,

Un petit mot pour vous informer de cette nouvelle parution, un délicieux
recueil de textes (poésies, proses, nouvelles, etc.) en français et en
créole :

Rougay le mo, Textes réunis sous la direction de Valérie
Magdelaine-Andrianjafitrimo et de Françoise Sylvos, (éditions K'A, 2008,
192 p.).

Pour visualiser la couverture et le résumé de 4ème, rdv sur Maloya.org :
http://maloya.org/spip.php?article302

--
Stéphane Hoarau
www.maloya.org <http://www.maloya.org>


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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 19:57
Retrouvez Meddy Gerville en concert à Paris

Le Mardi 27 Janvier 2009 au Baiser Salé !



MEDDY GERVILLE : PIANO/VOIX, OLIVER BABAZ : BASSE, JEROME CALCINE : PERCUSSIONS, PIERRE FRANÇOIS DUFOUR : BATTERIE.


Depuis bientôt dix ans, le pianiste auteur, compositeur, interprète Meddy
Gerville, fait vibrer la Réunion au son du maloya jazz. Il a eu l'occasion
de cotoyer sur scène et en studio des artistes tels que le bassiste des
Sixun Michel Alibo, Dominique Di Piazza, Horacio Hernandez ou encore
Matthew Garrison... S'inspirant avant tout du maloya: la musique
traditionnelle de la Réunion, Meddy mélange le jazz à la musique de son
île natale, ce qui donne un cocktail original de musique métisse très
rythmée, et de mélodies originales venues de l'Océan Indien. Cette fusion
unique entre le jazz et le maloya le propulse progressivement dans la
sphère des grands: immanquable !
Album: « Fo Kronm La Vi » - 2008 - MEA / Mosaic Music Distribution

Infos pratiques:
Date: Mardi 27 Janvier 2009
Lieu: Baiser Salé, 58 Rue des Lombards 75001 PARIS - Tel: 01 42 33 37 71
Concert: 22h00
Métro: Chatelet


http://www.meddygerville.com

http://www.myspace.com/meddygerville

Teddy MOUTALICA
Manager
(+262) 06 92 56 50 47
www.myspace.com/runmanagement
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 13:36

En tant que prisonniers de nos sens et de notre pensée, de notre perception, il est légitime que nous ramenions tout à notre réalité humaine.

Et pourtant quelque chose de mystérieux nous pousse vers l’En-soi, vers la réalité intrinsèque, insoutenable du réel.

Qu’est-ce ?

 

Ce que nous percevons du monde est, par essence, déformé : Niels Bohr lui-même ne disait-il pas que la physique représentait notre manière de « parler au monde » et n’allait-il pas jusqu’à affirmer dans la même foulée : « Il est faux de penser que le but de la physique est de découvrir ce que la nature est. La physique concerne uniquement ce que nous pouvons dire  de la nature » ?

 

 

 

Le temps

nous éloigne

de nous

 

 

 

Une réponse.

N’est-ce pas toujours le reflet, l’écho d’une question ?

Toute réponse n’est-elle pas induite (et peut-être faussée) par la question qui est à son origine ?

 

 

 

Nomadisme

Noman’s land

Nomadsland :

Métis.

 

 

 

En dernier ressort

l’ombre

se refermera.

 

 

 

Pour les scientifiques, notre esprit n’est qu’un produit de notre cerveau. Les neuro-biologistes, d’ailleurs, démontrent assez facilement combien la pensée est tributaire des fonctionnements de l’encéphale, à partir d’études de lésions qui ont endommagé celui-ci (lire, à ce propos : « Penser, c’est à dire ? » de Dominique Laplane, Armand Collin, 2005).

Pourtant nous savons aussi que le « mental » est susceptible d’agir sur le fonctionnement du corps, que les stress, les émotions, par exemple, sont susceptibles d’induire des maladies, parfois même graves.

Avec l’homme, les choses sont, décidément, difficilement démêlables.

La tradition « humaniste » si chère à nos pays latins répugne à renoncer à la conception de la prépondérance de l’esprit.

Ainsi la psychanalyse nous rebat-elle les oreilles du « symbolique ». Mais qu’est-elle, au fait : spiritualisme sans spiritualité ? Position philosophique et (pseudo) scientifique intenable ?

 

L’humanisme est bien dans le droit fil des traditions religieuses lorsqu’il soutient que l’homme est un être totalement à part.

Ne serait-ce pas, en un sens, une sorte de frein au progrès de la connaissance ?

En France, on s’accroche à l’ « humanisme » en tant que partie prenante de l’ « exception française ». Il fait partie de ces « grands principes » indiscutables et intouchables.

Pour ma part, je me méfie de l’indiscutabilité, de l’intouchabilité. Il advient quelquefois que les « grands principes » manquent singulièrement de souplesse.

Il advient quelquefois qu’ils soient prétextes, masques d’habitudes de pensée, de routine à laquelle on s’accroche, voire de paresse intellectuelle.

 

 

 

Les mots tournent autour

du trou noir

du silence ;

ils jettent un éclair,

juste un petit éclair

avant de s’évanouir.



P.Laranco.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 11:55

Dans le cadre du Printemps des poètes 2009,  PONTIFFROY-POÉSIE

 

présente :

 

 

CES VERS POUR RIRE

 

écrits et interprétés par :

 

 

Alain HELISSEN

Patrice MALTAVERNE

Vincent WAHL

 

 

          Patrice Maltaverne lira des extraits de Débiles aux trois quarts, ouvrage aux ¾ inédit qui rassemble des épisodes d’un quotidien passé au peigne fin de l’humour et de l’ironie.

Il poursuivra par une lecture de ses « éditos-poèmes » publiés dans le « poézine » Traction-brabant qu’il anime depuis 2005.

                             Vincent Wahl et Alain Helissen se commettront pour la seconde fois en duo sur le thème cette fois du « recyclage », objet de leur livre en chantier. Ils se sépareront – à l’amiable s’entend – pour lire en solo quelques textes de leur production personnelle.

                             Ceux qui voudront prolonger ce Printemps des poètes placé sous le signe du « rire » pourront lire leurs poèmes (ou d’autres).

                              Après la chronique de Pierre Gandil : Les bonnes feuilles, les trois poètes invités présenteront et signeront leurs dernières publications.

 

 

 

Le 14 mars 2009, à 16h 30

 

Médiathèque du Pontiffroy (salle Mutelet)

1 Place de la Bibliothèque, METZ

Tél. 03 87 55 53 33

 

Entrée (et sortie) libre.

 

 

 

 

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 11:47
Bonjour,

Nous voudrions vous signaler tout d'abord que les conférences-débats d'histoire de l'art prévues pour le lundi 2 février et le lundi 2 mars à Port-Louis sont repoussées au
Vendredi 6 février et Mercredi 4 mars 2009.


Pour la semaine du 19 au 24 janvier 2009 (semaine prochaine) :

SALLE DU CONSEIL DE LA MAIRIE DE PORT-LOUIS

Vendredi 23 janvier 2009 de 17h30 à 19h30 :

Littérature : Véronique Garrioch, rédactrice en Chef de Diplomatys.

André Masson : l'insularité comme image carcérale.


Cordialement.

--
Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM)
c/o Scoop & Stratégie Ltée
Morcellement Boocan
Grand Baie
Tel : 263 0014 / Fax : 263 0322
email :
upmaurice@gmail.com  
site web :
http://upmaurice.wordpress.com

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