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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:47


Lagunes trop bleues ce soir. Est-ce que parfois ta chevelure, qui a sillonné tant de blessures, parvient

à sceller le pacte d'autres corps ? Est-ce que parfois tes mains, courbées par tant de lamentations, cisèlent des rives que trop éblouies ? Dis-moi. Pourquoi est-ce que les lagunes sont trop bleues ce

soir ? Dis-moi. Pourquoi est-ce que la terre a dépossédé les ombres de leur magistère, celui du sang ?

 

Dis-moi. D’où viennent ces verbes qui puisent dans l'eau claire de la mousson les dérades des carnavals ? Dis-moi. D’où vient l'argile qui emplit les anfractuosités d'un cœur ? Dis-moi. Est-ce que parfois la nuit, oublieuse du remords, révoque les catacombes et réconcilie la mer à ses promesses ?  Dis-moi. Dis-moi. Lagunes trop bleues ce soir. Je ne sais qu'en faire. Il faut sans doute décimer tout culte, qui n'est pas celui de ton souffle. Il faut sans doute abolir toute langue qui n’émane pas de tes lèvres. Il faut sans doute résilier toute œuvre qui n'est pas la souvenance de ta peau. Il faut sans doute déposséder toute lumière qui n'est pas des armatures de ton corps. Il faut sans doute briser tout filament dont l’énoncé n'est pas celui de tes traces. Mais dis-moi. Dis-moi. Pourquoi est-ce que les lagunes sont trop bleues ce soir ? Dis-moi.

Umar Timol.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:03

Paris-pollens :

 il flotte, le pétillement

sur terrasses de brasseries et eaux de Seine ;

de vieilles chambrettes juchées dessous les toits

roucoulent du doux chant des premières rencontres

 

 

Patricia Laranco.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:46

Gabegie des uns

Tragédie humaine

Naitre, survivre et crever pauvre.

 

 

Hugues Cote.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:39
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:30

 

 

5-7 rue de l'Ecole Polytechnique
75005 Paris

http://www.editions-harmattan.fr


Chers amis,

Le salon du livre de Paris ouvre ses portes vendredi à la Porte de Versailles pour une durée de 4 jours, du 16 au 19 mars 2012.
L’Harmattan fait le choix de ne pas y être présent, comme les années précédentes, étant donné le coût de l’opération.
Néanmoins, un grand nombre d’ouvrages récents seront présents sur de nombreux stands.

Des livres concernant le continent africain seront notamment disponibles sur l’emplacement du Bassin du Congo (H69), celui de la Côte d’Ivoire (W42) représentée par la librairie de France d’Abidjan, celui de la République de Guinée (X33), sans oublier la « librairie du Sud » (U74).
Des ouvrages seront aussi présentés sur le stand Caraïbes tenu par la librairie Jasor (H51)

Le pays invité cette année étant le Japon, quelques titres représentatifs de la culture japonaise parus chez nous seront aussi disponibles sur l’espace consacré à ce pays.

Nous vous invitons à venir découvrir des nouveautés et à rencontrer des auteurs.

Bon salon !

Bien cordialement

L’équipe de l’Harmattan

 

 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:08

Pour en finir avec cette dérogation littéraire en Haïti

Toutes les portes sont fermées, laissez  passer ce jeune c’est un ami de la famille. La littérature n’a qu’une seule porte d’entrée, toutes les bénédictions nous  reviennent ...

Il  suffit de rassembler les affiches de conférences à l’institut Français d’Haïti, à la DNL (Direction Nationale du Livre) et autres endroits de consommation littéraire de qualité (quelques rares lieux ont échappé à cette épidémie gérontocratique), de collectionner les articles prestigieux parus sur la littérature haïtienne en Haïti ou à l’étranger, pour comprendre qu’à chaque événement les mêmes têtes se retrouvent.   

« Le 23 Aout 2004, Les Presses Nationales d’Haïti ont lancé  leurs propres éditions sous le même label. Cet outil permettra aux Presses Nationales de rééditer des livres de référence, publier des œuvres capitales, éditer des auteurs susceptibles de contribuer au renouvellement des lettres haïtiennes et démocratiser le prix du livre », a poursuivi Willems Edouard.

Les éditions des Presses Nationales d’Haïti prévoient de publier des livres dans quatre autres collections : Intemporel (classiques de la littérature haïtienne) Souffle Nouveau (auteurs contemporains), Pensée (essais, analyses), Méthode (ouvrages didactiques).

Source, Alter-Presse, 30 Aout 2004.

Ce qu’il faut surtout souligner dans cette Collection Souffle Nouveau (Koleksyon souf nouvo), c’est que les mêmes auteurs ont été édites et réédités. Autrement dit, est-ce qu’il n’y a pas eu de manuscrit déposé venant des jeunes qui serait à la hauteur de ce renouvellement ?  Sans aucune prétention, nous pouvons constater que, depuis un certain nombre d’années, l’acceptation d’un jeune écrivain haïtien se fait d’abord à l’extérieur, avant de jouir des privilèges notoires dans son propre territoire. Ce qui offre une large possibilité d’être exploité par des éditions étrangères. Une simple préface de Trouillot, de Castera, de Franketienne etc. peut faire d’un jeune un génie. Ou du moins, une simple publication avec une édition en France, au Canada et j’en passe, même s’il s’agissait d’une maison quasi-inconnue, peut faire ce même effet. En passant je n’ai rien contre le fait d’être préfacé par quelqu’un qui a déjà fait un travail salutaire dans la littérature haïtienne, ou d’être publié à l’étranger. Mais la course à la reconnaissance des jeunes et le refus de reconnaissance de la part des ainés dérangent beaucoup. Et nous pouvons citer à titre d’exemple des livres à trois et même à quatre notes d’appréciations. Qui sait combien de corruption cette perspective littéraire nous réservera à l’avenir. Puisque nous avons atteint la formule liée à l’imposition des mains, où il faut oindre les poètes de cette nouvelle génération littéraire pour les faire connaître.

 

Une littérature à l’image du pays

Mise à part  cette crise clanique dont souffre la littérature haïtienne, il y a aussi la crise de l’institutionnalisation littéraire. Comment comprendre qu’en 2012, nos auteurs les plus prestigieux cherchent aussi la reconnaissance de l’ailleurs ? Se mettre au défi de gagner des prix littéraires à l’étranger, par  exemple Médicis, Renaudot et Goncourt. Qu’est ce qui empêche ces autorités des lettres haïtiennes de créer une maison d’édition avec un prix littéraire de prestige dans leur propre pays ? Faut-il affirmer notre petitesse de peuple dans tous les domaines, faut-il s’engager à jouer dans la cour des grands pour une meilleure image de l’Art haïtien ? 

On ne peut considérer les faits littéraires comme des faits qui se réfléchissent en un lieu, dans un espace, ou dans toute forme génératrice de modèles. Parce que le créateur n’obéit pas à une formule applicable par tous, mais de préférence utilise un ensemble de techniques comme base pour arriver à d’autres techniques. Dans le cas contraire, ce serait banaliser le potentiel humain dans son dynamisme, qui lui prodigue aussi une dimension culturelle unique.  En ce sens, les jeunes n’ont pas besoin d’une écriture justifiable par quiconque. Ils n’ont besoin que d’être justifiés par les faits littéraires qui constituent leur matériel sensible, servant à caractériser les moments littéraires. Il nous faut donc casser ce mythe, avant d’être claquemuré  par nos propres mains. En effet, ce fut un scandale qu’au Festival du Livre « Etonnant Voyageur », Georges Castera ait pu affirmer, avec outrecuidance, sans réserve aucune, devant plusieurs vingtaines de personnes : « les jeunes qui publient de nos jours publient sous nos supervisions, en dehors de ce privilège, ils ne publient que de la merde. » (Source Claude Sainnécharles). Il n’était pas le premier et ne sera pas le dernier, tant que nous continuons à pleurnicher pour une bénédiction qui ne peut bénir. Sans comprendre qu’il est temps de rompre avec cette tradition de littérature méritocratique. Et de nous regrouper autour d’une idéologie, semblable à celle de nos ancêtres pour nous libérer de toute forme de main mise.

Ainsi, cette réflexion nous permettra de comprendre que nos ainés subissent eux-mêmes ailleurs le même sort qu’ils nous font subir à nous dans le pays. Et que la priorité doit être pour aujourd’hui, celle de trouver comment créer une littérature autonome, en faisant vivre nos lettres par elles-mêmes, sans l’intervention d’une note de référence, et l’attente d’une appréciation d’outre-mer. 

                                                                                         Anderson Dovilas,

poète

 

 

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 20:04

RAHARIMANANA sera présent au SALON DU LIVRE DE PARIS.

Il dédicacera ses oeuvres le dimanche 18 mars

au stand LIBRAIRIE DU SUD de 12h 30 à 14h

et au stand de VENTS D'AILLEURS de 15h à 16h.

Venez le rencontrer !

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 11:40

Fugace apparition

Au volcan de mes rêves

Tu seras là pourtant

Ou peut-être t’inventerai-je

Au détour de mes tourments

Et tu seras de soleil

Quand je serai d’ombre

 

 

Xavier Lainé.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:57
Sur le thème des  " Enfances " du Printemps des Poètes 2012, une pensée pour tous les Enfants-Soldats      

De la terre 
             
L’enfant
 
     Repu

     D’un cœur à vif 

     Dévoré au combat 

     L’enfant s’endort 

     Dans les bras incestueux 

     De ses sœurs d’armes, 

     Ses paupières droguées 

     S’affaissent 

     Sur le jour de ses crimes, 

     Ses rêves munitions 

     Poursuivent 

     La renaissance 

     De son âme.

 

 

Anick Roschi

à Freetown (Sierra leone) le 22 octobre 1999

 

Extrait de Voyage des ombres, Editions du Cygne, 2007.

  

 

 


     









                                




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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:51
Chers amis du Scribe Cosmopolite,
Voici des invitations pour nous rencontrer :

1) 

Le Printemps du Scribe Cosmopolite

Artistes du Monde

Exposition

du14 au 27 mars 2012

Invitation au vernissage

Mercredi 14 mars 2012 à 19h

suivi par un concert de musique

de l’Orient et de l’Occident

Entrée libre 

Métro Maubert

 

2)

Vendredi 16 mars 2012 à 20h

Invitation

Showcase

Modern’ Vian

Martine guillaume fête la sortie de son disque  réalisé avec

Patrick Fournerat, guitariste et arrangeur qui l’accompagne

ce soir pour chanter douze poèmes et chansons de Boris Vian

Le spectacle sera suivi par un

Cocktail Dédicace

Informations : 06 99 42 87 65  /  scribeharmattan@gmail.com

 

3)
Samedi 17 mars 2012 à 20h

Éclats des  sens

Spectacle pianistique et poétique

Créé et interprété par   Sabine Miniconi

Poèmes de Nino Judice, Kiki Dimoula, Osama Khalil, Herbert Zbigniew

Compositions de Haydn, Chopin, Beethoven, Schubert, Satie

Le spectacle sera suivi par un

cocktail de l’amitié

Paf : 10 €

Métro : Maubert

 

 

 
 

-- 
Osama Khalil
0699428765
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