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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:14

 

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Une nouvelle parenthèse avant d’en terminer. Il paraît qu’il n’y aurait en tout et pour tout, en littérature, que douze types d’ intrigue, et que, donc, les auteurs n’inventeraient strictement rien, au bout du compte. Mensonges que tout cela, bien sûr ! Mon roman, qui n’est pourtant en aucun cas innovateur et qui est même d’une banalité phénoménale, défie ce schéma. J’y engage en effet le lecteur à se choisir une fin parmi quatre propositions de mon cru et, comble d’originalité, à la fin (la fin des fins), je lui réserve une surprise !

 

 

 

 

 


Deuxième et dernière parenthèse (cette fois, je m’y engage !) : les diverses fins que je propose ne sont, pour être franc, que des parodies ( mauvaises évidemment) d’autres romans, connus ou moins connus, parmi lesquels on compte, entre autres,  La conférence des oiseaux, et, bien sûr,l'oeuvre de l’incontournable JMG.

Bon, j’en ai fini. Vous êtes prêts ?

 

 

 

 

 


Fin A.

Il se rend, à pas feutrés, dans sa chambre. Il s’examine un moment dans le miroir. Son visage est las et vide. Il s’allonge ensuite sur le lit. Il regarde, cette fois, le mur. Il y aperçoit un lézard  en train de  dévorer une fourmi. Le lézard se retourne, à son tour le regarde. Il semble même lui faire les yeux doux…

Il se met à compter des moutons. Chose difficile. Il n’y arrive pas. Il n’a jamais aimé ces bêtes. Et pourtant le sommeil le fuit, alors qu’à toute force, il le cherche. Il se dit qu'il doit à tout prix téléphoner à sa maman mais, dans le même temps, s’aperçoit qu’ il ne sait plus si elle est encore de ce monde. « Voilà,  reconnaît-il, une question qui mérite qu’on s’y arrête »…sauf que, désormais, son épuisement l’empêche de s’y arrêter. Machinalement, il se lève du lit, et se déplace vers le balcon, pour s’y asseoir sur une chaise bleue. Il constate qu’il fait frisquet. Il observe les passants, qui, en contrebas, reviennent du cinéma. Ils sont en nombre. Ont l’air heureux. Sans doute parce qu’ils ont aimé le film. Lui, toujours sur son balcon, se met à griller une cigarette. Au loin, le soleil ne trouve rien de mieux à faire que de plonger dans la mer. Ses feux, qui sont sur le point de s’éteindre, se dispersent dans le ciel. Bientôt il fera nuit. Nuit noire.Les passants, en attendant, ne cessent de défiler dans la rue. Il retourne dans sa chambre. Il tente pour la Nième fois  de trouver le sommeil. Mais il faut croire que le sommeil, ce soir, a d’autres priorités. Les moutons, quant à eux, se montrent toujours aussi récalcitrants. Il se regarde à nouveau dans le miroir mais ce dernier détourne les yeux. Enfin, façon de parler, car la chambre baigne dans l’obscurité nocturne. En désespoir de cause, il a une idée : pourquoi ne pas  lire le journal ? Dans ce dernier, la rubrique des faits divers s’en vient lui apprendre qu’un homme a massacré l’ensemble de sa famille ainsi que tous ses voisins. Il pense alors, il ne sait trop pourquoi, aux étoiles qui scintillent dans le ciel. Tiens, pourquoi pas ne pas se rendre encore au balcon, afin de les scruter ? Le ciel est couvert. Son œil, présentement, ne rencontre  qu’une seule étoile. Mais elle est immense. Sa lumière tape fort, avec une sorte de hargne entêtée sur son front. Il farfouille dans une de ses poches.Où il déniche un revolver. Là-dessus, il songe de nouveau à sa pauvre maman. Vivante…ou morte ? Il se souvient au passage qu’elle a ( ou avait ? ) une particularité physique… un nez passablement grossier. Le voilà désormais qui caresse les contours de son revolver. Il s’est mis à trembler. Sans doute, encore, un effet de la lumière de l’étoile, laquelle redouble de violence, et l’aveugle. Il est sur le point d'expulser  un cri du tréfonds de ses entrailles. Sur ce, l’étoile, bizarrement, augmente de volume et se rapproche. Quelques secondes après, elle n’est plus qu’à quelques centimètres de sa tempe. Il a la certitude qu’elle va bientôt le dévorer. Affolé, il a le réflexe panique de diriger le pistolet vers elle. Il cherche à la viser, mais le contrôle de ses propres mains lui échappe. Une sueur épaisse dégouline dans son cou, inonde son corps. Il a une soudaine vision de sa maman. Comprend qu’elle est morte. Se souvient qu’il n’a pas versé une larme lors des funérailles. Et le coup part.  Une déflagration gigantesque lui perfore les tympans. L’étoile, elle, n’a pas bougé. Le lézard, les moutons non plus. Par contre sa chemise est tachée. Maculée de tâches de sang. Et c’est alors qu’il réalise qu’il vient de se tromper d’objectif. Trop tard...il tombe lentement, presque paresseusement,telle une feuille morte. Trouve le temps de penser une dernière fois au doux sourire d’AshDeep. Et il meurt. Avec son grand rire. Sous les acclamations de la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Umar Timol

(à suivre).

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 10:38


La solitude, la vraie

 

 

 

 

 

 

 


C'est quand au cours d'une vie

Pas une seule fois

On ne s’est ni rencontré en soi ni dans l'autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Hugues Cote.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 16:02

http://www.recoursaupoeme.fr/%C3%A9douard-maunick/autrefois-le-feu


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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:28


La rotondité de la terre

ploie soudain dans un grand frisson,

un ample arc ondulant, herbeux

pour échapper aux rangs serrés,

aux crispations veinées de noir

des nues qui frôlent l'horizon

et qui semblent armées de serres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Patricia Laranco.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:00

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:47


Dimanche Culture

 

 

 

 

 

 

 

 

 


sur Radio One

 

 

 

 

 

 

 

 

 


de 11h00 à 12h30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au sommaire de cette 158e édition:

 

 

 

 

 

 

 


Gérard Noyau, le fils de René Noyau, à Maurice pour le lancement du livre sur son père René Noyau: L’Oeuvre par la cellule ‘Avenir et Culture’;

 

 

 

 

 


Le Professeur Stephan Braunfels, architecte allemand, pour la rénovation du théâtre de Port-Louis, une opération de  Avenir et Culture  avec une mise en perspective de Géraldine Hennequin-Joulia;

 

 

 

 

 


Jean-Pierre Richardot, journaliste, écrivain et historien pour son ouvrage SNCF: Héros et salauds pendant l’Occupation et

 

 

 

 

 


À 12h15, un document sonore inédit: le concert organisé par Max Moutia au MBS le 1er avril 1953 dans une présentation de Tristan Bréville

 

 

 

 

 

 

 


Bonne écoute et bon dimanche…

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:34

Le SAMEDI 22 SEPTEMBRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à 15H

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au restaurant LA MAISON DU DELICE

11 BIS RUE TRAVERSIERE,

75012 - PARIS

M° GARE DE LYON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'association

RENCONTRES EUROPEENNES/EUROPOESIE

présentera LA POÉTESSE Annie LASSANSIRA

et son éditeur Thierry SAJAT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 12:14

 

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Je ne sais comment interpréter ce rêve. Je me suis rendu sur le Net mais n’y ai absolument rien trouvé à propos de Maitre Yado et de cette étrange créature qui prétend se nommer AshDeep, encore moins sur le fameux dekti bleu. Aucun site qui explique le symbolisme mystérieux de tous ces personnages ! Je n’en reste pas moins convaincu que ces songes recèlent une part de vérité profonde. Mais pour ce qui est de savoir laquelle… J’en suis au point où je voudrais presque replonger dans le sommeil juste dans le but de poursuivre plus avant ce rêve, et d'y voir plus clair. Oui, mais voilà, je n’y parviens plus…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Je, Umar, l’auteur de ce livre, ne sait franchement pas comment il va terminer cette histoire. Situation plutôt comique, si l’on considère par ailleurs que j’en suis déjà à 15,000 mots, ce qui n’est somme toute pas mal. Mais comment sortir du guêpier? Je me retrouve dans une impasse. Mon personnage ne peut tout de même pas continuer ainsi indéfiniment, de fou rire en fou rire ! Et je ne veux pas davantage d’une bonne petite fin édulcorée, à la Mills and Boons, avec guérison assortie de réconciliation avec la copine/ fiancée. Au diable les happy ends à l’américaine ! Reste qu’en attendant, je me trouve tragiquement à court d’idée. J’ai proposé par la voix de Maitre Yado, deux fins possibles au roman mais il faut bien avouer qu’elles ne sont guère convaincantes. Quant à la méthode qui consiste à se glisser dans un rêve du personnage, je la trouve fort peu crédible. Vous conviendrez avec moi que le lecteur risque fort de ne plus s’y retrouver. Il me faut donc chercher pour de bon un moyen d’en finir avec ce livre. Il faut que vous me compreniez : je désire passer à autre chose. Je préfère me tourner à nouveau vers l’écriture poétique, ou alors vers un autre roman, plus sérieux, plus digne de mes efforts. Et je sais bien que cela ne se fera que si j’arrive à en finir une bonne fois pour toutes avec ce livre. Force est de le reconnaître : je me suis perdu dans le labyrinthe des mots….

Que faire ?

Heureusement pour moi, voilà que je sens une idée poindre.

Et si je m’en tirais en vous proposant plusieurs fins, au choix ? Cette idée me séduit. C’est dit.Vous pouvez même tout à fait, si vous le souhaitez, bien chers lecteurs,m’adresser un mail pour m’informer du choix que vous aurez retenu. On procèdera à une élection. Pourquoi pas, même, tant qu’on y est, avec une palme d’or à la clé pour celui qui désignera la meilleure issue ? Qu’en dites-vous ? Ne trouvez-vous pas que c’est une idée qui a du poids ?Au reste, n’êtes-vous pas, en un sens, obligés de l’accepter ? N’êtes-vous pas condamnés à aller jusqu’au bout de cette histoire ?

Je vous dois cependant un aveu : je me sens quelque peu coupable. L’écriture, comme l’ont déjà expliqué Flaubert et d’autres grands écrivains, est censée être un exercice douloureux, une vraie souffrance. Or, ici, je constate que je suis en train d’écrire sans trop réfléchir. Sans souci d’effectuer des recherches, je me contente indolemment de me laisser porter par les mots et c'est un euphémisme que dire que je choisis la facilité. Cette histoire des « quatre fins de Monsieur Umar » en est un éclatant exemple : travail bâclé sur toute la ligne… Car l’auteur, s’il était vraiment digne de ce nom, devrait au contraire s’arrêter à l’exploration minutieuse et scrupuleuse de tous les méandres de l’âme humaine, il devrait être possédé par un souci constant de dépassement dans lequel il laisserait, cela va de soi, énormément de plumes.Répétons-le, martelons-le même ; il faut souffrir pour écrire, comme il faut souffrir, d'ailleurs, dans tout art.

Sans doute pourrait-on –du moins, je l’espère-(pourvu qu’on soit malin) essayer de faire passer ce texte pour une sorte de collage post-moderniste. Toutefois ce ne serait qu’un nouvel alibi, une nouvelle façon de se voiler la face…

Mais bon, on peut rêver, si jamais, d’aventure, un éditeur se mettait soudain en tête de le publier, cracherai-je là-dessus ? N’y verrai-je pas, somme toute, la preuve que, finalement, il peut tenir la route ?

Mais il est temps, maintenant, d’arrêter de déblatérer, de fantasmer…La coupe est pleine, allons de l’avant, revenons-en à notre propos…

J’avais parlé de fins, de « quatre fins ». Il me faut à présent détailler…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Umar Timol

(à suivre).

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:00


Ce serait refuser les couleurs que nier le flux du sang la lumière de la pluie le bleu des orages

 

 

 

 

 


Ce serait admettre une mort noire et blanche un négatif qui hante mais ta vie coule telle une danse un saut

 

 

 

 

 


De vent extrême posé sur ta peau je t'imagine vivant sous l'arc-en-ciel ta musique en couleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


France BURGHELLE-REY.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 17:01


INSTITUT CARDINAL JEAN MARGEOT -

 

 

 

 

 


Département d'Interculturalité

 

 

 

 

 

 

 

 

 


CONFERENCE - DEBAT

Laïcité : quels enjeux pour la société mauricienne ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le département d'Interculturalité de l'ICJM lance la première d'une série de conférence débats.

Cette initiative propose une plateforme d'échange et de réflexion sur des thèmes d'actualité, qui nous touchent dans notre quotidien de Mauriciens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Intervenants :

Rabin BHUJUN,

Joseph CARDELLA,

l'Hon. Reza ISSACK

et Gilbert AHNEE (modérateur).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Date : Lundi 24 septembre,

 

 

 

 

 

 

 

 

 


à 18 heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Lieu 

ICJM,

Maison de Carné,

1 Rue Célicourt Antelme,

Rose-Hill.

Tél. : 464.41.09

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cordiale invitation à tous ! 

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